<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-4539293390001197219</id><updated>2012-01-22T18:37:36.925+01:00</updated><category term='Habacuc'/><category term='Luc'/><category term='Psaumes'/><category term='Exode'/><category term='Nombres'/><category term='- Jeudi saint'/><category term='- Réformation'/><category term='2 Rois'/><category term='Genèse'/><category term='Apocalypse'/><category term='Jérémie'/><category term='- Épiphanie'/><category term='Noël'/><category term='- CP'/><category term='Pierre'/><category term='- Transfiguration'/><category term='Jacques'/><category term='- Avent'/><category term='- Vendredi saint'/><category term='Michée'/><category term='- Pâques'/><category term='- Rameaux'/><category term='1 Rois'/><category term='Marc'/><category term='Hébreux'/><category term='Daniel'/><category term='Actes'/><category term='Matthieu'/><category term='Jean'/><category term='- Pentecôte'/><category term='- Confirmation'/><category term='- Dimanches/Fêtes'/><category term='Paul'/><category term='- Ascension'/><category term='- Fête de printemps'/><title type='text'>D'un autre côté</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://rolpoup2.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>rolpoup</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02135611251205466793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_BMVtyheqQgw/S3J9f-BKlrI/AAAAAAAAAUo/YJi3A-cn8jE/S220/est-m%C3%A9diterrann%C3%A9e-or.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>104</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4539293390001197219.post-3581194513918062600</id><published>2012-01-22T10:30:00.006+01:00</published><updated>2012-01-22T18:37:36.935+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Marc'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='- Dimanches/Fêtes'/><title type='text'>«Laissant leurs filets ils le suivirent»</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://2.bp.blogspot.com/-MDP0cs6k9IY/TxvF-6Y9qTI/AAAAAAAABBA/CNoRpqXj_Yw/s400/filets.png" width="580" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Jonas 3 ; Psaume 25 ; 1 Corinthiens 7, 29-31&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Jonas 3&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;1  La parole de l’Eternel fut adressée à Jonas une seconde fois, en ces mots:&lt;br /&gt;2  Lève-toi, va à Ninive, la grande ville, et proclames-y la publication que je t’ordonne !&lt;br /&gt;3  Et Jonas se leva, et alla à Ninive, selon la parole de l’Eternel. Or Ninive était une très grande ville, de trois jours de marche.&lt;br /&gt;4  Jonas fit d’abord dans la ville une journée de marche ; il criait et disait : Encore quarante jours, et Ninive est détruite !&lt;br /&gt;5  Les gens de Ninive crurent à Dieu, ils publièrent un jeûne, et se revêtirent de sacs, depuis les plus grands jusqu’aux plus petits.&lt;br /&gt;6  La chose parvint au roi de Ninive ; il se leva de son trône, ôta son manteau, se couvrit d’un sac, et s’assit sur la cendre.&lt;br /&gt;7  Et il fit faire dans Ninive cette publication, par ordre du roi et de ses grands ; Que les hommes et les bêtes, les bœufs et les brebis, ne goûtent de rien, ne paissent point, et ne boivent point d’eau !&lt;br /&gt;8  Que les hommes et les bêtes soient couverts de sacs, qu’ils crient à Dieu avec force, et qu’ils reviennent tous de leur mauvaise voie et des actes de violence dont leurs mains sont coupables !&lt;br /&gt;9  Qui sait si Dieu ne reviendra pas et ne se repentira pas, et s’il ne renoncera pas à son ardente colère, en sorte que nous ne périssions point ?&lt;br /&gt;10  Dieu vit qu’ils agissaient ainsi et qu’ils revenaient de leur mauvaise voie. Alors Dieu se repentit du mal qu’il avait résolu de leur faire, et il ne le fit pas.&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Marc 1, 14-20&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;14  Après que Jean eut été livré, Jésus vint en Galilée. Il proclamait l’Évangile de Dieu et disait :&lt;br /&gt;15  "Le temps est accompli, et le Règne de Dieu s’est approché : convertissez-vous et croyez à l’Évangile."&lt;br /&gt;16  Comme il passait le long de la mer de Galilée, il vit Simon et André, le frère de Simon, en train de jeter le filet dans la mer : c’étaient des pêcheurs.&lt;br /&gt;17  Jésus leur dit : "Venez à ma suite, et je ferai de vous des pêcheurs d’hommes."&lt;br /&gt;18  Laissant aussitôt leurs filets, ils le suivirent.&lt;br /&gt;19  Avançant un peu, il vit Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère, qui étaient dans leur barque en train d’arranger leurs filets.&lt;br /&gt;20  Aussitôt, il les appela. Et laissant dans la barque leur père Zébédée avec les ouvriers, ils partirent à sa suite.&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;« Le temps est accompli », proclame Jésus dès le début de son ministère. Quel est le temps qui est accompli ? Qu’est-ce que cela signifie ? « Le Règne de Dieu s’est approché ». Nous voilà au bout d’une longue marche : « le temps est accompli ». Une longue marche, commencée au début de la Création, comme projet de Dieu, et pour nous humains, un projet à accompagner, à développer — car c’est nous que Dieu envoie pour dire son salut au monde, ce qui comme pour Jonas, ne nous enchante pas toujours. Un projet de sortie des ténèbres vers la lumière de la gloire de la Cité future — comme un pèlerinage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;« Après que Jean eut été livré », dit le texte : l'arrestation brutale de Jean le Baptiste par la police d'Hérode vient de mettre fin à la mission du Précurseur. Marc emploie (dans le texte grec) le mot « livré » qu'il reprendra plusieurs fois par la suite au sujet de Jésus (« le Fils de l'Homme va être livré aux mains des hommes » — 9, 31), puis des apôtres (« on vous livrera aux tribunaux » - 13, 9). Manière de nous dire déjà : le sort du Baptiste préfigure celui de Jésus puis de ses disciples : c'est le lot des prophètes, comme l’écrivait déjà Ésaïe (Es 50-53). « Ils diront faussement contre vous toute sorte de mal à cause de moi », dira de même Jésus en Matthieu (5, 11), dans les Béatitudes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est le coût de la conversion, pourtant indispensable, et de ce qui l’accompagne, devenir pêcheurs d’hommes, pour amener le monde à sa plénitude — « le temps est accompli ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Eh bien, c’est maintenant, toujours à nouveau, que « le temps est accompli », et que « le Règne de Dieu s’est approché : convertissez-vous et croyez à l’Évangile. » Aujourd’hui, aujourd’hui précisément. Le Royaume s’est approché. « Le temps se fait court. La figure de ce monde passe&amp;nbsp;» dira Paul aux Corinthiens (1 Co 7, 29 &amp;amp; 31).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est bien ce qu’ont entendu les premiers disciples. Simon et André : « laissant aussitôt leurs filets, ils le suivirent ». Puis Jacques et Jean : « il les appela. Et laissant la barque de leur père, ils partirent à sa suite »… C’est en ces termes que la vocation adressée aux premiers disciples nous est adressée à notre tour : « le temps est accompli, et le Règne de Dieu s’est approché : convertissez-vous et croyez à l’Évangile. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entendrons-nous cet appel, aujourd’hui — ou resterons nous chacun dans notre barque et à nos filets ? « Laissant aussitôt leurs filets, ils le suivirent. » — « Laissant la barque de leur père, ils partirent à sa suite »… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Pêcheurs d’hommes » — qu’est-ce à dire ? Une transposition évidemment de leur métier à ce qu’ils feront désormais. Lancer la parole de l’Évangile : c’est leur vocation, témoins d’une parole qui agit d’elle-même, telle une graine qui germe selon les images du travail du semeur ; et, selon l’image de la pêche, parole qui emporte l’adhésion de cœur, qui captive d’une façon mystérieuse ceux qui l’entendent vraiment, mystérieusement.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;R.P.&lt;br /&gt;Vence, 22.01.2012&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4539293390001197219-3581194513918062600?l=rolpoup2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rolpoup2.blogspot.com/feeds/3581194513918062600/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2012/01/laissant-leurs-filets-ils-le-suivirent.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/3581194513918062600'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/3581194513918062600'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2012/01/laissant-leurs-filets-ils-le-suivirent.html' title='«Laissant leurs filets ils le suivirent»'/><author><name>rolpoup</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02135611251205466793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_BMVtyheqQgw/S3J9f-BKlrI/AAAAAAAAAUo/YJi3A-cn8jE/S220/est-m%C3%A9diterrann%C3%A9e-or.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-MDP0cs6k9IY/TxvF-6Y9qTI/AAAAAAAABBA/CNoRpqXj_Yw/s72-c/filets.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4539293390001197219.post-8236247206854733887</id><published>2012-01-15T10:30:00.010+01:00</published><updated>2012-01-16T21:44:05.327+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jean'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='- Dimanches/Fêtes'/><title type='text'>Passages de relais</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="https://lh5.googleusercontent.com/-tXHJ5j8ibOU/TxSKvTET5II/AAAAAAAABAk/4W7Q998IeAM/s512/l%252527homme%252520qui%252520marche.jpg" width="580" title="Giacometti, L'homme qui marche"/&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;1 Samuel 3, 3-16 ; Psaume 40 ; 1 Corinthiens 15, 15-20 ; Jean 1, 35-42&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;1 Samuel 3, 3-10&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;3  La lampe de Dieu n’était pas encore éteinte, et Samuel était couché dans le temple de l’Eternel, où était l’arche de Dieu.&lt;br /&gt;4  Alors l’Eternel appela Samuel. Il répondit : Me voici !&lt;br /&gt;5  Et il courut vers Eli, et dit : Me voici, car tu m’as appelé. Eli répondit : Je n’ai point appelé ; retourne te coucher. Et il alla se coucher.&lt;br /&gt;6  L’Eternel appela de nouveau Samuel. Et Samuel se leva, alla vers Eli, et dit : Me voici, car tu m’as appelé. Eli répondit : Je n’ai point appelé, mon fils, retourne te coucher.&lt;br /&gt;7  Samuel ne connaissait pas encore l’Eternel, et la parole de l’Eternel ne lui avait pas encore été révélée.&lt;br /&gt;8  L’Eternel appela de nouveau Samuel, pour la troisième fois. Et Samuel se leva, alla vers Eli, et dit : Me voici, car tu m’as appelé. Eli comprit que c’était l’Eternel qui appelait l’enfant,&lt;br /&gt;9  et il dit à Samuel : Va, couche-toi ; et si l’on t’appelle, tu diras : Parle, Eternel, car ton serviteur écoute. Et Samuel alla se coucher à sa place.&lt;br /&gt;10  L’Eternel vint et se présenta, et il appela comme les autres fois : Samuel, Samuel ! Et Samuel répondit : Parle, car ton serviteur écoute.&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Jean 1, 35-42&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;35 Le lendemain, Jean se trouvait de nouveau au même endroit avec deux de ses disciples.&lt;br /&gt;36 Fixant son regard sur Jésus qui marchait, il dit : “Voici l’agneau de Dieu.”&lt;br /&gt;37 Les deux disciples, l’entendant parler ainsi, suivirent Jésus.&lt;br /&gt;38 Jésus se retourna et, voyant qu’ils s’étaient mis à le suivre, il leur dit : “Que cherchez-vous ?” Ils répondirent : “Rabbi-ce qui signifie Maître-,où demeures-tu ?”&lt;br /&gt;39 Il leur dit : “Venez et vous verrez.” Ils allèrent donc, ils virent où il demeurait et ils demeurèrent auprès de lui, ce jour-là ; c’était environ la dixième heure.&lt;br /&gt;40 André, le frère de Simon-Pierre, était l’un de ces deux qui avaient écouté Jean et suivi Jésus.&lt;br /&gt;41 Il va trouver, avant tout autre, son propre frère Simon et lui dit : “Nous avons trouvé le Messie !” – ce qui signifie le Christ.&lt;br /&gt;42 Il l’amena à Jésus. Fixant son regard sur lui, Jésus dit : “Tu es Simon, le fils de Jean ; tu seras appelé Céphas” – ce qui veut dire Pierre.&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Éli à Samuel (1 Sam 3, 3-16), Jean à Jésus, plus tard Jésus aux Douze (Jn 16, 7), les Douze aux diacres (Ac 6), etc. Chaque fois un passage de relais, chaque fois un moment fixé. Ce que le grec appelle kaïros, une « fenêtre de tir » en termes actuels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1) Jean sait qu’il va être persécuté : Hérode, qu’il a mis en cause, n’en restera pas là. Pour Jean c’est le temps de ce passage de relais, qu’il accepte déjà malgré ses doutes — « es-tu celui qui doit venir ? » demandera-t-il encore à Jésus, alors qu’il est emprisonné et bientôt exécuté. Quoiqu’il en soit alors, il sait que le moment est là. Il envoie ses disciples à celui qui va mourir aussi, mais plus tard, d’une mort porteuse d’un tout autre sens — l’Agneau de Dieu. Pour ses disciples, c’est un changement — comme un changement de demeure : &lt;i&gt;« où demeures-tu ? »&lt;/i&gt; demandent-ils à Jésus — &lt;i&gt;« Venez et vous verrez. »&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Vous verrez »… quoi ? De la souffrance — « l’Agneau de Dieu » (v. 36) — de la souffrance avant la gloire. Et, avant la gloire : … du visible ! — un homme qui marche (v. 36) — qui marche à la croix : &lt;i&gt;« voici l’Agneau de Dieu »&lt;/i&gt;…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« L’Agneau de Dieu ». L’Agneau vainqueur du combat de la fin des temps, sans doute, dans la prédication de Jean. Mais aussi la victime sacrificielle ! — à laquelle renvoie l’évocation de l’agneau à travers plusieurs épisodes bibliques. Parmi lesquels :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Isaac, le fils d’Abraham, qui pose à son père la question &lt;i&gt;« mais où est donc l’agneau pour l’holocauste ? »&lt;/i&gt;, Abraham répond : &lt;i&gt;« C’est Dieu qui pourvoira à l’agneau pour l’holocauste »&lt;/i&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Puis l’agneau évoque, bien sûr, le rite de la Pâque, qui chaque année, rappelle au peuple que Dieu l’a libéré. La nuit de la sortie d’Égypte, on sait que Moïse avait fait pratiquer par le peuple le rite traditionnel de l’agneau égorgé : désormais, chaque année, cela vous rappellera que Dieu est passé parmi vous pour vous libérer. Le sang de l’agneau signe votre libération.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- L’agneau évoque aussi Moïse d’une autre façon. Les commentaires juifs de l’Exode comparent Moïse à un agneau : ils imaginent une balance : sur l’un des deux plateaux, toutes les forces de l’Égypte rassemblées : Pharaon, ses chars, ses armées, ses chevaux, ses cavaliers. Sur l’autre plateau, Moïse représenté sous la forme d’un petit agneau. Eh bien, face à la puissance des Pharaons, ce sont la faiblesse et l’innocence qui l’ont emporté…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et aussi, le mot « agneau » fait penser, bien sûr, au serviteur de Dieu du Livre d’Ésaïe, comparé à un agneau : &lt;i&gt;« Brutalisé, il s’humilie ; il n’ouvre pas la bouche, comme un agneau traîné à l’abattoir, comme une brebis devant ceux qui la tondent : elle est muette ; lui n’ouvre pas la bouche »&lt;/i&gt; (Es 53, 7). Le serviteur du livre d’Ésaïe subit donc la persécution — mais il est ensuite exalté : &lt;i&gt;« Voici que mon serviteur triomphera, il sera haut placé, élevé, exalté à l’extrême »&lt;/i&gt; (Es 53, 13).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà quoiqu’il en soit, à ce terme d’agneau, l’évocation d’images d’abord cruelles ! Mais comme pour Moïse face à Pharaon, comme pour le serviteur du livre d’Ésaie broyé par la persécution, c’est pour un triomphe de la faiblesse sur la force.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;2) Car le passage de relais de Jean à Jésus est celui qui conduit l’Agneau à la croix, pour un second passage de relais : de la croix aux disciples — Jean 16, 7 : &lt;i&gt;« il est préférable pour vous que je m’en aille, car si je ne m’en vais pas, le Consolateur ne viendra pas vers vous ; mais, si je m’en vais, je vous l’enverrai. »&lt;/i&gt; Jésus sait : c’est pour maintenant. Un signe : la venue de Grecs qui veulent le voir (Jean 12) : le moment est là, dit-il à ses disciples, et c’est effectivement pour quelques jours après, en pleine fête de Pâques : ils ne le verront plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Où l’on retrouve la question de la demeure : beaucoup de demeures… Celui qui demeure en moi, je demeurerai en lui… Œuvre du Consolateur promis par Jésus. Consolateur. Jésus console ses disciples — déjà de ce qu’ils vont voir bientôt : la violence qui déferle contre leur maître, à qui on demande tout et son contraire, il s’agit de le piéger — au point qu’il cesse de se défendre, et subit jusqu’à la croix : l’Agneau de Dieu annoncé par le Baptiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux disciples aussi sera donné un traitement indigne : Jésus les envoie porter la parole de la vie. On leur en voudra pour cela ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On cherchera à les détourner de faire cela seul pour quoi ils sont envoyés : donner la parole de Dieu. Entre ceux qui la supportent mal et ceux qui succombent à l’impatience et qui reprochent aux disciples le fait que la parole est de l’ordre de la semence et qu’elle ne germe pas sitôt semée, les disciples auront fort à faire, fort à endurer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tâche ingrate que d’être envoyé prêcher… sachant qu’il est de la nature de cette tâche de ne pas en voir le fruit. &lt;i&gt;« Je vous enverrai un autre Consolateur »&lt;/i&gt;, promet Jésus. Agneau de Dieu, je l’ai vécu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;3) Des disciples aux diacres. Actes 6, 1-4 : &lt;i&gt;« En ce temps-là, le nombre des disciples augmentant, les Hellénistes [les Grecs] murmurèrent contre les Hébreux, parce que leurs veuves étaient négligées dans la distribution qui se faisait chaque jour. Les Douze convoquèrent la multitude des disciples, et dirent : Il n’est pas convenable que nous laissions la parole de Dieu pour servir aux tables. C’est pourquoi, frères, choisissez parmi vous sept hommes, de qui l’on rende un bon témoignage, qui soient pleins d’Esprit-Saint et de sagesse, et que nous chargerons de cet emploi. Et nous, nous continuerons à nous appliquer à la prière et au ministère de la parole. »&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jésus avait confié aux Douze la tâche prêcher, de donner la parole de Dieu. Attachés à ce ministère, les Apôtres ne voient pas spontanément certaines réalités, certaines souffrances : les veuves des Hellénistes sont en difficulté. Ce sont les Hellénistes, les Grecs, qui attirent l'attention des Douze. &lt;i&gt;« Les [Grecs] murmurèrent contre les Hébreux parce que leurs veuves étaient négligées dans la distribution qui se faisait chaque jour. »&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors les Apôtres vont faire comme leur maître, et comme avant lui Jean le Baptiste : le moment est là ; ils vont passer le relais. &lt;i&gt;« Les Douze convoquèrent la multitude des disciples, et dirent : Il n’est pas convenable que nous laissions la parole de Dieu pour servir aux tables. »&lt;/i&gt; Tâche confiée à ceux qui se sont plaints — enfin à sept de leur communauté qu’ils doivent choisir eux-mêmes — les Apôtres font cela à la suite de ce qu’avait dit Jésus : &lt;i&gt;« donnez leur vous-même à manger »&lt;/i&gt; — Jésus bénissant le pain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La tâche des Douze, l’annonce de la parole de Dieu, n’est pas la tâche qu’ils vont confier à d’autres en instituant les diacres. Celle-ci n’est pas la leur, sans quoi tout serait gâché : l’Eglise du Christ, perdant ce qui la fonde, la Parole divine, se dissoudrait en Ong ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce que les circonstances exigent n’est pas pour autant du facultatif : un des fruits de la parole des Douze est précisément ce que les circonstances leur demandent, qui vont les amener à ce passage de relais à des diacres. Le moment est là, il était inattendu. Ce n’en est pas moins le moment précis, le moment opportun.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un passage de relais, qui comme celui de Jean à Jésus et celui de Jésus aux Douze, semble avoir tout l’air d’un abandon :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Il vous est avantageux que je m’en aille, que je ne reste pas avec vous, sans quoi rien ne se fera, ni ce que vous aurez à faire et que vous seriez tenté de me voir faire à votre place ; ni ce que j’ai à faire, qui est autre chose » — Jean l’a annoncé : &lt;i&gt;« Celui-ci est l’Agneau de Dieu. »&lt;/i&gt; — Pour vous : &lt;i&gt;« vous verrez où je demeure »&lt;/i&gt; : au sein du Père qui envoie votre Consolateur, celui qui est votre force quand la parole que vous semez n’a pas encore germé, au jour où on vous le reproche jusqu’à vous persécuter à votre tour pour cela. Qu’il n’en soit pas ainsi dans l’Église. Il y est question de moments fixés et de passages de relais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les diacres, l’animation solidaire qui suit ce nouveau passage de relais, fruit de la parole des Apôtres, est leur tâche, pas celle des Apôtres, pas celle des envoyés de la parole. Chacun son appel. Des envoyés de la parole, les Douze, passant le relais aux diacres, on est porté à leur demander ce qui serait aujourd’hui l’équivalent d’un BAFA ou une qualification d’assistante sociale, choses très honorables. Mais qui ne sont pas de celles de leur envoi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est pourquoi ils passent, dans ce domaine, le relais, sans quoi non seulement la parole ne serait plus annoncée comme elle doit l’être, mais la tâche diaconale, fruit de la parole annoncée, serait accomplie d’une façon inadéquate par ceux dont ce n’est pas l’envoi. Paul le soulignera à l’envi : j’ai été envoyé pour prêcher, et prêcher la croix — pas même pour baptiser ! Dire la parole de Dieu sans en voir le fruit : un temps pour semer, un temps pour moissonner. Tel sème, rappelle Paul, tel autre arrose, tel autre recueille. Dieu fait croître. Pour les Douze, un des fruits de leur parole est un manque, un besoin : la parole, ayant atteint les Hellénistes, a suscité des besoins. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Besoins qui impliquent un nouveau passage de relais, à un moment précis. Vers le ministère diaconal, un moment de la fructification de la parole, pour une autre tâche, qui est confiée à toutes celles et tous ceux qui s’y engagent. Et l’histoire des passages de relais ne s’arrêtera pas là… Que dire aujourd’hui, avec la chute du « triple A » pour notre pays et ses conséquences sociales. Moment opportun pour notre journée de l’entraide, entraide cruciale dans la mission de l'Eglise, et pour laquelle le texte de ce jour porte un appel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le ministère de Jésus est déjà un passage de relais à un moment précis : &lt;i&gt;« Fixant son regard sur Jésus qui marchait, Jean dit : “Voici l’agneau de Dieu.” »&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;RP,&lt;br /&gt;Antibes, 15.01.12&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4539293390001197219-8236247206854733887?l=rolpoup2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rolpoup2.blogspot.com/feeds/8236247206854733887/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2012/01/passages-de-relais.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/8236247206854733887'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/8236247206854733887'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2012/01/passages-de-relais.html' title='Passages de relais'/><author><name>rolpoup</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02135611251205466793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_BMVtyheqQgw/S3J9f-BKlrI/AAAAAAAAAUo/YJi3A-cn8jE/S220/est-m%C3%A9diterrann%C3%A9e-or.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh5.googleusercontent.com/-tXHJ5j8ibOU/TxSKvTET5II/AAAAAAAABAk/4W7Q998IeAM/s72-c/l%252527homme%252520qui%252520marche.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4539293390001197219.post-814475447515641598</id><published>2012-01-08T10:30:00.001+01:00</published><updated>2012-01-08T13:49:14.806+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='- Épiphanie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Matthieu'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='- Dimanches/Fêtes'/><title type='text'>Un roi et des Mages</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/-1dCl1axva8Q/TwlCbee6zEI/AAAAAAAABAI/2ZpQJFiPNaw/s640/galette.png" width="580" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ésaïe 60, 1-6 ; Psaume 72 ; Éphésiens 3, 2-6 ; Matthieu 2, 1-12&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Ésaïe 60, 1-6&lt;/b&gt;  &lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;1  Mets-toi debout et deviens lumière, car elle arrive, ta lumière: la gloire du SEIGNEUR sur toi s’est levée.&lt;br /&gt;2  Voici qu’en effet les ténèbres couvrent la terre et un brouillard, les cités, mais sur toi le SEIGNEUR va se lever et sa gloire, sur toi, est en vue.&lt;br /&gt;3  Les nations vont marcher vers ta lumière et les rois vers la clarté de ton lever.&lt;br /&gt;4  Porte tes regards sur les alentours et vois : tous, ils se rassemblent, ils viennent vers toi, tes fils vont arriver du lointain, et tes filles sont tenues solidement sur la hanche.&lt;br /&gt;5  Alors tu verras, tu seras rayonnante, ton cœur frémira et se dilatera, car vers toi sera détournée l’opulence des mers, la fortune des nations viendra jusqu’à toi.&lt;br /&gt;6  Un afflux de chameaux te couvrira, de tout jeunes chameaux de Madiân et d’Eifa ; tous les gens de Saba viendront, ils apporteront de l’or et de l’encens, et se feront les messagers des louanges du SEIGNEUR.&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Matthieu 2, 1-12&lt;/b&gt;  &lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;1  Jésus étant né à Bethléem de Judée, au temps du roi Hérode, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem&lt;br /&gt;2  et demandèrent: "Où est le roi des Judéens qui vient de naître? Nous avons vu son astre à l'Orient et nous sommes venus lui rendre hommage."&lt;br /&gt;3  A cette nouvelle, le roi Hérode fut troublé, et tout Jérusalem avec lui.&lt;br /&gt;4  Il assembla tous les grands prêtres et les scribes du peuple, et s'enquit auprès d'eux du lieu où le Messie devait naître.&lt;br /&gt;5  "A Bethléem de Judée, lui dirent-ils, car c'est ce qui est écrit par le prophète :&lt;br /&gt;6  Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n'es certes pas le plus petit des chefs-lieux de Juda : car c'est de toi que sortira le chef qui fera paître Israël, mon peuple."&lt;br /&gt;7  Alors Hérode fit appeler secrètement les mages, se fit préciser par eux l'époque à laquelle l'astre apparaissait,&lt;br /&gt;8  et les envoya à Bethléem en disant: "Allez vous renseigner avec précision sur l'enfant; et, quand vous l'aurez trouvé, avertissez-moi pour que, moi aussi, j'aille lui rendre hommage."&lt;br /&gt;9  Sur ces paroles du roi, ils se mirent en route; et voici que l'astre, qu'ils avaient vu à l'Orient, avançait devant eux jusqu'à ce qu'il vînt s'arrêter au-dessus de l'endroit où était l'enfant.&lt;br /&gt;10  A la vue de l'astre, ils éprouvèrent une très grande joie.&lt;br /&gt;11  Entrant dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie, sa mère, et, se prosternant, ils lui rendirent hommage; ouvrant leurs coffrets, ils lui offrirent en présent de l'or, de l'encens et de la myrrhe.&lt;br /&gt;12  Puis, divinement avertis en songe de ne pas retourner auprès d'Hérode, ils se retirèrent dans leur pays par un autre chemin. &lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Selon notre texte les Mages cherchent un roi des Judéens — non pas un « roi des juifs » comme le laissent penser les traductions, mais un roi des Judéens : on n’est pas roi d’une religion ! — à nouveau cette précision indispensable : Hérode règne sur la Judée, pas sur la diaspora, à laquelle correspond alors largement notre vocable de « juifs », de même qu’il ne règne pas sur la Galilée et autres régions, juives mais pas judéennes !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On vient donc en Judée rencontrer un roi des Judéens ! Et on vient bien sûr au palais royal, celui d’Hérode, qui est loin de régner sur les « juifs » ! Il est reconnu, bien sûr, mais du bout des lèvres. Placé là par les Romains, fustigé par la plupart des mouvements, lui et toute sa dynastie, fustigée par Jean le Baptiste et les disciples de Jésus comme par les pharisiens, Hérode se sait impopulaire, et comme tel, est tyrannique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a beau avoir embelli le Temple, joué les grands monarques, il n’en est pas aimé pour autant, et il le sait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a beau aimer le magnifique palais de Versailles, cela n’a jamais fait de Louis XIV autre chose que ce qu’il a été, signataire la même année — 1685 — de la révocation de l’Édit de Nantes et du Code noir. Hérode ressemble un peu à cela. C’est ainsi que le massacre des Innocents qui comme on sait suit notre épisode des Mages, a largement de quoi relever des possibilités historiques ! Hérode a perpétré plusieurs massacres des Innocents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, Hérode, roi des Judéens, n’est pas aimé des juifs, et il le sait. Et il est sans doute mal vu de la plupart des juifs du monde entier. Car le judaïsme est déjà une réalité internationale, depuis l’exil à Babylone.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le judaïsme connaît un rayonnement qui influence les autres religions du monde antique, dont celle des Mages, tribu sacerdotale en Perse, des prêtres mazdéens. Et lorsque selon leur croyance et observations des astres, ils ont investigué la naissance d’un roi des judéens, ils se sont mis en route, non pas comme rois, mais comme prêtres, annonçant cependant l’hommage de rois futurs, selon le prophète Ésaïe, le Psaume 72, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’idée a beau sembler étrange, elle n’a elle non plus rien d’invraisemblable, en ce sens que, oui, le rayonnement du judaïsme s’étend alors jusqu’en Perse. Oui, l’espérance de délivrance que portent les prophètes d’Israël habite d’autres peuples et ils y croisent volontiers leurs diverses prophéties — comme ici la naissance, annoncée selon les livres zoroastriens qui sont les leurs par une étoile, de leur « Soshiant », sauveur de fin des temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Hérode, lui, sait bien que ce n’est pas lui qui est porteur de l’espérance messianique en Israël. Il sait en tout cas qu’il n’en est pas porteur auprès de son peuple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors la venue d’une délégation de prêtres étrangers cherchant un roi des Judéens est pour lui mauvais signe. Surtout quand les théologiens juifs de sa cour lui confirment la vocation de Bethléem, ville de David, comme ville messianique qui soulève l’espoir jusqu’en ce lointain Orient. Non, ce n’est pas chez lui qu’est né ce futur libérateur !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que vont découvrir les Mages, c’est un enfant humble. Rien à voir avec le puissant Hérode au service de l’ordre romain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Les Mages sont donnés comme une avant-garde de ce qui est avéré depuis : c’est dans l’humilité de l’enfant de Noël qu’est la promesse de la délivrance que les rois reconnaîtront un jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le texte est lourd d’une puissance prophétique… trop bouleversante sans doute pour qu’on sache en voir toute la portée !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà huit jours que le nouvel an était célébré. Comme chaque année, on nous montrait au journal télévisé le passage dans l’année nouvelle, depuis l’Australie à l’extrême Est, jusqu’à l’autre bout du monde, en passant par la Chine, le monde arabe, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’est ce qui marque ce passage ? La date symbolique de la naissance de l’enfant qu’ont reconnu les Mages. Ou, pour être précis, la date symbolique de sa circoncision.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c’est même l’Empire romain, dont Hérode est garant de son ordre, qui le premier verra cette date marquer son temps, avant de devenir repère de datation universelle : la circoncision de cet enfant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Les voies du Seigneur sont impénétrables », comme le dit la Bible. Et ce texte relatant la venue de Mages auprès de l’enfant est d’une portée prophétique inouïe pour quiconque a des yeux pour voir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Mais la prophétie n’est pas encore à son terme. Aujourd’hui encore, alors que l’on a vu que l’humilité de l’enfant renversait les puissants de leur trône… Ou qu’on l’a entrevu : ce n’est pas la naissance d’Hérode qui marque nos années, ce n’est pas non plus la naissance de César Auguste. C’est celle de cet enfant inconnu qu’ont, les premiers, reconnu ces prêtres mazdéens venus lui rendre hommage. Et pourtant aujourd’hui encore, on n’a pas compris ! Aujourd’hui encore, on adore les puissants et les symboles de la puissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Mages, par leurs cadeaux d’hommage, ont reconnu la royauté de l’enfant : l’hommage de l’or. Les voilà bientôt élevés eux-mêmes par là à un statut royal — celui de rois-mages — qui n’est d’abord pas celui de ces prêtres. Ces prêtres qui lui ont fait aussi l’hommage de leur dignité sacerdotale : le symbole de l’encens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ils nous ont dit que la reconnaissance de sa dignité éternelle ne serait ni aisée, ni sans que l’histoire future, à commencer par la sienne, ne soit chargée de douleurs : la myrrhe, produit d’embaumement des princes royaux pour les sarcophages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trois cadeaux qui seront bientôt aussi le décompte du nombre des Mages, selon les trois continents connus dans l’Antiquité, dont ils deviennent ainsi les représentants : l’Afrique, l’Asie, l’Europe. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, nous marquons nos années à la venue de ce prince royal. Aujourd’hui des temples, nos églises, lui sont dédiés sur toute la face de la terre, hommage à sa dignité sacerdotale. Et aujourd’hui encore, le royaume de paix et de bonheur dont il est porteur est embaumé comme en un sarcophage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que les Mages nous ont dit que le prince de la paix était cet enfant humble, loin de la richesse des palais royaux, des Hérode et des César Auguste, aujourd’hui quand même, alors qu’on date nos années de la venue de cet enfant, on court encore après la richesse des palais royaux et de richesses que les Mages ont laissés au pieds de l’enfant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De palais royaux en magasins ouverts sept jours sur sept en ces temps de fête, fête de la consommation, à la poursuite d’un bien-être illusoire : celui au nom duquel (sans trop le savoir) on célèbre frénétiquement les fêtes du tournant de l’année (2012 après Jésus-Christ) reste comme embaumé sous nos soucis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela aussi les Mages nous l’avaient dit, avec leur troisième cadeau, la myrrhe…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et cette année encore, ils nous invitent à repartir avec eux par un autre chemin (v. 12), qui ne soit pas celui des palais royaux et de la gloire de la possession, mais celui de l’humilité du prince de la paix, cette « paix que le monde ne connaît pas » et qu’il nous appelle toujours à recevoir.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;RP&lt;br /&gt;Vence, 08.01.12&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4539293390001197219-814475447515641598?l=rolpoup2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rolpoup2.blogspot.com/feeds/814475447515641598/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2012/01/un-roi-et-des-mages.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/814475447515641598'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/814475447515641598'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2012/01/un-roi-et-des-mages.html' title='Un roi et des Mages'/><author><name>rolpoup</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02135611251205466793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_BMVtyheqQgw/S3J9f-BKlrI/AAAAAAAAAUo/YJi3A-cn8jE/S220/est-m%C3%A9diterrann%C3%A9e-or.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-1dCl1axva8Q/TwlCbee6zEI/AAAAAAAABAI/2ZpQJFiPNaw/s72-c/galette.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4539293390001197219.post-6455775483961071657</id><published>2012-01-01T10:30:00.008+01:00</published><updated>2012-01-01T10:30:00.734+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Luc'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='- Dimanches/Fêtes'/><title type='text'>"Gloire à Dieu dans les lieux très hauts, et paix sur la terre"</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;img  src="http://4.bp.blogspot.com/-ipLn_pqNIQM/Tv7aGtrO2kI/AAAAAAAAA_U/4uUmzXoDk9E/s640/%25C3%25A9toile+globe.png" width="580" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Nombres 6, 22-27 ; Psaume 67 ; Galates 4, 4-7 ; Luc 2, 16-21&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;Que le Seigneur te bénisse et te garde !&lt;br /&gt;Que le Seigneur fasse rayonner sur toi son regard et t’accorde sa grâce !&lt;br /&gt;Que le Seigneur porte sur toi son regard et te donne la paix !&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;(Nombres 6, 24-26)&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Luc 2, 13-21&lt;/b&gt; &lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;13  Et soudain il se joignit à l’ange une multitude de l’armée céleste, qui louait Dieu et disait :&lt;br /&gt;14  "Gloire à Dieu au plus haut des cieux et sur la terre paix pour ses bien-aimés."&lt;br /&gt;15  Lorsque les anges se furent éloignés d’eux vers le ciel, les bergers se dirent les uns aux autres: Allons donc jusqu’à Bethléem, et voyons ce qui est arrivé, ce que le Seigneur nous a fait connaître.&lt;br /&gt;16  Ils y allèrent en hâte et trouvèrent Marie, Joseph, et le nouveau-né dans la crèche.&lt;br /&gt;17  Après l’avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été dit au sujet de ce petit enfant.&lt;br /&gt;18  Tous ceux qui les entendirent furent dans l’étonnement de ce que leur disaient les bergers.&lt;br /&gt;19  Marie conservait toutes ces choses, et les repassait dans son cœur.&lt;br /&gt;20  Et les bergers s’en retournèrent en glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, conformément à ce qui leur avait été dit.&lt;br /&gt;21  Quand le huitième jour fut accompli, il fut circoncis et fut appelé Jésus, du nom indiqué par l’ange avant sa conception.&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;« Gloire à Dieu au plus haut des cieux » ont chanté les anges — « multitude de l’armée céleste ». Il s’est passé là quelque chose d’extraordinaire, qui fait chanter toute la Création visible et invisible, qui fait chanter jusqu’à toute la « gendarmerie céleste », pour employer le vocabulaire de Calvin parlant des anges.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’un côté toute la puissance — la Création et ses fondements célestes, les armées célestes ; de l’autre l’humilité de la crèche où naît le souverain de toutes ces armées célestes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les armées célestes viennent de se joindre à l’ange annonciateur, bouleversant mystère propre à terroriser les bergers. Un ange, même annonciateur d’une bonne nouvelle, est sans doute impressionnant. Et alors, quand s’y joint toute la gendarmerie…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais voilà donc que la chose essentielle, celle qu’ils chantent là, s’est passée à Bethléem, s’est passée dans l’humilité, et concerne celui qui vaut que toutes les puissances de la Création y joignent leur louange.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela concerne les bergers, et nous concerne avec eux. Cela aussi les anges le clament ! C’est le deuxième aspect de leur chant de louange : « paix sur la terre parmi les hommes de la bienveillance ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La paix de Dieu, sa bienveillance accordée en plénitude, et signifiée ici dans la banalité que porte l’apparence de l’enfant pour qui s’élève la louange de toute la Création, cette paix se donne à expérimenter dans la bienveillance qui en découle parmi les hommes, puis depuis les hommes qui deviennent par leur bienveillance autant de signes de ce que la bienveillance divine est effectivement octroyée — et qu’elle se répand.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là est tout le contraste que nous donne ce chant de louange angélique entre la puissance divine dans la Création, la magnificence du Créateur, et son effacement dans l’enfant en lequel il vient à nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;À ce moment le récit entre dans toute son humilité, sa simplicité, ce que nous savons communément nous figurer : « Marie, Joseph, et le nouveau-né dans la crèche ». Mais là est tout le salut. « Après l’avoir vu, les bergers racontèrent ce qui leur avait été dit au sujet de ce petit enfant. » Rien de plus à dire ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’à s’étonner, comme l’ont fait les auditeurs des bergers, et à méditer, comme la mère de l’enfant : « Marie conservait toutes ces choses, et les repassait dans son cœur. » Et reprendre nos chemins avec les bergers qui « s’en retournèrent en glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, conformément à ce qui leur avait été dit ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’enfant, lui aussi, poursuit sa route d’humilité, chemin de tous les humains, chemin de ceux de son peuple. Déjà ses parents le mènent sur ce chemin et le présentent à sa circoncision : « quand le huitième jour fut accompli, il fut circoncis et fut appelé Jésus, du nom indiqué par l’ange avant sa conception ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Signe extraordinaire à nouveau de ce qu’en lui est le salut des nations, — salut qui selon les promesses des prophètes, découle de Jérusalem, ville, en cet espace romain des nations, du peuple de la circoncision, Cité des origines et demain Cité céleste. Ce signe est en ce que l’Église, qui rassemble les nations autour de cet enfant, datera ses années, non pas du jour de sa naissance, mais du jour de sa circoncision : nous avons fêté sa naissance il y a huit jours. Aujourd’hui, 1er jour de l’année nouvelle, est commémoration de sa circoncision.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Créateur tout-puissant célébré par les armées célestes a bien répandu sa bienveillance, depuis le cœur de Jérusalem, envers toutes les nations, pour que comme en cascades cette bienveillance qui jaillit de la crèche de l’enfant jusqu’en sa résurrection, se répande désormais parmi les hommes et les femmes ce monde et par les hommes et les femmes de ce monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Et cela se donne dans ce simple dévoilement : « Christ, Dieu et homme, ne fait qu’une seule personne. Si je veux trouver Dieu, je vais le chercher dans l’humanité du Christ. Aussi, quand nous réfléchissons à Dieu, nous faut-il perdre de vue l’espace et le temps, car Notre-Seigneur Dieu, notre créateur est infiniment plus haut que l’espace, le temps et la création. » J’ai cité Martin Luther (Propos de Table, Aubier 1992, p. 204).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans et l’espace et le temps, il a donné ce signe de sa présence aux bergers, puis par eux à tous : l’humanité du Christ.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Les bergers s’en retournèrent en glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu »&lt;/i&gt; (Luc 2, 20)… Que ce chemin des bergers soit celui qui s’ouvre dès à présent pour chacun de vous et de ceux qui vous sont chers… Ce sont les vœux que je formule pour chacune et chacun de vous pour 2012…&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;R.P.&lt;br /&gt;Antibes, 01.01.12&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4539293390001197219-6455775483961071657?l=rolpoup2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rolpoup2.blogspot.com/feeds/6455775483961071657/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2012/01/gloire-dieu-dans-les-lieux-tres-hauts.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/6455775483961071657'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/6455775483961071657'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2012/01/gloire-dieu-dans-les-lieux-tres-hauts.html' title='&quot;Gloire à Dieu dans les lieux très hauts, et paix sur la terre&quot;'/><author><name>rolpoup</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02135611251205466793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_BMVtyheqQgw/S3J9f-BKlrI/AAAAAAAAAUo/YJi3A-cn8jE/S220/est-m%C3%A9diterrann%C3%A9e-or.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-ipLn_pqNIQM/Tv7aGtrO2kI/AAAAAAAAA_U/4uUmzXoDk9E/s72-c/%25C3%25A9toile+globe.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4539293390001197219.post-7374550604883070521</id><published>2011-12-25T10:30:00.020+01:00</published><updated>2011-12-25T17:48:03.707+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jean'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Noël'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='- Dimanches/Fêtes'/><title type='text'>Noël - Promesse de lumière</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;Et &lt;a href="http://rolpoup1.blogspot.com/2011/12/le-peuple-qui-marchait-dans-les.html" target="_blank"&gt;ici&lt;/a&gt;, message de la veillée de Noël&lt;/div&gt;&lt;img src="https://lh3.googleusercontent.com/-1eUZFaIMPKM/TvW_zf0Yj2I/AAAAAAAAA-4/497NUh2nr8U/s640/no%2525C3%2525ABl.png" width="580" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Esaïe 52, 7-10 ; Psaume 98 ; Hébreux 1, 1-6&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Jean 1, 1-18&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;1  Au commencement était la Parole ; la Parole était avec Dieu ; et la Parole était Dieu.&lt;br /&gt;2  Elle était au commencement avec Dieu.&lt;br /&gt;3  Tout a été fait par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle.&lt;br /&gt;4  En elle était vie, et la vie était la lumière des humains.&lt;br /&gt;5  La lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont pas reçue.&lt;br /&gt;6  Survint un homme, envoyé de Dieu, du nom de Jean.&lt;br /&gt;7  Il vint comme témoin, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous croient par lui. &lt;br /&gt;8  Ce n'est pas lui qui était la lumière ; il venait rendre témoignage à la lumière.&lt;br /&gt;9  La Parole était la vraie lumière, celle qui éclaire tout humain ; elle venait dans le monde.&lt;br /&gt;10 Elle était dans le monde, et le monde est venu à l'existence par elle, mais le monde ne l'a jamais connue.&lt;br /&gt;11  Elle est venue chez elle, et les siens ne l'ont pas accueillie ;&lt;br /&gt;12  mais à tous ceux qui l'ont reçue, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu&lt;br /&gt;— à ceux qui mettent leur foi en son nom.&lt;br /&gt;13  Ceux-là sont nés, non pas du sang, ni d'une volonté de chair, ni d'une volonté d'homme, mais de Dieu.&lt;br /&gt;14  La Parole est devenue chair ; elle a fait sa demeure parmi nous, et nous avons vu sa gloire, une gloire de Fils unique issu du Père ; elle était pleine de grâce et de vérité.&lt;br /&gt;15  Jean lui rend témoignage, il s'est écrié : C'était de lui que j'ai dit : Celui qui vient derrière moi est passé devant moi, car, avant moi, il était.&lt;br /&gt;16  Nous, en effet, de sa plénitude nous avons tous reçu, et grâce pour grâce ;&lt;br /&gt;17  car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ.&lt;br /&gt;18  Personne n'a jamais vu Dieu ; Dieu Fils unique, qui est dans le sein du Père, nous l'a dévoilé.&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;La lumière est venue dans un enfant. La lumière créatrice. Avant le verset 14, on est avant l'Incarnation, avant la venue en chair de Jésus. L'allusion à l'Incarnation et à sa lumière sera ce dont témoignera Jean le Baptiste, lui qui est le dernier témoin avant la venue du Royaume en cet enfant, Parole de lumière faite chair, justement, car son témoignage est bien porté avant, bien que comme il le dit, la Parole soit avant lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Parole, créatrice, au commencement de toute chose, est celle qui vient à nous à Noël, graine de lumière, pour ensemencer toute chose, pour mener le monde, la Création, à son achèvement. C'est à cette Parole des origines, créatrice, que renvoie ce commencement de l’évangile de Jean, et à la lumière qui en est le premier effet. Une lumière qui précède toute lumière, vraie lumière, qui éclaire tout humain venant dans le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La lumière est celle de la vie, elle est celle de Noël. Elle nous illumine, dès l’instant où nous venons à la vie. C'est en elle que nous apparaissons quand la Parole qui nous fait exister est prononcée, toutes choses qui précèdent donc son Incarnation, sa venue en chair. Et lorsque nous venons au jour, notre naissance, le jour naturel qui nous éclaire est alors symbole de cette lumière qui le précède de toute l'éternité, et qui vient à nous à Noël.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Parole est au commencement, en vis-à-vis de Dieu, tournée vers Dieu. Tournée vers Dieu, en vis-à-vis comme l'image est en vis-à-vis dans le miroir qui réfléchit cette image. Dans le vis-à-vis de sa Parole, Dieu réfléchit, la Parole est Dieu même réfléchissant ; « la Parole était Dieu » — le mot pour Parole qu'emploie l’Évangile de Jean étant en grec le même mot que pour « raison » ; c'est le mot — logos — qui a donné « logique ». Dieu réfléchit, réfléchit en lui-même, Dieu raisonne, puis il parle, exprimant ce raisonnement — parole de lumière. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« En cette Parole est la lumière du monde », avant même la lumière naturelle, donc. Lorsqu'elle s'exprime, la lumière, apparaît : « Dieu dit : que la lumière soit, et la lumière est ». Cette vraie lumière est la lumière spirituelle dans laquelle le monde prend forme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En cette lumière qui est celle de Noël, le monde de la résurrection est alors répandu comme un graine de lumière. Le déroulement de la création est le développement de cette illumination du monde, de sa sortie du chaos et des ténèbres. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est de la sorte que graine de lumière et de résurrection, cette même Parole qui nous fait venir à l'être peut aussi nous faire venir à la vie de Dieu, pourvu que nous l'accueillions. Car la Création, le monde, dès lors qu'il ne reçoit pas la Parole par laquelle il existe, est dans les ténèbres, selon que c'est cette Parole, qui sépare la lumière des ténèbres. Parole, et lumière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme lorsque les Apôtres disent au paralytique : « lève-loi et marche » —, « ceux qui ont reçu la Parole ont reçu le pouvoir de devenir enfants de Dieu ». Cette Parole, qui est aussi celle de Jean-Baptiste, un témoignage, est donnée en premier lieu comme Loi par Moïse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La grâce venue par Jésus-Christ est la force, le pouvoir de se lever à l'écoute de la Parole venue sous forme de Loi donnée par Moïse, premier témoin. La Loi est le premier témoin, où Jean le Baptiste, représentant les Prophètes, est le dernier de ceux-ci avant l'incarnation de la Parole, avant le devenir chair de la Parole reçue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allusion est faite à tous les témoins, à tous ceux qui reçoivent cette Parole. Allusion bien sûr à Marie, en qui la Parole est faite chair, Jésus, quand elle la reçoit dans sa chair, comme nous tous sommes appelés à le faire. Allusion à Marie bien sûr, qui à nouveau apparaît a la fin de l'Évangile de Jean, à la croix, nouvel enfantement. Allusion à Marie puisque la venue en chair suit immédiatement le verset sur la réception de la Parole. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est pourquoi, ce texte — plus précisément au fond que ceux de Luc et Matthieu, qui sont donnés comme récits figurés — enseigne la naissance virginale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à nous aussi, à ceux qui ont reçu la Parole, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, comme autant de porteurs de cette Parole qui fait venir à la vie, lesquels ne sont pas nés de la chair, mais de la volonté de Dieu. Recevoir la Parole qui fait advenir a la vie. Et juste après : la Parole a été faite, chair... Jésus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jésus : l'expression par excellence de ce raisonnement en Dieu, de ce vis-à-vis éternel de Dieu et de sa Parole, comme son reflet, sa réflexion, est Jésus-Christ, sa Parole faite chair (Jean 1, 14). Lorsqu'il l’exprime, le monde prend forme et s'éclaire (voir Colossiens ch. 1, concernant Jésus-Christ : "tout a été fait en lui, par lui et pour lui").&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à cela, les ténèbres naturelles sont le signe qu'il est une limite à la pénétration de la lumière&amp;nbsp;: ne pas la recevoir. Ne pas accueillir la lumière dans laquelle nous venons à l'être est une possibilité, mystérieuse, aussi pour les créatures intelligentes que nous sommes, devenant par là stupides.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais que de possibilités s'ouvrent au contraire par cet accueil : le pouvoir de devenir enfants de Dieu, juste par l'accueil, dans la foi, de cette Parole et de sa lumière, par l'accueil de cette Parole donnée d'abord dans le ministère de Moïse à Jean-Baptiste, Loi et Prophète, qui pour être témoins de la lumière, ne donnent pas le pouvoir de la vivre en vérité, dans la chair. La grâce seule peut faire franchir ce pas de la vérité incarnée. Elle est venue en Jésus-Christ, qui fait connaître celui que seul il connaît : le Père.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car le connaître ne se fait que dans l'accueil de la Parole dans la chair, dans le fait de vivre de la Parole qui fait vivre, de voir de la lumière qui illumine nos yeux. Connaître, c'est être en communion. Connaître c'est être dans l'amour... Cette possibilité nous est donnée par Jésus-Christ, communion vivante avec Dieu, rencontre pleine de Dieu. De cette plénitude nous recevons tous. C'est là le cadeau de Noël. La réception de la Parole, son accueil, la grâce de la vivre, a donné celle même parole faite chair, croissant jusqu'en la résurrection.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que cette Parole, qui est née en Marie il y a deux mille ans, Jésus, Parole éternelle qui nous a créés, Parole éternelle qui nous illumine - naisse en chacun de nous pour nous rendre féconds en Dieu. Qu'elle fasse germer en nous la grâce de l'accueillir d 'où qu'elle vienne ; de ne pas endurcir notre cœur lorsque nous l'entendons par la bouche de tous ses témoins, de Moïse à Jean-Baptiste, puis aux Apôtres et à tous les anonymes que nous côtoyons peut-être sans le savoir…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et tous ceux, qui jusqu’aux confins du monde sont témoins des possibilités qu’ouvre cette parole — en étant comme autant de terres nouvelles à même d’être ensemencées des graines de cette lumière semée à Noël. Accueillir la Parole créatrice, illuminatrice, source de la vie nouvelle. Cette Parole est le Fils unique de Dieu, en qui demeure pour nous le pouvoir de devenir nous aussi enfants de Dieu.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;RP, &lt;br /&gt;Vence, Noël, 25.12.11&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4539293390001197219-7374550604883070521?l=rolpoup2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rolpoup2.blogspot.com/feeds/7374550604883070521/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/12/promesse-de-lumiere.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/7374550604883070521'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/7374550604883070521'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/12/promesse-de-lumiere.html' title='Noël - Promesse de lumière'/><author><name>rolpoup</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02135611251205466793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_BMVtyheqQgw/S3J9f-BKlrI/AAAAAAAAAUo/YJi3A-cn8jE/S220/est-m%C3%A9diterrann%C3%A9e-or.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh3.googleusercontent.com/-1eUZFaIMPKM/TvW_zf0Yj2I/AAAAAAAAA-4/497NUh2nr8U/s72-c/no%2525C3%2525ABl.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4539293390001197219.post-5734805212201155004</id><published>2011-12-18T10:30:00.025+01:00</published><updated>2011-12-20T00:22:09.545+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Luc'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='- Avent'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='- Dimanches/Fêtes'/><title type='text'>"Sois joyeuse, toi qui as la faveur de Dieu…"</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://2.bp.blogspot.com/-13u4vujCb0A/Tuyo4hvdNSI/AAAAAAAAA9g/YAH0Q-CtFug/s640/annonciation2.png" width="580" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;2 Samuel, 7, 1-16 ; Psaume 89 ; Romains 16, 25-27&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Luc 1, 26-38&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;26  Le sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée du nom de Nazareth, &lt;br /&gt;27  à une jeune fille accordée en mariage à un homme nommé Joseph, de la famille de David ; cette jeune fille s'appelait Marie. &lt;br /&gt;28  L'ange entra auprès d'elle et lui dit : « Sois joyeuse, toi qui as la faveur de Dieu, le Seigneur est avec toi. » &lt;br /&gt;29  A ces mots, elle fut très troublée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. &lt;br /&gt;30  L'ange lui dit : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. &lt;br /&gt;31  Voici que tu vas être enceinte, tu enfanteras un fils et tu lui donneras le nom de Jésus. &lt;br /&gt;32  Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut. Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; &lt;br /&gt;33  il régnera pour toujours sur la famille de Jacob, et son règne n'aura pas de fin. » &lt;br /&gt;34  Marie dit à l'ange : « Comment cela se fera-t-il puisque je n'ai pas de relations conjugales ? » &lt;br /&gt;35  L'ange lui répondit :&lt;br /&gt;« L'Esprit Saint viendra sur toi&lt;br /&gt;et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre ;&lt;br /&gt;c'est pourquoi celui qui va naître sera saint et sera appelé Fils de Dieu.&lt;br /&gt;36  Et voici que Élisabeth, ta parente, est elle aussi enceinte d'un fils dans sa vieillesse et elle en est à son sixième mois, elle qu'on appelait la stérile, &lt;br /&gt;37  car rien n'est impossible à Dieu. » &lt;br /&gt;38  Marie dit alors : « Je suis la servante du Seigneur. Que tout se passe pour moi comme tu me l'as dit ! » Et l'ange la quitta.&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Sois joyeuse, toi qui as la faveur de Dieu… »&lt;/i&gt; Qui est la jeune femme qui reçoit cette parole ? Une inconnue. Elle ne demeure pas dans les palais d’Hérode. Elle ne convoite rien de cet-ordre-là ni une future célébrité hypothétique. Et elle restera inconnue pour longtemps. Sauf, avant un second temps, dans le cercle restreint des disciples.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Sois joyeuse, toi qui as la faveur de Dieu… »&lt;/i&gt; Quelle est cette faveur ? Pas la gloire, mais quelque chose qui a tout pour ne pas réjouir une jeune femme vierge, tout particulièrement en son temps&amp;nbsp;: cette faveur, cette grâce, est celle de devenir fille-mère !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Grâce terrible, dont il lui est demandé sans détour, avant même qu’elle ne sache ce dont il s’agit, de se réjouir ! Quelle amertume ne pourrait-elle pas ressentir à la parole qui suit : &lt;i&gt;« tu sera enceinte »&lt;/i&gt;, amertume comme celle d’une sombre ironie ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais oh surprise, la jeune femme semble à des lustres de l’amertume — qui nous pousse à récriminer pour peu qu’on ne fasse pas cas de nous ! Qui nous pousse à vanter nos mérites, nos actions, ce que l’on nous doit, les sacrifices que l’on dit faire… Un regard sur la jeune femme de Galilée est propre à ramener cela à sa juste proportion et à renverser l’ironie amère qu’elle nous semblerait avoir dû ressentir — et qui ramène à leur proportion nos prétendus mérites, actions jugées indispensables et autres sacrifices ou déclarés tels ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La voix de l’ange qui invite Marie à se réjouir retentit jusqu’aujourd’hui pour chacun de nous, lorsque Dieu nous confie sa faveur, aussi étrange soit-elle ! Quoiqu’il nous confie, il nous l’annonce en ces termes : « Sois joyeuse, sois joyeux… », de quelque faveur qu’il te charge. Réjouis-toi : en cela-même le Seigneur est avec toi. Recevoir comme une grâce ce que Dieu nous confie, qui n’a pas toujours à première vue l’allure d’une route de gloire — quand nous sommes portés à récriminer pour peu que cela tarde.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que Dieu nous confie, c’est sa parole, qui seule fait advenir sa promesse. Sois joyeuse : cette parole, on le comprend est adressée aussi à l’Église, et crée l’Eglise, malgré nos impatiences et récriminations qui risquent de tout froisser. C’est encore ce que nous dit ce qui arrive à cette jeune femme — sa grossesse, a priori un drame à l’époque. Mais là naît l’Église. Mieux, là naît celui pour qui est l’Église, celui en qui naît l’Église.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La jeune femme, elle, qui ne sait pas encore cela, est troublée, nous dit le texte, elle s’interroge sur le sens de cette salutation. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et l’ange redit : &lt;i&gt;« tu as trouvé grâce auprès de Dieu »&lt;/i&gt; puis continue : &lt;i&gt;« Voici que tu vas être enceinte, tu enfanteras un fils »&lt;/i&gt;. Fille-mère pour cette fiancée — le texte a mentionné Joseph —, telle est la grâce qu’elle reçoit d’une parole qui engendre ce qu’elle annonce. La parole « crée » la grossesse, la parole de Dieu dite par l’ange est une citation (Genèse 16, 11) : &lt;i&gt;« Voici que tu es enceinte et tu vas enfanter un fils »&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Futur ? Présent ? La parole qui crée est au-delà du temps. &lt;i&gt;« Que la lumière soit, et la lumière fut&amp;nbsp;»&lt;/i&gt; / littéralement &lt;i&gt;« était »&lt;/i&gt; — tu vas être enceinte, tu es enceinte, et tu vas enfanter. La même parole qui est féconde de la lumière qu’elle annonce (et que rappellent nos bougies de l’Avent comme la fête de Hanoukka dans laquelle le judaïsme entre dans les jours prochains) — la même parole est féconde de l’enfant qui va en naître. Elle est féconde aussi de l’acquiescement de Marie qui va suivre ce que la parole a créé en elle : &lt;i&gt;« qu’il me soit fait selon ta parole »&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce « oui » — &lt;i&gt;« qu’il me soit fait selon ta parole »&lt;/i&gt; — est lui-même fruit de la même parole de Dieu qui fait advenir le Fils éternel de Dieu à son humanité, il n’en est pas la condition. La parole qui crée l’humanité du Christ crée aussi, précède infiniment, le « oui » de Marie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un « oui » qui n’en est que plus remarquable. Dans ce oui est déjà l’épée qui lui transpercera l’âme que va bientôt annoncer à Marie le prophète Syméon (Luc 2). Car avant que ne se réalise la promesse que vient de lui faire l’ange — ton fils auquel tu donneras le nom de Jésus &lt;i&gt;« sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut. Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la famille de Jacob, et son règne n'aura pas de fin »&lt;/i&gt; — avant que ne se réalise cette promesse, le jour de la gloire qui consacrera aussi la grandeur de ce que vit Marie — avant cela, c’est d’un chemin de douleur qu’il s’agit d’abord.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce « oui » est l’acceptation de la douleur à venir, la douleur des épreuves qui accompagnent tout chemin de vie d’une mère, la douleur, dont elle ne sait pas encore ce qu’elle sera, pour elle horrible — &lt;i&gt;« une épée te transpercera l’âme »&lt;/i&gt; —, de voir son fils humilié, calomnié par le monde entier, traité comme criminel, torturé et crucifié pour cela. L’acceptation de cet avenir qu’elle ne connaît pas encore est dans le oui de Marie — &lt;i&gt;« qu’il me soit fait selon ta parole »&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après viendra la plénitude la joie, la reconnaissance du rôle unique de celle que Calvin nomme à plusieurs reprises « Notre Dame », lui qui, comme Luther, ne remet nullement en cause ni ce qui concerne la virginité de la jeune femme, ni l’immensité de ce qui lui arrive et qui en fait la mère de son Seigneur, la mère de son Dieu ! Grand mystère que Calvin ne conteste nullement tout en préférant que l’on utilise l’expression « mère du Seigneur », comme pour rejoindre l’humilité de celle qui répond par un simple « oui » à ce qui lui arrive de terrible en vérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un « oui », donc, qui exclut par avance toute récrimination, précisément parce qu’il est chargé d’une radicale humilité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle ne prétend à rien. C’est la force de Dieu, selon le nom « Gabriel » donné au messager céleste — car nul ne peut voir Dieu, on n’en perçoit que l’Ange, le messager —, c’est donc la force de Dieu, toute de douceur, qui seule agit ; la force d’une parole énoncée dans l’intimité et non pas devant de vastes auditoires. Fût-elle prononcée devant des foules, elle n’en aurait pas plus de force, celle qui bouleverse l’âme dans l’intimité — &lt;i&gt;« ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse »&lt;/i&gt; (2 Corinthiens 12).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La parole qui a bouleversé le monde, qui a fait advenir le Royaume espéré depuis des siècles dans le sein d’une jeune fille, parole indicible, parole silencieuse, est la force de Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est pas par nos agitations, ce n’est pas par nos prétentions à faire de grandes choses et à en attendre une reconnaissance dont le manque nous rend amers, que Dieu crée le monde nouveau, mais par une humble parole prononcée dans la plus intime des intimités, une parole qui loin de toute amertume ou récrimination, fruits de nos prétentions, fait dire à celle qui l’a reçue &lt;i&gt;« qu’il me soit fait selon ta parole »&lt;/i&gt;, quoiqu’il advienne. Quant à l’amertume que porte son nom, Marie, elle en connaîtra la nature profonde, au pied de la Croix, quand sa foi la voit alors déjà changée en douceur infinie, écho de son « oui », &lt;i&gt;« qu’il me soit fait selon ta parole »&lt;/i&gt; — qu’il me soit fait selon ce qui est déjà advenu en moi, ce que ta parole à déjà accompli en moi !&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;RP&lt;br /&gt;Antibes, &lt;br /&gt;4e dimanche de l'Avent&lt;br /&gt;18.12.11&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4539293390001197219-5734805212201155004?l=rolpoup2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rolpoup2.blogspot.com/feeds/5734805212201155004/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/12/sois-joyeuse-toi-qui-as-la-faveur-de.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/5734805212201155004'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/5734805212201155004'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/12/sois-joyeuse-toi-qui-as-la-faveur-de.html' title='&quot;Sois joyeuse, toi qui as la faveur de Dieu…&quot;'/><author><name>rolpoup</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02135611251205466793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_BMVtyheqQgw/S3J9f-BKlrI/AAAAAAAAAUo/YJi3A-cn8jE/S220/est-m%C3%A9diterrann%C3%A9e-or.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-13u4vujCb0A/Tuyo4hvdNSI/AAAAAAAAA9g/YAH0Q-CtFug/s72-c/annonciation2.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4539293390001197219.post-4173364294041916719</id><published>2011-12-11T10:30:00.000+01:00</published><updated>2011-12-11T10:30:01.939+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jean'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='- Avent'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='- Dimanches/Fêtes'/><title type='text'>Témoin de la lumière</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/-mlIiOWIpkmo/TuRlGZY0JXI/AAAAAAAAA9U/jKfC8ytcFgA/s640/lumi%25C3%25A8re.png" width="580" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Ésaïe 61, 1-11 ; Luc 1, 46-55; 1 Thess 5, 16-24&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Jean 1, 6-8 &amp;amp; 19-26&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;6  Il y eut un homme, envoyé de Dieu : son nom était Jean.&lt;br /&gt;7  Il vint en témoin, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous croient par lui.&lt;br /&gt;8  Il n'était pas la lumière, mais il devait rendre témoignage à la lumière.&lt;br /&gt;[…]&lt;br /&gt;19  Et voici quel fut le témoignage de Jean lorsque, de Jérusalem, les Judéens envoyèrent vers lui des prêtres et des lévites pour lui poser la question : "Qui es-tu ?"&lt;br /&gt;20  Il fit une déclaration sans restriction, il déclara : "Je ne suis pas le Christ."&lt;br /&gt;21  Et ils lui demandèrent : "Qui es-tu ? Es-tu Élie ?" Il répondit : "Je ne le suis pas." - Es-tu le Prophète ?" Il répondit : "Non.&lt;br /&gt;22  Ils lui dirent alors : "Qui es-tu ?... que nous apportions une réponse à ceux qui nous ont envoyés ! Que dis-tu de toi-même ?"&lt;br /&gt;23  Il affirma : "Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Aplanissez le chemin du Seigneur, comme l'a dit le prophète Ésaïe."&lt;br /&gt;24  Or ceux qui avaient été envoyés étaient des Pharisiens.&lt;br /&gt;25  Ils continuèrent à l'interroger en disant : "Si tu n'es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète, pourquoi baptises-tu ?"&lt;br /&gt;26  Jean leur répondit : "Moi, je baptise dans l'eau. Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ;&lt;br /&gt;27  il vient après moi et je ne suis même pas digne de dénouer la lanière de sa sandale."&lt;br /&gt;28  Cela se passait à Béthanie, au-delà du Jourdain, où Jean baptisait.&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Un simple mortel&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un dialogue entre des pharisiens, prêtres et lévites qui lui sont envoyés, et Jean, interrogé. Un dialogue en forme de questions-réponses qui flairent le piège : pour qui te prends-tu, toi qui n’es reconnu par personne d’autorisé, en tout cas pas par nous, responsables religieux ? Et Jean, qui par ailleurs ne prétend rien, rien qu’accomplir la volonté du Dieu qui l’envoie ; Jean rejette en bloc toutes les hypothèses, sans doute fumeuses à son goût, et autres références flatteuses qu’on veut lui appliquer, qui sont autant de vrais titres glorieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant les rumeurs persistantes ont tout pour l’encourager à céder à ces flatteries, pour l’inciter à succomber aux croyances qui sont derrière. Pensez : Jean être céleste ! Prophète venu du ciel ! On lui reconnaît même fréquemment une fonction qui s’inscrit dans la lignée d’une étrange parole du prophète Malachie, cette parole qui annonçait la venue future d’Élie, cet autre prophète qui, lui, avait été enlevé au ciel ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, Jean, nouvel Élie ? Oh, allez, peut-être pas forcément, pour tous, un ange descendu du ciel, mais simplement un précurseur semblable à l’Élie de Malachie, au message de l’Élie de Malachie. Voilà qui n’est déjà pas mal : un homme envoyé de Dieu, dit le texte-même que nous avons lu : cela pourrait s’interpréter dans le sens où on le pousse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Témoin de la lumière&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Être céleste Jean ? Il n’a pas cette prétention : lui est l’homme de la terre, du désert, simple messager du repentir, de l’aplanissement du chemin où va passer un autre ; un simple témoin, témoin de la lumière, d’une lumière qui le dépasse de tout l’infini qui est entre celui qui vient du ciel précisément, cette lumière, et lui, Jean, qui, comme tous les témoins, n’est que poussière du désert, et signe d’une lumière si puissante que l’ombre seule en fait deviner la source. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne regarde pas le soleil en face. On ne sait même pas de quel point du ciel il vient. On ne regarde pas la lumière en plein soleil. On sait d’où elle vient en regardant l’ombre qu’elle projette derrière un simple témoin planté là. Jean est ce témoin. Il sait ne produire que de l’ombre ; mais qui montre l’origine de la lumière. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La lumière vient du point exactement inverse à l’ombre que ce point produit. C’est cela Jean : le témoin de la terre, indiquant a contrario la lumière du ciel, depuis l’ombre qu’elle projette par lui. Le témoin planté dans le sable du désert apparaît avant la lumière, avant qu’on ne perçoive la source de la lumière, mais la lumière l’a précédé. Il n’apparaît d’abord, que parce que la lumière l’a précédé. Il n’apparaît qu’en contraste à une lumière qui le déborde infiniment, et qu’on ne voit pas en elle-même parce qu’elle éblouit. Le témoin renvoie à elle. Mais sans lumière, il ne serait jamais apparu. Invisible dans les ténèbres. “Il vient après moi, mais il était avant moi”, dit Jean de Jésus. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là apparaît pleinement le grand rôle de Jean : être l’ombre qui fait paraître la lumière. N’être visible que comme ombre de la lumière. Là est toute la mission et la prédication de Jean : s’abaisser, être simple ombre, pour faire apparaître la lumière. Ou, pour le dire dans les termes d’Ésaïe, qu’il cite : aplanir le chemin du Seigneur qui vient, Jésus, la Parole éternelle : quiconque s’abaisse jusqu’à jouer son vrai rôle d’ombre-témoin est signe du Christ ; mais qui s’élève, s’exalte et se prétend lumineux, se prétend brillant, est obstacle sur le chemin, détourneur de lumière, qui pour cela vit nécessairement dans les ténèbres. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’exalte ma piété, mon savoir, ma beauté, ma richesse, mes titres ? — autant de pâles loupiotes en regard de la lumière de celui qui est lumière. Je veux que ces loupiotes brillent : je cherche donc nécessairement à vivre dans les ténèbres puisque je veux que tout cela se voit, alors que tout cela, qui n’est qu’autant de faibles bougies, ne se voit pas, justement, sous la lumière éclatante du soleil dans le désert de ma vie : si une faible bougie doit briller, il lui faut du sombre, il ne faut pas qu’elle soit allumée en plein jour... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean a choisi : s’effacer ; plus que de briller, être l’ombre, pour vivre dans la lumière, être l’ombre de la lumière, l’ombre qui dévoile la lumière : c’est de cette façon qu’il peut aplanir le chemin du Seigneur : en se sachant indigne d’en dénouer les sandales. Même sa prédication et son geste sublime, son baptême, sont l’ombre de la lumière. À combien plus forte raison les nôtres, nos gestes. C’est le baptême administré de façon invisible, comme un souffle, Esprit soufflé par le Christ, qui sauve — et point les bains et autres ablutions que seules peuvent administrer les hommes. Comme le dit Jean, nous n’avons de pouvoir que celui de répandre de l’eau, pas de communiquer l’Esprit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même, c’est la Parole éternelle, créatrice de l’univers, cette Parole devenue chair, Jésus, qui peut sauver — et point nos paroles, aussi remarquables sembleraient-elles, que peuvent proférer nos bouches enténébrées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Aplanir le chemin du Seigneur&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’il en est ainsi de nos paroles et gestes religieux, que dire alors de nos autres diverses gloires passagères ; beauté, force, titres, richesse, et j’en passe, autant d’instruments qui pourraient être au service du Seigneur, autant d’instruments d’oppression pour qui n’y prend point garde, instruments, même, finalement, d’une gloutonnerie qui avalerait le monde sans savoir y mêler le goût des herbes amères. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mettre dans son repas de fête un peu d’herbes amères, recommande la Torah pour le repas de fête de la Pâque. Un peu d’herbes amères pour se souvenir de l’exil et de la misère. Misère passée du temps de l’esclavage, misère actuelle de nos frères de la terre. Écoutons la façon dont en parle cet autre témoin de la lumière, le prophète Amos (6:6) : “buvant du vin dans des coupes, et se parfumant à l'huile des prémices, [dit-il de son peuple, Juda] ils ne ressentent aucun tourment pour la ruine de Joseph.” Amos menace ainsi Juda qui au cœur de ses fêtes ignore la douleur de son frère Joseph dans l’exil, le deuil, la faim. Et nous, qu’avons-nous fait de nos frères&amp;nbsp;? Saurons-nous mettre un peu d’herbes amères au cœur de nos joies passagères ? C’est cela aussi le message de Jean Baptiste, du témoin de la lumière : la conversion à laquelle il appelle commence là. Au jour où les abîmes des inégalités se creusent, tenter encore d’aplanir le chemin du Seigneur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Outre les gestes religieux, outre les moments de fête, on pourrait en dire autant de tous les aspects glorieux, croyons-nous, de nos vies : autant de possibles abats-jours visant sans le savoir toujours clairement, à voiler le Christ... Alors aujourd’hui, que l’attente de Dieu donne à chacun de nous de devenir un peu une ombre, l’humble ombre du soleil magnifique que nous pourrons ainsi fêter et accueillir dignement. Que Dieu nous accorde cette joie : être ainsi vraiment de la fête de tous ses enfants de la terre appelés à devenir enfants de Dieu dans la lumière que nous attendons à Noël.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;R.P.&lt;br /&gt;Vence&lt;br /&gt;3e dimanche de l'Avent&lt;br /&gt;11.12.11&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4539293390001197219-4173364294041916719?l=rolpoup2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rolpoup2.blogspot.com/feeds/4173364294041916719/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/12/temoin-de-la-lumiere.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/4173364294041916719'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/4173364294041916719'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/12/temoin-de-la-lumiere.html' title='Témoin de la lumière'/><author><name>rolpoup</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02135611251205466793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_BMVtyheqQgw/S3J9f-BKlrI/AAAAAAAAAUo/YJi3A-cn8jE/S220/est-m%C3%A9diterrann%C3%A9e-or.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-mlIiOWIpkmo/TuRlGZY0JXI/AAAAAAAAA9U/jKfC8ytcFgA/s72-c/lumi%25C3%25A8re.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4539293390001197219.post-7472752283634886165</id><published>2011-12-04T10:30:00.049+01:00</published><updated>2011-12-04T12:32:04.779+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Marc'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='- Avent'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pierre'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='- Dimanches/Fêtes'/><title type='text'>Mille ans comme un jour</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://2.bp.blogspot.com/-ojavS_Fwe78/TtpMqIrEAFI/AAAAAAAAA9I/IJ4HY8DBZEw/s640/2001.png" width="580" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ésaïe 40, 1-11 ; Psaume 85 ; 2 Pierre 3, 8-14 ; Marc 1, 1-8&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;2 Pierre 3, 8-14&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;8  Mais il est une chose, bien-aimés, que vous ne devez pas ignorer, c’est que, devant le Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour.&lt;br /&gt;9  Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient ; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance.&lt;br /&gt;10  Le jour du Seigneur viendra comme un voleur ; en ce jour, les cieux passeront avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, et la terre avec les œuvres qu’elle renferme sera consumée.&lt;br /&gt;11  Puisque donc toutes ces choses doivent se dissoudre, quelles ne doivent pas être la sainteté de votre conduite et votre piété,&lt;br /&gt;12  tandis que vous attendez et hâtez l’avènement du jour de Dieu, à cause duquel les cieux enflammés se dissoudront et les éléments embrasés se fondront !&lt;br /&gt;13  Mais nous attendons, selon sa promesse, de nouveaux cieux et une nouvelle terre, où la justice habitera.&lt;br /&gt;14  C’est pourquoi, bien-aimés, en attendant ces choses, appliquez-vous à être trouvés par lui sans tache et irrépréhensibles dans la paix.&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Marc 1, 1-8&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;1  Commencement de l’Évangile de Jésus-Christ, Fils de Dieu.&lt;br /&gt;2  Selon ce qui est écrit dans Ésaïe, le prophète : Voici, j’envoie devant toi mon messager, Qui préparera ton chemin ;&lt;br /&gt;3  C’est la voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, Aplanissez ses sentiers.&lt;br /&gt;4  Jean parut, baptisant dans le désert, et prêchant le baptême de repentance, pour la rémission des péchés.&lt;br /&gt;5  Tout le pays de Judée et tous les habitants de Jérusalem se rendaient auprès de lui ; et, confessant leurs péchés, ils se faisaient baptiser par lui dans le fleuve du Jourdain.&lt;br /&gt;6  Jean avait un vêtement de poils de chameau, et une ceinture de cuir autour des reins. Il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage.&lt;br /&gt;7  Il prêchait, disant : Il vient après moi celui qui est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de délier, en me baissant, la courroie de ses souliers.&lt;br /&gt;8  Moi, je vous ai baptisés d’eau ; lui, il vous baptisera du Saint-Esprit.&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Jean a baptisé d’eau, mais vous, dans peu de jours, vous serez baptisés du Saint-Esprit »&lt;/i&gt;, annonce Jésus au moment de son départ, au jour de l’Ascension. Comment est interprétée la prophétie du Baptiste citée ce jour-là par Jésus ? Écoutons la suite : &lt;i&gt;« Alors les apôtres réunis lui demandèrent : Seigneur, est-ce en ce temps que tu rétabliras le royaume d’Israël ? »&lt;/i&gt; Jésus parle du don de l’Esprit saint, les disciples entendent l’instauration du Royaume, attendue donc d’un moment à l’autre. &lt;i&gt;« Il leur répondit : Ce n’est pas à vous de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de sa propre autorité »&lt;/i&gt; (Actes 1, 5-7).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour »&lt;/i&gt;, dira l’épître de Pierre citant le Psaume 90…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On retrouve la même problématique que chez les douze, chez les disciples de Thessalonique s’interrogeant sur le sort de ceux qui sont décédés avant l’instauration du Royaume. Paul leur répondait — 1 Th 4, 13-14 &amp;amp; 1 Th 5, 1-2   : &lt;i&gt;« Nous ne voulons pas, frères et sœurs, que vous soyez dans l’ignorance au sujet de ceux qui dorment, afin que vous ne vous affligiez pas comme des gens qui n’ont point d’espérance. Car, si nous croyons que Jésus est mort et qu’il est ressuscité, croyons aussi que Dieu ramènera par Jésus et avec lui ceux qui sont morts. […]  Consolez-vous donc les uns les autres par ces paroles. »&lt;/i&gt; 1 Th 5, 1-2 : &lt;i&gt;« Pour ce qui est des temps et des moments, vous n’avez pas besoin, frères, qu’on vous en écrive. Car vous savez bien vous-mêmes que le jour du Seigneur viendra comme un voleur dans la nuit. »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2 Pierre 3, 8-9 — nous l’avons entendu : &lt;i&gt;« il est une chose, bien-aimés, que vous ne devez pas ignorer, c’est que, devant le Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour. Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient ; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance. »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous allons revenir sur la repentance, écho au message de Jean le Baptiste — et vis-à-vis du don de l’Esprit saint par le Christ ressuscité. Avant cela, resterons sur cette leçon forte pour ceux qui attendent la venue de la Royauté de Dieu : pourquoi est-ce si long ? Au point que nombreux oublient que c’est là l’espérance qui mène les premiers disciples à s’interroger, voire à douter — pour que la réponse claire qui leur est donnée renvoie au temps de Dieu : &lt;i&gt;« devant le Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour »&lt;/i&gt;…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;2 Pierre 3, 3-7, juste avant notre texte : &lt;i&gt;« il viendra des moqueurs avec leurs railleries, marchant selon leurs propres convoitises, et disant : Où est la promesse de son avènement ? Car, depuis que les pères sont morts, tout demeure comme dès le commencement de la création. Ils veulent ignorer, en effet, que des cieux existèrent autrefois par la parole de Dieu, de même qu’une terre tirée de l’eau et formée au moyen de l’eau, et que par ces choses le monde d’alors périt, submergé par l’eau, tandis que, par la même parole, les cieux et la terre d’à présent sont gardés et réservés pour le feu, pour le jour du jugement. »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’impression commune, qui nous affecte tous, est que les choses qui ont duré sont immuables !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1982, Arthur C. Clarke écrit &lt;i&gt;2010 : Odyssée deux&lt;/i&gt;, suite du fameux &lt;i&gt;2001 Odyssée de l'espace&lt;/i&gt;, qui remonte à 1968. En résumé, dans &lt;i&gt;2010 : Odyssée deux&lt;/i&gt;, Américains et Soviétiques sont en mission spatiale commune. En 2010, dans un monde où la guerre froide est toujours d'actualité (le livre est écrit 7 ans avant le chute du mur de Berlin), des astronautes américains partent avec une équipe soviétique à bord d’un vaisseau spatial soviétique, alors que sur Terre les tensions sont au maximum et que la guerre américano-soviétique est sur le point d'éclater…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi est-ce que je cite cela ? Parce qu’en 1982, il est impossible pour le scientifique compétent auteur de ces livres de science fiction d’imaginer qu’en 2010 l’Union soviétique n’existera plus… Rappelons-nous, pour ceux d’entre nous qui étions déjà adultes en 1982 : l’Union soviétique était perçue comme inébranlable. Évidemment qu’elle existerait encore en 2010 ! Nous étions nés avec (pour ceux qui sont nés après 1922), nous mourrions avec…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’était ne pas compter avec ce que &lt;i&gt;« devant le Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour »&lt;/i&gt;… Et que dire des grands empires de l’Antiquité, engloutis dans les sables après avoir duré parfois des millénaires ?…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh bien la parole de sagesse du Psaume 90 et de la 2e épître de Pierre, qui valait pour les empires antiques et les désormais anciens empires modernes, vaut toujours. Remonterait-il au Moyen Âge ou même avant, un empire, ou autre système du monde, est du temps, passager, donc, comme tout empire ou système du temps humain, qui n’est pas le temps de Dieu. Ça vaut pour ce que nous vivons en nos temps. &lt;i&gt;« Devant le Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour »&lt;/i&gt;… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Ici l’épître poursuit : &lt;i&gt;« Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient ; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance. »&lt;/i&gt; (2 P 3, 9).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà une autre lecture du temps de Dieu : le temps de Dieu comme temps de sa patience, un temps pour nous ! Où l’on retrouve la prédication du Baptiste : « repentez-vous » ! C’est tout ce qu’il en est nous concernant : « repentez-vous », c’est à dire littéralement : tournez-vous, tournez les yeux vers le Seigneur, et détournez-vous de vos comportements qui vous enferrent loin de Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Détournez-vous de tout ce qui vous nuit et vous cantonne loin du Royaume. Quant au don de l’Esprit saint, qui rend le Royaume présent au milieu de vous, c’est le don de celui qui vient et pour qui mille ans sont comme un jour et un jour comme mille ans. Le jour de sa parousie, le jour de la résolution des nœuds de l’Histoire est proche dans le temps de Dieu, quelle que soit l’extension du temps humain. Si proche qu’il est déjà là, dans le don de l’Esprit saint, dans ta bouche et dans ton cœur, présent au milieu de vous. Pour vous, pour nous, dans l’espace du temps humain, et selon le don de l’Esprit saint, vous êtes dans le temps de la patience, où aujourd’hui encore est lancé l’appel du Baptiste — aujourd’hui encore il est temps : « repentez-vous » ! C’est à dire : revenez à moi, détournez-vous de ce qui vous éloigne de moi, pendant qu’il est temps. Le Seigneur est tout proche, près de toi… &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;RP,&lt;br /&gt;Antibes, &lt;br /&gt;2e dimanche de l’Avent&lt;br /&gt;4.12.11&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4539293390001197219-7472752283634886165?l=rolpoup2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rolpoup2.blogspot.com/feeds/7472752283634886165/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/12/mille-ans-comme-un-jour.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/7472752283634886165'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/7472752283634886165'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/12/mille-ans-comme-un-jour.html' title='Mille ans comme un jour'/><author><name>rolpoup</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02135611251205466793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_BMVtyheqQgw/S3J9f-BKlrI/AAAAAAAAAUo/YJi3A-cn8jE/S220/est-m%C3%A9diterrann%C3%A9e-or.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-ojavS_Fwe78/TtpMqIrEAFI/AAAAAAAAA9I/IJ4HY8DBZEw/s72-c/2001.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4539293390001197219.post-5688721003593298103</id><published>2011-11-27T10:30:00.009+01:00</published><updated>2011-11-27T10:30:01.507+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Marc'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='- Avent'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='- Dimanches/Fêtes'/><title type='text'>Entre Evangile et douleurs du temps, veillez</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://2.bp.blogspot.com/-cutPZprlk3o/TtEDIexwaLI/AAAAAAAAA9A/WsjEFU7aS9Y/s640/nuit2.png" width="580" /&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;Ésaïe 63, 16 à 64, 7 ; Psaume 80 ; 1 Corinthiens 1, 3-9&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Marc 13, 33-37&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;33 Prenez garde, veillez et priez, car vous ne savez quand ce sera le moment.&lt;br /&gt;34 Il en sera comme d’un homme qui part en voyage, laisse sa maison, donne pouvoir à ses serviteurs, à chacun sa tâche, et commande au portier de veiller.&lt;br /&gt;35 Veillez donc, car vous ne savez quand viendra le maître de la maison, le soir, ou au milieu de la nuit, ou au chant du coq, ou le matin ;&lt;br /&gt;36 craignez qu’il n’arrive à l’improviste et ne vous trouve endormis.&lt;br /&gt;37 Ce que je vous dis, je le dis à tous : Veillez.&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Quand sera le moment »&lt;/i&gt;… Quel moment ? On lit aisément ce texte de façon bien abstraite. On imagine volontiers une venue de Jésus hors de tout contexte… Quand on ne lit pas cette prophétie comme parlant de la mort naturelle de tout un chacun : la mort ne vient-elle pas à l’improviste&amp;nbsp;?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La prophétie reçue ainsi, plus question de lire les signes des temps, comme Jésus vient d’y inviter&amp;nbsp;: « Comprenez cette comparaison empruntée au figuier : dès que ses rameaux deviennent tendres et&lt;i&gt; que poussent ses feuilles, vous reconnaissez que l'été est proche. De même, vous aussi, quand vous verrez cela arriver, sachez que le Fils de l'homme est proche, qu'il est à vos portes. »&lt;/i&gt; (Mc 13, 28-29)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Signes des temps. Que lire comme signes des temps ? Les versets qui précèdent indiquent l’annonce de l’Évangile du Royaume et la persécution dans le cadre de l’augmentation de la violence du temps. Point culminant : &lt;i&gt;« Quand vous verrez l'Abominable Dévastateur installé là où il ne faut pas — que le lecteur comprenne ! —, alors, ceux qui seront en Judée, qu'ils fuient dans les montagnes »&lt;/i&gt;… (Mc 13, 14 sq.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l’immédiat, les disciples du Christ de la première génération ont lu cela en regard de la destruction et de la profanation du Temple en 70. Lecture des signes des temps au 1er siècle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais les temps ont continué de se dérouler depuis, et chaque génération a dû apprendre à lire les signes des temps pour son époque. Avec des invariants : dans le cadre des violences du temps, annonce de l’Évangile et persécution. Ce qui a entraîné deux compréhensions du contexte de la venue du Christ en gloire, où le christianisme rejoint le Talmud considérant que &lt;i&gt;« le Messie ne surgira qu'au milieu d’un monde "entièrement juste" ou "entièrement coupable" »&lt;/i&gt;. Deux compréhensions reçues dans le christianisme qui considèrent — l’une que l’annonce de l’Évangile finira par vaincre le mal et ouvrir la porte au Christ glorieux ; l’autre qu’au cœur de la persécution qui accompagne l’annonce du Royaume de Dieu aux nations, la venue du Christ en gloire est l’événement salvateur par lequel Dieu met terme à la violence devenue trop intense. &lt;i&gt;« Le soir, au milieu de la nuit, au chant du coq, le matin » ? — « Craignez qu’il n’arrive à l’improviste et ne vous trouve endormis »&lt;/i&gt;…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lire les signes de temps… Ça concerne dans le texte, la géopolitique, ça peut concerner jusqu’à nos vies personnelles dans ce qu’elles ont de plus intime. La douleur indicible de l’Israël du premier siècle face aux nations peut renvoyer à celle de Job ou du Psalmiste en souffrance — et donc concerner depuis le mépris que l’on peut ressentir en de telles circonstances, jusqu’à des douleurs comme celles de la maladie ou de toute autre détresse. L’appel à la vigilance devant les signes des temps de la venue du Messie ouvre ici le temps de l’Avent : il est question de vivre dès aujourd’hui le Messie qui vient mettre terme à la douleur de l’histoire comme celui qui est déjà avec nous dans son humilité, dévoilée à Noël. Il est aussi celui qui est avec nous, qui nous a rejoint comme petit enfant semblable à nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le texte de Marc, l’annonce de cette bonne nouvelle, qui nous concerne ainsi au plus près, est enserrée dans les violences du temps géopolitique — les nations se liguent — Psaume 2, 1-3&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«&amp;nbsp;Les nations s'agitent, mais pourquoi ? Les peuples complotent, mais c'est pour rien ! Les rois de la terre se préparent au combat, les princes se concertent contre le Seigneur et contre le roi qu'il a consacré. "Rompons les liens qu'ils nous imposent, disent-ils, rejetons leur domination !" »&lt;/i&gt; Unanimité contre le Seigneur et ceux qui le suivent, haïs de tous, trahis jusque par leurs proches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Quant à vous, prenez garde à vous-mêmes ; on vous livrera aux tribunaux et vous serez battus dans les lieux de culte ; vous comparaîtrez devant des gouverneurs et des rois à cause de moi : ils auront là un témoignage. Car il faut d'abord que l'Évangile soit proclamé à toutes les nations. […]. »&lt;/i&gt; (Mc 13, 9-10)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces paroles données là à la première génération (elle « ne passera pas », dit Jésus dans la même prophétie — v. 30), ces paroles se sont accomplies… pour toutes les générations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a parlé de souffrance intime, de mépris… Vingt siècles après ce texte, au Pakistan : &lt;i&gt;« &lt;a href="http://www.acatfrance.fr/medias/files/pages_dynamiques_espace_membre/4-Prier%20pour%204%20personnes%20pendant%20l%5C%27Avent%202011%20web.pdf" target="_blank"&gt;Asia Bibi&lt;/a&gt;, 37 ans, est chrétienne et mère de plusieurs enfants. Un jour de juin 2009, alors qu'elle travaille aux champs en compagnie d'autres femmes, un incident survient. Selon les correspondants du Telegraph au Pakistan, on demande à Asia d'aller chercher de l'eau mais quand celle-ci s'exécute, les autres femmes refusent de toucher au liquide qu'elles estiment "impur". S'ensuit une conversation animée autour de la religion. Alors qu'Asia est pressée par ses collègues "de renoncer à sa foi chrétienne et d'embrasser l'islam",&lt;/i&gt; rapporte Christian Today, &lt;i&gt;elle répond en disant que Jésus est mort sur la croix pour les péchés de l'humanité et demande à la femme musulmane ce que Mahomet a fait pour elle. Ce qui déplait fortement. Asia finit par être prise à partie par une foule agressive. Elle se réfugie alors auprès de la police qui, sous la pression de la foule, se retourne contre elle en l'arrêtant pour blasphème. Depuis, Asia est en détention, encourant la peine de mort. »&lt;/i&gt; Souffrance du temps. Un problème pour Asia — violences du temps : l’agenda politico-militaire mondial veut que son pays soit ménagé par les grandes puissances mondiales… Le &lt;i&gt;« monde entièrement corrompu »&lt;/i&gt; signalé par le Talmud. &lt;i&gt;« Le monde entier au pouvoir du mauvais »&lt;/i&gt; — 1 Jn 5, 19.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les informations concernant Asia sont depuis peu contradictoires. Toujours en, prison, elle aurait peut-être été graciée (quoique le juge chargé de l’affaire &lt;a href="http://www.acatfrance.fr/medias/files/pages_dynamiques_espace_membre/4-Prier%20pour%204%20personnes%20pendant%20l%5C%27Avent%202011%20web.pdf" target="_blank"&gt;lui refuse les circonstances atténuantes&lt;/a&gt;) — « grâce » éventuelle qui malgré tout confirme la violence d’un système où l’on juge que, sauf grâce arbitraire, user de la liberté religieuse peut valoir la peine de mort. Article 18 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme : &lt;i&gt;« Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seul ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites. »&lt;/i&gt; Mais l’agenda politico-militaire et les priorités économiques des grandes puissances étant ce qu’ils sont…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;La violence passe alors — comme en tout temps — par toutes sortes d’insultes et de calomnies — Souffrance de Job… Car il faut bien se donner des motifs pour persécuter quelqu’un — qui ne fait, ici, qu’exercer le droit de dire sa foi, fût-ce de façon maladroite. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien de nouveau cependant : Jésus n’a-t-il pas été mis à mort sous l’accusation d’être une sorte de terroriste, de prêcher une belle foi pacifique tout en fomentant des actes criminels ? « Il est allé jusqu’à menacer de détruire le Temple » ! rapportent les faux-témoins. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand toutes les nations se liguent, il leur faut bien des prétextes, et des « bons ». Chrétiens criminels, « incendiaires de Rome » sous Néron : ça vaut bien les tribunaux des nations et les prises à partie dans les lieux de culte ! (Mc 13, 9)… Sauf que les accusations sont fausses… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Quinze siècle après Néron, en octobre 1534 en France, suite à « l’affaire des placards » — des écrits contre la messe affichés en divers lieux… « Les luthériens », comme on appelle les partisans de la Réforme, sont accusés — tous dans le même sac. Suite à ce beau prétexte, les persécutions se déchaînent. Et &lt;i&gt;« de percer les langues au fer chaud, d’arracher les joues par des crochets, de couper les poings, de brûler vif. Etc. Excellent moyen,&lt;/i&gt; commente l’historien qui rapporte cela, &lt;i&gt;de prouver la supériorité de la "religion chrestienne" sur les autres, et d’instruire efficacement badauds et belles dames, friands de ce spectacle de choix, sur le sort qui les attendait s’ils avaient la velléité de quitter le giron de l’Eglise. »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1545, ce sont les vaudois du Luberon qui font les frais de cette violence persécutrice dirigée ici par le baron d’Oppède : les villages vaudois sont pillés, les hommes massacrés ou envoyés aux galères, les femmes violées avant d’être tuées. Certains sont vendus en esclavage. Les terres sont confisquées. Les violences débordent, les villages alentour les subissent aussi. Le chef de la résistance vaudoise a son fief à Cabrières d’Avignon... Bon prétexte pour lequel le village sera détruit, comme 23 autres villages vaudois du Luberon, massacrés par l’armée du baron, tuant 3000 personnes en cinq jours et envoyant aux galères 670 hommes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etc., etc. Ça se poursuit jusqu’à la fameuse St-Barthélémy, 1572. Le pape Grégoire XIII, pour dire officiellement sa joie de voir éliminer les hérétiques, commande alors à Giorgio Vasari une fresque célébrant le massacre parisien, qu'il fait placer en face de celle célébrant la bataille de Lépante où les Habsbourg battaient les Turcs en 1571. Les deux fresques ornent toujours la salle Regia du Vatican. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Telle est l’ambiance en France dans les temps où, en 1553, le conseil de la ville de Genève condamne un Servet déjà brûlé en effigie par l’Inquisition, — comme un conseil précédent de la même Genève avait chassé Calvin moins de 20 ans avant. Et qu’entend-on dans la clameur médiatique des « nations liguées », la « communauté » dite « internationale » d’alors et sa « cour pénale » ? Clameur qui vient jusqu’à nos jours, à force d’être répétée docilement du bouche à oreille par les gens simples — « sancta simplicitas » disait Jean Hus de l’humble personne en train d’apporter un fagot à son bûcher. Qu’entend-on ? Que Calvin, pas même citoyen de Genève, est pourtant un des grands coupables de toute la violence d’alors — lui et ceux qui ont l’outrecuidance de ne pas condamner son enseignement ! Que si l’on veut parler des massacres de Paris, des vaudois, etc., il faut au moins mettre en balance cela avec ce qui, concernant Calvin et Servet, n’est d’ailleurs même pas clarifié, mais que tout le monde croit à force de le répéter !… Renvoyant ainsi tranquillement dos à dos — par un si bon prétexte — martyrs et bourreaux… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le renvoi dos à dos des victimes et des bourreaux, voilà alors un signe des plus criants d’un «&amp;nbsp;monde entièrement corrompu » — signalé par le Talmud. Signe des temps des plus aigus. &lt;i&gt;« Si tout le monde est trop vite d'accord pour condamner un prévenu, alors mieux vaut le libérer, car tout jugement unanime est suspect »&lt;/i&gt;, avertit aussi le Talmud. « Toutes les nations liguées ». Quand on en est là, quand le jugement est unanime, sans recours, quand tout est renversé, l’Abomination installée où on ne le croirait pas, alors veillez : quand plus rien ne vous est possible, le Dieu libérateur est à la porte. Car au-delà de la menace sur le peuple sans force, c’est en vue de la libération qu’il est question de veiller.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;On peut prolonger la façon de faire et la liste des calomnies concernant d’autres situations, d’autres persécutions, ou d’autres afflictions, jusqu’à nos jours. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose » aurait dit un célèbre ministre de la propagande de l’Allemagne du XXe siècle. Ça vaut pour les persécutés et affligés actuels. Jusqu’à des calomnies mondialement médiatisées, rabâchées par ceux qui les acceptent sans preuves, et qui débouchent jusque sur des actes de guerre (« vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerres » — Mc 13, 7) — et déjà sur le silence entourant les persécutés, suite aux fausses accusations — « toute sorte de mal » — qui les transforme eux-mêmes en quasi-persécuteurs ou en alliés de supposés persécuteurs !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À son échelle, Asia Bibi est de ces calomniées : elle a porté atteinte à un ordre légal — soutenu par les puissances de la « communauté » dite « internationale » qui cautionne (tout en le déplorant hypocritement !) cet ordre légal qui prévoit qu’on ne dit pas ce qu’elle a dit, sous peine de mort. Subversive, elle renverse tout ce qui est sacré, elle « blasphème » — est condamnée pour cela, comme son maître !… C’est là qu’il s’agit de veiller…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La voilà sans force, calomniée, même par d’autres chrétiens du reste du monde à l’instar souvent de la plupart des médias — qui se plient aux intérêts économiques des puissances qui ménagent, voire appuient, les persécuteurs des Asia Bibi (heureusement pas tous les journaux, ou pas toujours : la presse écrite a relayé ce cas-là, le cas d’Asia Bibi, ce qui lui aura peut-être valu sa «&amp;nbsp;grâce »). Trop souvent, pourtant, en voilà qui jugent que, quand même, cette façon de faire du prosélytisme (autre mot terrible)… est pour le moins maladroite, irrespectueuse, violente au fond… C’est ça, violente ! Au fond la violence, c’est elle qui en est coupable ! — au dire d’un certain mépris ; ou peut être aussi d’une certaine lâcheté… Cette faiblesse qui empêche d’appeler un chat un chat et qui fait renvoyer dos à dos la victime et le bourreau. C’est là qu’il s’agit de veiller. Le maître est proche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui est condamné à mort pour sa foi ? Qui est dans la souffrance du deuil et de la maladie comme Job ? C’est la seule question qui vaut d’être posée. Chercher des poux dans la tête des persécutés ou des affligés, comme c’est si commun — cela se voit jusque dans les Églises ! — n’est jamais qu’une forme de lâcheté ! Ou au mieux une ignorance, qui abandonne les victimes à leur douleur ou à leurs bourreaux. Signe de ce que le maître est proche, tout proche, près de toi, « dans ta bouche et dans ton cœur » (Dt 30.14, Ro 10.8)...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font », ni ce qu’ils disent… Ils ne font que répéter, sans savoir par eux-mêmes, voire le bruit ambiant nommé aujourd’hui « information »…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Une attitude qui en attendant coûte tant à toutes les Asia Bibi qui se voient ainsi privées de la parole qui pourrait les sauver, elle ou, tout près, celles et ceux qui sont éprouvés. Cela devient alors aussi un signe qui colle à ce qu’a annoncé Jésus, lui-même abandonné de tous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Heureux êtes-vous lorsque l'on vous insulte, que l'on vous persécute et que l'on dit faussement contre vous toute sorte de mal à cause de moi. Soyez dans la joie et l'allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ; c'est ainsi en effet qu'on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés. » (Matthieu 5, 11-12)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà donc un signe des temps dans lesquels Jésus nous appelle à veiller. « Ce que je vous dis, je le dis à tous : Veillez. » Même si « vous n’avez pas encore eu à résister jusqu’au sang en luttant contre le péché » (Hébreux 12, 4). Veillez en vue de la venue du maître de la maison, sachant que quand l’Évangile est annoncé et que tous sont ligués contre lui et ceux qui le suivent, en inventant, ou répétant, toutes sortes de calomnies, le Seigneur est à la porte — Psaume 2 : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;1 Les nations s'agitent, mais pourquoi ?&lt;br /&gt;Les peuples complotent, mais c'est pour rien !&lt;br /&gt;2 Les rois de la terre se préparent au combat,&lt;br /&gt;les princes se concertent contre le Seigneur et contre celui qu'il a consacré.&lt;br /&gt;3 « Rompons les liens qu'ils nous imposent, disent-ils,&lt;br /&gt;rejetons leur domination ! »&lt;br /&gt;4 Mais le Seigneur rit,&lt;br /&gt;celui qui siège au ciel se moque d'eux.&lt;br /&gt;5 Puis il s'adresse à eux avec colère&lt;br /&gt;et les terrifie par son indignation :&lt;br /&gt;6 « A Sion, la montagne qui m'est consacrée, dit-il,&lt;br /&gt;j'ai consacré le Messie que j'ai choisi. »&lt;br /&gt;7 Je publierai le décret du Seigneur ;&lt;br /&gt;il m'a déclaré : « Tu es mon fils ! Je t’ai engendré aujourd’hui. »&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;RP&lt;br /&gt;Antibes – culte "central"&lt;br /&gt;1er dimanche de l’Avent&lt;br /&gt;27.11.11&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4539293390001197219-5688721003593298103?l=rolpoup2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rolpoup2.blogspot.com/feeds/5688721003593298103/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/11/entre-evangile-et-douleurs-du-temps.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/5688721003593298103'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/5688721003593298103'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/11/entre-evangile-et-douleurs-du-temps.html' title='Entre Evangile et douleurs du temps, veillez'/><author><name>rolpoup</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02135611251205466793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_BMVtyheqQgw/S3J9f-BKlrI/AAAAAAAAAUo/YJi3A-cn8jE/S220/est-m%C3%A9diterrann%C3%A9e-or.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-cutPZprlk3o/TtEDIexwaLI/AAAAAAAAA9A/WsjEFU7aS9Y/s72-c/nuit2.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4539293390001197219.post-351908825210225086</id><published>2011-11-13T10:30:00.001+01:00</published><updated>2011-11-13T10:30:01.292+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Matthieu'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='- Dimanches/Fêtes'/><title type='text'>Talents</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/-io-Pov8d5D0/Tr1OcBy7LUI/AAAAAAAAA8Y/jQs73FEp6Jw/s640/labour.png" width="580" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Proverbes 31, 10-31 ; Psaume 128 ; 1 Thessaloniciens 5, 1-6&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Matthieu 25, 14-30&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;14  "Il en va comme d’un homme qui, partant en voyage, appela ses serviteurs et leur confia ses biens.&lt;br /&gt;15  A l’un il remit cinq talents, à un autre deux, à un autre un seul, à chacun selon ses capacités; puis il partit. Aussitôt&lt;br /&gt;16  celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla les faire valoir et en gagna cinq autres.&lt;br /&gt;17  De même celui des deux talents en gagna deux autres.&lt;br /&gt;18  Mais celui qui n’en avait reçu qu’un s’en alla creuser un trou dans la terre et y cacha l’argent de son maître.&lt;br /&gt;19  Longtemps après, arrive le maître de ces serviteurs, et il règle ses comptes avec eux.&lt;br /&gt;20  Celui qui avait reçu les cinq talents s’avança et en présenta cinq autres, en disant: Maître, tu m’avais confié cinq talents; voici cinq autres talents que j’ai gagnés.&lt;br /&gt;21  Son maître lui dit: C’est bien, bon et fidèle serviteur, tu as été fidèle en peu de choses, sur beaucoup je t’établirai; viens te réjouir avec ton maître.&lt;br /&gt;22  Celui des deux talents s’avança à son tour et dit: Maître, tu m’avais confié deux talents; voici deux autres talents que j’ai gagnés.&lt;br /&gt;23  Son maître lui dit: C’est bien, bon et fidèle serviteur, tu as été fidèle en peu de choses, sur beaucoup je t’établirai; viens te réjouir avec ton maître.&lt;br /&gt;24  S’avançant à son tour, celui qui avait reçu un seul talent dit: Maître, je savais que tu es un homme dur: tu moissonnes où tu n’as pas semé, tu ramasses où tu n’as pas répandu;&lt;br /&gt;25  par peur, je suis allé cacher ton talent dans la terre: le voici, tu as ton bien.&lt;br /&gt;26  Mais son maître lui répondit: Mauvais serviteur, timoré! Tu savais que je moissonne où je n’ai pas semé et que je ramasse où je n’ai rien répandu.&lt;br /&gt;27  Il te fallait donc placer mon argent chez les banquiers: à mon retour, j’aurais recouvré mon bien avec un intérêt.&lt;br /&gt;28  Retirez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui a les dix talents.&lt;br /&gt;29  Car à tout homme qui a, l’on donnera et il sera dans la surabondance; mais à celui qui n’a pas, même ce qu’il a lui sera retiré.&lt;br /&gt;30  Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dans les ténèbres du dehors: là seront les pleurs et les grincements de dents.&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Le maître s'est éloigné. Les serviteurs sont seuls. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils demeurent — nous demeurons — dans un temps intermédiaire, dans le provisoire. Mais la tentation est de s'imaginer que ce provisoire est du définitif. Alors on s'endort, on n'aura pas de comptes à rendre. Ce monde ne passera pas. C'est en tout cas ce que l'on est tenté d'imaginer, ce qu'est tenté d'imaginer le mauvais serviteur... jusqu'au retour du maître.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l'on n'est pas dans le provisoire, si l'on est dans le définitif, alors, effectivement les dons qui nous sont faits peuvent ne l'être que pour notre bien propre et définitif. Alors on peut s'imaginer que les talents qui sont les nôtres sont destinés à être préservés, mis de côté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Talent ». Voilà un mot qui a eu un succès, grâce à notre parabole, qui est allé au-delà de son sens simple. Succès similaire à ce que le maître attend que l'on fasse de ses talents. « Avoir des talents » : à quoi vous fait penser cette expression ? Être doué. Eh bien, à l'époque biblique le sens est tout autre. « Avoir des talents » signifie alors à peu près avoir de l’or : un talent équivaut à peu près, si j’ai bien compris, à 800 euros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autant dire que le maître laisse à ses serviteurs un certain pécule, qui effectivement est l'image de nos dons de nos capacités, de ce que l'on peut faire pour lui. Et nous, que faisons-nous ? Si nous thésaurisons, sans plus, nous faisons tout bonnement comme le mauvais serviteur de la parabole. Mais me direz-vous, comment ne pas le comprendre ? On ne sait jamais, avec la crise... les temps sont durs... que sera le lendemain ? etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est oublier que nous sommes dans un temps intermédiaire, et que passé un certain délai, passé un temps qui peut prendre fin d'un moment à l'autre, les talents qui nous sont confiés ne servent plus à rien. « Votre or rouille » dit l’Epître de Jacques, qui sait très bien qu’en terme chimiques, ce n’est pas le cas !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lors de la crise-économique de 1929, le fameux crash de Wall Street, effondrement mondial des valeurs boursières, l'argent s'est mis à perdre sa valeur de façon hémorragique. Rien — aujourd'hui on est bien placé pour le savoir à nouveau —, rien n'empêche que cela se reproduise. L'argent peut se mettre très rapidement à ne valoir plus rien. Le papier à avoir la valeur du papier. Un billet de cent euros à ne valoir pas plus que son équivalent papier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un peu comme une image du retour du maître. Si nous lui rendons le papier, ou les talents qu'il nous a confiés, comme si le temps de leur valeur devait ne jamais cesser, nous le volons, tout simplement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il nous a confié quelque chose doté d'une valeur provisoire, mais réelle en ce temps provisoire, valeur qui consiste en ce temps intermédiaire tout simplement en un pouvoir de transformation, de progrès et d'enrichissement via l’investissement pour l’embellissement du monde, et voilà que nous lui rendons ce qui dans le temps nouveau qui prend place à son retour n'est que du papier, avec seule valeur celle du papier — prétendant en plus que de toute façon avec la richesse qui est la sienne, peu lui importe, il peut donner valeur infinie à du papier, il l'a prouvé en ce temps intermédiaire. Cela revient simplement à gaspiller ses talents, qui auraient pu produire et multiplier. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est comme un enfant à qui vous confieriez des barres de pâte à modeler en lui laissant le soin d'en faire des figurines en vue de la préparation de la fête de Noël, par exemple, et qui vous rendrait les barres intactes, vous disant qu'il sait bien que vous êtes capables de toute façon de faire des figurines vous-mêmes, aussi bien avec une autre matière que de la pâte à modeler, alors... à quoi bon, — d'autant plus qu'il sait qu'il est maladroit et qu'il craint que vous ne jugiez sévèrement son œuvre ou qu'il ait gâché la pâte. Cela comme s'il considérait la pâte à modeler comme plus précieuse que le projet que vous aviez en vue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou encore un poète à qui l’on confierait les lettres de l’alphabet et qui les rendrait telles quelles, après les avoir soigneusement rangées dans un classeur. On peut donner nombre d’exemples. Quant à chacun de nous, quel est le matériau donné aux capacités qui sont les nôtres ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour revenir à l'image financière, l'attitude du mauvais serviteur — que l’on retrouve dans la figure de celui qui rend son papier où est marqué cent euros, ou l’enfant sa barre de pâte à modeler, le poète ses lettres, etc. —, revient à avoir préféré l'idolâtrie de ce qui passe à la foi en Dieu qui peut donner et ôter valeur à ce qu'il veut. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Ayant fait le détour actualisé de la lettre de la parabole, on comprend bien ce qu'il en est des serviteurs fidèles dont elle parle. Ils n'ont pas cru que le temps intermédiaire était définitif, c'est-à-dire qu'ils ont cru vraiment au retour du maître, qui s'avère ici avoir eu lieu pourtant «&amp;nbsp;longtemps après » (v.19).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils n'ont donc idolâtré ni le temps intermédiaire, ni ses valeurs, pourtant fondées sur le pouvoir de Dieu. Mais y a-t-il plus grande insulte pour un bienfaiteur que de le confondre avec ses bienfaits ? Y a-t-il plus grande douleur que de n'être aimé que pour son argent et ses biens ? — au point de donner à son bienfaiteur la valeur du papier qu'il nous confie... papier bien digne d'être enterré, caché dans un trou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les bons serviteurs ont clairement distingué le maître et ses talents, et ont donc été à même de faire valoir ses talents, comme on doit faire de toute chose provisoire. Le provisoire est fait pour circuler, fructifier, sinon il pourrit, comme toutes les idoles — ce provisoire qui se prend pour du définitif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En sachant que le maître seul est de l'Éternité, les bons serviteurs se sont mis en mesure de vraiment le servir dans le provisoire, et même de devenir aptes à le servir dans le temps nouveau qui se met en place, préparant sa venue... On pourrait peut-être dire tout simplement : ils se sont mis en mesure de le louer. Car que sont ces grandes choses que le maître leur confie, sachant qu'ils ont su gérer les choses provisoires ? En tout cas, sachant qu'ils ne confondent pas le maître avec ses dons, ils ont prouvé leur aptitude à le louer en vérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Remarquons aussi un détail non-négligeable : les bons serviteurs sont dès le départ du maître, doués de plus de talents que les mauvais. Ils ont plus de capacités à les recevoir. Comme quoi, gérer convenablement ce que nous confie le maître est lié à un certain tempérament, chose qui se cultive aussi. A nous de cultiver notre nature, à prendre de bonnes habitudes, chose de ce temps de façon à y devenir de bons gestionnaires. A nous de veiller dans les plus petites choses. Suis-je idolâtre de Mammon, suis-je arrêté par quelque peur ou prétendue peur de mal faire ? Autant de manques de capacité à gérer les talents que le maître nous confie, qu'il s'agit de corriger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si nous tenons à ne pas nous corriger, à demeurer dans la peur, avec une fausse vision d'un maître-fouettard, alors au moins, n'enterrons pas nos maigres talents, mais confions-les à la banque, c'est-à-dire laissons à d'autres le soin de les faire fructifier : ce sera déjà là un moindre mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou prêtons la pâte à modeler à quelqu'un d'autre qui en fera quelque chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reste quand même, et c'est mieux, la possibilité de nous en remettre avec confiance au maître, lui demandant de nous aider à développer nos capacités, à acquérir de bonnes habitudes pour ce temps, car ce sont choses du temps, pour devenir de bons gestionnaires des talents qu'il ne demande qu'à nous confier avec abondance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et n'ayons pas peur de nous lancer, de nous salir les mains à cette pâte graisseuse, pour voir naître entre nos doigts poisseux les premiers fruits du Royaume promis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne s’agit pas de rester les yeux levés vers le ciel de celui qui s’est comme absenté, mais de se tourner vers le monde pour l’enrichir des talents que nous a confiés celui dont on attend la venue…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, si le Messie vient demain, il s’agit alors de continuer à planter un arbre ! — comme le disait Rabbi Yohanan Ben Zaccaï, aussi bien que Martin Luther : « si Jésus revient demain, aujourd’hui je plante un arbre »…&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;RP&lt;br /&gt;Vence, 13.11.11&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4539293390001197219-351908825210225086?l=rolpoup2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rolpoup2.blogspot.com/feeds/351908825210225086/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/11/talents.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/351908825210225086'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/351908825210225086'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/11/talents.html' title='Talents'/><author><name>rolpoup</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02135611251205466793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_BMVtyheqQgw/S3J9f-BKlrI/AAAAAAAAAUo/YJi3A-cn8jE/S220/est-m%C3%A9diterrann%C3%A9e-or.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-io-Pov8d5D0/Tr1OcBy7LUI/AAAAAAAAA8Y/jQs73FEp6Jw/s72-c/labour.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4539293390001197219.post-1943009318734669813</id><published>2011-11-06T09:30:00.024+01:00</published><updated>2011-11-17T00:09:40.479+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Matthieu'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='- Dimanches/Fêtes'/><title type='text'>Manque d’huile et persécution</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/-F4BzMd6AV-M/TrYzikfVJgI/AAAAAAAAA78/Nz1cDZomUBY/s640/rouages.png" width="580" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Proverbes 8, 12-20 &amp;amp; 32-36 ; Psaume 83 ; 1 Thessaloniciens 4, 13-18 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Matthieu 25, 1-13&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;1  Alors le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent à la rencontre de l’époux.&lt;br /&gt;2  Cinq d’entre elles étaient folles, et cinq sages.&lt;br /&gt;3  Les folles, en prenant leurs lampes, ne prirent point d’huile avec elles ;&lt;br /&gt;4  mais les sages prirent, avec leurs lampes, de l’huile dans des vases.&lt;br /&gt;5  Comme l’époux tardait, toutes s’assoupirent et s’endormirent.&lt;br /&gt;6  Au milieu de la nuit, on cria: Voici l’époux, allez à sa rencontre !&lt;br /&gt;7  Alors toutes ces vierges se réveillèrent, et préparèrent leurs lampes.&lt;br /&gt;8  Les folles dirent aux sages : Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.&lt;br /&gt;9  Les sages répondirent : Non ; il n’y en aurait pas assez pour nous et pour vous ; allez plutôt chez ceux qui en vendent, et achetez-en pour vous.&lt;br /&gt;10  Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva ; celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée.&lt;br /&gt;11  Plus tard, les autres vierges vinrent, et dirent : Seigneur, Seigneur, ouvre-nous.&lt;br /&gt;12  Mais il répondit : Je vous le dis en vérité, je ne vous connais pas.&lt;br /&gt;13  Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l’heure.&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Un texte qui concerne très précisément la menace de la persécution, comme n’en laisse aucun doute ce qui le précède immédiatement : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mt 24, 9-10 : &lt;i&gt;« Alors on vous livrera aux tourments, et l’on vous fera mourir ; et vous serez haïs de toutes les nations, à cause de mon nom. Alors aussi plusieurs succomberont, et ils se trahiront, se haïront les uns les autres. »&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mt 24 : 37-39 : &lt;i&gt;« Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même à l’avènement du Fils de l’homme. Car, dans les jours qui précédèrent le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; et ils ne se doutèrent de rien, jusqu’à ce que le déluge vînt et les emportât tous »&lt;/i&gt;… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mt 24, 45-50 : &lt;i&gt;« Quel est donc le serviteur fidèle et prudent, que son maître a établi sur ses gens, pour leur donner la nourriture au temps convenable ? Heureux ce serviteur, que son maître, à son arrivée, trouvera faisant ainsi ! Je vous le dis en vérité, il l’établira sur tous ses biens. Mais, si c’est un méchant serviteur, qui dise en lui-même : Mon maître tarde à venir, s’il se met à battre ses compagnons, s’il mange et boit avec les ivrognes, le maître de ce serviteur viendra le jour où il ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas »&lt;/i&gt;… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Alors le royaume des cieux sera semblable à dix vierges »&lt;/i&gt;… Notre texte de ce jour… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La menace de la persécution, ce qu’elle a d’inéluctable — &lt;i&gt;« vous serez haïs de toutes les nations, à cause de mon nom »&lt;/i&gt; — est on ne peut plus claire. Et on ne peut plus clair le fait que cela surprend toujours ses victimes. Une imminence telle qu’elle déconcerte toujours. &lt;i&gt;« Ayez de l’huile&amp;nbsp;» — « veillez donc »&lt;/i&gt;, a dit Jésus à ses disciples. C’est toujours inattendu, d’autant que les victimes savent « n’avoir rien fait » ! — &lt;i&gt;« haïs à cause de mon nom »&lt;/i&gt;... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;La fermeture de la porte de la salle de noces ressemble alors à celle de la porte de l’arche de Noé… tandis que dehors fait rage la violence de la persécution. Non que les vierges (demoiselles d’honneur et non polygamie : dans la polygamie, on n'a jamais épousé dix femmes en même temps ! Tout au plus successivement, et très rarement avec un tel nombre !) — non que que les vierges sages soient épargnées de la persécution, mais elles savent que cela arrive « à cause du nom de Jésus ». Et ça c’est comme un secret qui donne à ce qui arrive de façon inéluctable un tout autre sens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça ne concerne que le temps de Jésus ? Sauf qu’on peut dérouler les cas à travers le temps. Un point commun, le christianisme semble poser problème, avec cette constante : il est perçu comme menace politique, liée souvent aux options politico-militaires, auxquelles il ne peut pas grand chose, de telle ou telle des puissances antagonistes à un moment donné — mais en aucun cas « à cause du nom de Jésus ». Ça, c’est le mystère dévoilé par Jésus. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De nos jours, du Proche Orient à l’Asie et à l’Afrique, ce sont les choix politico-militaires occidentaux qui mettent les chrétiens locaux (le plus souvent, aujourd'hui, dans le monde musulman) en cibles, soit directement par l’appui éventuel aux pouvoirs persécuteurs — mais qui, parait-il, seraient plus favorables à notre économie — ; soit parce que les chrétiens locaux sont assimilés à l’Occident menaçant et réputé « chrétien »... Comme pris dans les rouages. En tout cas, voilà un bon motif pour lequel le Proche-Orient a déjà été quasiment vidé de ses chrétiens… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La communauté chrétienne araméenne, par exemple, qui a subsisté depuis les origines chrétiennes en Irak et en Syrie, y est en voie de disparition rapide, cela en lien direct ou indirect avec une assimilation (généralement à tort) aux pays occidentaux et à leurs engagements armés ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une communauté qui a subsisté depuis 2000 ans. 2000 ans qui l’un dans l’autre, furent, là-bas et ailleurs, 2000 ans jalonnés de persécutions, avec des motifs toujours en biais. &lt;i&gt;« Haïs à cause de mon nom »&lt;/i&gt; a averti Jésus… Bien que ça n’ait jamais été &lt;i&gt;officiellement&lt;/i&gt; parce qu’ils se réclament du Christ que les chrétiens ont été persécutés, mais pour des motifs à côté. Quatre grands référents schématiques de la persécution des chrétiens depuis 2000 ans : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;— Antiquité, l’Empire romain : les chrétiens sont persécutés parce qu’ils sont jugés subversifs quant aux autorités impériales, ce dont ils se défendent. N’empêche, ils sont jugés trop intransigeants quant à leur façon de vivre leur foi. &lt;br /&gt;— Moyen Âge, très nombreux sont ceux qui sont persécutés… par l’Église au pouvoir ! Motif : hérétiques, subversifs pour le pouvoir (ça vaudra, entre autres, des cathares aux protestants). &lt;br /&gt;— XXe siècle, les totalitarismes les jugent eux aussi subversifs, ou agents de l’ennemi, et comme au Moyen Âge hérétiques par rapport au dogme (qui n’est certes plus le même — ici ce sont les vulgates de « la race » ou du matérialisme). &lt;br /&gt;— XXIe siècle, l’Église est menacée dans de très nombreux pays du monde musulman… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« À cause de mon nom »&lt;/i&gt; a averti Jésus… Mais que puis-je à tout cela ? demanderez-vous… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au-delà des questions idéologiques, des motifs religieux ou dogmatiques, allant du matérialisme dialectique soviétique à l’interdiction actuelle d’ériger une église dans tel pays de la péninsule arabique — motifs qu’il ne faut pas négliger —, il faut savoir aussi que la déstabilisation d’un pays a toujours pour conséquence la prise à partie de ses minorités. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au Moyen Âge le rapport de force Orient-Occident était à peu près l’inverse de ce qu’il est aujourd’hui. « L’Occident chrétien » se sentait menacé par la puissance militaire supérieure de «&amp;nbsp;l’Orient musulman ». La menace a cessé en 1571 lors de la bataille de Lépante, après laquelle le rapport de force a fini par s’inverser. Auparavant, l’Occident se sentant menacé a opté à terme pour la ligne de défense, dite parfois préventive, de la Croisade. Or, que se passe-t-il alors en Europe lorsqu’une Croisade s’ébranle ? On commence par pourchasser les « infidèles » locaux, les juifs. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui le rapport de force est inversé. Le monde musulman se sent menacé par des puissances militaires incommensurablement plus fortes. Il se mobilise donc de façons diverses, parfois fort violentes, pour parer à la menace. Et qui est la cible systématique ? Les minorités, les chrétiens en tête (les juifs, il n’y en a plus), au motif, nous dit-on, non pas qu’ils sont chrétiens, mais qu’ils sont menaçants pour l’ordre, que leurs prières sont donc des armes politiques ; ou bien parce qu’ils sont jugés proches de la menace occidentale. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fond, ce qui leur arrive est de leur faute : ils n’ont qu’à prier selon le bon rite — &lt;i&gt;« à cause de mon nom »&lt;/i&gt; a dit Jésus…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, puisqu’ils ne sont &lt;i&gt;officiellement&lt;/i&gt; pas réellement menacés parce qu’ils sont chrétiens, mais pour ce qu’ils représentent de ce fait, puisque donc, entend-on, ce qui leur arrive est « un peu de leur faute », nos médias (voire nos Églises) se gardent bien de les défendre (non sans suggérer discrètement que les persécutés devraient mieux se tenir, avec des propos plus religieusement corrects, ou plus modérés). Les mêmes médias défendent éventuellement (fût-ce tacitement) la politique guerrière qui sert de prétexte à leur persécution, pour peu qu’elle soit menée par le pays qui est le leur, et pour nous, le nôtre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel de nos médias s’indigne de ce que ce témoin &lt;a href="http://www.sosci.org/MSLYF/node/76" target="_blank"&gt;rapporte à Amnesty International&lt;/a&gt; : &lt;i&gt;« Ils ont pénétré dans notre église, le pasteur priait avec ses fidèles. L’un d’eux lui a demandé ce qu’il faisait et de quelle ethnie il était. […] Un autre lui a demandé de quel parti il était. Le pasteur a répondu que son parti était Jésus Christ. L’un des assaillants a répondu : "Pourquoi ton parti est Jésus Christ ?" et ils l’ont tué. Un des ses fidèles, qui était avec lui, a également été tué. »&lt;/i&gt; C’était à Abidjan, il y a six mois. Pareil &lt;a href="http://kouamouo.ivoire-blog.com/archive/2011/05/13/duekoue-le-nouvel-observateur-denonce-une-epuration-ethnique.html" target="_blank"&gt;à Duékoué&lt;/a&gt;, ouest de la Côte d’Ivoire, avril 2001 : &lt;i&gt;« "Quel est ton parti ?" demande un membre des troupes du pouvoir actuel à un prêtre arrêté devant son église avec ses enfants de chœur. "Le parti de Jésus Christ" répond l'un d'eux. "Ce n'est pas un parti" réplique le soldat. Ils seront tous abattus. »&lt;/i&gt; Il y en aura, &lt;a href="http://kouamouo.ivoire-blog.com/archive/2011/04/02/epuration-ethnique-anti-we-a-duekoue-le-temoignage-d-un-cadr.html" target="_blank"&gt;selon les Ong&lt;/a&gt;, 1200 environ tués là dans des conditions similaires. Qui le sait ? Leur tort, qui leur a valu de mourir dans le silence de nos médias, y compris chrétiens ? N’avoir pas été dans la ligne de &lt;a href="http://rolpoup.blogspot.com/2011/05/afrique-france-abidjan-paris-une-derive.html" target="_blank"&gt;l’agenda politico-médiatique&lt;/a&gt; qui leur aurait peut-être valu, s’il avait été autre, une répercussion de leur drame. C’était il y a six mois. Mais ce phénomène continue, là et ailleurs, aujourd’hui même. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Syrie, &lt;a href="http://re.ivoire-blog.com/archive/2011/10/09/les-dernieres-manigances-de-la-bete.html" target="_blank"&gt;Sœur Agnès-Mariam de la Croix, il y a quelques jours&lt;/a&gt; : &lt;i&gt;« Je suis déçue par la presse catholique [occidentale — et on pourrait ajouter protestante] qui suit aveuglément la tendance dictée par les maîtres du monde et qui ne fait que répéter comme un perroquet ce que les médias mainstream propagent à satiété. Dommage que nous ayons, en ces jours difficiles, à nous expliquer d’abord avec nos coreligionnaires qui sont totalement dans la méprise, le malentendu et la désinformation ; à part quelques exceptions dont je salue le courage ». « Ils se trahiront les uns les autres »&lt;/i&gt;, a averti Jésus. Agnès-Mariam de la Croix est en train de parler de la menace de persécution si l’Occident intervient en Syrie comme nombre de médias semblent y inciter. Elle poursuit : &lt;i&gt;« L’Alliance entre les Frères musulmans [islamistes] et l’Occident est un scandale pour les chrétiens [et pour nombre de musulmans] »&lt;/i&gt;.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Où l’on en revient à notre « Mais qu’y puis-je ? » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réponse a commencé d’apparaître — « qu’y puis-je ? » : le dire, témoigner. Sachant que c’est efficace : les bourreaux ont peur de ce qui se sait. Et aussi dans les cas antécédents de persécution, les chrétiens, par leur parole, ont toujours réussi à expliquer que la violence qu’ils subissaient était le fruit de faux-prétextes : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;— Dans l’Empire romain, les « apologètes » (titre donné à ces intellectuels chrétiens qui prenaient la plume pour défendre les croyants mal perçus par les autorités), les « apologètes » ont fini par convaincre du civisme des chrétiens, (au point que l’Empire romain en a adopté, pour le meilleur ou pour le pire, la religion !). &lt;br /&gt;— Depuis le Moyen Âge et la Réforme, le dialogue œcuménique a fini par disqualifier la persécution des hérétiques. &lt;br /&gt;— Face au communisme, les chrétiens ont prouvé que leur foi n’était pas anti-sociale, et ont développé des théologies (je pense à la théologie de la libération) axées sur le souci social de l’Évangile (délégitimant le motif de la persécution donné en Union soviétique). &lt;br /&gt;— Rien n’est désespéré non plus quant à la délégitimation des persécuteurs actuels… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que faire ? : dire ce qui se passe et dénoncer ce qui nourrit cette vaste persécution silencieuse actuelle… pendant que la roue tourne, peut-être… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;À qui le tour ? est-on tenté de dire. Ou : pour quand le tour des suivants ? — &lt;i&gt;« à cause de mon nom »&lt;/i&gt;…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Où l’on retrouve nos dix vierges et leurs lampes à pétrole, pardon… leurs lampes à huile ! Huile symbole de la sagesse qui fait défaut à cinq d’entre elles, huile symbole de l’Esprit prophétique qui semble manquer cruellement au temps où il serait le plus utile. Au temps où pullulent les faux prophètes qui clament « paix, paix, et il n’y a point de paix »… tandis que les prophètes de malheur — les Jérémie — se voient montrer du doigt. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jusqu’à quand ? Jusqu’au jour où la persécution fondra sur vous, vient d’annoncer Jésus au ch. 24 de Matthieu, qui précède notre parabole, annonçant le jour où l’huile manque irrémédiablement et où les portes se ferment sur la douleur qui a déjà atteint d’autres dans notre indifférence de vierges folles. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, il est encore temps de troquer l’huile malodorante des sous-sols ensanglantés pour l’huile de l’Esprit prophétique qui aujourd’hui encore nous appelle à la prière et au témoignage en faveur de celles et ceux qui partout dans le monde sont déjà persécutés pour la justice, ou pour le simple fait de porter un Nom qui perturbe tous les désordres établis. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand un membre est éprouvé, tout le corps souffre, rappelle Paul. Ne nous leurrons pas : ces frères et sœurs violentés, c’est nous, c’est notre corps — c’est déjà le cri dans la nuit qui retentit à nos oreilles de vierges folles ne sachant pas veiller. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce cri est l’avertissement du pasteur Niemoller : &lt;br /&gt;&lt;i&gt;Lorsqu'ils sont venus chercher les communistes, Je me suis tu, je n'étais pas communiste.&lt;br /&gt;Lorsqu'ils sont venus chercher les syndicalistes, Je me suis tu, je n'étais pas syndicaliste.&lt;br /&gt;Lorsqu'ils sont venus chercher les juifs, Je me suis tu, je n'étais pas juif.&lt;br /&gt;Puis ils sont venus me chercher, Et il ne restait plus personne pour protester.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Élargi au reste du monde, ce cri vaut aussi pour l’Église persécutée : quand ils sont venus persécuter les croyants du bout du monde, je n’ai rien dit, je n’étais pas de ce bout-là du monde, quand ils sont venus persécuter ceux qui habitaient moins loin mais pas si proche, je n’ai toujours rien dit, je n’étais pas de ce coin-là, etc., jusqu’à nos portes… En Europe, où il n’y avait plus personne pour protester… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec en écho à ce cri, cet autre cri, du pasteur Martin Luther King : &lt;i&gt;« Ce qui m'effraie, ce n'est pas l'oppression des méchants ; c'est l'indifférence des bons. »&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car cela commence par l’Église, de tant de lieux, jusqu’à, demain, chez nous — puis cela s’étend à d’autres, au-delà de l’Église… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Si l’on traite ainsi le bois vert, disait Jésus parlant de sa propre persécution, qu'en sera-t-il du bois sec ? »&lt;/i&gt; (Lc 23, 27-32). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre vigilance, notre parole, ont une portée que l’on ne soupçonne pas, d’où l’importance de dire, tout simplement — en se sachant un même corps avec les persécutés. Ici, cela ne nous coûte pas — &lt;i&gt;encore&lt;/i&gt; — la vie. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;RP&lt;br /&gt;Antibes, 06.11.11&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4539293390001197219-1943009318734669813?l=rolpoup2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rolpoup2.blogspot.com/feeds/1943009318734669813/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/11/manque-dhuile-et-persecution.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/1943009318734669813'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/1943009318734669813'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/11/manque-dhuile-et-persecution.html' title='Manque d’huile et persécution'/><author><name>rolpoup</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02135611251205466793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_BMVtyheqQgw/S3J9f-BKlrI/AAAAAAAAAUo/YJi3A-cn8jE/S220/est-m%C3%A9diterrann%C3%A9e-or.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-F4BzMd6AV-M/TrYzikfVJgI/AAAAAAAAA78/Nz1cDZomUBY/s72-c/rouages.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4539293390001197219.post-4429590043233603188</id><published>2011-10-30T10:30:00.006+01:00</published><updated>2011-11-11T17:37:39.412+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Matthieu'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='- Réformation'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='- Dimanches/Fêtes'/><title type='text'>Réformation - protestants aujourd'hui</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/-4sPzPBVu65Y/Tqxoe1I64cI/AAAAAAAAA7k/5pYLyNzhE14/s640/pluie.png" width="580" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Malachie 2:1-10 ; Psaume 131 ; 1 Thessaloniciens 2:1-13&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Matthieu 23, 1-12&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;1  Alors Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples:&lt;br /&gt;2  "Les scribes et les Pharisiens siègent dans la chaire de Moïse:&lt;br /&gt;3  faites donc et observez tout ce qu’ils peuvent vous dire, mais ne vous réglez pas sur leurs actes, car ils disent et ne font pas.&lt;br /&gt;4  Ils lient de pesants fardeaux et les mettent sur les épaules des hommes, alors qu’eux-mêmes se refusent à les remuer du doigt.&lt;br /&gt;5  Toutes leurs actions, ils les font pour se faire remarquer des hommes. Ils élargissent leurs phylactères et allongent leurs franges.&lt;br /&gt;6  Ils aiment à occuper les premières places dans les dîners et les premiers sièges dans les synagogues,&lt;br /&gt;7  à être salués sur les places publiques et à s’entendre appeler Maître par les hommes.&lt;br /&gt;8  Pour vous, ne vous faites pas appeler Maître, car vous n’avez qu’un seul Maître et vous êtes tous frères.&lt;br /&gt;9  N’appelez personne sur la terre votre Père, car vous n’en avez qu’un seul, le Père céleste.&lt;br /&gt;10  Ne vous faites pas non plus appeler Docteurs, car vous n’avez qu’un seul Docteur, le Christ.&lt;br /&gt;11  Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.&lt;br /&gt;12  Quiconque s’élèvera sera abaissé, et quiconque s’abaissera sera élevé.&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;En ce jour de fête de la Réformation, il est réjouissant de constater que l’Évangile annoncé par Martin Luther a renversé les forteresses — de toute façon. Et même si cela ne se voit pas toujours, et même s’il reste encore du chemin jusqu’au Royaume. Luther a obtenu déjà ce triomphe que de toute façon l’Église s’est réformée. Toute l’Église s’est réformée, fût-ce contre Martin Luther. De l’Église catholique romaine (dont la Réforme a été obligée par Luther de se faire contre Luther — la Contre-réforme est aussi une réforme !) jusqu’aux anabaptistes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On admet aujourd’hui cela assez communément. Et du coup voilà les hommages qui pleuvent sur les protestants — et nous voilà aux premières places dans les dîners mondains. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entendons l’hommage rendu unanimement par nos médias à nous autres protestants, à l’occasion du récent centenaire de l’Assemblée du Musée du désert, par exemple : « les protestants ont remis, avec l’Écriture, l’essentiel en honneur ; ils sont des modèles de rigueur morale ; ils ont des professeurs en Sorbonne et des ministres au gouvernement et, chaque année, ils se réunissent en synode pour inviter ces mêmes gouvernements à la sagesse ; ils sont reconnaissables dans la rue ou à la télévision à leur modestie. » (Termes repris à un collègue.) Bel écho à ce que dit Jésus ironiquement des gens remarquables de son temps. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Disons donc que ce soit là précisément, malgré les apparences médiatiques, ce que n’est pas «&amp;nbsp;être protestants aujourd’hui » — selon le thème que vous m’avez proposé — avant de voir ce que c’est. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est ici qu’il s’agit tout d’abord de réhabiliter pharisiens et scribes : gens effectivement remarquables. Nous devons déjà à ces fameux scribes la Bible, transmise avec une fidélité inégalable. Paul n'aurait pas été aussi grand s'il n'avait été pharisien. Et quand nous donnerons la dîme de tous nos biens nous pourrons commencer à dresser le début d'un réquisitoire ; quel trésorier n’aimerait pas avoir un peu plus de pharisiens parmi les cotisants et autres donateurs ?! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vraiment, pharisiens et scribes étaient parés de toutes les vertus. Ce n'est pas leur absence de vertus qui fait problème à Jésus, ça en est la surabondance. On vient d’entendre ce flot de compliments adressés aux protestants, aujourd’hui décernés à l’occasion de tel centenaire dans les magazines et autres premières places des convivialités… Parole irréprochable, moralité réputée, humilité ostensible : voilà le portrait « grands médias » du protestant. Exactement ce que reproche Jésus aux pharisiens ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tant de vertus reconnues ! Pour ne rien dire d’un courage à toute épreuve et a fortiori de la pluie (cf. les titres de journaux sur tel centenaire pluvieux — sur quoi le journal &lt;i&gt;Echanges&lt;/i&gt; a eu le bonheur d’ironiser : « Un centenaire, ça s’arrose »).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or ce qui importe c’est la vérité des paroles annoncées, que Jésus dans notre texte, reconnaît aux pharisiens : « faites et observez tout ce qu’ils peuvent vous dire »… La vérité des paroles annoncées et surtout la mise en pratique…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faites ce qu’ils disent, de toute façon, à défaut de faire ce qu’ils font, dit Jésus de ces bons prédicateurs. Quant aux actes — « … ne vous réglez pas sur leurs actes, car ils disent et ne font pas ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De quoi s’agit-il donc ? Puisque loin de ne pas en faire, des œuvres, ils en font au contraire au point, donc, que leurs actes sont remarquables ! Et tout le monde les remarque ! Cela leur vaut cette estime commune qu’ils semblent goûter tant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Où l’on doit tenter d’en venir en deçà de la surface, à ce que pourrait être l’héritage commun à mettre en œuvre, héritage remis en honneur par la Réforme : « ne vous laissez pas imposer de fardeaux », ces fardeaux qu’ils ne touchent pas, dit Jésus de certains de ceux qui l’interpellent ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’est-ce à dire ? De quoi est-il question, puisqu’il ne faut pas entendre par là des bonnes œuvres&amp;nbsp;? — dont ils ne manquent pas : ces fardeaux-là, les bonnes œuvres, ils les touchent, et plus que du doigt, ils en portent vraiment. Il faut donc chercher ailleurs… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par exemple, justement, être salué sur les places publiques, admiré, etc., quel fardeau pour y parvenir — fardeau dont eux n’ont pas besoin de s’encombrer : ils sont déjà installés dans les meilleurs sièges des repas et des temples ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais surtout, plus précisément, lesdits fardeaux consistent à être à la mesure de la vérité qui leur vaut — qui nous vaut, éventuellement — tant d’éloges, et que se gardent bien de pratiquer les flatteurs qui disent tant de bien de vertus, dont on ne saurait, pour s’assurer leur compagnie, que toucher avec modération… « Celui qui mange à la table du roi / du notable ne peut pas dire la vérité au roi / au notable » (proverbe africain). Bref, ces fardeaux-là, ils « se refusent à les remuer du doigt ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous, dit Jésus à ses disciples, ne vous en laissez pas imposer. Faites simplement ce qu’ils disent. C’est aussi, pour qui sait entendre, une bonne nouvelle qui sort de leur bouche, à recevoir par la seule confiance, la foi seule. Entendez-y donc les promesses de la grâce — gratuite mais pas à bon marché comme les indulgences que dénonçait Luther. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils élargissent les phylactères pour être mieux appréciés ? Pas pour vous… Du coup on est devenu plus subtil ! Pas de phylactères, pas de franges de prière... On a retenu la leçon de Jésus, et laissé les phylactères visibles... pour d’autres certificats d’humilité, plus discrets ! Cela dit, on a gardé le goût des premières places chez les officiels et aux unes des magazines. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ceux qui veulent être disciples de Jésus de la façon que prône Jésus, remise en honneur par la Réforme, les choses sont appelées à se passer autrement… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paul avait compris tout ça, qui — rappelons-nous — se félicitait d’être jugé mauvais prédicateur, ou mauvais rhéteur, si l’on préfère (1 Co 1-2). Malaisé à entendre par les chercheurs de prestige médiatique. À ceux qui veulent de belles paroles de sagesse, ou des paroles puissantes et renversantes, il oppose la faiblesse et l’insipide de la croix. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jésus, avant lui, n’est dupe ni des critiques, ni des compliments, qui sont finalement la même chose, autant de pièges. De sa parole, il n’attend pas en écho des compliments et des échos dans les journaux. « Il a bien parlé », dira-t-on pour se croire dispensé de mettre en pratique sa parole ou de comprendre ce qu’il veut dire concrètement... Lui attend de la mise en pratique qui libère en vérité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puisque, apparemment, il ne cherche pas les compliments, on essaie donc de le déstabiliser en ruinant son audimat par des pièges… ce qui revient au même. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car s’il n’a peut-être pas les phylactères aussi larges, on lui donne volontiers les titres flatteurs, et il n’a même pas la fausse de humilité de les refuser, remarquez — « un seul est votre docteur, le Christ », souligne-t-il. Ses disciples sont mis en garde, on tentera la même chose pour eux, les flatter, et cela leur plaira, forcément, bien que pour eux ce ne soit peut-être pas aussi mérité, ni exempt de la tentation de s’y complaire. Et ça ne vaut pas que pour les prédicateurs et autres scribes, théologiens et savants. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vraie valeur est autre. « Quiconque s’élèvera sera abaissé, et quiconque s’abaissera sera élevé&amp;nbsp;». Celui qui à nos yeux ne compte pas, c’est lui que Dieu exalte ; et c’est bien lui que le Christ a rejoint (Ph 2). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors pourquoi pas les rites, par lesquels même la parole de Dieu se fait signe, pourquoi pas les phylactères (Jésus n’a rien dit contre), pourquoi pas les différentes façons de célébrer la sainte Cène ou autres actes pastoraux, à la luthérienne, à la réformée ou autre, pourquoi pas les différentes organisations de l’Église. À l’instar des phylactères, cela a son sens, mais comme tout signe, cela est second, n’a pas fonction d’exalter celui qui en bénéficie, mais de le renvoyer, de nous renvoyer à la vérité de parole de Dieu et à son fruit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La gloire, ici, est cachée. De sorte que la liberté du chrétien annoncée par Luther est d’abord liberté intérieure, devant Dieu seul. Vivre devant Dieu par la foi seule, c’est cela être héritier de la Réforme, quelle que soit la tradition — luthérienne, réformée ou autre — par laquelle on l’a reçue. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;R.P.&lt;br /&gt;Draguignan 30.10.11&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4539293390001197219-4429590043233603188?l=rolpoup2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rolpoup2.blogspot.com/feeds/4429590043233603188/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/10/reformation-protestants-aujourdhui.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/4429590043233603188'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/4429590043233603188'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/10/reformation-protestants-aujourdhui.html' title='Réformation - protestants aujourd&apos;hui'/><author><name>rolpoup</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02135611251205466793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_BMVtyheqQgw/S3J9f-BKlrI/AAAAAAAAAUo/YJi3A-cn8jE/S220/est-m%C3%A9diterrann%C3%A9e-or.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-4sPzPBVu65Y/Tqxoe1I64cI/AAAAAAAAA7k/5pYLyNzhE14/s72-c/pluie.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4539293390001197219.post-8208997508896825861</id><published>2011-10-23T10:30:00.005+02:00</published><updated>2011-10-23T13:27:51.089+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Matthieu'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='- Dimanches/Fêtes'/><title type='text'>Le plus grand commandement</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/-253vMz_EXbc/TqO3erkSnJI/AAAAAAAAA7Y/PeD7kFnYskE/s640/naiss+plan%25C3%25A8te.png" width="580" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Exode 22, 20-26 ; Psaume 18 ; 1 Thessaloniciens 1, 5-10&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Matthieu 22, 34-40&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;34  Apprenant qu’il avait fermé la bouche aux Sadducéens, les Pharisiens se réunirent.&lt;br /&gt;35  Et l’un d’eux, un légiste, lui demanda pour lui tendre un piège :&lt;br /&gt;36  "Maître, quel est le grand commandement dans la Loi ?"&lt;br /&gt;37  Jésus lui déclara : "Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée.&lt;br /&gt;38  C’est là le grand, le premier commandement.&lt;br /&gt;39  Un second est aussi important : Tu aimeras ton prochain comme toi-même.&lt;br /&gt;40  De ces deux commandements dépendent toute la Loi et les Prophètes."&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Voilà un commandement — le plus grand des commandements — qui nous conduit au cœur de la justification par la foi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant d’aller plus loin une question. « Jésus déclara : "Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée. C’est là le grand, le premier commandement. Un second est aussi important : Tu aimeras (pour) ton prochain comme (pour) toi-même. » Ainsi le dit Jésus, selon l’évangile. Jésus aurait-il donc inventé ce commandement, ou ces deux commandements, surtout le second, pour contrer un judaïsme qui les aurait ignorés ? Croire cela, comme on l’entend parfois affirmer, est faire preuve d’une belle inculture biblique. Les deux commandements sont non seulement dans la Torah, mais sont considérés par le judaïsme comme le cœur de la Torah. Comme le dit Jésus : « De ces deux commandements dépendent toute la Loi et les Prophètes ». Et il n’y qu’à voir le passage parallèle en Luc, où c’est le légiste qui donne la réponse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Utiliser Matthieu, réputé auprès des spécialistes comme le plus juif des Évangiles, pour appuyer un préjugé anti-juif, voilà qui est fort de café. Voilà en plus qui est ne rien comprendre au piège que l’on tend à Jésus dans ce texte. Le piège vient de ce qu’on le soupçonne d’être aussi inculte sur la Torah que le sont ceux qui tirent de ce texte un argument anti-juif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Lui tendre un piège » : quel est le piège ? La question paraît pourtant simple !... Eh bien : il vient de « fermer la bouche aux sadducéens », précise le texte, qui signale ainsi que le piège est en lien avec un soupçon pharisien de concurrence illégale. « Fermer la bouche aux sadducéens » relève, en quelque sorte, de la responsabilité des pharisiens. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel est donc ce paysan, qui vient de Galilée, et qui, avec son accent bizarre et campagnard, coince les sadducéens devant tout le monde, et ô comble, en employant des arguments similaires aux leurs, pharisiens. Car Jésus a employé des arguments que ne renieraient pas les pharisiens, arguments parfaitement talmudiques. Mais que sait-il du cœur de l’enseignement pharisien ? C’est sur cela que porte le piège.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout cela rappelle le piège que les prédicateurs officiels du Moyen Age avaient voulu tendre aux vaudois, qui se mêlaient, en toute illégalité, de prêcher l’Évangile contre l’interdiction romaine de la prédication des laïcs. Faisons donc un petit détour par les vaudois et cet épisode les concernant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour l’Église romaine d’alors, ce n’est pas tant leur prédication qui gêne : bientôt François d’Assise obtiendra l’autorisation de faire la même chose qu’eux. C’est pour éviter le renouvellement continuel du problème posé par les vaudois, que, diplomate, la papauté autorisera François d’Assise à prêcher quelques années après. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les vaudois eux n’ont pas reçu cette autorisation. Alors on cherche à les piéger, en montrant que leur formation est insuffisante. À l’un d’eux qui comparaît à Rome, un clerc romain demande successivement s’il croit en Dieu – oui ; en Jésus-Christ – oui ; en l’Esprit saint –oui. Jusque là tout va bien, et voici le piège : en la Vierge Marie ? – oui, répond naïvement le vaudois qui ne flairait pas le piège dans la question. Et tout l’aréopage des ecclésiastiques romains et savants de s’esclaffer en disant : « et ça prétend prêcher l’Évangile ! » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Où est le problème me direz-vous ? C’est que les savants théologiens savent que si l’on croit &lt;i&gt;en&lt;/i&gt; Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit, on ne croit pas &lt;i&gt;en&lt;/i&gt; la Vierge Marie, mais on croit &lt;i&gt;que&lt;/i&gt; Marie est vierge. Nuance importante que le vaudois a négligée ce jour-là, se ridiculisant auprès des clercs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est un piège similaire qui est tendu à Jésus, lui qui rabat le caquet des adversaires des pharisiens : de quel droit ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors on va voir s’il est si fort que cela. « Quel est le grand commandement dans la Loi ? » Question difficile : il y en a 613 ! — selon ce nombre traditionnel dont Moïse Maïmonide fera au XIIe siècle l’exposé détaillé. Seules les écoles des pharisiens disent ce qu’il en est du plus grand des commandements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et, ô surprise, Jésus répond comme il faut ! Après les sadducéens, ce sont ceux des pharisiens qui doutaient de cela qui doivent se raviser. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui importe alors, le piège étant déjoué, c’est certes la vérité des paroles annoncées, que Jésus reconnaît aux pharisiens, il vient de dire la même chose qu’eux — mais surtout sa mise en pratique : là il y aurait beaucoup à dire. Quant aux pharisiens peut-être, et puisque la parole de Jésus est encore actuelle, quant à nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car enfin, si l’on a compris, que l’on soit pharisien ou chrétien, que le cœur de la Loi est l’amour de Dieu qui se traduit en amour du prochain, qu’est-il besoin qu’on lui tende ces pièges, à ce prochain, notamment quand il n’a d’autre ambition que de faire ce pourquoi il a été envoyé, prêcher la vérité de Dieu ! Ce n’est pas le premier piège qui est tendu à Jésus par ses auditeurs, à Jésus et à ses successeurs, quant à leur culture. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’est-il besoin, au lieu de recevoir la parole de ce Dieu que l’on proclame aimer, de ce comportement superficiel qui voudrait mesurer les envoyés de Dieu et prédicateurs de sa parole à l’aune d’on ne sait quel audimat — que l'on tente de ruiner par un piège ?! Façon de ne pas écouter la parole de Dieu. Car enfin, si, admettons, Jésus n’avait pas répondu à la mesure des justes critères pharisiens de la hiérarchie des commandements, est-ce que cela l’aurait disqualifié, aurait disqualifié la parole de Dieu qui sort de sa bouche ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au goût de ces pharisiens en question ici, oui certainement — comme la réponse des vaudois les disqualifiera aux yeux des clercs romains. Ce faisant c’est eux qui risquent, se privant de sa mise en pratique, de se priver ainsi de la parole de ce Dieu dont ils confessent que le plus important est de l’aimer par-dessus tout. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Jésus n’est pas dupe. Sa prédication risque fort de n’être pas aimée. Pour une raison simple&amp;nbsp;: de tout temps, comme il le rappellera, on a toujours encensé les faux prophètes et rejeté les vrais (Luc 6: 22, 23, 26). Les faux prophètes ne dérangent pas. Les vrais portent une parole dont le rôle est de déranger, précisément. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les disqualifier, inconsciemment pour n’être pas dérangé, on leur cherche des poux dans la tête pour s’en débarrasser, ou on tente de les mettre dans sa poche pour n’en être plus dérangés. Voilà comment, sans s’en apercevoir, les interlocuteurs des Jésus se sont eux-mêmes mis en question, par la seule bonne réponse à leur question. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aimer Dieu et le prochain, et donc s’abstenir de telles manigances. Évidemment, j’y ai déjà fait allusion, ce n’est pas le seul fait de ces pharisiens venus rencontrer Jésus ce jour-là. Et nous, est-ce que la parole de Dieu nous dérange au point que nous voulions la soumettre à l’audimat qui nous dispensera de l’entendre ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Venons-en à présent au message de ce double commandement sur lequel tous s’accordent donc, Jésus et ses adversaires : aimer Dieu et son prochain : mais commande-t-on d’aimer ? demandera aujourd’hui la sagesse moyenne. Mais voyons, aimer ne se commande pas ! répond cette même sagesse à sa propre question. Eh bien si, dit Jésus avec la Bible et les pharisiens, cela se commande. Signalons que le mot aimer employé ici se traduirait adéquatement par chérir. Et cela se commande ! Qu’est ce qui m’est la plus cher ? Mon travail, ma voiture, mon argent, mes bijoux, mon prestige ? Que sais-je encore ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le commandement est alors celui d’une conversion, d’un retour, basé sur le souvenir que Dieu doit passer avant dans nos préoccupations et nos intérêts. Cela s’appelle la méditation. Comment faire pour que Dieu nous soit cher, le plus cher ? Compter ses bienfaits par exemple, et au cœur de ce décompte, découvrir que chacun de nos prochains a pour lui un prix infini.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Apprendre à découvrir le prix, la valeur infinie de Dieu qui nous accueille et la valeur infinie de chacun aux yeux de Dieu. Ce faisant, on est au cœur de la justification par la foi seule, qui seule fonde l’accomplissement de tous les commandements de Dieu, selon Luther. Je le cite dans le &lt;i&gt;Traité de la Liberté du chrétien&lt;/i&gt; : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« […] Pour quelles raisons à bon droit on attribue à la foi un pouvoir assez grand pour qu’elle puisse satisfaire aux exigences de tous les commandements et qu’elle nous justifie sans le concours d’aucune bonne œuvre [ ? Parce] qu’elle satisfait aux exigences du premier commandement qui prescrit : « Tu honoreras un seul Dieu. » Quand vous ne seriez que bonnes œuvres des pieds à la tête, vous ne seriez quand même pas juste, vous n’honoreriez encore nullement Dieu et vous ne satisferiez pas aux exigences du tout premier d’entre les commandements. Car il n’est pas possible d’honorer Dieu sans lui reconnaître la véracité et toutes les qualités, comme il les possède d’ailleurs vraiment. C’est ce que ne fait aucune bonne œuvre, mais seule le fait la foi du cœur.&lt;br /&gt;Aussi est-ce en elle seule que l’homme devient juste et satisfait aux exigences de tous les commandements. Car celui qui satisfait aux exigences du premier et du plus important d’entre les commandements satisfera sûrement et aisément aux exigences de tous les autres commandements. Les œuvres, par contre, sont choses mortes, elles ne pourraient honorer ni louer Dieu, encore qu’on puisse y recourir et en user pour l’honneur et la gloire de Dieu, mais nous cherchons ici non pas celui qui est mis en action, comme sont les œuvres, mais celui qui agit par lui-même et le maître d’œuvre qui honore Dieu et accomplit les œuvres. Ce n’est à rien autre qu’à la foi du cœur que nous devons essentiellement et entièrement d’être justes, aussi répand-on une doctrine dangereuse et absurde quand on enseigne que c’est par les œuvres qu’il faut accomplir les commandements, alors qu’avant de pratiquer les œuvres, il faut satisfaire par la foi à ces exigences et les œuvres viendront après l’accomplissement des commandements. » &lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;R.P. &lt;br /&gt;Vence, 23.10.11&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4539293390001197219-8208997508896825861?l=rolpoup2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rolpoup2.blogspot.com/feeds/8208997508896825861/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/10/le-plus-grand-commandement.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/8208997508896825861'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/8208997508896825861'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/10/le-plus-grand-commandement.html' title='Le plus grand commandement'/><author><name>rolpoup</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02135611251205466793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_BMVtyheqQgw/S3J9f-BKlrI/AAAAAAAAAUo/YJi3A-cn8jE/S220/est-m%C3%A9diterrann%C3%A9e-or.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-253vMz_EXbc/TqO3erkSnJI/AAAAAAAAA7Y/PeD7kFnYskE/s72-c/naiss+plan%25C3%25A8te.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4539293390001197219.post-6220539816178410358</id><published>2011-10-16T10:30:00.000+02:00</published><updated>2011-10-16T10:30:00.299+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Matthieu'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='- Dimanches/Fêtes'/><title type='text'>Entre César et Dieu ?</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/-qImclEniZ44/TpqHDCG0rII/AAAAAAAAA6M/Ye5Ucz4Ezx4/s640/sth2.jpg" width="580" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ésaïe 45, 1 &amp;amp; 4-6 ; Psaume 96 ; 1 Thessaloniciens 1, 1-5 ; Matthieu 22, 15-21&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Matthieu 22, 15-21&lt;/b&gt; &lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;15   Alors les Pharisiens allèrent tenir conseil afin de le prendre au piège en le faisant parler.&lt;br /&gt;16  Ils lui envoient leurs disciples, avec les Hérodiens, pour lui dire: "Maître, nous savons que tu es franc et que tu enseignes les chemins de Dieu en toute vérité, sans te laisser influencer par qui que ce soit, car tu ne tiens pas compte de la condition des gens.&lt;br /&gt;17  Dis-nous donc ton avis: Est-il permis, oui ou non, de payer le tribut à César?"&lt;br /&gt;18  Mais Jésus, s’apercevant de leur malice, dit: "Hypocrites! Pourquoi me tendez-vous un piège?&lt;br /&gt;19  Montrez-moi la monnaie qui sert à payer le tribut." Ils lui présentèrent une pièce d’argent.&lt;br /&gt;20  Il leur dit: "Cette effigie et cette inscription, de qui sont-elles?"&lt;br /&gt;21  Ils répondent: "De César." Alors il leur dit: "Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu."&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Que de succès la formule de Jésus « rendez à César… » n’a-t-elle pas eu ! Dernier usage connu en date : on en a fait depuis 1905, la racine de la laïcité et de la séparation des Églises et de l’État... Sauf que ce n’est pas du tout le propos de Jésus — qui disait cela bien avant 1905 et les autres lois de séparation modernes. Ou alors le christianisme historique est un peu long à la détente !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant au texte, il annonce la couleur : il s’agit d’un piège… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà des pharisiens qui complotent contre Jésus, nous est-il dit, en venant avec les hérodiens ! Que les hérodiens ne supportent pas Jésus, on le comprend, ils sont payés pour ça : ce sont les pantins des Romains. Mais que des pharisiens, qui sont pourtant du parti de ceux qui n’entendent pas légitimer Rome — comme les disciples de Jésus espérant la délivrance du joug romain — que des pharisiens, donc, viennent à comploter avec les hérodiens, voilà qui est étrange.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la plupart des pharisiens sont conséquents dans leur adversité à l’égard de Rome, en voilà qui ne le sont pas. Et quelle longue introduction pour piéger Jésus ! — : on le flatte pour le faire parler, dit le texte. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ça pour l’amener à dire devant les hérodiens, qui s’empresseront de faire leur rapport aux autorités, qu’il est le porte-parole, voire le Messie, d’un royaume souverain, Israël, et qu’il n’est évidemment pas comme Hérode, à la solde de Rome. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A moins que, pire, il ne se défile, et que lâchement, il ne prône la soumission symbolique, par l’impôt, se discréditant auprès des siens ! Auquel cas, ce sont parmi les pharisiens que certains se chargeront de colporter la nouvelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question est de toute façon difficile : apparemment, une seule alternative, payer ou ne pas payer. Les circonlocutions flatteuses ont mis la puce à l’oreille de Jésus, il s’agit de le piéger. Alors, à la longue introduction de ses interlocuteurs, répond un bref : “hypocrites, pourquoi me tendez-vous un piège ?” Le piège déjoué ainsi, en deux mots, Jésus en vient à la question, la seule, qui lui est posée : l’impôt à César.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les pharisiens, la réponse aura de quoi nourrir leur réflexion. Les hérodiens convoqués, eux, sont renvoyés à vide. Ils n’ont rien obtenu, Jésus ne leur a même pas adressé la parole. Jésus a déjoué le piège. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est pourquoi la réponse ne signifie pas ce qu’on a pris l’habitude d’en faire : une réponse qui serait au fond hérodienne, légitimant l’Empire romain. N’a-t-on en effet pas fait professer à Jésus une théorie du double pouvoir : le temporel à César, le spirituel à Dieu… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourquoi pas, par la suite, à celui qui est censé le représenter, le pape — face à l’Empereur ? — pour un « pouvoir » spirituel que l’on sépare par la suite de celui de l’État, à l’appui de ce «&amp;nbsp;rendez à César » ; où l’on origine, de façon tout aussi anachronique que l’attribution du «&amp;nbsp;pouvoir » spirituel au pape, la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais une telle lecture revient — s’en rend-on compte ? — à faire des hérodiens satisfaits et des pharisiens qui auraient réussi à montrer que Jésus est au fond au service — conscient ou pas — du pouvoir romain. Or ce n’est manifestement pas ce que les uns comme les autres ont compris. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Quand Jésus dit «&amp;nbsp;rendez à César ce qui est à César », il parle de la vanité de ce qu’il s’agit de lui rendre. Sur la pièce est une idole, César figure cette idole — Jésus et ses interlocuteurs ne peuvent que s’y accorder sans peine. Que les affaires d’idoles restent des affaires d’idolâtres : laissez leur cela. Pas de quoi satisfaire les hérodiens, traités donc implicitement de païens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais pas mieux pour les pharisiens. L’ambiguïté de la seconde proposition ne leur échappe pas. «&amp;nbsp;Rendez à Dieu ce qui est à Dieu » n’est aucunement parallèle à «&amp;nbsp;rendez à César ce qui est à César ». Comme si Dieu et César étaient chacun à la tête de deux banques d’État qui fonctionnent en parallèle, avec possibilité de change, comme les euros qui reçoivent les symboles souverains de chaque État européen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les pharisiens ne s’y sont pas trompés. Dieu est au-delà de César, infiniment au-delà, et tout lui appartient, César y compris… Alors allez tendre des pièges à d’autres, ou bien suivez-moi et adorez Dieu seul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour aller un peu plus loin, remarquons qu’en ce qui nous concerne, chrétiens d’aujourd’hui, on semble étrangement avoir parfois des difficultés à admettre que César et Dieu ne sont pas des vis-à-vis ! — quand on fait usage de ce texte pour appuyer quelque séparation des pouvoirs…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Où il s’avère que l’on a toujours autant de difficultés à admettre la leçon. Il faut bien admettre que Jésus dérange toujours autant. Car c’est quand même là le cœur de son propos : il ne s’agit pas de s’imaginer que Jésus veut dire que, puisque César (ou ses successeurs) frappe monnaie à sa figure, le monde lui appartient à proportion des fluctuations boursières. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou, en d’autres termes, que César et/ou Mammon-la-Bourse est un concurrent légitime de Dieu. Pharisiens et hérodiens sont renvoyés dos à dos, mais pas César et Dieu ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand César n’est plus d’actualité, mais que Mammon, la vraie idole de tous les César — que l’on sert par le signe de l’impôt, de la contribution financière qu’ils réclament —, l’est plus que jamais, ce texte résonne avec une criante actualité. Il est ici question du pouvoir attribué à César/Mammon et de son culte, à savoir la façon commune d’en faire l’idole que l’on sert. Ce qui est bien, en tout temps, d’actualité. Et qui, en certains temps, est de cette actualité qui concerne l’écroulement de l’idole du culte de l’argent, Mammon, que signifie le pouvoir de César — écroulement appelé aujourd’hui « crise financière ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et voilà qu’on nous dit que Jésus enseignerait de rendre culte aux deux à la fois, César et Dieu ?! Payer l’impôt prend en fait un tout autre sens que celui d’un parallèle avec le culte de Dieu ! Cela entre dans le relatif, pour ne pas dire dans la vanité, qui atteint César en son temps, le pouvoir actuel aujourd’hui — et il faut bien faire avec ce qui reste cependant du provisoire, fût « pour ne pas les scandaliser » — « pour ne pas les scandaliser, va à la mer, jette l’hameçon, et tire le premier poisson qui viendra ; ouvre-lui la bouche, et tu trouveras une pièce. Prends-la, et paye le péage pour moi et pour toi », dit Jésus (Mt 17, 24-27).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rendre à Dieu ce qui est à Dieu permet tout simplement de vivre dès à présent une autre réalité, celle du Règne de Dieu, qui n’est pas de ce monde, mais qui n’en a pas moins, en ce monde, des incidences concrètes. Au jour où tout passe, à commencer par César ou la bourse, « si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d’en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. Affectionnez-vous aux choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre. Car vous êtes morts — morts donc à tout cela —, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu » (Col 3, 1-3).&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;R.P.&lt;br /&gt;Antibes 16.10.11&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4539293390001197219-6220539816178410358?l=rolpoup2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rolpoup2.blogspot.com/feeds/6220539816178410358/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/10/entre-cesar-et-dieu.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/6220539816178410358'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/6220539816178410358'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/10/entre-cesar-et-dieu.html' title='Entre César et Dieu ?'/><author><name>rolpoup</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02135611251205466793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_BMVtyheqQgw/S3J9f-BKlrI/AAAAAAAAAUo/YJi3A-cn8jE/S220/est-m%C3%A9diterrann%C3%A9e-or.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-qImclEniZ44/TpqHDCG0rII/AAAAAAAAA6M/Ye5Ucz4Ezx4/s72-c/sth2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4539293390001197219.post-7799248897549649224</id><published>2011-10-09T10:30:00.004+02:00</published><updated>2011-10-09T12:45:26.765+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Matthieu'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='- Dimanches/Fêtes'/><title type='text'>Invités au festin du Royaume</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/-CPoQBHxAoUk/TpBm6TFfadI/AAAAAAAAA6A/tJD0-_Yflyg/s640/soleil.png" width="600" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ésaïe 25, 6-9 ; Psaume 23 ; Philippiens 4, 12-20 ; Matthieu 22, 1-14&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Ésaïe 25, 6-9&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;6  Le SEIGNEUR, le tout-puissant, va donner sur cette montagne un festin pour tous les peuples, un festin de viandes grasses et de vins vieux, de viandes grasses succulentes et de vins vieux décantés.&lt;br /&gt;7  Il fera disparaître sur cette montagne le voile tendu sur tous les peuples, l’enduit plaqué sur toutes les nations.&lt;br /&gt;8  Il fera disparaître la mort pour toujours. Le Seigneur DIEU essuiera les larmes sur tous les visages et dans tout le pays il enlèvera la honte de son peuple. Il l’a dit, lui, le SEIGNEUR.&lt;br /&gt;9  On dira ce jour-là: C’est lui notre Dieu. Nous avons espéré en lui, et il nous délivre. C’est le SEIGNEUR en qui nous avons espéré. Exultons, jubilons, puisqu’il nous sauve.&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Matthieu 22, 1-14&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;1  Et Jésus se remit à leur parler en paraboles:&lt;br /&gt;2  "Il en va du Royaume des cieux comme d’un roi qui fit un festin de noces pour son fils.&lt;br /&gt;3  Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités. Mais eux ne voulaient pas venir.&lt;br /&gt;4  Il envoya encore d’autres serviteurs chargés de dire aux invités: Voici, j’ai apprêté mon banquet; mes taureaux et mes bêtes grasses sont égorgés, tout est prêt, venez aux noces.&lt;br /&gt;5  Mais eux, sans en tenir compte, s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce;&lt;br /&gt;6  les autres, saisissant les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent.&lt;br /&gt;7  Le roi se mit en colère; il envoya ses troupes, fit périr ces assassins et incendia leur ville.&lt;br /&gt;8  Alors il dit à ses serviteurs: La noce est prête, mais les invités n’en étaient pas dignes.&lt;br /&gt;9  Allez donc aux places d’où partent les chemins et convoquez à la noce tous ceux que vous trouverez.&lt;br /&gt;10  Ces serviteurs s’en allèrent par les chemins et rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, mauvais et bons. Et la salle de noce fut remplie de convives.&lt;br /&gt;11  Entré pour regarder les convives, le roi aperçut là un homme qui ne portait pas de vêtement de noce.&lt;br /&gt;12  Mon ami, lui dit-il, comment es-tu entré ici sans avoir de vêtement de noce? Celui-ci resta muet.&lt;br /&gt;13  Alors le roi dit aux servants: Jetez-le, pieds et poings liés, dans les ténèbres du dehors: là seront les pleurs et les grincements de dents.&lt;br /&gt;14  Certes, la multitude est appelée, mais peu sont élus."&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Un festin pour tous les peuples, tous, indépendamment de toute appartenance, religieuse, nationale, à tel cercle social privilégié ou que sais-je encore — c’est ce dont nous parle Matthieu après Ésaïe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Festin pour tous, indifféremment des types divers de distinctions sociales, économiques ou religieuses. D’autant plus que ce genre d’impressions d’appartenance plus ou moins privilégiée, ou d’élite, a pour effet de faire regarder de haut — non seulement les autres, mais aussi — le don de Dieu que l’on prend pour un dû. Et l’on garde pour soi, mais pour son quotidien — rien de spécial pour la fête —, les mets d’un banquet offert par Dieu, quitte à entourer la salle d’abondance de barbelés où viennent s’épingler comme des mouches les foules de pauvres et de déshérités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et au bout du compte, on méprise carrément le trop plein de bonheur et d’abondance, reçu de toute façon comme un dû ! Et on dédaigne le maître de toutes choses. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un Proverbe attribué au roi Salomon — qui n’avait rien à apprendre de quiconque en matière de richesse —, ce Proverbe dit : « garde-moi, ô Dieu, de la pauvreté, de peur que je ne me révolte contre toi, garde-moi aussi de la richesse de peur que je ne t’oublie » — de peur que je n’oublie que tout vient de toi et que l’on est mal venu de considérer la fête que tu promets comme quantité négligeable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelqu’un qui serait tous les jours au caviar et au champagne, non seulement n’arrangerait pas son foie, mais ne verrait rien d’extraordinaire à un repas de fête. N’est-ce pas un peu le problème de toute civilisation repue, et de notre civilisation ? Jusqu’au jour où…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Eh bien, au plan spirituel, c’est un peu cela que déplore Jésus. Nous voilà invités à la fête par Dieu, qui a des bienfaits considérables à nous offrir et — du haut de nos longs siècles de christianisme institutionnel — nous croyons pouvoir regarder cela de haut, nous croyons que tous ces bienfaits, sont normaux, un dû, et comme des banqueteurs quotidiens et gavés, nous dédaignons cela.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allez voir en Asie ou en Afrique la soif d’une parole perçue comme précieuse : les temples sont non seulement pleins, mais trop petits ; il faut les agrandir, faire des cultes à deux ou trois services, et mettre des haut-parleurs à l’extérieur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous ai invité à la noce, et vous avez méprisé mon appel. Je suis allé appeler ailleurs — ceux que parfois vous avez cru devoir regarder de haut. Car on comprend que la parabole ne parle pas que d’un banquet au sens littéral, mais du banquet de la Parole de Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c’est évidemment de cela que parle Jésus quand il évoque ceux qui sont envoyés pour inviter des convives à la noce et qui se font tuer : il parle évidemment des prophètes assassinés par un peuple qui ne veut plus se laisser interpeller et qui préfère faire taire les voix qui dérangent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça ne concerne que les temps anciens croyez-vous ? Tuer les messagers de Dieu, les annonciateurs du bonheur du banquet offert par Dieu ? Pensez-vous ! Dans l’Antiquité, mais pas nous ! Et le pasteur Martin Luther King, assassiné en 1968 ? Il a lutté aux États-Unis pour abolir la ségrégation et pour créer un monde sans racisme, un monde de véritable fraternité, où « noirs » et « blancs » pourraient vivre, travailler et même prier dans les mêmes lieux. « Si nous n’apprenons pas à vivre ensemble comme des frères, écrivait-il, nous allons périr ensemble comme des imbéciles ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son engagement a profondément marqué le cours de notre histoire, mais ses contemporains l’ont bel et bien raté ! Il invitait au banquet du Royaume, non seulement on a dédaigné ce banquet, mais on a tué le messager ! Et il n’est pas un cas isolé au XXe siècle. Et nous, que faisons-nous de l’invitation ? Méfions-nous cela pourrait finir très mal, cela a parfois fini dans le sang ! C’est ce qui s’est passé concertant M.L. King et d’autres, et en tout cas ce qui se passe dans notre parabole. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les repus qui n’ont rien à faire du don de Dieu, qui succombent sous la violence ? Guerre civile, catastrophe humanitaire, violence terroriste, crise financière généralisée ? En tout cas, dans la parabole, cela finit très mal. Mais, oh ! nous autres n’avons pas assassiné de messagers de Dieu ! Certes… Cela dit, ne sommes nous pas un peu trop occupés, « l’un à son champ, l’autre à son commerce » comme dit Jésus, ou encore à son affaire, — affaire qui vaut quoi finalement… ? Cela jusqu’à trouver inopportun l’appel de Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors l’invitation pourrait très bien s’adresser à d’autres, genre ceux qui sont épinglés sur les barrières, ou noyés dans leur esquifs chavirés loin de notre abondance de biens très palpables, de nourriture, de consommation, mais aussi de biens spirituels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Car, que ce soit ceux qui refusent l’invitation au Royaume, voire qui persécutent, et même tuent ceux qui la leur apportent ! — ou que ce soit ceux qui prétendent y entrer par leurs propres moyens, — on n’entre pas aisément dans le Royaume de Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que confirme la deuxième partie de la parabole ; la question de ceux qui en refusent l’invitation et tuent les envoyés semblant entrer dans notre logique — quoique !… Mais pour celui qui est entré sans la tenue correcte exigée, les choses peuvent sembler, du coup, difficiles à saisir ! … &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’autant plus que le texte précise que l’invitation vaut pour les méchants comme pour les bons… Mais justement, la réponse est sans doute là : des méchants et des bons, à savoir par la grâce seule : la grâce seule qui ouvre la conversion — la vêture de l’habit de noces —, et en aucun cas revêtu de ses propres prétentions…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Car c’est de cela qu’il s’agit au fond. C’est le deuxième aspect de la parabole. Parmi ceux qui viennent finalement au banquet — ceux auxquels s’est finalement adressé l’appel dédaigné par les repus de spiritualité et de biens en tout genre —, voilà un de ces pauvres, apparemment, qui ne porte pas de vêtements de noce. Qu’est-ce à dire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Commençons par la première évidence : on ne va pas à la noce avec la tenue qu’on aurait à un enterrement par exemple — crêpe noir ou veste sombre. On n’y va pas non plus en tenue de travail, en bleu mazouté et en pataugas ! Ce serait témoigner une volonté de provocation dans le premier cas, de dédain ou de manque de convenance dans le second. Dans tous les cas, bien peu de respect pour celui ou celle qui nous invite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela rappelle nos anciens qui parlaient d’habits du dimanche. Oh, je sais bien que Dieu regarde le cœur — mais comme dit Saint-Exupéry par la bouche du renard attendant le petit Prince : avoir des rites, des heures de rendez-vous pour pouvoir savoir à quel moment s’habiller le cœur, n’est pas si insensé. Et c’est probablement ce que voulait signifier le symbole du costume du dimanche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’habiller le cœur ! Et bien, ce que reproche le maître du festin de la parabole à l’homme trouvé sans habit de noces, c’est probablement d’avoir négligé, précisément, de s’habiller le cœur. Ce qui revient alors à dire que s’il n’a pas refusé de venir à cette invitation de dernière minute que les privilégiés ont négligée auparavant, il n’en a, pas plus qu’eux, mesuré la portée. Est-il venu pour s’offrir un repas, une soirée dansante, ou que sais-je de ce genre ? Ou autre chose à côté du sens de l’invitation ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tout cas, sa tenue montre qu’il n’a pas perçu tout l’honneur que valait la fête de la vie, la fête du Royaume. Il ne s’est pas habillé le cœur ! C’est ce que trahit la parole finale sur les appelés et les élus. L’appel extérieur du messager n’a pas résonné en son cœur…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est la parole finale de notre texte : « Il y a beaucoup d’appelés mais peu d’élus ». La théologie voit là la distinction entre la dimension extérieure de l’appel de Dieu et sa réception intérieure ou interne, à savoir intime (on parle le plus souvent de cela pour la vocation — intérieure — au ministère, que l’on distingue de l’appel — extérieur — adressé par l’Église. Cela vaut aussi plus largement que pour le seul ministère ecclésial).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque j’entends un appel — n’importe quel appel, quelqu’un qui m’appelle dans la rue par exemple, ou pour être plus précis un parent qui appelle un enfant : « à table ! » —, cet appel vient de l’extérieur. Je peux le recevoir ou pas, y répondre ou pas. L’enfant peut le recevoir ou pas. Cela dépend de l’importance qu’a eu cet appel pour moi, ou pour lui. Lorsqu’un appel m’est indifférent, il me reste extérieur, externe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque l’appel résonne en moi et produit son effet, et à terme l’obéissance, on parle d’appel interne. Il a résonné en moi, dans mon cœur — au point finalement de produire une obéissance sincère. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Remarquez par exemple qu’à l’appel extérieur « à table ! », l’effet intérieur sera différent s’il s’agit de laisser un jeu passionnant pour manger un plat que l’enfant apprécie peu, ou s’il s’agit d’un goûter d’anniversaire chargé de gâteaux à la crème et au chocolat ! Vous me suivez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et bien c’est exactement la distinction entre l’appel de Dieu en sa dimension extérieure et en sa dimension intime. Et c’est le cœur de la distinction entre appelé et élu. Pour celui en qui la parole de l’appel de Dieu résonne vraiment, Jésus ici, que reprend la théologie, parle, concernant cet appel intime, d’élection.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En bref et en clair, est-ce que l’invitation de Dieu à la fête de son Royaume résonne suffisamment en moi, me séduit suffisamment, pour qu’elle vaille que je quitte tout pour cela, que j’habille mon cœur de joie ; ou ai-je mieux à faire, ou est-ce que je ne viens qu’à contrecœur, sans m’habiller le cœur ? Suis-je élu, choisi pour la fête, l’ai-je entendu, cet appel ? Ou est-ce pour moi chose indifférente ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si c’est le cas, c’est que je ne sais pas la valeur de ce qui m’est proposé quand Dieu me dit : « à table ! » Si nous savions seulement le millième de la joie qui est dans cet appel, nous laisserions tout avec bonheur et courrions à toutes jambes à l’écoute de cet appel qui a toutes les raisons de bouleverser notre cœur, l’intérieur de nous-mêmes, pour que rien ne soit plus jamais comme avant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si nous l’avons dédaigné, il est toujours temps, maintenant, de faire retour, et de s’habiller le cœur pour la fête du Royaume. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;R.P.&lt;br /&gt;Vence, 09.10.11&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4539293390001197219-7799248897549649224?l=rolpoup2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rolpoup2.blogspot.com/feeds/7799248897549649224/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/10/invites-au-festin-du-royaume.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/7799248897549649224'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/7799248897549649224'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/10/invites-au-festin-du-royaume.html' title='Invités au festin du Royaume'/><author><name>rolpoup</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02135611251205466793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_BMVtyheqQgw/S3J9f-BKlrI/AAAAAAAAAUo/YJi3A-cn8jE/S220/est-m%C3%A9diterrann%C3%A9e-or.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-CPoQBHxAoUk/TpBm6TFfadI/AAAAAAAAA6A/tJD0-_Yflyg/s72-c/soleil.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4539293390001197219.post-4317357013092011555</id><published>2011-09-25T10:30:00.015+02:00</published><updated>2011-09-25T10:30:00.776+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Matthieu'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='- Dimanches/Fêtes'/><title type='text'>Les deux fils. "Non" et "Oui"</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a target="_blank" href="http://klem.kikourou.net/billet.php?idbillet=15" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/-dHNXQ3IBPLU/Tn7H-fzCjlI/AAAAAAAAA58/Dju5TgTSNEs/s640/chusclan2.png" width="580" title="Vigne - L’automne à Chusclan. Sur le blog de Klem (clic)"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ezéchiel 18, 21-32 ; Ps 25 ; Philippiens 2, 1-11 ; Matthieu 21:28-32 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Matthieu 21:28-32&lt;/b&gt; &lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;28  Qu’en pensez-vous ? Un homme avait deux fils ; il s’adressa au premier et dit : (Mon) enfant, va travailler aujourd’hui dans ma vigne.&lt;br /&gt;29  Il répondit : Je ne veux pas. Ensuite, il se repentit, et il y alla.&lt;br /&gt;30  Il s’adressa alors au second et donna le même ordre. Celui-ci répondit : Je veux bien, Seigneur, mais il n’y alla pas.&lt;br /&gt;31  Lequel des deux a fait la volonté du père ? Ils répondirent : Le premier. Et Jésus leur dit&amp;nbsp;: En vérité je vous le dis, les péagers et les prostituées vous devanceront dans le royaume de Dieu.&lt;br /&gt;32  Car Jean est venu à vous dans la voie de la justice, et vous n’avez pas cru en lui. Mais les péagers et les prostituées ont cru en lui, et vous, qui avez vu cela, vous ne vous êtes pas ensuite repentis pour croire en lui.&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Expérience toute quotidienne que celle à laquelle réfère Jésus. On l’imagine ayant observé, ou ayant entendu la plainte, l’agacement, d’un père dont l’un des enfants lui aurait fait faux bond de cette façon, se défilant adroitement à ses demandes. « Va dans ma vigne — oui papa » ; et le père de découvrir à la fin de la journée que rien n’a été fait…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l’on tarde encore, encore un faux bond comme cela, et la récolte risque d’en subir les conséquences, voire d’être gâtée !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et quand ce second fils était le recours après que le premier fils, au début de la journée, lui ait dit carrément « non, je n’y vais pas ! », on conçoit l’agacement du père. De quoi être désabusé !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement pour la vigne, dans notre parabole, ce premier qui a d’abord refusé, a fini par changer d’avis…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais qu’est-ce que signifie cette vigne, puisqu’il s’agit d’une parabole, d’une comparaison ? À quoi compare-t-il cette vigne et ces deux fils ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La leçon finale de la parabole, « les péagers et les prostituées vous devanceront dans le royaume de Dieu », indique que le travail à la vigne débouche sur le Royaume de Dieu ; qu’il y a donc un rapport entre les deux — la vigne et le Royaume.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un rapport seulement, puisque la vigne s’apparente aussi à un chemin, à un préalable, à un temps de préparation censé déboucher sur le Royaume. Car en attendant le Royaume, le travail à la vigne est un travail plutôt pénible.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On sait cela dans cette civilisation agricole ; et le fait que l’on puisse être porté à rechigner à y aller, n’en laisse pas de doute pour le lecteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant, un auditeur de l’époque, instruit dans les livres des prophètes, le savait aussi : il y a un rapport entre cette vigne fatigante et le Royaume des réjouissances ultérieures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Où apparaît, avec l’obéissance à Dieu et à sa Loi, l’entrée dans la mission qu’il nous confie. Et l’envoi que Jésus adresse à l’Église.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais à ce point, puisqu’il est question du projet de Dieu en vue du Royaume, on peut franchir un pas supplémentaire : chose qui n’est pas sans lien avec la mission de l’Église qui entre dans la lignée de celle d’Israël, on a peut-être en vue la Création elle-même. Une interrogation à laquelle nous invite la période de Roch Ha-Shannah, le Nouvel an juif, période dans laquelle nous entrons cette semaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui, en regard de la parabole, pourrait évoquer ce thème, que l’on retrouve dans la spiritualité juive, qui est celui de la réticence à venir à l’être. La spiritualité juive ultérieure le dit en ces termes : lorsque, avant sa venue à l’être, Dieu envoie une âme dans le monde, celle-ci trépigne, résiste, supplie, bref, fait tout pour éviter de s’incarner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref : « va travailler aujourd’hui dans ma vigne. Non ! Je ne veux pas ! » dit le premier fils. Remarquons en passant que cette parabole inverse ce que l’on trouve dans beaucoup d’autres paraboles. Ici, c’est le premier fils, l’aîné, qui a eu au bout du compte le bon comportement. Voilà qui pourrait ressembler à un avertissement à l’Église, qui, jouant régulièrement les seconds fils des autres paraboles, se targue peut-être un peu légèrement de sa spontanéité à répondre «&amp;nbsp;oui&amp;nbsp;»&amp;nbsp;! Répondre « oui », mais pour quel résultat concret ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le « non » qui précède l’acceptation quand même et malgré tout, s’inscrit dans la spiritualité juive en écho au livre de l’Ecclésiaste : « Moi, je déclare les morts plus heureux d’être déjà morts que les vivants d’être encore vivants, mais mieux encore que les uns et les autres celui qui n’a pas encore existé et qui n’a pas vu l’œuvre mauvaise qui se fait sous le soleil. » (Ecc 4, 2-3)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En regard de la sagesse de l’Ecclésiaste, donc, l’autre fils, le second, celui qui dit « oui » d’emblée, serait ou un naïf, ou un inconscient, ou un distrait – quelqu’un qui n’a pas pris la mesure des choses. Pardonnons-lui, car il ne sait pas ce qu’il dit ! – et du coup, son « oui » apparemment enthousiaste, est d’emblée voué à tourner court. Vendangeur dans la vigne, il s’assiéra pour s’endormir sous un cep ; homme de religion, il se contentera de l’extériorité des rites. Il n’avait pas mesuré ce à quoi il disait « oui » !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et du coup au fond, avait-il vraiment dit oui, ou plutôt, alors, n’aurait-il pas mieux fait de s’abstenir – que de finir ainsi. C’est bien là une des questions que pose notre parabole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le « non », lui, est réaliste : la vigne, c’est fatigant, c’est ingrat, c’est dur, et ça dure. Les rangées de cep, au milieu du jour, sous le soleil brûlant, ça prend des allures d’infini. C’est un peu comme l’espérance du Royaume. Il est des temps de l’histoire, de l’individu ou d’un peuple, des temps chargés de douleurs dont on ne voit pas la fin, où l’on se demande. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et selon la tradition légendaire, l’âme l’a bien pressenti avant de venir au monde et — selon, j’allais dire, notre expérience —, en témoigne dès la naissance : en général l’enfant hurle à ce moment-là (et je ne parle pas de la douleur de sa mère !). L’enfant semble manifester assez peu d’enthousiasme à débarquer dans la vigne !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or cette tradition, les responsables religieux auxquels s’adresse Jésus la connaissaient. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’où cette question : et si Jésus leur disait en sous-entendu : au fond, nous dit Jésus, vous le savez bien : qui dit « oui » ? Qui dirait « oui » s’il savait à quoi il s’expose ? La réponse a été donnée par l’Ecclésiaste : en tout cas, pas un sage !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, tout vous avez dit « non », tous nous avons dit « non » – ce pourquoi le texte renvoie à Jean le Baptiste : repentir. Maintenant que nous y sommes de toute façon, eh bien ! il faut faire avec, vers le Royaume.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous avons dit « non » ? Une nuance tout de même. Il y en a bien un qui a dit « oui ». Et qui a dit « oui » jusqu’à la croix, dessinée depuis — non pas la crèche — mais l’Éternité : l’agneau de Dieu égorgé depuis la fondation du monde (Apoc 12, 8).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c’est ici que tout est renversé, ici que tout devient possible, à commencer pour ceux qui ne se leurrent pas sur la qualité de leur « oui », ce pourquoi « les péagers et les prostituées vous devanceront dans le royaume de Dieu ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous voici donc tous avec notre « non » appelés à un acte de confiance en celui-là seul qui a dit « oui » en connaissance de cause – et qui rend ainsi possible ce retour auquel il invite, le retour à Dieu qu’annonçait Jean le Baptiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes le travail à la vigne n’est pas facile, mais c’est le chemin du Royaume de toute consolation sur lequel est venu nous précéder, en toute connaissance des faits et du projet de Dieu, celui qui nous y appelle aujourd’hui. Dieu s’est approché. La proximité de Dieu est celle d’aujourd’hui : «&amp;nbsp;Je ne prends pas plaisir à la mort de celui qui meurt — oracle du Seigneur Dieu ; revenez donc et vivez ! » (Ezéchiel 18, 32)&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;R.P. &lt;br /&gt;Vence, 25.09.11&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4539293390001197219-4317357013092011555?l=rolpoup2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rolpoup2.blogspot.com/feeds/4317357013092011555/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/09/les-deux-fils-non-et-oui.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/4317357013092011555'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/4317357013092011555'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/09/les-deux-fils-non-et-oui.html' title='Les deux fils. &quot;Non&quot; et &quot;Oui&quot;'/><author><name>rolpoup</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02135611251205466793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_BMVtyheqQgw/S3J9f-BKlrI/AAAAAAAAAUo/YJi3A-cn8jE/S220/est-m%C3%A9diterrann%C3%A9e-or.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-dHNXQ3IBPLU/Tn7H-fzCjlI/AAAAAAAAA58/Dju5TgTSNEs/s72-c/chusclan2.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4539293390001197219.post-7467115625063579325</id><published>2011-09-18T10:30:00.003+02:00</published><updated>2011-09-18T17:51:56.645+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Matthieu'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='- Dimanches/Fêtes'/><title type='text'>Ouvriers de la onzième heure</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://2.bp.blogspot.com/-73jvZB7iKV4/TnWbP6SmOqI/AAAAAAAAA54/yZngEOWQha4/s640/chusclan.png" width="580" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ésaïe 55, 6-9 ; Ps 145 ; Phil 1, 12-30&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Matthieu 20, 1-16&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;1  "Le Royaume des cieux est comparable, en effet, à un maître de maison qui sortit de grand matin, afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne.&lt;br /&gt;2  Il convint avec les ouvriers d’une pièce d’argent pour la journée et les envoya à sa vigne.&lt;br /&gt;3  Sorti vers la troisième heure, il en vit d’autres qui se tenaient sur la place, sans travail,&lt;br /&gt;4  et il leur dit: Allez, vous aussi, à ma vigne, et je vous donnerai ce qui est juste.&lt;br /&gt;5  Ils y allèrent. Sorti de nouveau vers la sixième heure, puis vers la neuvième, il fit de même.&lt;br /&gt;6  Vers la onzième heure, il sortit encore, en trouva d’autres qui se tenaient là et leur dit: Pourquoi êtes-vous restés là tout le jour, sans travail? —&lt;br /&gt;7  C’est que, lui disent-ils, personne ne nous a embauchés. Il leur dit: Allez, vous aussi, à ma vigne.&lt;br /&gt;8  Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant: Appelle les ouvriers, et remets à chacun son salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.&lt;br /&gt;9  Ceux de la onzième heure vinrent donc et reçurent chacun une pièce d’argent.&lt;br /&gt;10  Les premiers, venant à leur tour, pensèrent qu’ils allaient recevoir davantage; mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’argent.&lt;br /&gt;11  En la recevant, ils murmuraient contre le maître de maison:&lt;br /&gt;12  Ces derniers venus, disaient-ils, n’ont travaillé qu’une heure, et tu les traites comme nous, qui avons supporté le poids du jour et la grosse chaleur.&lt;br /&gt;13  Mais il répliqua à l’un d’eux: Mon ami, je ne te fais pas de tort; n’es-tu pas convenu avec moi d’une pièce d’argent?&lt;br /&gt;14  Emporte ce qui est à toi et va-t’en. Je veux donner à ce dernier autant qu’à toi.&lt;br /&gt;15  Ne m’est-il pas permis de faire ce que je veux de mon bien? Ou alors ton œil est-il mauvais parce que je suis bon?&lt;br /&gt;16  Ainsi les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers."&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Dieu ne semble-t-il pas donner plus aux uns qu'aux autres ? Et, croyons-nous aisément, donner plus à ceux qui en ont moins fait, ou en termes moraux, qui sont moins bons, ou encore, en termes religieux, moins pieux ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À cela Jésus donne une réponse certes satisfaisante, mais qui laisse pourtant au palais de plusieurs, un reste de goût d'amertume. Bien sûr, dans la parabole de Jésus, le maître de la vigne, qui représente bien sûr Dieu, n'a pas lésé ceux à qui il avait promis le salaire de la journée de travail qu'ils ont effectuée. Mais tout de même, tant de fatigue pour recevoir la même chose que ceux qui n'ont quasiment rien fait ! N’est-ce pas donner envie d'arriver plus tard la prochaine fois&amp;nbsp;?... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il nous est facile d’imaginer les circonstances de la parabole quand on a eu l’occasion de faire les vendanges. C’est du poids de la chaleur du jour que se plaignent les vignerons ; chose normale en temps habituel. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concernant les vendanges, ceux qui y ont participé — les premiers auditeurs de la parabole en sont pour la plupart — savent combien au bout de plusieurs heures elles deviennent pénibles, surtout sur les derniers moments ; moments pénibles parmi les autres moments pénibles de la journée de vendange. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jésus résume. Il aurait pu parler du froid et de l’humidité du petit matin, quand par-dessus le marché, les moustiques de la nuit sortent des feuilles humides et froides pour vous piquer les mains et vous dévorer le sang. Et la journée qui avance, le soleil qui monte et qui très vite assomme, jusqu’à cette heureuse pause casse-croûte, qui elle-même a quelque chose de désespérant : elle ne débouchera pas sur la sieste, mais trop courte, sur la reprise sous le soleil brûlant. Et les reins qui tirent de plus en plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le maître de la vigne a fait des embauches à toutes les heures d’une journée, qui, pour les premiers, a commencé à six heures du matin. Pour eux, au moment où ils voient l’heureuse fin de la journée se profiler, ce moment où on peut enfin se détendre, prendre un repas rapide et s’allonger enfin – plus qu’une heure –, le maître embauche encore : jusqu’à la onzième heure, c’est-à-dire dix-sept heures. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et voilà les nouveaux venus, frais et dispos, qui coupent les grappes avec entrain. On les imagine imposant à tous un rythme alerte pour avancer dans les rangées de vignes. Le maître, d’ailleurs, n’est peut-être pas mécontent : voilà une main d’œuvre vivifiée. Et les premiers venus qui redressent le dos de temps en temps pour détendre leurs reins... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, la journée se termine : il est dix-huit heures. On s’approche alors du maître et de son intendant, pour recevoir la paye à la journée. Un salaire correct : un denier, un peu moins d’un franc or, très convenable pour l’époque. Et voilà que tous reçoivent le plein salaire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N’est-ce pas décourageant pour les premiers ?... En fait, à y regarder de près, on les imagine quand même mal en train de s’irriter. Demain est un nouveau jour, et les ouvriers de la onzième heure d’aujourd’hui, commenceront à l’aube, à moins qu’ils n’arrêtent complètement, mais les mêmes ne pourront pas se présenter à nouveau à cinq heures de l’après-midi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait l’irritation ne concerne pas les vignerons, elle nous concerne. À ce point, on a déjà quitté la parabole. Car, évidemment, c’est une parabole, qui n’est pas là que pour nous parler de vignes et de frustrations d’ouvriers fatigués. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un premier temps, le temps où Jésus énonce la parabole, l’allusion vise évidemment les relations entre les bons croyants, les pharisiens, sans oublier les disciples, ou plusieurs d’entre eux, d’un côté, et les patachons les plus divers de l’autre : prostituées, publicains (qui dans cet Israël occupé collectent les impôts pour les Romains !)..., j’en passe et des pires. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et voilà que Jésus annonce aux bons croyants, aux fidèles, aux gens honnêtes, que dans la perspective de leur conversion, leur entrée dans la mission de l’Église, fût-elle tardive, les pécheurs et autres patachons ne seront pas lésés devant Dieu, par rapport à eux, qui ont un comportement honnête. Sachant donc ce qu’est le comportement des autres, il y a de quoi être irrité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et à cela on comprend qu’on est passé au-delà de la parabole, avec cette irritation des ouvriers, voyant les derniers arrivés dans leur premier jour de vendanges toucher un plein salaire pour les encourager. Illustration de ce que les fidèles peuvent s’irriter de voir la façon dont Jésus accueille les pécheurs. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La parabole est alors, selon ce que signifie ce mot, comparaison. Plusieurs d’entre vous, leur fait comprendre Jésus, trouveraient anormal de s’irriter parce que les derniers venus à la vigne sont biens payés. Vous n’avez donc pas de raison de vous irriter de ce que les derniers venus au travail du Royaume soient bien accueillis...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un deuxième temps, la relecture de la parabole par la communauté chrétienne dans la mouvance, la parabole peut être entendue dans le cadre du trouble qui y est sans doute grand devant l’entrée en masse des païens dans l’Église. Dans la communauté chrétienne naissante, on n’est peut-être pas la toujours favorable à cette façon d’entrée des nations dans l’Église, à cette subversion que promeut la mission que, disent certains, s’est arrogée Paul. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand même : avoir porté le fardeau de la fidélité à la Torah pendant des générations, pour préparer le Royaume, et maintenant qu’il s’est approché, voir octroyer ses privilèges aux nouveaux qui se contentent d’en profiter sans avoir eu à porter le poids du fardeau des siècles, c’est un peu fort de café. Pour ces nouveaux, pas même de circoncision ou d’abstinence minimale concernant les viandes ou les boissons sacrifiées aux idoles. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas la moindre reconnaissance à l’égard de ceux qui depuis des générations, effectuent les rites qui consacrent les aliments, qui en font des nourritures ou des boissons sacrifiées à Dieu et non aux idoles. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le rappel d’une telle parabole dans une communauté, celle à laquelle s’adresse Matthieu, réputée peu ouverte à la mission de Paul, est d’autant plus significatif : on est prêt justement, dans l’entourage de Matthieu, à entendre même ce qui bouleverse et qui trouble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est cette double leçon qui doit nous interpeller aussi. Aujourd’hui pour nous, aucune des deux situations n’est apparemment à l’ordre du jour. Et pourtant !...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pensons à la façon dont les pays aisés ont tendance à se fermer de sorte que ceux qui vivent dans des pays plus pauvres ne puissent pas bénéficier de leurs biens – &lt;a target="_blank" href="http://rolpoup2.blogspot.com/2011/09/le-prix-du-pardon.html"&gt;comme les frères de Joseph&lt;/a&gt; (esclave étranger vendu par ses frères, grâce à qui l’Égypte a ensuite été sauvée de la famine) ; ces frères arrivant ensuite en Égypte comme réfugiés économiques. On imagine à tort que du coup, les biens profiteront moins à ceux qui en ont depuis plus longtemps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu comme dans l’histoire du nouvel arrivant de Fernand Reynaud, venu manger le pain des citoyens du pays… mais qui était boulanger ! Lorsqu’il s’en va, les autochtones ne mangent plus de pain. Outre l’humour, l’analyse y est tout à fait réaliste (où l’on retrouve Joseph). Un réalisme que connaissait le sultan turc Soliman le Magnifique accueillant les juifs expulsés d’Espagne et s’exclamant à propos du roi d’Espagne croyant se débarrasser d’un poids mort pour son pays – Soliman, le sultan turc, s’exclamait : quel est donc ce brave homme de roi d’Espagne qui m’envoie toute sa richesse ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et voilà un des nombreux points où nous jouons souvent à nôtre tour les premiers ouvriers de la parabole ; alors certes, si les derniers arrivent à la vigne tardivement, ce n’est pas pour le plaisir de travailler, c’est pour bénéficier de l’argent qu’ils vont gagner – et quand ils vont bénéficier du plein salaire et des acquis sociaux pour lesquels leurs ancêtres n’ont pas cotisé, les premiers venus rouspètent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est parce qu’ils ne connaissent pas les voies du Maître dont Soliman s’est fait témoin, peut-être malgré lui, au XVIe siècle, et avant lui le Pharaon élevant Joseph en dignité. Le Maître de la vigne est bon, et il donne d’emblée aux derniers venus les mêmes droits – ce sont ses voies – ; et cela pour le bien même des premiers ouvriers : du sang neuf dans les vignes sur le soir, ou dans une population vieillissante et fatiguée, cela ne fait pas de mal. Si le pouvoir espagnol avait su qu’il était en train de ruiner son pays, à l’époque le plus riche du monde (l’histoire a montré comment il s’est rapidement affaibli), le ruiner en expulsant sa richesse humaine qu’il jugeait indésirable, juifs et Maures… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vois-tu d’un mauvais œil que je sois bon ? lui soufflait l’Évangile qu’il n’entendait pas… Ce qui vaut dans les vignes et à l’échelle des nations, vaut aussi pour l’Église. Le sang neuf dérange toujours un peu, ou même beaucoup. Et pourtant, en se fermant à la mission, cette vocation de l’Église sans laquelle elle s’engourdit, l’Église joue un peu les rois d’Espagne. « vos pensées ne sont pas mes pensées. Vos voies ne sont pas mes voies » (És 55, 8), dit Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et cela vaut aussi bien sûr pour la façon dont, nous, dans l’Église depuis longtemps, voire des générations, vivons sur des lauriers, voire ceux de nos ancêtres, de sorte que le rythme plus alerte qui pourrait nous vivifier est bloqué – comme le travail dans les vignes se fait moins allègrement en fin de journée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Et si, comme le dit le prophète Ésaïe, les voies de Dieu étaient infiniment au-dessus des nôtres ? Si ce qui nous parait injustice n'était que signe d'une sagesse infiniment plus profonde, et même comme le dit Jésus, signe, simplement, de bonté : « vois-tu d'un mauvais oeil que je sois bon ? » (Mt 20:15), ou comme le disait Ésaïe, regrette-tu que « Dieu pardonne abondamment » (Es 55:7) ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dieu connaît les besoins de chacun, au plan matériel immédiat, bien sûr, ce qui nous intéresse légitimement beaucoup ; au niveau de la rétribution indirecte aussi (récompense et correction), ce qui ne nous désintéresse pas non plus. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, verrons-nous d'un mauvais œil que Dieu soit bon – non pas à l'égard d'autrui finalement, comme nous pensions avec les premiers ouvriers, mais à notre égard ? Car à y regarder de près, ne sommes-nous pas des derniers arrivés, héritiers des derniers arrivés auxquels fait allusion la parabole aux jours où elle était prononcée pour la première fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Saurons-nous dès lors être reconnaissants au Maître de la vigne pour une sagesse qui nous dépasse, et qui pour nous est grâce ; ou bien, à force d'une impatience insensée, en arriverons-nous à cesser de partager la route du Christ, sur laquelle il nous conduit au salaire qu'il nous destine – la liberté du Royaume – ? Que chacun se confie donc à la sagesse du Maître sans amertume ni arrière-pensée… Là se trouve la grâce qui nous est donnée.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;R.P.&lt;br /&gt;Antibes 18.09.11&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4539293390001197219-7467115625063579325?l=rolpoup2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rolpoup2.blogspot.com/feeds/7467115625063579325/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/09/ouvriers-de-la-onzieme-heure.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/7467115625063579325'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/7467115625063579325'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/09/ouvriers-de-la-onzieme-heure.html' title='Ouvriers de la onzième heure'/><author><name>rolpoup</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02135611251205466793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_BMVtyheqQgw/S3J9f-BKlrI/AAAAAAAAAUo/YJi3A-cn8jE/S220/est-m%C3%A9diterrann%C3%A9e-or.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-73jvZB7iKV4/TnWbP6SmOqI/AAAAAAAAA54/yZngEOWQha4/s72-c/chusclan.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4539293390001197219.post-2925769882604904863</id><published>2011-09-11T10:30:00.002+02:00</published><updated>2011-09-11T12:34:25.016+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Genèse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='- Dimanches/Fêtes'/><title type='text'>Le prix du pardon</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img  src="http://4.bp.blogspot.com/-zEiyfzXa1Ro/TmxYSd0-u9I/AAAAAAAAA50/_bROTfw7rDc/s640/J0144353.JPG" width="580" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Psaume 103 ; Romains 14, 7-9 ; Matthieu 18, 21-35&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Genèse 50, 15-21&lt;/b&gt; &lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;15  Quand les frères de Joseph virent que leur père était mort, ils dirent: Si Joseph nous prenait en haine, et nous rendait tout le mal que nous lui avons fait!&lt;br /&gt;16  Et ils firent dire à Joseph: Ton père a donné cet ordre avant de mourir:&lt;br /&gt;17  Vous parlerez ainsi à Joseph: Oh! pardonne le crime de tes frères et leur péché, car ils t’ont fait du mal! Pardonne maintenant le péché des serviteurs du Dieu de ton père! Joseph pleura, en entendant ces paroles.&lt;br /&gt;18  Ses frères vinrent eux-mêmes se prosterner devant lui, et ils dirent: Nous sommes tes serviteurs.&lt;br /&gt;19  Joseph leur dit: Soyez sans crainte; car suis-je à la place de Dieu?&lt;br /&gt;20  Vous aviez médité de me faire du mal: Dieu l’a changé en bien, pour accomplir ce qui arrive aujourd’hui, pour sauver la vie à un peuple nombreux.&lt;br /&gt;21  Soyez donc sans crainte; je vous entretiendrai, vous et vos enfants. Et il les consola, en parlant à leur cœur.&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Joseph, est l'homme du pardon. Mais avant d'être l'homme du pardon, Joseph était pour ses frères, l'homme à la tunique multicolore. Qu'elle était jolie la tunique de Joseph ! C'est que son père l'aimait bien le petit Joseph, le petit dernier, le fils de sa bien-aimée. Alors il le gâte, il lui offre une superbe tunique. Et ses frères sont jaloux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout un symbole que cette tunique multicolore. Du rouge, du vert, du jaune… Superbe ! Aux yeux de ses frères, Joseph comme sa tunique, est un paon. A leurs yeux, Joseph, encouragé par son vieillard de papa gâteau, de papa gâteux, fait la roue, il se pavane. Eux, ont eu une autre éducation, à la dure. Et voilà le petit dernier à qui on les passe toutes, jusqu'à cette tunique de cacatoès.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas étonnant qu'il ne se sente plus tout à fait, et qu'il ait des rêves de gloire, car Joseph fait des rêves de gloire, où il surpasse tous ses frères. A force, Joseph agace, suscite les jalousies. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est vrai que Joseph est doué, mais il le sait un peu trop, pensent ses frères, son père pourrait lui apprendre la modestie. Oui, apparemment, il a tous les dons, jusqu'au charme, ce charme qui émoustille les dames et auquel succombera Mme Putiphar.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La tunique de Joseph, tout un symbole, celui du bien que Joseph pense de lui-même. Quel orgueilleux pensent ses frères ! Mais là où ses frères se trompent, c'est en ce que Joseph a un talent équivalent à l'idée qu'il s’en fait. Il est vraiment aussi doué qu'il le pense. Et sa haute opinion de ses propres dons n'est d'ailleurs sans doute pas étrangère à sa réussite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et eux, à travers leur agacement, montrent qu'ils sont vraiment aussi méchants que leurs crimes - jusqu’à vendre leur frère comme esclave ! Envieux comme Caïn. Vous êtes moins doués ? Votre père vous a moins gâtés ? Vous êtes moins beaux, moins forts, moins bons à l'école et finalement moins diplômés, avec moins de perspectives d'avenir ? Tout cela doit-il en outre vous rendre moins bons ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car si les frères de Joseph sont alors plus amers, cela les regarde. Là s'introduit le péché, la jalousie, qui débouchera sur le crime, et qui, mieux que les jolies tuniques qu’ils convoitaient, explique leur incapacité à égaler Joseph. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N’auraient-ils pas plutôt dû apprendre à regarder à Dieu, devant qui tous sont égaux. Mais ils ont souhaité que Joseph s'humilie, qu'il s'excuse de ce qu’ils ont pris pour de l'orgueil. A tort ! Tout au plus était-ce naïve roucoulade d'un Joseph qui y exprimait des restes de pureté d'enfance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c'est eux qui bientôt recevront de lui un pardon dont ils comprendront qu’ils n'avaient pas à l'exiger, même si éventuellement ils peuvent être encore portés à penser qu'il leur est dû - et à plus forte raison si ils ont demandé pardon, - car enfin : Dieu lui-même exige que nous pardonnions, alors ne pouvons-nous pas exiger d'autrui qu'il nous pardonne ? Oui Dieu l'exige, mais cela ne nous en donne pas le droit à nous, pas plus qu’aux frères de Joseph. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dieu en a le droit et il en connaît le prix. Pardonner pour lui, se fera comme dans le sang – signe : celui du Christ finalement. Mais nous, non plus que les frères de Joseph, connaissons-nous le commencement du prix du pardon ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Il n'y a rien de gratuit dans le pardon, rien qui soit dû par Joseph à ses frères. Son pardon est d'un prix considérable, pour Joseph, et d'ailleurs finalement aussi pour ses frères ; pour eux, le prix de l'humiliation finale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Joseph, le pardon a coûté l'exil, la perte de son père pendant plusieurs années, avec ce que cela peut supposer de troubles psychologiques, de cauchemars, d'amertume, de blessures, peut-être insurmontables pour l'adolescent qu'il était - sans compter les blessures de son père aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais à travers tout cela, détail important, Joseph n'a jamais succombé à la tentation de tout envoyer par dessus bord et de transgresser la Loi de Dieu. Contrairement à ses frères amers à cause de leur jalousie, lui n'est pas devenu un criminel pour autant. La différence est de taille. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'a même pas voulu user malhonnêtement de ses dons, comme de son charme, pour réussir plus vite. Il aurait pu essayer, se donnant à lui-même la propre excuse de son malheur. Les occasions n'ont pas manqué. Pensons à la belle Mme Putiphar, l’épouse de l’homme à qui il a été vendu comme esclave - par suite des manœuvres de ses frères, Mme Putiphar qui se met à le désirer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi ne pas succomber devant ses avances – secrètement, pour le pas humilier publiquement son maître Putiphar -, ou aussi, pourquoi ne pas manœuvrer avec elle contre Putiphar, et par exemple, à terme, prendre sa place ? Mais le malheur ne fait pas de Joseph un pécheur. Contrairement à ses frères, le sentiment de l'injustice ne le conduit pas à transgresser la Loi de Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant Joseph est devenu ce que la méchanceté de ses frères a contribué à faire de lui. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soleil n'aura pour lui plus jamais la clarté et la pureté du temps de l'innocence et de la naïveté qui le faisait roucouler et faire le paon avec sa jolie tunique ; cette naïveté qu'ont définitivement brisée ceux qui ont voulu l'opprimer, le détruire, y compris parmi ceux-là, ceux qui, soi-disant, n'ont pas fait exprès, n'ont pas osé s'opposer à l'avis des plus forts, etc. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pardon coûte toutes ces blessures. Et le prix du pardon ne disparaît pas avec l'octroi du pardon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même la capacité pour Joseph d'accorder le pardon n'est pas en ce que le temps aurait rendu ce pardon plus facile. Il peut même au contraire l'avoir rendu plus difficile. Car les frères de Joseph lui ont aussi appris la rancune, ce sentiment qui lui était auparavant étranger. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pensez à la façon dont il leur fait faire des allers-retours agrémentés de pièges et d'épreuves entre l’Égypte et Canaan avant de se dévoiler à eux. Il n'y a pas que de la méfiance dans son attitude. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce prince d’Égypte, les frères de Joseph ne retrouvent pas le petit adolescent innocent qu'ils avaient vendu, antan, aux caravaniers arabes. Ils retrouvent un homme marqué par la vie, au point qu'ils ne le reconnaissent pas. Le gâchis est là, et bien là. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Joseph a compris que c'est à travers la douleur que Dieu conduit le monde. Et le prix que coûte à Joseph son pardon, il comprend qu'il ressemble au prix qu'il coûte pour Dieu aussi. Son peuple, élu pour porter son Nom au monde, qui se comporte ainsi ! Onze des douze pères du peuple ! (Dix en fait puisque Benjamin, le petit, n'est pas dans le coup.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dieu pourrait les écarter… Mais pour les remplacer par quoi, par qui ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des pans entiers de chrétiens bornés, aveugles sur eux-mêmes, plus méchants que les frères de Joseph, ont clamé pendant des siècles à partir de ce genre de textes que Dieu avait remplacé Israël (censé être ici les frères sauf Joseph !) par les chrétiens, par l’Église. Si c'était vrai, ce serait pour quoi faire ? L'Église a fait pire ! Non, la naissance de l'Église n'est en aucun cas un remplacement d'Israël, mais un élargissement de l'Alliance à des nations qui jusque là l'ignoraient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et Joseph déjà avait compris cela, endurci par ses épreuves, marqué par l'amertume : Dieu ne trouvera pas de quoi remplacer ceux qu'il a envoyés et qui soient meilleurs. L’histoire le prouvera - Joseph le sait déjà. C'est pourquoi il pardonne, épuisé par l'épreuve, lassé par l'hypocrisie de ses frères, qui ne trouvent qu'à invoquer le souvenir de ce vieux père qu'ils ont privé de voir grandir son fils. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais au temps qu'il est, la légitime colère de Joseph est tarie, il est lassé, et alors, alors seulement, Dieu peut le convaincre. Il constate à présent que c'est le bras de Dieu pourvoyant au salut de son peuple qui se dessine derrière ses malheurs et sa douleur, un Dieu aussi douloureux que lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Le pardon a coûté cher à Joseph. Ses frères le comprennent bien. Aussi, s'ils l'implorent, certes, ils ne sauraient exiger le pardon. Et eux aussi, même s'ils ne comprennent que ça, que le prix de leur honte, le pardon de leur frère leur a coûté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On en a fait du chemin, depuis le jour où on était fier, où on pavoisait, sûr de son élection de fils de Jacob. Et où on était irrité et jaloux des dons du petit à la jolie tunique. Oh, oui certes, ses rêves étaient irritants comme ceux d'un enfant trop sûr de lui, trop gâté par son père. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On est loin du temps de ce qu'on jugeait comme autant d'irritantes vantardises d'enfant. Que de chemin des rêves d'avenir de l'enfant à leur réalisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et que de honte à présent. Les voilà à la merci de l'enfant qu'ils ont méprisé. Les voilà qui ont contraint leur père à une vieillesse de douleur. Joseph, lui, en pleure. Et les voilà à genoux, misérables, réfugiés économiques, à la merci du châtiment de ce prince d'Égypte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Et nous, comme on est loin de nos pardons à bon marché, des pardons que l'on exige d'autrui, ou à partir desquels on juge la qualité de la spiritualité d'autrui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà le vrai pardon, avec son goût d'amertume, son goût de "n'y reviens pas", mais que Dieu, et lui seul, exige parce que le monde qu'il construit est un Royaume de pécheurs, et donc est bâti sur son propre pardon, et sur le prix du sang. Il n'y en a pas d'autre, et le chemin qui y conduit est celui de Joseph, ou celui de ses frères. Celui de la douleur et de l'exil par lequel on apprend à pardonner. C'est là un chemin mystérieux, dont nul en ce monde n'a atteint le bout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bout du chemin avant lequel l’exigence de pardon n’exclut pas que dans certaines circonstances, il faille résister au mal toutefois, parfois dans la violence exercée contre les auteurs du mal. L’exigence de pardon n’est en aucun cas exigence d’angélisme. Joseph l’a appris, lui et ceux qui dans l’Histoire biblique, et par la suite, devront lutter et combattre. Dieu change en bien le mal qu’a subi l’offensé. Mais jusqu’où ? On sait, peut-être mieux que jamais après le XXe siècle, qu’il est dès abîmes de violence qui laissent le monde définitivement boiteux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais en ce 11 septembre 2011, l’événement d’il y a dix ans qu’évoque ce jour nous rappelle que le non-pardon peut conduire à la haine, ici la haine d’un Occident accusé, souvent à juste titre, d’avoir perpétré tant de violences, qui non pardonnées ont servi de prétexte aux actes de terreur, engendrant à leur tour de nouvelles violences en réaction, qui n’ont à ce jour pas cessé, avec leur cortège de douleurs propres à engendrer de nouvelles violences. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pardon est un chemin. Chemin cependant sur lequel Dieu exige que nous marchions, nous-même, comme son fils, à l'infini - 70 fois 7 fois -, car l'infini est le vrai prix du pardon. « Alors Pierre vint lui demander : Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu'il péchera contre moi ? Jusqu'à sept fois ? Jésus lui dit : Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à soixante-dix fois sept fois. » (Mt 18, 21-22)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est pour avoir perçu cette exigence de Dieu seul que Joseph a pardonné à ses frères : suis-je à la place de Dieu ? "Vous aviez formé le projet de me faire du mal, Dieu l'a transformé en bien" (Gn 50, 19-20).&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;R.P.&lt;br /&gt;Vence, 11.09.11&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4539293390001197219-2925769882604904863?l=rolpoup2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rolpoup2.blogspot.com/feeds/2925769882604904863/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/09/le-prix-du-pardon.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/2925769882604904863'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/2925769882604904863'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/09/le-prix-du-pardon.html' title='Le prix du pardon'/><author><name>rolpoup</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02135611251205466793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_BMVtyheqQgw/S3J9f-BKlrI/AAAAAAAAAUo/YJi3A-cn8jE/S220/est-m%C3%A9diterrann%C3%A9e-or.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-zEiyfzXa1Ro/TmxYSd0-u9I/AAAAAAAAA50/_bROTfw7rDc/s72-c/J0144353.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4539293390001197219.post-3059511568099833907</id><published>2011-09-04T10:30:00.006+02:00</published><updated>2011-09-04T10:30:01.572+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Luc'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='- Confirmation'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='- Dimanches/Fêtes'/><title type='text'>Parole d’Alliance confirmée</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/-UEFTVQxcVxs/TmMcjFXew3I/AAAAAAAAA5g/qtqF4uj6HOw/s640/%25C3%25A9clairs.png" width="580" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Ézéchiel 33, 7-9 ; Psaume 95 ; Romains 13, 8-10 ; Matthieu 18, 15-20&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Ézéchiel 33, 7-9&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;7  C’est donc toi, fils d’homme, que j’ai établi guetteur pour la maison d’Israël; tu écouteras la parole qui sort de ma bouche et tu les avertiras de ma part.&lt;br /&gt;8  Si je dis au méchant: Méchant, tu mourras certainement, mais que toi, tu ne parles pas pour avertir le méchant de quitter sa conduite, lui, le méchant, mourra de son péché, mais c’est à toi que je demanderai compte de son sang.&lt;br /&gt;9  Par contre, si tu avertis le méchant pour qu’il se détourne de sa conduite, et qu’il ne veuille pas s’en détourner, il mourra de son péché, et toi, tu sauveras ta vie.&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Romains 13, 8-10&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;8 &amp;nbsp;N’ayez aucune dette envers qui que ce soit, sinon celle de vous aimer les uns les autres; car celui qui aime son prochain a pleinement accompli la loi.&lt;br /&gt;9 En effet, les commandements : Tu ne commettras pas d’adultère, tu ne tueras pas, tu ne voleras pas, tu ne convoiteras pas, ainsi que tous les autres, se résument dans cette parole: Tu aimeras ton prochain comme toi-même.&lt;br /&gt;10 &amp;nbsp;L’amour ne fait aucun tort au prochain; l’amour est donc le plein accomplissement de la loi.&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Matthieu 18, 18-20&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;18  En vérité, je vous le déclare: tout ce que vous lierez sur la terre sera lié au ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié au ciel.&lt;br /&gt;19  "Je vous le déclare encore, si deux d’entre vous, sur la terre, se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, cela leur sera accordé par mon Père qui est aux cieux.&lt;br /&gt;20  Car, là où deux ou trois se trouvent réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux."&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Dans la lecture de la Bible, dans l’enseignement du catéchisme, dans les cultes et les cérémonies communautaires s’offre une parole de liberté, qui retentit dans les textes de ce jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est venu pour nos adolescents le jour où ils sont à leur tour en âge de vivre par eux-mêmes ce que nos parents, nos ancêtres dans la foi ont porté jusqu’à nous. Il me plaît de rappeler que c’est aujourd’hui le jour du Musée du désert, son centenaire — souvenir des témoins anciens de la vérité —, où sont présents aujourd’hui quelques membres de notre paroisse. Le rappel de la délivrance ouverte par Dieu est la parole du guetteur — &lt;i&gt;« c’est toi [...] que j’ai établi guetteur pour la maison d’Israël ; tu écouteras la parole qui sort de ma bouche et tu les avertiras de ma part »&lt;/i&gt; (Ez 33, 7). Sommes-nous justes en ce moment, comme Eglise, comme nation ? Ézéchiel nous invite au moins à nous interroger : notre pays a effectué sur deux pays, Côte d’Ivoire, puis Libye, des bombardements tuant forcément des hommes, des femmes, des enfants : est-ce juste&amp;nbsp;? Et le silence des Eglises répondant à celui des médias, est-il juste ? « C’est toi que j’ai établi guetteur »… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’était juste une question, que pose le texte d’Ézéchiel de ce jour, et qui est au cœur de la délivrance que commémore la fête centrale du judaïsme comme du christianisme, la Pâque, sortie d’Égypte, sortie du tombeau, qui nous rend un jour responsables. Jésus adolescent est lui aussi passé par ce tournant de sa vie. Ce que nous rappelle un texte connu de l’Évangile de Luc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Luc 2, 41-49&amp;nbsp;:&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;41 Les parents de Jésus allaient chaque année à Jérusalem, à la fête de Pâque.&lt;br /&gt;42 Lorsqu’il fut âgé de douze ans, ils y montèrent, selon la coutume de la fête.&lt;br /&gt;43 Puis, quand les jours furent écoulés, et qu’ils s’en retournèrent, l’enfant Jésus resta à Jérusalem. Son père et sa mère ne s’en aperçurent pas.&lt;br /&gt;44 Croyant qu’il était avec leurs compagnons de voyage, ils firent une journée de chemin, et le cherchèrent parmi leurs parents et leurs connaissances.&lt;br /&gt;45 Mais, ne l’ayant pas trouvé, ils retournèrent à Jérusalem pour le chercher.&lt;br /&gt;46 Au bout de trois jours, ils le trouvèrent dans le temple, assis au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant.&lt;br /&gt;47 Tous ceux qui l’entendaient étaient frappés de son intelligence et de ses réponses.&lt;br /&gt;48 Quand ses parents le virent, ils furent saisis d’étonnement, et sa mère lui dit : Mon enfant, pourquoi as-tu agi de la sorte avec nous ? Voici, ton père et moi, nous te cherchions avec angoisse.&lt;br /&gt;49 Il leur dit : Pourquoi me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas qu’il faut que je m’occupe des affaires de mon Père ?&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;C’est donc le pèlerinage de la Pâque ; le pèlerinage le plus important du judaïsme. En rapport précis avec la mémoire fondatrice de notre présent — de notre aujourd’hui, et dès lors, de nos lendemains. Au-delà du souvenir familial, il y a la dimension communautaire, qui fait que l’on monte à Jérusalem, au Temple. Pour cela, s’il le faut, on marche longtemps sur les routes poussiéreuses — depuis la Galilée, pour Marie et Joseph. On part en groupe, on se découvre en route : c’est l’occasion de sceller des liens aussi. Ainsi, au retour de la fête, on a lié solidement connaissance. Comme une grande famille. Les enfants circulent d’un groupe à l’autre. Le voyage est long. On fait halte, on bivouaque tous ensemble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans cette joyeuse cohue, Jésus, peuvent se dire ses parents, est quelque part avec ses copains, et comme eux, il est sous telle ou telle tente. Rien que de très normal. Puis on découvre qu’il n’est pas là du tout ! Pour que toutefois le lecteur ne se trompe pas sur ce qui se passe, Luc précisera que Jésus « était soumis » à ses parents (Luc 2, 51). Mais Jésus pourtant est mûr désormais, il a l’âge de la responsabilité devant Dieu, autour de laquelle l’histoire du judaïsme a forgé le rite de la bar-mitsva.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la tradition biblique, dès les temps les plus anciens, les enfants au tournant par lequel ils deviennent jeunes adultes, sont déclarés responsables devant Dieu — responsables de ce qu’ils ont entendu jusque là. Responsabilité, c’est-à-dire capacité de répondre ; de répondre à, de répondre de — et notamment répondre de la parole reçue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est là ce que le judaïsme appelle « bar-mitsva », ce qui signifie « enfant du commandement ». Dans notre enfance, nos parents sont responsables de notre relation avec Dieu. Puis nous accédons au temps où nous-mêmes devenons seuls responsables devant lui. C’est le passage à l’âge de la majorité religieuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jésus aussi est passé par là. Ce jour-là, il se situe devant la parole de Dieu en présence des docteurs de la Loi étonnés. « Du ciel, il t’a fait entendre sa voix pour faire ton éducation » dit le Deutéronome (4, v3. 36). Jésus vient de dévoiler qu’il est au cœur de cette relation intime avec Dieu. Ses parents sont montés à Jérusalem pour la Pâque. Tout le début de l’Évangile de Luc les montre observant la Torah. Scènes ordinaires de la vie religieuse. Ici Jésus, atteignant l’âge de la responsabilité religieuse, va exprimer dans tout son sens ce qu’est devenir adulte devant Dieu, unique devant Dieu, par soi-même et non plus par ses parents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela correspond à sa parole : « il faut que je m’occupe des affaires de mon Père » : une leçon pour ses parents, et aussi pour nous-mêmes — et comme parents et comme enfants. Dépouillé, comme être unique devant Dieu, Jésus s’occupe des affaires de son Père. Et c’est ce que Dieu nous demande aussi. Tous devons devenir adultes par rapport à ceux que nous recevons comme modèles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’agit de vivre dans la lumière, la lumière de la parole de Dieu que l’on a appris à écouter… Comme Jésus. Et pour nous autres, par lui. Jean 8, 12 : « Jésus leur parla de nouveau et dit: Moi, je suis la lumière du monde; celui qui me suit ne marchera point dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme Jésus et, pour nous, par lui. Puisque comme l’annonçait Jean 1, 9 &amp;amp; 12-13 : Il est « la véritable lumière qui, en venant dans le monde, éclaire tout homme. […] À tous ceux qui l’ont reçue, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, à ceux qui croient en son nom et qui sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est ce qui est être éduqué, « conduit hors de » — hors de la captivité rappelle la Pâque —; et aussi hors de l’enfance, et de l’enfance spirituelle, pour être devant Dieu. Et en parallèle, comme parents, il s’agit de laisser être eux-mêmes, face au commandement qu’ils ont appris à connaître, tous ceux que nous tendons à maintenir dans notre dépendance, prolongeant leur enfance ; cela vaut concernant tout ce qui peut devenir une chaîne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici, s’opère comme une nouvelle étape avec ceux avec qui nous sommes liés, nos proches, nos parents — et aussi nos maîtres, et tout ce qu’on peut imaginer — ; s’opère comme une séparation, qui vaut jusqu’à nos biens et nos propres vies. C’est qu’il n’est de vie à l’image du Christ, de vie en vérité, que sous le regard de Dieu. Et cela suppose, tôt ou tard, l’abandon de tout autre regard dont notre vie serait censée dépendre, pas seulement le regard des parents, mais ce que peut conférer un statut social, ou une position dans la société ou dans l’Église. Il s’agit désormais de vivre devant Dieu par la foi seule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est de cela que Jésus montre l’exemple dans ce texte qui nous le présente au Temple à douze ans. Il vit dans sa chair cet exemple-là, et dévoile par la même occasion qui il est : le Fils de Dieu. Il est par nature ce que nous sommes tous appelés à devenir par adoption.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici les trois jours de sa disparition revêtent un second sens, annonçant sa résurrection : «&amp;nbsp;proclamé Fils de Dieu par sa résurrection d’entre les mort », selon les mots de Paul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme Jésus nous en donne l’exemple, devenir enfant de Dieu, c’est-à-dire adulte en Christ, requiert la fin, la mort de toute dépendance, y compris du regard d’autrui, dans la famille et hors de la famille, hors de l’Église et dans l’Église. C’est le départ de la libération par l’Évangile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, un monde nouveau, annonce des nouveaux cieux et de la nouvelle terre, devient possible, un monde de relations humaines reconnaissant l’autre pour lui-même, fût-il son enfant, son père ou sa mère, être créé selon l’image de Dieu, manifestée en Christ et non selon mon image ! Un prochain qui n’est pas limité à nos schémas, mais d’une valeur infinie. Voilà tout un programme, qui n’est pas facultatif : abandonner autrui, à commencer par ses proches, à Dieu. Et, pour cela, nous y abandonner nous-mêmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Tout ce que vous délierez sur la terre sera délié au ciel »&lt;/i&gt;, est-il dit aux disciples (Mt 18, 18). La parole que vous avez reçu vous délie, vous délivre : « C'est pour la liberté que le Christ nous a libérés. Tenez donc ferme, et ne vous remettez pas sous le joug de l'esclavage » (Gal 5, 1).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et il demeure fidèle, quoiqu’il arrive — 2 Ti 2, 13. C’est cette parole d’Alliance qui est confirmée pour vous aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Nous pouvons alors recevoir tout à nouveau la parole que le Christ donne pour nous à ses disciples&amp;nbsp;: &lt;i&gt;« là où deux ou trois se trouvent réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux. »&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;RP&lt;br /&gt;Antibes / Confirmations 04.09.11&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4539293390001197219-3059511568099833907?l=rolpoup2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rolpoup2.blogspot.com/feeds/3059511568099833907/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/09/parole-dalliance-confirmee.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/3059511568099833907'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/3059511568099833907'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/09/parole-dalliance-confirmee.html' title='Parole d’Alliance confirmée'/><author><name>rolpoup</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02135611251205466793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_BMVtyheqQgw/S3J9f-BKlrI/AAAAAAAAAUo/YJi3A-cn8jE/S220/est-m%C3%A9diterrann%C3%A9e-or.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-UEFTVQxcVxs/TmMcjFXew3I/AAAAAAAAA5g/qtqF4uj6HOw/s72-c/%25C3%25A9clairs.png' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4539293390001197219.post-1799933172274269251</id><published>2011-08-28T10:30:00.015+02:00</published><updated>2011-08-28T16:39:41.499+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Matthieu'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='- Dimanches/Fêtes'/><title type='text'>"Qui veut sauvegarder sa vie..."</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/-zkzs_i1I9Z8/TlijiTkhnwI/AAAAAAAAA5c/u2hiFFCleEA/s640/J0144312.JPG" width="580" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Jérémie 20, 7-9&amp;nbsp;; Psaume 63&amp;nbsp;; Romains 12, 1-2&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Matthieu 16, 21-27&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;21  A partir de ce moment, Jésus Christ commença à montrer à ses disciples qu’il lui fallait s’en aller à Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être mis à mort et, le troisième jour, ressusciter.&lt;br /&gt;22  Pierre, le tirant à part, se mit à le réprimander, en disant: "Dieu t’en préserve, Seigneur! Non, cela ne t’arrivera pas!"&lt;br /&gt;23  Mais lui, se retournant, dit à Pierre: "Retire-toi! Derrière moi, Satan! Tu es pour moi occasion de chute, car tes vues ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes."&lt;br /&gt;24  Alors Jésus dit à ses disciples: "Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renie lui-même et prenne sa croix, et qu’il me suive.&lt;br /&gt;25  En effet, qui veut sauvegarder sa vie, la perdra; mais qui perd sa vie à cause de moi, l’assurera.&lt;br /&gt;26  Et quel avantage l’homme aura-t-il à gagner le monde entier, s’il le paie de sa vie? Ou bien que donnera l’homme qui ait la valeur de sa vie?&lt;br /&gt;27  Car le Fils de l’homme va venir avec ses anges dans la gloire de son Père; et alors il rendra à chacun selon sa conduite.&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;«&amp;nbsp;Qui veut sauvegarder sa vie la perdra&amp;nbsp;; mais qui perd sa vie à cause de moi, l’assurera.&amp;nbsp;»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Que veut faire Pierre&amp;nbsp;? Il veut simplement intervenir pour sauver la vie de Jésus, lui éviter la croix&amp;nbsp;; et voilà Jésus qui le traite de satan&amp;nbsp;! Qu’est-ce à dire&amp;nbsp;? Et quelle signification cela peut-il avoir pour nous&amp;nbsp;? Jésus l’explique de cette façon&amp;nbsp;: cela ne sert à rien de gagner le monde entier, sinon à perdre sa vie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le monde sur lequel Jésus règne, et qui n'est pas ce monde, mais le Royaume, s'inaugure par un véritable bouleversement. Pas question de le bâtir sur les vieilles catégories, celles de la violence&amp;nbsp;: que ce soit les catégories militaires, comme s’y apprête Pierre sans s’en rendre compte, en voulant prendre l’épée pour Jésus&amp;nbsp;; que ce soit les catégories nationales (défendre «&amp;nbsp;son&amp;nbsp;» messie militant)&amp;nbsp;; ou les catégories économiques et financières (qui s'avèrent régulièrement si fragiles)... En tant que façons apparentes de s'assurer un avenir – au prix, tôt ou tard, de la violence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car un tel monde est bâti sur le désir de posséder ce qui reçoit sa valeur de la convoitise partagée&amp;nbsp;: l'or n' a-t-il pas en effet la réputation d'assurer l'avenir&amp;nbsp;? Or sa valeur vient d'où, sinon de sa relative rareté qui assure la permanence de sa convoitise&amp;nbsp;? Bâtir sur un souci de  vanité, c'est bien de cela qu'il s'agit, et au prix de la violence – pour le défendre&amp;nbsp;! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est là que l’invective contre Pierre nous concerne tous. Pas question pour nous de mourir crucifiés, on le suppose, et donc pas besoin d’éviter la croix. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais pour nous face à la mort, il est question – et c’est au fond l’équivalent&amp;nbsp;: c’est cela la volonté de gagner le monde –, il est question de s’assurer un avenir (provisoire). Or c’est bien de satan que Pierre s’est fait traiter pour avoir voulu assurer un avenir à Jésus. Gagner le monde&amp;nbsp;?... Malheur garanti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui veut sauver sa vie la perdra. Si on est, en ce qui nous concerne, loin de l'idée de mourir crucifiés et des tentations de s’en protéger par les armes, on est dans ce monde de déséquilibre et on va tous mourir d’une façon ou d’une autre, tôt ou tard. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et quelle qu’en soit la façon, c’est Dieu qui assure notre avenir, qui sait le jour et l'heure. Et ni nos biens – alors que les déséquilibres s'accentuent –&amp;nbsp;; ni la façon dont nous assurons nos vies, et notamment l’épée censément protectrice, ne nous en protègent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors à quoi bon le geste de Pierre&amp;nbsp;? Simple tentation pour Jésus, puisque c’est son heure. Un geste pourtant compréhensible&amp;nbsp;: Pierre veut éviter une mort affreuse à son maître... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors avec d’autant plus de force, à plus forte raison, la réaction de Jésus nous enseigne&amp;nbsp;: à quoi bon nos inquiétudes pour notre avoir – fût-ce pour notre propre vie&amp;nbsp;!? Ce sont là les trésors que l'on accumule pour soi-même en leur prêtant une valeur à force simplement de les convoiter – à l'imitation les uns des autres&amp;nbsp;! Ainsi le dit Jésus&amp;nbsp;: gagner le monde entier. C’est là le bonheur que Pierre a voulu procurer à Jésus&amp;nbsp;: lui assurer un avenir. Mais Dieu seul ouvre un avenir heureux. Vers la résurrection, mais par la croix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est en fait une véritable leçon d’espoir que donne ici Jésus. Pour tous, qui allons de toute façon mourir&amp;nbsp;: on pourrait parler de ceux qui savent comme lui à ce moment avoir une épée de Damoclès au dessus de la tête&amp;nbsp;; que ce soit la croix, un cancer, le sida, ou simplement le temps qui passe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant, c'est aujourd'hui le jour du salut, c'est aujourd'hui qu'il s'agit de vivre de la foi, c'est-à-dire la confiance en Dieu. C'est aujourd'hui qu'il s'agit de recevoir notre aptitude à entrer dans le bonheur éternel, au-delà de la mort. C’est cette richesse qu'il s'agit de boire avec abondance du sein du Christ d'où elle coule comme parole de vie&amp;nbsp;: cherchez d'abord le Royaume de Dieu, – et tout ce que le commun des mortels recherche, vous le recevrez sans le souci qui sinon l'accompagne, – vous le recevrez avec en prime la grâce donnée à la seule foi, et qui est de développer l'aptitude au bonheur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;«&amp;nbsp;Pierre, tirant Jésus à part, se mit à le réprimander, en disant&amp;nbsp;: "Dieu t’en préserve, Seigneur&amp;nbsp;!, cela ne t’arrivera pas!&amp;nbsp;!&amp;nbsp;».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pierre, l'homme prompt à tirer l'épée,... pour la plus juste des causes. Mais voilà que Jésus ne l'entend pas ainsi&amp;nbsp;!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Allons un pas plus loin, pour percevoir plus précisément le bouleversement qu'initie Jésus. Je m'en référerai à ce qui a été découvert ces dernières années sur ce qu'on appelle le mimétisme, c'est-à-dire l'imitation les uns des autres, et son rapport avec la violence quand on s'imite dans ce qu'on désire, dans la convoitise de la même chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si deux personnes désirent la même chose, il y en aura bientôt une troisième, une quatrième. Le processus fait facilement boule de neige. Cela s'observe aisément dans une querelle entre enfants, pour le moindre prétexte, le moindre objet même sans importance, et qui finit en cris voire en coups. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'est-ce d'autre que le fait d'être plusieurs à le convoiter qui donne tant de valeur à tel métal jaune ? On reconnaît là le point de départ de toute querelle, même entre adultes – ce qui fait que le fautif n'est pas celui qui commence (en fait on ne sait jamais qui c'est), mais celui et ceux qui continuent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai parlé de métal jaune, j'aurais pu parler de résidu fossile huileux. Apparaît quoiqu'il en soit le rapport avec les questions économiques et financières et la guerre : la convoitise partagée, tous obnubilés par la même chose, le même matériau, le même symbole, métallique, papier ou chiffré, de l'aisance économique, du même pouvoir...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais l’objet de la querelle est bientôt oublié, tandis que les rivalités se propagent et que l'on se donne bon droit : l'autre est le fautif, moi je défends de droit, voire les Droits de l'Homme... Tandis le conflit se transforme, dans une crise aiguë, un antagonisme généralisé : le chaos, « la guerre de tous contre tous ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment la crise peut-elle se résoudre, comment la paix peut-elle revenir ? Ici, selon la dite théorie mimétique, les hommes ont trouvé « l'idée » d'un « bouc émissaire » (le terme renvoie au bouc expulsé au désert chargé symboliquement des péchés du peuple selon la Bible). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est ainsi, précisément, qu'au paroxysme de la crise de tous contre tous peut intervenir ce « mécanisme » : le tous contre tous violent se transformant en un tous contre un (ou une minorité), qui n'a d'ailleurs même pas de rapport avec le problème de départ ! Si ce report sur un « bouc émissaire » ne se déclenche pas, c'est la destruction du groupe. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un véritable « mécanisme » : sa mise en marche ne dépend de personne mais découle du phénomène lui-même. Plus les rivalités pour le même objet s'exaspèrent, plus les rivaux tendent à oublier ce qui en fut l'origine, plus ils sont fascinés les uns par les autres. À ce stade de fascination haineuse la sélection d’antagonistes va se faire de plus en plus instable, changeante, et il se pourra alors qu'un individu (ou une minorité) polarise alors l'appétit de violence. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que cette polarisation s'amorce, et par un effet boule de neige elle s'emballe : la communauté tout entière (unanime !) se trouve alors rassemblée contre un individu unique (ou une minorité).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi la violence à son paroxysme aura alors tendance à se focaliser sur une victime et l’unanimité à se faire contre elle. L’élimination de la victime fait tomber brutalement l’appétit de violence dont chacun était possédé l’instant d’avant et laisse le groupe subitement apaisé et hébété. La victime gît devant le groupe, apparaissant tout à la fois comme l’origine de la crise et la responsable de ce miracle de la paix retrouvée – par une sorte de « plus jamais ça ». Elle devient sacrée, c'est-à-dire porteuse du pouvoir prodigieux de déchaîner la crise comme de ramener la paix. C’est, selon René Girard dont on a reconnue le théorie, la genèse du religieux du sacrifice rituel comme répétition de l’événement violent fondateur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Un événement déclencheur et un massacre qui ne peut plus s'arrêter&amp;nbsp;! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais l'illégitimité de cette violence va déboucher sur une sorte de réhabilitation des victimes. Pour un «&amp;nbsp;plus jamais ça&amp;nbsp;».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«&amp;nbsp;Plus jamais ça&amp;nbsp;»&amp;nbsp;! Eh bien c'est précisément ce cycle infernal pour un «&amp;nbsp;plus jamais ça&amp;nbsp;» que les sacrifices rituels mettent entre parenthèse tandis que Jésus – et c'est là le sens de la violence de sa réaction contre Pierre «&amp;nbsp;Derrière moi, Satan!&amp;nbsp;» – Jésus y met fin en ne s'y prêtant pas, en ne répliquant pas, en mourant, donc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une seule solution contre le cycle sans fin de la violence&amp;nbsp;: le pardon, à l'instar de Joseph – déjà dans nos relations quotidiennes. Ce qui suppose l'acceptation de la violence contre soi – pour la stopper. Jésus acceptant la croix&amp;nbsp;: c'est là sa mission. Peu dans l'histoire ont compris cela, même après Jésus. Un Martin Luther King est des plus récents de ceux qui ont compris. D'où l'importance de son message en actes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà pourquoi Jésus dit à Pierre&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Retire-toi! Derrière moi, Satan! Tu es pour moi occasion de chute / scandale, car tes vues ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes.&amp;nbsp;» Jésus est venu pour mettre fin à un cycle infernal qui est tout simplement ce qui empêche, ce qui bloque (on appelle cela un scandale – ce qui bloque)&amp;nbsp;: il est venu stopper un cycle qui empêche la venue du Royaume, qui en bloque l'entrée&amp;nbsp;: un scandale. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est ainsi que «&amp;nbsp;si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renie lui-même et prenne sa croix, et qu’il me suive. Qui veut sauvegarder sa vie, la perdra; mais qui perd sa vie à cause de moi, l’assurera.&amp;nbsp;»&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;R.P.&lt;br /&gt;Antibes 28.08.11&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4539293390001197219-1799933172274269251?l=rolpoup2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rolpoup2.blogspot.com/feeds/1799933172274269251/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/08/qui-veut-sauvegarder-sa-vie.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/1799933172274269251'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/1799933172274269251'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/08/qui-veut-sauvegarder-sa-vie.html' title='&quot;Qui veut sauvegarder sa vie...&quot;'/><author><name>rolpoup</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02135611251205466793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_BMVtyheqQgw/S3J9f-BKlrI/AAAAAAAAAUo/YJi3A-cn8jE/S220/est-m%C3%A9diterrann%C3%A9e-or.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-zkzs_i1I9Z8/TlijiTkhnwI/AAAAAAAAA5c/u2hiFFCleEA/s72-c/J0144312.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4539293390001197219.post-6631393086408590083</id><published>2011-07-24T10:30:00.004+02:00</published><updated>2011-07-24T11:25:12.087+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Matthieu'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='- Dimanches/Fêtes'/><title type='text'>Trésor caché</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/-lkXxU70mJEw/Tiqehnpbi9I/AAAAAAAAA5E/5uN3tEItWkA/s640/img12.jpg" width="580" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;1 Rois 3, 5-12 ; Psaume 119, 121-136 ; Romains 8, 28-30 ; Matthieu 13, 44-52&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Matthieu 13, 44-52&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;44  "Le Royaume des cieux est comparable à un trésor qui était caché dans un champ et qu’un homme a découvert : il le cache à nouveau et, dans sa joie, il s’en va, met en vente tout ce qu’il a et il achète ce champ.&lt;br /&gt;45  Le Royaume des cieux est encore comparable à un marchand qui cherchait des perles fines.&lt;br /&gt;46  Ayant trouvé une perle de grand prix, il s’en est allé vendre tout ce qu’il avait et il l’a achetée.&lt;br /&gt;47  "Le Royaume des cieux est encore comparable à un filet qu’on jette en mer et qui ramène toutes sortes de poissons.&lt;br /&gt;48  Quand il est plein, on le tire sur le rivage, puis on s’assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon et l’on rejette ce qui ne vaut rien.&lt;br /&gt;49  Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges surviendront et sépareront les mauvais d’avec les justes,&lt;br /&gt;50  et ils les jetteront dans la fournaise de feu ; là seront les pleurs et les grincements de dents.&lt;br /&gt;51  "Avez-vous compris tout cela ?" — Oui, lui répondent-ils.&lt;br /&gt;52  Et il leur dit : "Ainsi donc, tout scribe instruit du Royaume des cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et du vieux." &lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Voilà une série de brèves paraboles qui reprennent le thème de la série de paraboles précédentes, depuis celle du semeur jusqu’à celle de l’ivraie en passant par celles du grain de moutarde ou du levain. Un point commun, abordé sous plusieurs angles : le Royaume de Dieu, puisque c’est de cela qu’il s’agit, est de l’ordre de la semence et a quelque chose de caché — jusqu’au jugement final.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jusqu’au jugement final, qui n’est pas de notre compétence, le Royaume est caché. Et non seulement caché, mais mélangé avec un provisoire lourd et lassant — comme le bon grain et l’ivraie de la parabole qui précède.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le champ, c’est le monde, vient de commenter Jésus. Et peut-être a-t-il pensé à ceux qui en viendraient à en déduire que cela ne concerne donc pas l’Église, de laquelle, du coup, il faudrait arracher l’ivraie. Jésus a comme répondu à l’avance à ce genre de remarques par les paraboles d’aujourd’hui, où les choses concernent bel et bien l’Église : en son sein aussi, le tri se fait au jour du jugement, qui n’est pas de notre compétence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà donc que le Royaume de Dieu est comme un trésor, mais que l’on cache dans un champ — et c’est le champ que l’on achète, c’est pour acheter le champ que l’on vend tout. Et mieux que cela, on y cache le trésor. Et si on ne procède pas ainsi, le trésor sera perdu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes ce qui intéresse l’acheteur, c’est le trésor, et pas le champ, mais pour avoir le trésor, à la fin, au jugement, au jour du tri, il faut bien garder jusque là le champ. Certes c’est le trésor qui est intéressant, la parabole suivante, celle de la perle de grand prix le rappelle : c’est pour elle qu’on vend tout — mais Dieu n’anticipe pas ce jour, n’anticipe pas le tri.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Royaume de Dieu est comparable à un filet, dit la troisième parabole de ce jour. Jésus développe ici encore un peu plus la même idée que lorsque qu’il dit que le Royaume est un trésor caché dans un champ avant d’être ce qu’il est au fond, le trésor lui-même, mais caché. Le Royaume est donc semblable au filet qui ramasse tout. Le texte ne dit même pas toute sorte de poissons ; il dit : des choses de tout genre ! Je suis tenté de dire : des bons poissons, et aussi des rascasses, et même des vieux pneus et des boîtes de conserves ! Le tri, on le fait après.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jusque là, on ne peut, et ne doit, que tout ramasser, même si ce qui nous intéresse, ce sont les bons poissons — comme l’acheteur du champ, qui ne produit peut-être que des ronces, est intéressé par le trésor. Mais c’est pour acheter le champ qu’il vend tous ses biens : « là où est ton trésor »…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Mais les « toutes sortes de choses » prises dans le filet y sont donc comme ensemble — et ensemble dans l’Église — et même à l’intérieur de soi, à l’intérieur de chacun de nous, jusqu’au jugement. C’est à cela que se rapporte l’injonction de Jésus : « jugez-vous vous-mêmes afin de n’être pas jugés ». C’est aussi à cela que se rapporte sa promesse : « celui qui croit en moi ne vient pas en jugement » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le trésor est bien un trésor caché — à l’Église et à soi. Et jusqu’en notre intimité, une séparation doit se faire, en nous — c’est le jour du jugement. Mais comme le précise Jésus ailleurs, ici, à l’intérieur de soi, le jugement peut, à notre mesure, s’anticiper : « jugez-vous vous-mêmes afin de n’être pas jugés ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jugement étant aussi séparation, séparation d’avec le mal qu’il faudra donc lâcher / sous peine de voir le jugement être séparation d’avec celui qui ne veut pas lâcher le mal. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Pour illustrer cela, je citerai quelques lignes du livre de CS Lewis, &lt;i&gt;Le grand divorce&lt;/i&gt; (entre le ciel et l’enfer) : on est à l’entrée du paradis, un homme se présente…&lt;br /&gt;« Sur son épaule se tenait un petit lézard rouge qui agitait sa queue comme un fouet et murmurait des choses à l'oreille de celui qui le portait. Au moment où nous l'aperçûmes, ce dernier tourna la tête vers le reptile avec un grognement d'impatience. "Tais-toi, voyons", lui dit-il. Mais l'animal balançait sa queue et continuait à chuchoter. &lt;br /&gt;[Apparaît un être qui] avait une forme plus ou moins humaine, mais il était plus grand qu'un homme, et si étincelant que je pouvais à peine le regarder, écrit CS Lewis, qui poursuit : Sa présence heurta mes yeux, et mon corps aussi, car il dégageait de la chaleur en même temps que de la lumière, comme le soleil au matin d'une implacable journée d'été.&lt;br /&gt;"Je m'en vais, dit [l’homme portant le petit lézard sur l’épaule]. Merci de votre hospitalité [au paradis, puisque la scène se passe à l’entrée du paradis. Merci de votre hospitalité]. Mais ce n'est pas la peine, vous voyez. J'ai dit à ce petit individu (il montrait le lézard) que s'il venait, il fallait qu'il se tienne tranquille - et il a insisté pour venir. Naturellement, ses sornettes ne sont pas de mise ici, je m'en rends compte. Mais il ne s'arrêtera pas. Il ne me reste qu'à m'en retourner.&lt;br /&gt;- Aimeriez-vous que je le fasse taire? dit l'esprit flamboyant - c'était un ange, je le compris soudain.&lt;br /&gt;- Bien sûr.&lt;br /&gt;- Alors je vais le tuer, dit l'ange, en faisant un pas en avant.&lt;br /&gt;- Oh! aïe! Attention. Vous me brûlez. Pas si près!&lt;br /&gt;- Vous ne voulez donc pas qu'on le tue?&lt;br /&gt;- Tout à l'heure, vous n'avez pas parlé de le tuer. Je n'avais pas l'intention de vous ennuyer en vous demandant quelque chose d'aussi radical.&lt;br /&gt;- C'est le seul moyen, dit l'ange, dont les mains brûlantes étaient tout près du lézard. Dois-je le tuer?&lt;br /&gt;- Eh bien, c'est une autre question. Je suis tout prêt à la considérer, mais je n'avais pas encore envisagé cet aspect-là, vous voyez? Je veux dire que, pour le moment, je pensais seulement le faire taire parce que ici en haut - eh bien, il est diablement embarrassant.&lt;br /&gt;- Puis-je le tuer?&lt;br /&gt;- Oh! il sera toujours temps de discuter cela plus tard.&lt;br /&gt;- Il n'y a aucune raison d'attendre. Puis-je le tuer:&lt;br /&gt;- Excusez-moi, je n'ai jamais songé à vous importuner de la sorte. Non vraiment, ne vous faites pas de souci pour lui. Regardez! Il s'est décidé à dormir. Je suis sûr que tout ira bien maintenant. Je vous remercie infiniment.&lt;br /&gt;- Puis-je le tuer?&lt;br /&gt;- Honnêtement, je ne crois pas que ce soit nécessaire. Je suis sûr que je pourrai le faire tenir tranquille maintenant. Je crois qu'il vaudrait beaucoup mieux procéder graduellement.&lt;br /&gt;- Agir progressivement serait tout à fait inutile. - Vous croyez? Bon. Je vais réfléchir à votre proposition. Honnêtement oui, je vous laisserais bien le tuer tout de suite, mais à la vérité, je ne me sens pas très bien aujourd'hui; ce serait stupide de le faire maintenant. J'aimerais être en bonne santé pour l'opération. On verra un autre jour.&lt;br /&gt;- Il n'y aura pas d'autre jour. Nous vivons dans éternel présent maintenant.&lt;br /&gt;- Allez-vous-en! Vous me brûlez. Comment pourrais-je vous dire de le tuer? Vous me tueriez, moi, si vous le faisiez.&lt;br /&gt;- Certainement pas.&lt;br /&gt;- Mais vous me faites déjà mal à présent.&lt;br /&gt;- Je n'ai jamais dit que cela ne vous ferait pas mal. (Etc. CS Lewis, &lt;i&gt;Le grand divorce&lt;/i&gt;, éd. Raphaël, 1998, p. 107 sq.). »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, en résumé : « jugez-vous vous-mêmes afin de n’être pas jugés ». Ôter chacun son lézard. C’est cela qu’il convient de faire dès aujourd’hui. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Mais nous, nous voudrions que les choses se règlent tout de suite autrement : le Royaume serait là, et nous en repeindrions volontiers tous les contours ; selon nos coups de cœur, les oranges seraient bleues, le ciel à poids jaunes et la mer sucrée. Car notre impatience relève au fond de ce genre de rêves. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et quand les choses ne sont pas comme nous les rêvons, nous nous impatientons. Au mieux nous trépignons. Au pire, hier l’Inquisition, qui voulait séparer les rascasses, pneus, et autres hérétiques d’avec les bons poissons — on sait ce que cela à donné, on sait ce que cela continue de donner ; aujourd’hui, les fous sanglants et autres bombardements aveugles de guerres prétendues justes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tenter de faire venir le Royaume comme si nous avions en la matière plus de pouvoir que Dieu, c’est faire venir en lieu et place du Paradis espéré, un enfer. Le Paradis que nous préparent de tels témoins de Dieu ne fait pas envie !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cas est extrême, mais cela vaut sans doute de tous nos plans sur la comète paradisiaque. Dieu l’a envisagé autrement. Et c’est là qu’est le cœur de la question, celle du salut. Que nous disent au fond ces paraboles ? Que le salut « ne vient pas de façon à frapper les regards », qu’on ne le fait pas avancer à force de forcer les choses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui nous conduit au cœur de l’Évangile de la foi, de la confiance seule. Le Royaume est de l’ordre de la semence à recevoir de la seule écoute de la Parole de Dieu — et caché jusqu’au Royaume dont l’instauration n’est pas de notre compétence — et c’est très bien ainsi. L’inutilité sanglante, des pleurs et de la violence le montrent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Être de l’ordre de la semence, c’est la nature du trésor qui est au cœur du Royaume.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Un trésor inépuisable : « tout scribe instruit du Royaume des cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et du vieux » — de ce trésor intérieur et extérieur : on en tire de façon inépuisable, toute sorte de choses : « du neuf et du vieux ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut aussi donc rattacher ce « neuf et vieux » aux « toutes sortes de choses » prises au filet. Pour dire qu’il n’est vraiment pas de notre bénéfice de faire le tri avant l’heure : j’ai parlé des rascasses comme de mauvais poissons — mais attendez, et la bouillabaisse ! Voilà donc qu’on aurait eu tort de jeter la rascasse ! Les vieux pneus, donc — quoique ! Tel pêcheur bricoleur qui trouve ça dans son filet en ferait bien une balançoire pour ses enfants…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui sait si le Royaume de Dieu est sans balançoires faites avec des vieux pneus ? Il y a bien selon Ésaïe, des charrues faites avec des vieilles épées !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les scribes instruits dont parle Jésus avaient lu Ésaïe : « tout scribe instruit du Royaume des cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et du vieux ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh bien que chacun de nous désireux du Royaume de Dieu sache tout vendre pour acheter ce champ-là. Nous savons bien, Jésus nous l’a dit, quel précieux trésor y est caché : c’est le Royaume de Dieu — et il n’est pas ailleurs : il est là, dans l’action de grâces, les remerciements pour ce que Dieu va nous donner à y voir. À nous de l’y chercher, à nous de l’y cacher si nous l’avons vu — et de tout lui consacrer. Il n’y a pas d’autre bonheur. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;R.P.&lt;br /&gt;Antibes, 24.07.11&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4539293390001197219-6631393086408590083?l=rolpoup2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rolpoup2.blogspot.com/feeds/6631393086408590083/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/07/tresor-cache.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/6631393086408590083'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/6631393086408590083'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/07/tresor-cache.html' title='Trésor caché'/><author><name>rolpoup</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02135611251205466793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_BMVtyheqQgw/S3J9f-BKlrI/AAAAAAAAAUo/YJi3A-cn8jE/S220/est-m%C3%A9diterrann%C3%A9e-or.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-lkXxU70mJEw/Tiqehnpbi9I/AAAAAAAAA5E/5uN3tEItWkA/s72-c/img12.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4539293390001197219.post-5475366438569125440</id><published>2011-07-17T10:30:00.001+02:00</published><updated>2011-07-17T10:30:01.660+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Matthieu'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='- Dimanches/Fêtes'/><title type='text'>La mauvaise herbe</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://2.bp.blogspot.com/-s5LDDttsHu0/TiBn-RA9goI/AAAAAAAAA4s/fJb-6s-bqsM/s640/J0144397.JPG" width="580" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ésaïe 44, 6-8 ; Psaume 86 ; Romains 8, 26-27&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Matthieu 13, 24-43&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;24  Il leur proposa une autre parabole : "Il en va du Royaume des cieux comme d’un homme qui a semé du bon grain dans son champ.&lt;br /&gt;25  Pendant que les gens dormaient, son ennemi est venu ; par-dessus, il a semé de la mauvaise herbe en plein milieu du blé et il s’en est allé.&lt;br /&gt;26  Quand l’herbe eut poussé et produit l’épi, alors apparut aussi la mauvaise herbe.&lt;br /&gt;27  Les serviteurs du maître de maison vinrent lui dire : Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient donc qu’il s’y trouve de la mauvaise herbe ?&lt;br /&gt;28  Il leur dit : C’est un ennemi qui a fait cela. Les serviteurs lui disent : Alors, veux-tu que nous allions la ramasser ? —&lt;br /&gt;29  Non, dit-il, de peur qu’en ramassant la mauvaise herbe vous ne déraciniez le blé avec elle.&lt;br /&gt;30  Laissez l’un et l’autre croître ensemble jusqu’à la moisson, et au temps de la moisson je dirai aux moissonneurs : Ramassez d’abord la mauvaise herbe et liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, recueillez-le dans mon grenier.&lt;br /&gt;31  Il leur proposa une autre parabole : "Le Royaume des cieux est comparable à un grain de moutarde qu’un homme prend et sème dans son champ.&lt;br /&gt;32  C’est bien la plus petite de toutes les semences ; mais, quand elle a poussé, elle est la plus grande des plantes potagères : elle devient un arbre, si bien que les oiseaux du ciel viennent faire leurs nids dans ses branches."&lt;br /&gt;33  Il leur dit une autre parabole ; "Le Royaume des cieux est comparable à du levain qu’une femme prend et enfouit dans trois mesures de farine, si bien que toute la masse lève."&lt;br /&gt;34  Tout cela, Jésus le dit aux foules en paraboles, et il ne leur disait rien sans paraboles,&lt;br /&gt;35  afin que s’accomplisse ce qui avait été dit par le prophète : J’ouvrirai la bouche pour dire des paraboles, je proclamerai des choses cachées depuis la fondation du monde.&lt;br /&gt;36  Alors, laissant les foules, il vint à la maison, et ses disciples s’approchèrent de lui et lui dirent : "Explique-nous la parabole de la mauvaise herbe dans le champ."&lt;br /&gt;37  Il leur répondit : "Celui qui sème le bon grain, c’est le Fils de l’homme ;&lt;br /&gt;38  le champ, c’est le monde; le bon grain, ce sont les sujets du Royaume ; la mauvaise herbe, ce sont les sujets du Malin ;&lt;br /&gt;39  l’ennemi qui l’a semée, c’est le diable ; la moisson, c’est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges.&lt;br /&gt;40  De même que l’on ramasse la mauvaise herbe pour la brûler au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde :&lt;br /&gt;41  le Fils de l’homme enverra ses anges ; ils ramasseront, pour les mettre hors de son Royaume, toutes les causes de chute et tous ceux qui commettent l’iniquité,&lt;br /&gt;42  et ils les jetteront dans la fournaise de feu ; là seront les pleurs et les grincements de dents.&lt;br /&gt;43  Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le Royaume de leur Père. Entende qui a des oreilles !&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;« Le Fils de l’homme enverra ses anges ; ils ramasseront, pour les mettre hors de son Royaume, toutes les causes de chute et tous ceux qui commettent l’iniquité. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela c’est au jour de jugement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela nous dit en passant quelque chose de ce qu’est la mauvaise herbe en question — l’ivraie selon les anciennes traductions — : c’est tout le mal qui se fait depuis la fondation du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est pas rien ! C’est un mal et des douleurs dont il est légitime que l’on veuille les arracher du monde, et avec, ceux qui les commettent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or il n’est pas opportun de les arracher du monde tant que ce qu’il en est n’est pas dévoilé ! Car il est bien question de « choses cachées depuis la fondation du monde », selon la citation que fait Jésus du Psaume 78.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui est caché depuis la fondation du monde c’est ici la racine du mal — de ce mal énorme — qui s’y commet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette parabole de la mauvaise herbe est expliquée après que soient données deux autres paraboles, comme, juste avant, la parabole du semeur n’est pas expliquée immédiatement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Évidemment, ici comme là, ce qui est entre la parabole et son explication a un rapport avec l’explication.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici, il est question du Royaume qui se dévoile comme une graine qui éclot et croît jusqu’à sa maturité ; le Royaume qui est comme le levain qui fait lever toute la pâte. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec cette citation du propos prophétique du psalmiste : dévoilement de « choses cachées depuis la fondation du monde ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’éclosion et la croissance du Royaume est de l’ordre du dévoilement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et en l’occurrence du dévoilement du mal, dévoilement qui seul permet son éradication.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mal relève du mystère, d’un mystère incommensurable, le « mystère d’iniquité » dans les mots de Paul, cette iniquité qui est vouée à être arrachée…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mal relève du mystère, nommé ici : semé par le diable. Un désordre imprévu, source du mal, s’est immiscé dans la création de Dieu, caché depuis sa fondation et voué à être dévoilé. Or où est-ce que le mal, où est-ce que le diable, a été dévoilé ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la croix ! Car que s’est-il passé à la croix concernant ce mystère d’iniquité ? Son initiateur a été jeté dehors ! Jean 12, 31-33 : « Maintenant c’est le jugement de ce monde; maintenant le prince de ce monde sera jeté dehors. Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi. Il disait cela pour indiquer de quelle mort il devait mourir. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la croix, le semeur de l’ivraie est dévoilé et jeté dehors ! Est-ce à dire qu’il est temps pour les disciples de procéder à l’arrachage de cette mauvaise herbe ? La réponse de Jésus est clairement : non !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi » annonce Jésus à ses disciples dans la suite de son affirmation de ce que le diable est jeté dehors lors de sa crucifixion. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est que loin de devoir procéder par avance à l’arrachage de la mauvaise herbe, du mal et de ceux qui le commettent, à commencer par les persécuteurs, — le dévoilement de la racine du mal, interdit précisément tout arrachage prématuré, avant le jugement final !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que dévoile en effet la croix lorsqu’elle dévoile la racine immémoriale du mal, le diable ? Que le mal est, avant tout, une volonté immémoriale d’arracher, d’expulser ce que l’on désigne comme le mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mal, dès l’origine, est persécuteur. Le diable est meurtrier dès le commencement ; dès le premier meurtre, le meurtre d’Abel, il est là. Et menteur et père du mensonge, dès le premier meurtre, il enfouit ce meurtre sous le mensonge : suis-je le gardien de mon frère ? demande Caïn.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car, ne nous leurrons pas, le meurtrier ment, et prétend avoir accompli une œuvre — sinon juste — tout au moins explicable… De là à prétendre arracher la mauvaise herbe, le pas a toujours été franchi dans l’histoire, avant et après le Christ.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On n’ a jamais persécuté ou mis à mort quiconque sans bonne cause, ou prétendu telle !… En fait du mensonge !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Vous voulez accomplir les désirs du diable, dira Jésus à ses persécuteurs. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne s’est pas tenu dans la vérité, parce que la vérité n’est pas en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, ses paroles viennent de lui-même car il est menteur et le père du mensonge » (Jean 8, 44). Le mensonge est bien lié au meurtre et à la persécution, à la volonté d’expulser — et c’est là l’œuvre du diable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh bien la croix est précisément le dévoilement de ce mensonge, de ce mensonge meurtrier. Ici, l’ « ivraie » qu’on a voulu arracher est le seul juste ! C’est de la sorte que le diable a été dévoilé : le Christ crucifié a publiquement livré les puissances en spectacle, dira Paul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On voit ce qu’il en est de vouloir arracher la mauvaise herbe. Prétendre arracher la mauvaise herbe fait tout simplement entrer dans un cycle de violence persécutrice, dont les pouvoirs aux mains du diable planteur d’ivraie tentent de bien se garder :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le représentant de César, Pilate, qui n’est pas sans raison dans le credo, se lave les mains et renvoie dos à dos les persécutés de l’Empire : le Christ et Israël — ce qui débouchera dans l’Empire romain devenu chrétien, puis dans sa descendance, sur une persécution d’Israël par ceux qui se réclament du Christ, se voulant arracheurs d’ivraie à leur tour !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On voit le piège que, pourtant, Jésus a dévoilé ! Et contre lequel il a pourtant mis en garde : la mauvaise herbe n’est pas où on la désigne. Elle relève du mystère d’iniquité, caché depuis la fondation du monde. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La croix nous dévoile à quel point elle ne pourra être arrachée qu’à la fin des temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’ivraie est le mal persécuteur, « les causes de chute et tous ceux qui commettent l’iniquité », tous ceux qui servent la persécution. On ne la voit qu’à ses effets, comme la mauvaise herbe du même nom, que l’on ne reconnaît pas dans un premier temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est dévoilée seulement par la croix, comme le fruit meurtrier du menteur et père du mensonge. Elle n’a été dévoilée que là, par celui à qui Dieu a remis le jugement, le Christ, et ne pourra être arrachée que lorsqu’il exercera ce jugement, c’est à dire cette extraction du mal qui grève le monde et qui est d’abord et avant tout la violence persécutrice et meurtrière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tel est donc ce mystère caché depuis la fondation du monde. Il a été dévoilé à la croix : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« C’est une sagesse […] qui n’est pas de ce siècle, ni des princes de ce siècle, qui vont être réduits à l’impuissance ; nous prêchons, écrit Paul, la sagesse de Dieu, mystérieuse et cachée, que Dieu avait prédestinée avant les siècles, pour notre gloire ; aucun des princes de ce siècle ne l’a connue, car s’ils l’avaient connue, ils n’auraient pas crucifié le Seigneur de gloire. Mais c’est, comme il est écrit : Ce que l’œil n’a pas vu, Ce que l’oreille n’a pas entendu, Et ce qui n’est pas monté au cœur de l’homme, Tout ce que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment. Dieu nous l’a révélé par l’Esprit. Car l’Esprit sonde tout, même les profondeurs de Dieu. » (1 Corinthiens 2, 6-10).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Ainsi, avait dit Ésaïe, parle l’Éternel, le roi d’Israël, Celui qui le rachète, L’Éternel des armées : Je suis le premier et je suis le dernier, En dehors de moi il n’y a point de Dieu. Qui peut se prononcer comme moi ? Qu’il l’annonce et me l’expose ! Depuis que j’ai fondé le peuple d’éternité, Qu’ils annoncent donc les événements, Et aussi ce qui doit arriver ! N’ayez pas peur et ne tremblez pas ; Ne te l’ai-je pas depuis toujours fait entendre et annoncé ? Vous êtes mes témoins : Y a-t-il un autre Dieu en dehors de moi ? Il n’y a point d’autre rocher, Je n’en connais pas. » (Ésaïe 44, 6-8).&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;R.P.&lt;br /&gt;Vence, 17.07.11&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4539293390001197219-5475366438569125440?l=rolpoup2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rolpoup2.blogspot.com/feeds/5475366438569125440/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/07/la-mauvaise-herbe.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/5475366438569125440'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/5475366438569125440'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/07/la-mauvaise-herbe.html' title='La mauvaise herbe'/><author><name>rolpoup</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02135611251205466793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_BMVtyheqQgw/S3J9f-BKlrI/AAAAAAAAAUo/YJi3A-cn8jE/S220/est-m%C3%A9diterrann%C3%A9e-or.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-s5LDDttsHu0/TiBn-RA9goI/AAAAAAAAA4s/fJb-6s-bqsM/s72-c/J0144397.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4539293390001197219.post-3206602423583983633</id><published>2011-07-10T10:30:00.002+02:00</published><updated>2011-07-10T10:30:02.650+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Matthieu'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='- Dimanches/Fêtes'/><title type='text'>Le semeur</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/-wzykFU57wjg/Thhj9NA5V4I/AAAAAAAAA4Q/e8t-41w1fM8/s640/coccinelle.png" width="580" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ésaïe 55, 10-11 ; Psaume 65 ; Romains 8, 18-23&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Matthieu 13, 1-23&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;1  En ce jour-là, Jésus sortit de la maison et s’assit au bord de la mer.&lt;br /&gt;2  De grandes foules se rassemblèrent près de lui, si bien qu’il monta dans une barque où il s’assit; toute la foule se tenait sur le rivage.&lt;br /&gt;3  Il leur dit beaucoup de choses en paraboles. "Voici que le semeur est sorti pour semer.&lt;br /&gt;4  Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin; et les oiseaux du ciel sont venus et ont tout mangé.&lt;br /&gt;5  D’autres sont tombés dans les endroits pierreux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre; ils ont aussitôt levé parce qu’ils n’avaient pas de terre en profondeur; &lt;br /&gt;6  le soleil étant monté, ils ont été brûlés et, faute de racine, ils ont séché.&lt;br /&gt;7  D’autres sont tombés dans les épines; les épines ont monté et les ont étouffés.&lt;br /&gt;8  D’autres sont tombés dans la bonne terre et ont donné du fruit, l’un cent, l’autre soixante, l’autre trente.&lt;br /&gt;9  Entende qui a des oreilles!"&lt;br /&gt;10  Les disciples s’approchèrent et lui dirent: "Pourquoi leur parles-tu en paraboles?"&lt;br /&gt;11  Il répondit: "Parce qu’à vous il est donné de connaître les mystères du Royaume des cieux, tandis qu’à ceux-là ce n’est pas donné.&lt;br /&gt;12  Car à celui qui a, il sera donné, et il sera dans la surabondance; mais à celui qui n’a pas, même ce qu’il a lui sera retiré.&lt;br /&gt;13  Voici pourquoi je leur parle en paraboles: parce qu’ils regardent sans regarder et qu’ils entendent sans entendre ni comprendre;&lt;br /&gt;14  et pour eux s’accomplit la prophétie d’Ésaïe, qui dit: Vous aurez beau entendre, vous ne comprendrez pas; vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas.&lt;br /&gt;15  Car le cœur de ce peuple s’est épaissi, ils sont devenus durs d’oreille, ils se sont bouché les yeux, pour ne pas voir de leurs yeux, ne pas entendre de leurs oreilles, ne pas comprendre avec leur cœur, et pour ne pas se convertir. Et je les aurais guéris!&lt;br /&gt;16  "Mais vous, heureux vos yeux parce qu’ils voient, et vos oreilles parce qu’elles entendent.&lt;br /&gt;17  En vérité, je vous le déclare, beaucoup de prophètes, beaucoup de justes ont désiré voir ce que vous voyez et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez et ne l’ont pas entendu.&lt;br /&gt;18  "Vous donc, écoutez la parabole du semeur.&lt;br /&gt;19  Quand l’homme entend la parole du Royaume et ne comprend pas, c’est que le Malin vient et s’empare de ce qui a été semé dans son cœur; tel est celui qui a été ensemencé au bord du chemin.&lt;br /&gt;20  Celui qui a été ensemencé en des endroits pierreux, c’est celui qui, entendant la Parole, la reçoit aussitôt avec joie;&lt;br /&gt;21  mais il n’a pas en lui de racine, il est l’homme d’un moment: dès que vient la détresse ou la persécution à cause de la Parole, il tombe.&lt;br /&gt;22  Celui qui a été ensemencé dans les épines, c’est celui qui entend la Parole, mais le souci du monde et la séduction des richesses étouffent la Parole, et il reste sans fruit.&lt;br /&gt;23  Celui qui a été ensemencé dans la bonne terre, c’est celui qui entend la Parole et comprend: alors, il porte du fruit et produit l’un cent, l’autre soixante, l’autre trente."&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Le thème du semeur est en quelque sorte l'équivalent en parabole du thème de la naissance d'en haut dans l'Évangile de Jean — ou l’enfantement du monde en Romains 8. Autant de façons de référer aux promesses prophétiques par différentes images : « ma Parole ne retourne pas vers moi sans effet », dit Ésaïe (ch. 55). Au fond, en particulier en ce domaine, ce qui advient nous échappe et ne dépend pas de nous. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici c'est l'Esprit de Dieu qui précède tout mouvement de la foi. Et nous fait perdre tout pouvoir sur nous. Le Royaume vient par l’effet d’une parole sur laquelle et sur les conséquences de laquelle nous n’avons aucun pouvoir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La venue du Règne de Dieu n'est finalement pas en notre pouvoir. Tout comme le vent souffle où il veut, tout comme on ne peut pas naître par la force de la volonté, nul ne peut préjuger du fruit d’une semence ni expliquer la raison finale de sa germination. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est la semence de cette parole que le semeur, au-delà de nos volontés et de nos refus, vient répandre en nous. Est-ce parce que cet ensemencement fait peur, au fond, que ceux qui le craignent préfèrent se boucher les yeux et les oreilles, comme le dit Jésus citant Ésaïe ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On retrouve une idée équivalente à cette naissance d'en haut ou à cet ensemencement mystérieux dans quelques autres textes du Nouveau Testament. Cela sous des termes qui en sont assez proches, traduits généralement par "régénération". Comme avec la "régénération" des individus ou du monde, mais plus explicitement encore, on est avec le semeur dans le cadre d'une image jardinière, agricole, évidente pour ceux que leur métier a enseigné à dépendre de la météo et de la qualité du terrain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici, dans la parabole du semeur, ne pas voir et de ne pas entendre, selon les mots d’Ésaïe, s'exprime dans les trois causes — si ce sont vraiment les causes, et non simplement des images — de la non-éclosion de la parole :&lt;br /&gt;- « ôtée par le diable », &lt;br /&gt;- mal perçue, considérée comme réjouissante (ne pas croître commence par la joie), et dès lors pas enracinée, &lt;br /&gt;- « étouffée par les soucis ou l'attrait des richesses », en un mot, la peur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela ne renvoient pas forcément à trois catégories de personnes, mais à trois aspects, ou trois degrés de notre incapacité à recevoir la parole dont on sent bien qu'elle écartera tout ce que l'on voudrait préserver en nous : si le grain ne meurt pas, il ne portera pas de grain à son tour... dit Jésus ailleurs. Pour des paysans entendant « semence », ils peuvent penser à tout cela. En tout cas, l’absence de maîtrise des divers éléments ne leur échappe pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas en notre pouvoir. Il s’agit de lâcher prise. Comme le grain doit disparaître pour germer. Qu'il est terrible de lâcher ce que l'on a passé sa vie à établir patiemment ! C'est pourtant ce que suppose le fait de comprendre la Parole : alors seulement, le fruit que nous attendons se préparera. Mais pour cela, il faut se perdre. Perdre l’idée de notre maîtrise des choses — même nous concernant !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà donc pour quelques aspects de la semence ; notons encore, concernant le semeur plutôt que la semence du coup, que lui-même, le semeur, est contraint ici à une humilité que devrait méditer tout prédicateur : ne faire que semer, sans autre pouvoir que celui d’attendre et au mieux, d’arroser, mais encore pas trop : ça peut faire pourrir !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Voyons les empêchements à la germination et à l’éclosion, mentionnés par Jésus.&lt;br /&gt;Le diable, la joie et les soucis  — que signifient le bord du chemin et les oiseaux, la superficialité du terrain ensemencé, et les épines du terrain qui en est envahi.&lt;br /&gt;Notons à nouveau que le semeur n’y peut rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et les bénéficiaires de la semence, de la parole, non plus. Nous n’y pouvons rien. Ce qui est souligné d’emblée par l’évocation de la figure du diable. Ce n’est pas notre résistance à la parole qui est mise en cause, c’est le diable qui en ôte la semence. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui permet de bien lire les deux autres causes mentionnées : la joie superficielle, l’enthousiasme vain à son écoute ou à l’inverse le poids des soucis. Je n’ai pas beaucoup de pouvoir sur mon tempérament, qu’il soit du genre à s’enthousiasmer ou qu’il soit du genre inquiet (s’il n’est pas les deux à la fois).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La venue du Royaume ne vient ni de mon enthousiasme, qui peut sous cet angle se rapprocher de l’action du diable, ni de mon inquiétude, qui sans s’en rendre compte étouffe l’effet de la parole de Dieu. La venue du Royaume ne vient que de la germination d’une parole qui me précède et qui m’échappe, et cela se compare à une graine tombée dans une bonne terre. Dieu s’est en quelque sorte placé lui-même dans la dépendance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dieu lui-même s’est réduit à faire venir le Royaume sur le mode de l’ensemencement et de la germination ; d’une façon qui le rende en quelque sorte comme « sujet » d’aléas divers, comme pour un agriculteur les oiseaux, le soleil et les ronces.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tenter de faire venir le Royaume comme si nous avions en la matière plus de pouvoir que Dieu, c’est risquer de faire venir en lieu et place du Paradis espéré, un enfer : l’histoire l’a maintes fois prouvé…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et Dieu l’a envisagé autrement. Et c’est là qu’est le cœur de la question, celle du salut. Que nous dit au fond cette parabole ? Que le salut « ne vient pas de façon à frapper les regards », qu’on ne le fait avancer ni par nos enthousiasmes, ni par nos soucis, qu’il n’a rien à voir avec tout ce que nous prétendrions en construire à force de forcer les choses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette parabole nous conduit au cœur de l’Évangile de la foi, de la confiance seule. Il est de l’ordre de la semence à recevoir de la seule écoute de la Parole de Dieu. La bonne terre n’est rien d’autre que cette disposition, cette disponibilité confiante — qui n’est ni bord de chemin, ni cailloux, ni épines. Bonne terre, disponible. Et dès lors à même de fructifier en abondance. C’est la seule façon qu’a proposé Dieu de faire venir le Royaume. En le forçant, on le gâche. En y introduisant un rôle à l’enthousiasme ou au souci, on le manque. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’agit simplement d’être ouvert à la Parole de Dieu avec cette confiance : &lt;br /&gt;&lt;i&gt;"Comme descend la pluie ou la neige, du haut des cieux, et comme elle ne retourne pas là-haut sans avoir saturé la terre, sans l’avoir fait enfanter et bourgeonner, sans avoir donné semence au semeur et nourriture à celui qui mange, ainsi se comporte ma Parole du moment qu’elle sort de ma bouche : elle ne retourne pas vers moi sans résultat, sans avoir exécuté ce qui me plaît et fait aboutir ce pour quoi je l’ai envoyée. Vous serez dans la jubilation et la paix"&lt;/i&gt; (Ésaïe 55, 10.11). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ro 8:18-21 :&lt;br /&gt;&lt;i&gt;18  J’estime en effet que les souffrances du temps présent sont sans proportion avec la gloire qui doit être révélée en nous. &lt;br /&gt;19  Car la création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu: &lt;br /&gt;20  livrée au pouvoir du néant-non de son propre gré, mais par l’autorité de celui qui l’a livrée, elle garde l’espérance,&lt;br /&gt;21  car elle aussi sera libérée de l’esclavage de la corruption, pour avoir part à la liberté et à la gloire des enfants de Dieu. &lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;RP&lt;br /&gt;Vence, 10.07.11&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4539293390001197219-3206602423583983633?l=rolpoup2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rolpoup2.blogspot.com/feeds/3206602423583983633/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/07/le-semeur.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/3206602423583983633'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/3206602423583983633'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/07/le-semeur.html' title='Le semeur'/><author><name>rolpoup</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02135611251205466793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_BMVtyheqQgw/S3J9f-BKlrI/AAAAAAAAAUo/YJi3A-cn8jE/S220/est-m%C3%A9diterrann%C3%A9e-or.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-wzykFU57wjg/Thhj9NA5V4I/AAAAAAAAA4Q/e8t-41w1fM8/s72-c/coccinelle.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4539293390001197219.post-1912702720129338943</id><published>2011-07-03T10:30:00.003+02:00</published><updated>2011-07-03T10:30:01.194+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Matthieu'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='- Dimanches/Fêtes'/><title type='text'>Les sages et les enfants</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img  src="http://1.bp.blogspot.com/-xaEgHFQnOsE/Tg6qr5DQWwI/AAAAAAAAA4M/Tjsrjcc99YE/s640/labo+voie+lact%25C3%25A9e.png" width="580" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Zacharie 9, 9-10 ; Psaume 145 ; Romains 8, 9-13&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Matthieu 11, 25-30&lt;/b&gt; &lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;25  En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : "Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l’avoir révélé aux tout-petits.&lt;br /&gt;26  Oui, Père, c’est ainsi que tu en as disposé dans ta bienveillance.&lt;br /&gt;27  Tout m’a été remis par mon Père. Nul ne connaît le Fils si ce n’est le Père, et nul ne connaît le Père si ce n’est le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler.&lt;br /&gt;28  "Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi je vous donnerai le repos.&lt;br /&gt;29  Prenez sur vous mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos de vos âmes.&lt;br /&gt;30  Oui, mon joug est facile à porter et mon fardeau léger."&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Pas besoin d’être sage ou intelligent pour savoir que « l’enfant est, en général, porté à la cruauté&amp;nbsp;». Chez lui « la pulsion de maîtriser n'est pas encore arrêtée par la vue de la douleur d'autrui, la pitié ne se développant que relativement tard » — note Freud, qui rejoint les observateurs attentifs de la tradition chrétienne, d’Augustin à Calvin, lequel les appelle « petites crapules ». Tout ça pour dire qu’il ne faut sans doute pas se leurrer quant au couplet enthousiaste que l’on tire parfois des propos de Jésus sur les enfants. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais alors que veut-il dire ? Partons des Psaumes, que Jésus a souvent médités. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Psaume 8 : &lt;i&gt;« Par la bouche des tout-petits et des nourrissons, tu as fondé une forteresse contre tes adversaires, pour réduire au silence l'ennemi revanchard. Quand je vois tes cieux, œuvre de tes doigts, la lune et les étoiles que tu as fixées, qu'est donc l'homme pour que tu penses à lui, l'être humain pour que tu t'en soucies ? »&lt;/i&gt; (v. 3-5)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Quand je vois tes cieux », écrit le Psalmiste il y a quelques milliers d’années, éberlué. Que dire alors aujourd’hui ! On estime de nos jours que l'Univers observable compte quelques centaines de milliards de galaxies de masse significative, c’est-à-dire contenant quelques centaines de milliards d’étoiles. Ce nombre n’est toutefois pas limitatif, puisque le nombre d’étoiles des galaxies dites « naines », c’est-à-dire ne comptant « que » quelques millions d'étoiles, est difficile à déterminer du fait de leur masse et de leur luminosité très faibles, et qu’en outre d’autres, trop lointaines, échappent à notre observation. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Univers dans son ensemble, dont l'extension réelle n'est pas connue, est susceptible de compter un nombre immensément plus grand de galaxies. Bref, quelques centaines de milliards de galaxies de masse significative sans compter les galaxies moins grandes, et donc plus difficilement observables, et les autres qui nous échappent ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre galaxie, la Voie lactée, est une des centaines de milliards de galaxies observables, et de masse dite « significative ». La Voie lactée a une extension de l'ordre de 100 000 années-lumière. C’est-à-dire que l’on perçoit les étoiles lointaines de notre seule galaxie comme elles étaient il y a 100 000 ans. Et notre galaxie est donc une seule de ces galaxies de quelques centaines de milliards d'étoiles. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soleil est une des centaines de milliards d’étoiles de cette galaxie, elle-même une parmi quelques centaines de milliards de galaxies semblables observables. Le soleil est donc l’étoile de notre système solaire, autour duquel tourne la terre — sur laquelle se déroule le culte par lequel nous célébrons aujourd’hui celui qui s’est relevé d’entre les morts, ouvrant un Ciel nouveau et une Terre nouvelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un premier univers est apparu, puis un homme s'est relevé de la mort, laissant son tombeau vide et inaugurant un Ciel nouveau et une Terre nouvelle. Est-ce moins compréhensible, plus compréhensible ? Dieu l’a « caché aux sages et aux intelligents »… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;« Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l’avoir révélé aux tout-petits. » Que peut nous alors dire ce texte ? ou : Quelle est notre sagesse ? Est-ce celle par laquelle nous maîtrisons le monde et ses secrets, jusqu’à connaître bien et mal, ce qui donc nous permet de décréter ce qui est bien et ce qui mal — en tout cas pour les autres ? Est-ce là la lumière d’en haut ? Celle dans laquelle Jésus dévoile le Père. Ou est-ce la sagesse bien terrestre et humaine, qui consiste à se réjouir d’avoir une foi raisonnable (ou de n’en avoir point) — ou à se considérer comme éclairés ; au point, pour certains, de s’être intitulés eux-mêmes : les Lumières ! Quelle humilité ! Tout cela face aux ténèbres qui nous entourent — et que, certes, nous tolérons, par effet généreux de notre lumière…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La raison est la chose du monde la mieux partagée, disait Descartes, cinglant une ironie sous-jacente : chacun se considérant assez éclairé pour juger que les autres ne le sont pas ! Les gens sont stupides, affirme Monsieur Tout-le-monde ; les gens sauf moi, bien moins naïf, qui le décrète. Mais alors, si telle est notre lumière, n'est-elle pas ténèbres ? Signe d’un aveuglement d'autant plus patent que nous l'ignorons… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre raison, est-elle si limpide ? Ou moins absurde que celle des autres, ou celle de ceux qui nous ont précédés comme les religieux du temps de Jésus, ainsi que nous voulons si communément le penser ? Eh bien, par la foi miraculeuse — le miracle : ce lieu de l’étonnement, selon un des sens du mot —, étonnement du Psalmiste observant les cieux, étonnement que reçoivent les enfants, Dieu vient briser ces prétentions finalement ridicules. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, est-il plus absurde, ou moins absurde, de croire ou de ne pas croire ce que Dieu nous donne comme fondement nouveau de toute chose, nouvelle création initiée devant un tombeau vide, Création ni plus ni moins incompréhensible et incroyable que la première ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Ou n’est-ce pas se leurrer que prétendre avoir accédé à une clarté telle que les mystères, et jusqu’au mystère de Dieu ou de l’univers, nous seraient devenus moins opaques ? Qu’est-ce que cet aveuglement, que n’ont pas les enfants, qui pousse au fond à mépriser les capacités rationnelles de son prochain, ou des hommes et femmes du passé, ou d’autres continents et d’autres sagesses ? Être dans une lumière telle qu'on se place au-dessus de tout — y compris finalement de la grâce, qui est d'abord surprise, et étonnement, lieu d'une incompréhension. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La lumière de Dieu est celle qui éblouit, aveugle celui qui ainsi, confesse être aveugle. C'est cette lumière que porte Jésus, sagesse mystérieuse et cachée, que le monde ne reçoit pas (1 Co 1, 20). « Nul ne connaît le Fils si ce n’est le Père, et nul ne connaît le Père si ce n’est le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Où la mise en valeur de la foi et de l’étonnement ne veut pas dire, loin s’en faut, que Jésus nous dispenserait de tout effort intellectuel, de tout apprentissage ! Il ne s’agit pas sous prétexte que Jésus a donné les enfants en exemple face aux prétendues intelligences supérieures, de s’imaginer qu’il condamne l’intelligence et la sagesse. Non, il condamne ceux qui à force d’en être imbus se montrent ni sages ni intelligents. La force de l’enfant — « tu y as fondé une forteresse » (Ps 8, 3) — est sa capacité à s’étonner. C’est ce que Jésus exalte : une aptitude à recevoir celui que nul ne connaît sinon celui à qui le Fils veut bien le révéler. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Que dit Jésus ? Qu'il s'agit de recevoir l'enseignement de la Bible au plus intime de notre être, indépendamment de tous les qu'en dira-t-on et de tous les qu'en verra-t-on. Méditer, peser, «&amp;nbsp;mastiquer&amp;nbsp;» les paroles bibliques, n'est rien d'autre qu'être en train d'établir pour sa vie des fondements solides. « Prendre son joug ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s'agit de se confier en Dieu de façon à ce que lui-même produise en nous ce que son enseignement requiert. Luther dira que ce n'est pas le fruit qui produit l'arbre, mais l'inverse ; de même ce n'est pas l'œuvre qui porte la foi, mais l'inverse. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut nous souvenir de la distinction que fait Matthieu entre l’apparence et ce qui est caché. Une justice publiée sur les toits est vaine, disait Jésus dans le Sermon sur la Montagne. Une prière exhibée n'a d'autre exaucement que la satisfaction d'en obtenir l'admiration d'autrui. Et Jésus d'inviter à la mise au secret, au ciel, présent au milieu de nous, lieu de la liberté, notre récompense, car « là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur » (Mt 6, 21).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est donc question d'une apparence, vaine, et d’une réalité cachée, cachée même aux sages, mais qui seule est richesse. Et les deux choses sont en stricte opposition. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demeurer dans l’humilité quant à la vie devant Dieu, quant à la pratique de la justice, voilà qui est réellement reposant, voilà qui est un joug extrêmement léger, surtout face aux spécialistes de ce qui est bien et de ce qui est mal,… en général pour autrui. Pour ceux qui entendent la parole de Jésus, la Loi devient bonne nouvelle — c’est-à-dire Évangile —, une mise en marche qui libère de tout poids, un vrai repos. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Voilà donc deux aspects de la relation à la Loi divine que nous propose ici Jésus. Écouter ce qu’elle dit avec humilité, sans croire savoir — c’est la sagesse, comme celle des enfants — pour connaître cet élément essentiel de la relation avec Dieu, l’humilité précisément, qui est d’un accès si difficile aux sages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et l’intériorisant ainsi, découvrir combien dès lors ce joug devient léger, le joug de Jésus, sous son regard, dans l’humilité, sans rien à prouver à quiconque, surtout pas à ceux qui savent, ou qui l’imaginent, et qui du coup, ignorent ce cœur de la parole révélée. Dès lors, « ne vous inquiétez donc pas » et ayez confiance en Dieu pour toute chose.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;R.P.&lt;br /&gt;Antibes, 03.07.11&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4539293390001197219-1912702720129338943?l=rolpoup2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rolpoup2.blogspot.com/feeds/1912702720129338943/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/07/les-sages-et-les-enfants.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/1912702720129338943'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/1912702720129338943'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/07/les-sages-et-les-enfants.html' title='Les sages et les enfants'/><author><name>rolpoup</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02135611251205466793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_BMVtyheqQgw/S3J9f-BKlrI/AAAAAAAAAUo/YJi3A-cn8jE/S220/est-m%C3%A9diterrann%C3%A9e-or.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-xaEgHFQnOsE/Tg6qr5DQWwI/AAAAAAAAA4M/Tjsrjcc99YE/s72-c/labo+voie+lact%25C3%25A9e.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4539293390001197219.post-4705792462220663954</id><published>2011-06-26T10:30:00.003+02:00</published><updated>2011-06-26T10:30:01.552+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jean'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='- Dimanches/Fêtes'/><title type='text'>La pain du ciel</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img border="0" width="580" src="http://3.bp.blogspot.com/-3PBnMOgifEo/TgbOjMfeW5I/AAAAAAAAA4I/w_OtuvcWrz8/s400/ciel.jpg" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Psaume 147, 1-15 ; Deutéronome 8, 1-16 ; 1 Corinthiens 10, 16-17&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Jean 6, 51-58&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;51  "Je suis le pain vivant qui descend du ciel. Celui qui mangera de ce pain vivra pour l’éternité. Et le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie."&lt;br /&gt;52  Sur quoi, les Judéens se mirent à discuter violemment entre eux : "Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ?"&lt;br /&gt;53  Jésus leur dit alors : "En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme et si vous ne buvez pas son sang, vous n’aurez pas en vous la vie.&lt;br /&gt;54  Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle, et moi, je le ressusciterai au dernier jour.&lt;br /&gt;55  Car ma chair est vraie nourriture, et mon sang vraie boisson.&lt;br /&gt;56  Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui.&lt;br /&gt;57  Et comme le Père qui est vivant m’a envoyé et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mangera vivra par moi.&lt;br /&gt;58  Tel est le pain qui est descendu du ciel : il est bien différent de celui que vos pères ont mangé ; ils sont morts, eux, mais celui qui mangera du pain que voici vivra pour l’éternité."&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Propos troublant que le propos de Jésus. On comprend la question qu’il suscite : « comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » Au fond que veut dire Jésus ? Cela s’inscrit bien sûr dans le discours de ce chapitre ; ça en est le point culminant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le propos de tout le discours est le suivant : nourrissons-nous notre vrai désir ? — le connaissons-nous, même : — le désir de Dieu ? C’est la question que nous pose ce texte… En termes apparemment outranciers, certes. En fait en termes qui rendent la question incontournable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les gens avaient faim. De pain, apparemment. Jésus leur a donné du pain. Et ils ont à nouveau faim. Et lorsque Jésus veut les entraîner à la question de la vraie nourriture, ils ont bien compris. Ils ont suivi leur catéchisme. Ah oui, le pain du ciel, quoi ! On connaît : c’est l’histoire de manne et de Moïse dans le désert. Car pour le judaïsme, il est traditionnel, comme pour le christianisme, que la manne, via sa fonction nutritive, signifie la nourriture de la Parole de Dieu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Accord apparent entre Jésus et ses interlocuteurs, jusqu’à ce que les choses se gâtent. Jusqu’à ce que l’on en vienne au cœur des choses, au moment où on bute en se scandalisant — et Jésus ne lésine pas sur les prétextes à scandale : apparemment, il se donne même tort, mettant, pour qui veut s’imaginer qu’il invite au cannibalisme, jusqu’au Lévitique contre lui (17, 10) : tu ne mangeras pas le sang. Tout pour être scandalisé ; à moins que l’on ne capitule, que l’on ne se rende à la foi qui pose un tout autre sens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Voilà donc les auditeurs de Jésus entre le pain abondant de la veille, dont ils veulent bien remplir à nouveau leur ventre et le pain spirituel qui les renvoie au passé religieux, au temps du désert, au temps glorieux de la religion des ancêtres. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais si c’était aujourd’hui qu’ils avaient faim ? Une faim qu’ils ignorent, une faim qu’ils n’ont pas conçue. Et qui pourtant tenaille. Telle est la question de ce texte, la question qu’il nous pose aujourd’hui. Oui, nous aussi, nous aimerions bien n’avoir plus le souci du pain du lendemain ; plus le souci financier du lendemain. Oui, nous aussi avons suivi le catéchisme et savons qu’il y a une vraie nourriture spirituelle qui a de tout temps fondé l’Église.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;« Oui, tout cela, on est au courant », ont-ils dit. « Mais toi, ont-ils dit aussi, quel signe fais-tu donc, pour que nous voyions et que nous te croyions ? Quelle est ton œuvre ? Au désert, nos pères ont mangé la manne, ainsi qu’il est écrit : Il leur a donné à manger un pain qui vient du ciel » (v. 30-31). Et si c’était toujours la question ? Donne-nous un signe…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme si je ne vous en avais pas assez donné, a répondu, répond Jésus depuis ce jour, en ces termes : « vous avez vu et pourtant vous ne croyez pas ». Les miracles n’ont de toute façon jamais créé la foi ! Pas plus désert qu’aujourd’hui. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N’est-ce pas à nouveau une histoire de cailles que tout cela ? Faudra-t-il encore du dégoût pour que l’on comprenne ? Si c’est du dégoût qu’il vous faut, vous allez être servis… « Celui qui mange ma chair et boit mon sang »… « Celui qui mastique ma chair » pour le dire précisément.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous voulez des signes. Comme si vous n’aviez pas assez vu ! Mais qu’ont-ils vu, qu’avons-nous vu, me direz-vous ? Qu’est ce que les yeux qui ne sont pas ceux de la foi ont vu d’autre que du passé ? Notre Dieu produit-il autre chose que du passé ? Hier, avec les concombres d’Égypte, hier encore, la veille, avec la multiplication des pains, nous ne sommes pas morts de faim. Hier aussi, nos pères ont été héroïques, ont eu une foi à renverser des montagnes, ont même fait des miracles. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui notre Dieu a produit un passé glorieux. Des Moïse, des Élie. Des prophètes, des Apôtres, des martyrs, des camisards, des résistants,… quand tout semblait perdu. Oui notre Dieu est un puissant producteur de passé. Un passé qui nous porte jusqu’à aujourd’hui. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moïse a donné le pain du ciel. Et hier encore, avec cette multiplication des pains, on n’est pas mort de faim. Mais aujourd’hui, quel signe pour que nous croyions ? « Vous avez vu et pourtant vous ne croyez pas », nous dit encore Jésus, aujourd’hui même. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Remarquez bien que répondant à leur demande d’un signe, Jésus n’a pas dit ce qu’ils ont vu. Évidemment nous pensons automatiquement à la multiplication des pains qui a eu lieu la veille. Ce qui est bien commode : cela limite l’interpellation de Jésus à ses auditeurs immédiats. Nous, nous n’avons pas participé, pensons-nous volontiers, à la multiplication des pains. Bref cela les concerne. Mais nous ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’a pas dit ce qu’ils ont vu. Il ne dit pas ce que l’on voit. Il nous renvoie chacun à nous-mêmes. « Vous avez vu »… « et pourtant vous ne croyez pas » ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N’avons-nous pas vu notre désir inassouvi ? Des pains, des concombres, des cailles, qui ne nous ont pas rassasiés. Une histoire héroïque — mais est-elle achevée ? Est-on parvenu au Royaume au lendemain du dernier combat des prédicants du désert ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Il est là, le signe que nous demandons. Notre foi n’a t-elle pas vu que cette soif, Jésus peut l’assouvir ? « À qui irions-nous ?… tu as les paroles de la vie éternelle… » dira pour nous Pierre à la suite de ces paroles de Jésus (v. 68).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rappelez-vous le catéchisme. Ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain du ciel. Moïse, lui-même a enseigné cela. Ce qui est de l’éternité, Dieu seul peut le donner, à travers le signe que fait Moïse : « mon Père vous donne le vrai pain du ciel. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hors cela, on reste dans sa faim, attendant que le faiseur de miracles emplisse encore les ventres, encore et encore, et toujours : les pauvres, vous les aurez toujours avec vous, dira Jésus&amp;nbsp;; les pauvres vous les serez toujours, à moins que vous ne deveniez pauvres en esprit, connaissant votre vraie faim, votre vrai désir, et qu’ainsi vous l’ayez votre signe, pour trouver celui-là seul qui peut combler votre vraie faim.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;… Jusqu’à donner sa vie… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Nous en sommes tous là. Nous voulons voir des signes. Nous les avons reçus, et en abondance. La manne, les pains multipliés, … que sais-je encore ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et nous avons le vrai signe : au cœur de notre manque, cette certitude intimement enfouie que celui-ci a les paroles de la vie éternelle. Et, signe puissant s’il en est, il donne sa chair pour la vie du monde ; en d’autres termes, il se dépouille de sa vie… Et il nous appelle à recevoir ce dépouillement, « manger sa chair ». C’est-à-dire recevoir de son dépouillement, la parole, la promesse de notre propre dépouillement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est-à-dire abandonner l’illusion d’un provisoire qu’on a pu croire devoir durer, pour découvrir, dans cet abandon, abandon finalement de sa propre vie, son vrai désir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Mourir à ses désirs transitoires, mourir au désir d’en faire du définitif, mourir déjà à ce qui mourra ; bref : perdre sa vie. Alors prend place la promesse de la Résurrection. « Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle, et moi, je le ressusciterai au dernier jour ». « C’est l’Esprit qui vivifie, la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie », expliquera-t-il à ce sujet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La résurrection prend alors place comme résolution de nos désirs de pains multipliés ; désir illusoire de vie comblée de façon indéfinie. Elle prend place comme récapitulation dans le Christ de ce que nous sommes vraiment, l’ignorerions-nous. Dans la résurrection du Christ, notre résurrection au dernier jour prend place dès aujourd’hui comme présentation de nos êtres vrais devant Dieu. Comme résolution et exaucement de nos désirs, et non pas de pains multipliés qui au fond ne rassasient pas. Elle est résolution et récapitulation de la vérité de nos vies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est là la vérité profonde de la parole ou Jésus mène ses interlocuteurs, où Jésus nous mène : «&amp;nbsp;comme le Père qui est vivant m’a envoyé et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mangera vivra par moi ». « Celui qui mangera de ce pain vivra pour l’éternité ». C’est la parole par laquelle Jésus répond en vérité aujourd’hui à toutes nos demandes.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;R.P.&lt;br /&gt;Vence, 26.06.11&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4539293390001197219-4705792462220663954?l=rolpoup2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rolpoup2.blogspot.com/feeds/4705792462220663954/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/06/la-pain-du-ciel.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/4705792462220663954'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/4705792462220663954'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/06/la-pain-du-ciel.html' title='La pain du ciel'/><author><name>rolpoup</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02135611251205466793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_BMVtyheqQgw/S3J9f-BKlrI/AAAAAAAAAUo/YJi3A-cn8jE/S220/est-m%C3%A9diterrann%C3%A9e-or.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-3PBnMOgifEo/TgbOjMfeW5I/AAAAAAAAA4I/w_OtuvcWrz8/s72-c/ciel.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4539293390001197219.post-5914914196825236673</id><published>2011-06-19T10:30:00.012+02:00</published><updated>2011-06-19T10:30:02.650+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jean'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='- Dimanches/Fêtes'/><title type='text'>«Dieu a tant aimé le monde…» : une nouvelle création</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="https://lh4.googleusercontent.com/-svUxaCOmVgA/TfyzKdwKFmI/AAAAAAAAA3o/y3MXaUHj004/image%252520galaxie.jpg" width="580" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Psaume 148 ; Exode 34, 4-9 ; 2 Corinthiens 13, 11-13&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Jean 3, 16-18&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;16  Dieu, en effet, a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son unique, pour que quiconque croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle.&lt;br /&gt;17  Car Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.&lt;br /&gt;18  Qui croit en lui n’est pas jugé ; qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Lorsque Jésus s’en va, il accomplit sa promesse : « il est préférable pour vous que je m’en aille, car alors vous recevrez l’Esprit saint qui m’anime » — souffle de la nouvelle création.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Esprit saint a saisi les disciples de Jésus : il est venu combler le vide creusé par l'absence de leur maître ; et il fait de chacun d'eux la voix d’une Parole créatrice appelée à résonner jusqu’aux extrémités du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même qu’en Genèse 2 v. 2-3, Dieu entre dans son repos comme pour laisser place au monde et aux êtres humains — leur insufflant l’esprit : Genèse 2 v. 7, « le Seigneur Dieu prit de la poussière du sol et en façonna un être humain. Puis il lui insuffla dans les narines le souffle de vie, et l’être humain devint vivant » — ; de même lors le Christ se retire pour insuffler l’Esprit à ses disciples.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prend place une nouvelle création — ; comme la première création se propage par la naissance, prend place le monde de la naissance d’en haut. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il accomplit sa promesse à travers ce geste reprenant la Genèse : souffler sur ses disciples en signe de ce qu’il leur donne l’Esprit saint, l’Esprit de Dieu son Père. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son geste est un signe, qui utilise le double sens du mot pour souffle : souffle et esprit. L’Esprit qui est comme le vent, que l’on ne « voit », que l’on ne « sent », qu’à ses effets — ou plutôt dont ne voit, ne sent, que les effets. Cela, il le disait en Jean 3, juste avant notre texte de ce jour, ce texte central de l’Évangile : « Dieu a tant aimé le monde… »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la Genèse, Dieu donne la vie à l’être humain en « insufflant dans ses narines le souffle de vie » — c’est-à-dire l’esprit de vie. À présent Jésus reprend le geste du récit de la Genèse : il met ainsi en place une nouvelle création : il donne tout à nouveau l’Esprit de Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même qu’il a vécu lui-même dans la vérité de l’Esprit qui l’a animé, la nouvelle création, celle du monde de la résurrection est animée de la vie de l’Esprit, tout à nouveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela pour notre envoi, en mission : Jean 20, 21 : « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. » C’est par nous que le projet de la création est appelé à s’accomplir. Jésus nous passe le relais en nous donnant l’Esprit du Père qui l’a animé : « comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Jésus accomplit alors ce qu’il a expliqué au chef religieux Nicodème au texte de ce jour : « Dieu a tant aimé le monde… » Souvenons-nous des paroles qui précèdent — Jean 3, 2-5 :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;2   "Rabbi, nous savons que tu es un maître qui vient de la part de Dieu, car personne ne peut opérer les signes que tu fais si Dieu n’est pas avec lui" lui a dit Nicodème.&lt;br /&gt;3  Jésus lui répondit, poursuit le texte : "En vérité, en vérité, je te le dis : à moins de naître de nouveau, personne ne peut voir le Royaume de Dieu."&lt;br /&gt;4  Nicodème lui dit : "Comment un homme pourrait-il naître s’il est vieux ? Pourrait-il entrer une seconde fois dans le ventre de sa mère et naître ?"&lt;br /&gt;5  Jésus lui répondit : "En vérité, en vérité, je te le dis : personne, s’il ne naît d’eau et d’Esprit, ne peut entrer dans le Royaume de Dieu.&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;Nouvelle création. Nicodème, un homme que l’on connaît par ailleurs dans l’évangile comme proche de Jésus, espère que Jésus est bien celui qui va réaliser la promesse de Dieu, celle de faire venir son Règne, pour un monde enfin heureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Nicodème, pour se rapprocher de Jésus — veut savoir à qui il a vraiment à faire. Quoi de plus naturel ! D’où ce dialogue en forme de test. Il l’interroge sans en avoir l’air : tu fais des signes (c’est-à-dire des miracles), tu viens donc peut-être de Dieu…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et Jésus, qui voit bien que Nicodème veut se rapprocher de lui, va alors lui dire comment on trouve ce Royaume de Dieu qu’il est venu apporter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Ici s’accomplit la promesse des prophètes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour mettre cela en lumière, Jésus fait référence à ces prophètes que Nicodème connaît bien, comme Ézéchiel (ch. 36) parlant d’esprit nouveau et de cœur nouveau — toujours cette nouvelle création :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ézéchiel 36, 24-27 :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;24  "Après vous avoir retirés du milieu des peuples et des pays où vous vous trouvez, je vous rassemblerai et vous ramènerai dans votre patrie.&lt;br /&gt;25  Je verserai sur vous l’eau pure qui vous purifiera ; […].&lt;br /&gt;26  Je vous donnerai un cœur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau. J’enlèverai votre cœur insensible comme une pierre et je le remplacerai par un cœur réceptif.&lt;br /&gt;27  Je mettrai mon souffle en vous et je ferai en sorte que vous suiviez mes prescriptions, que vous observiez mes règles et les mettiez en pratique."&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;Il s’agit de recevoir l’Esprit de Dieu, et d’en recevoir comme un cœur nouveau. Bref : il s’agit comme de naître de nouveau. On peut traduire aussi : naître d’en haut — au sens le plus fort de «&amp;nbsp;de nouveau » —, naître de l’Esprit, du souffle de Dieu, pour connaître son Royaume.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jésus poursuit, expliquant à Nicodème — Jean 3, 6-13 :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;6  Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit.&lt;br /&gt;7  Ne t’étonne pas si je t’ai dit : Il vous faut naître d’en haut.&lt;br /&gt;8  Le vent souffle où il veut, et tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Ainsi en est-il de quiconque est né de l’Esprit."&lt;br /&gt;9  Nicodème lui dit : "Comment cela peut-il se faire ?"&lt;br /&gt;10 Jésus lui répondit : "Tu es maître en Israël et tu n’as pas la connaissance de ces choses&amp;nbsp!&lt;br /&gt;11  En vérité, en vérité, je te le dis: nous parlons de ce que nous savons, nous témoignons de ce que nous avons vu, et, pourtant, vous ne recevez pas notre témoignage.&lt;br /&gt;12  Si vous ne croyez pas lorsque je vous dis les choses de la terre, comment croiriez-vous si je vous disais les choses du ciel ?&lt;br /&gt;13  Car nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme.&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;Une naissance d’en-haut à laquelle on ne peut rien. Comme personne ne décide de naître. Cette naissance nouvelle vient de Dieu seul, comme effet de son souffle, mystérieux comme le vent… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nicodème connaît évidemment les prophètes : sa question — « un homme peut-il naître quand il est vieux en retournant dans le ventre de sa mère ? » — est une question faussement naïve… Il sait ce qu’a dit Ézéchiel à ce sujet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et lorsque Jésus lui parle du vent que l’on ne peut pas maîtriser, comme l’Esprit de Dieu qui vient d’en-haut ; lorsqu’il lui dit que lui-même, Jésus, peut en parler parce qu’il vient lui-même d’en-haut, — alors Nicodème est désormais renseigné : Jésus est celui qui vient de Dieu, et qui porte le Royaume — comme une nouvelle création, par-delà la mort-même. Un Royaume que Dieu, par son Esprit, fait venir parmi nous…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean 3, 16-18 :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;16  Dieu, en effet, a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son unique, pour que quiconque croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle.&lt;br /&gt;17  Car Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.&lt;br /&gt;18  Qui croit en lui n’est pas jugé ; qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;On est passé au-delà du jugement de l’ancien monde. Ou plus exactement, ce tournant est le jugement de l’ancien monde, au-delà duquel on passe, par la seule foi en ce qui s’est accompli en Jésus. Comme au jour de Moïse où l’on était sauvé de la morsure des serpents par la foi seule, simplement en levant les yeux vers le serpent de métal forgé à l’ordre de Moïse — Jésus vient de faire référence à cet épisode de l’Exode. De même quiconque lève simplement le regard de la foi vers le Christ en croix a la Vie éternelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le don de Jésus est le passage de la mort à laquelle, on ne le sait que trop, est voué l’ancien monde, au monde de la résurrection : le monde nouveau qui prend place par la seule foi en ce qu’en sa mort, Jésus a mis fin à la mort. Il a partagé la mort qui est la nôtre pour nous faire accéder en sa résurrection à la vie de résurrection. La création nouvelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Recevoir dans la foi ce don de la vie de celui qui a partagé notre mort, c’est être passé au-delà du jugement, qui a eu lieu en Jésus, sur sa croix. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean 20, 22-23 : Jésus souffla sur eux et leur dit : "Recevez l’Esprit Saint ; ceux pour qui vous remettez les péchés, ils leur ont été remis. Ceux pour qui vous les soumettez, ils leur ont été soumis." &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est cela que nous avons reçu et que nous sommes appelés à porter. La victoire est totale. Le jugement est du passé : qui ne croit pas est déjà jugé, mais qui croit en lui n’est pas jugé ; il est passé de la mort à la vie, par la libération à l’égard du poids du mal, du péché, de la culpabilité, autant d’aboutissements du mal, qui retenaient le monde captif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Telle est l’immense nouvelle de ce verset central de l’Évangile : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle » — bonne nouvelle qu’il nous envoie porter jusqu’aux extrémités de la terre. C’est la nouvelle création, rien moins, qui se met en place par cette annonce.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;RP&lt;br /&gt;Vence, 19.06.11&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4539293390001197219-5914914196825236673?l=rolpoup2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rolpoup2.blogspot.com/feeds/5914914196825236673/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/06/dieu-tant-aime-le-monde-une-nouvelle.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/5914914196825236673'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/5914914196825236673'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/06/dieu-tant-aime-le-monde-une-nouvelle.html' title='«Dieu a tant aimé le monde…» : une nouvelle création'/><author><name>rolpoup</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02135611251205466793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_BMVtyheqQgw/S3J9f-BKlrI/AAAAAAAAAUo/YJi3A-cn8jE/S220/est-m%C3%A9diterrann%C3%A9e-or.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh4.googleusercontent.com/-svUxaCOmVgA/TfyzKdwKFmI/AAAAAAAAA3o/y3MXaUHj004/s72-c/image%252520galaxie.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4539293390001197219.post-4320067338203785891</id><published>2011-06-12T10:30:00.007+02:00</published><updated>2011-06-12T12:38:23.409+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jean'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='- Pentecôte'/><title type='text'>Pentecôte</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.donatellapicconefr.blogspot.com/" target="_blank" title="Photo par Donatella Piccone"&gt;&lt;img border="0" height="444" src="http://2.bp.blogspot.com/-Kzt6F8fPzA4/TfODyHaUoYI/AAAAAAAAA3Q/uO3S2HtZSmU/s640/Donatella+Piccone3.JPG" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size: 10px; line-height: 20px;"&gt;Photo par &lt;a href="http://www.donatellapicconefr.blogspot.com/" target="_blank"&gt;Donatella Piccone&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Psaume 104 ; Actes 2, 1-11 ; 1 Corinthiens 12, 3-13&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Actes 2, 1-11&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;1  Lorsque arriva le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble en un même lieu. &lt;br /&gt;2  Tout à coup, il vint du ciel un bruit comme celui d'un violent coup de vent, qui remplit toute la maison où ils étaient assis. &lt;br /&gt;3  Des langues leur apparurent, qui semblaient de feu et qui se séparaient les unes des autres ; il s'en posa sur chacun d'eux. &lt;br /&gt;4  Ils furent tous remplis d'Esprit saint et se mirent à parler en d'autres langues, selon ce que l'Esprit leur donnait d'énoncer.&lt;br /&gt;5  Or des Juifs pieux de toutes les nations qui sont sous le ciel habitaient Jérusalem.&lt;br /&gt;6  Au bruit qui se produisit, la multitude accourut et fut bouleversée, parce que chacun les entendait parler dans sa propre langue. &lt;br /&gt;7  Etonnés, stupéfaits, ils disaient : Ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous Galiléens ? &lt;br /&gt;8  Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans sa langue maternelle ? &lt;br /&gt;9  Parthes, Mèdes, Elamites, habitants de Mésopotamie, de Judée, de Cappadoce, du Pont, d'Asie, &lt;br /&gt;10  de Phrygie, de Pamphylie, d'Egypte, de Libye cyrénaïque, citoyens romains, &lt;br /&gt;11  Juifs et prosélytes, Crétois et Arabes, nous les entendons dire dans notre langue les œuvres grandioses de Dieu !&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Jean 20, 19-23&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;19  Le soir de ce même jour [dimanche de Pâques] qui était le premier de la semaine, alors que, par crainte des Judéens, les portes de la maison où se trouvaient les disciples étaient verrouillées, Jésus vint, il se tint au milieu d’eux et il leur dit : "La paix soit avec vous."&lt;br /&gt;20  Tout en parlant, il leur montra ses mains et son côté. En voyant le Seigneur, les disciples furent tout à la joie. &lt;br /&gt;21  Alors, à nouveau, Jésus leur dit : "La paix soit avec vous. Comme le Père m’a envoyé, à mon tour je vous envoie." &lt;br /&gt;22  Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et leur dit : "Recevez l’Esprit Saint ; &lt;br /&gt;23  ceux pour qui vous remettez les péchés, ils leur ont été remis. Ceux pour qui vous les soumettez, ils leur ont été soumis." &lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Le Saint-Esprit, la paix et le pardon. Ces paroles de Jésus renversent tout ce qui divise. C’est aussi en cela que Pentecôte est le renversement de Babel. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre texte de ce jour nous ramène au soir du dimanche de Pâques, cinquante jour avant la fête de &lt;i&gt;Shavouoth&lt;/i&gt;, Pentecôte. Les disciples sont enfermés : « Par crainte des Judéens, les portes de la maison où se trouvaient les disciples étaient verrouillées ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis ils vont passer de la crainte (des Judéens, de la part de ces Galiléens : pas des juifs ! — qu’ils sont eux-mêmes !) à la libération : « Jésus vint, il se tint au milieu d’eux et il leur dit : "La paix soit avec vous." » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est suite à cela qu’ils vont passer de la crainte à la libération ; c’est-à-dire : à la mission : «&amp;nbsp;Jésus leur dit : "La paix soit avec vous. Comme le Père m’a envoyé, à mon tour je vous envoie."&amp;nbsp;» — Recevez l’Esprit Saint : et déliez ceux qui sont liés — cf. Mt 16, 19. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jésus souffla sur eux comme pour un envol. Souffle de l’Esprit…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« La paix soit avec vous » — cette parole annonce le comment du don de cette paix : par l’Esprit saint. Esprit remis à Jésus. Cet Esprit qui vient du Père seul, le Père l’envoie par Jésus à qui il a été remis. Ici s’ouvre la porte de la liberté à laquelle nous sommes invités à notre tour. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et cette liberté est une question de pardon. Je ne me rallie pas à une certaine traduction qui veut que Jésus disent aux Apôtres : « ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis. Ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus. » Comme si les Apôtres avaient pour mission de retenir captifs de leurs péchés certains de ceux à qui ils sont envoyés ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Apôtres sont envoyés pour communiquer la libération que Jésus vient de leur octroyer dans le don de l’Esprit saint. De la communiquer abondamment. Pas de la mégoter. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se trouve qu’une toute autre traduction de cette parole est possible : « ceux pour qui vous remettez les péchés, ils leur ont été remis. Ceux pour qui vous les soumettez, ils leur ont été soumis ». Ce qui correspond à l’équivalent chez Matthieu, « délier ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà donc qui donne tout autre chose : remettre les péchés et les soumettre. Deux faces de la libération. Remettre les péchés, c’est pardonner, soumettre les péchés, c’est permettre de les dominer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Être libéré du fruit du péché. Et cela est en rapport étroit avec le pardon. Souvenez-vous de l’épisode de Caïn. Je lis, au livre de la Genèse, ch. 4, v. 6-8 : « Le Seigneur dit à Caïn : "Pourquoi t’irrites-tu ? Et pourquoi ton visage est-il abattu ? Si tu agis bien, ne le relèveras-tu pas ? Si tu n’agis pas bien, le péché, tapi à ta porte, te désire. Mais toi, domine-le." Caïn parla à son frère Abel et, lorsqu’ils furent aux champs, Caïn attaqua son frère et le tua. » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le péché est tapi à ta porte… Mais toi, domine-le. On a lu la suite, Caïn ne l’a pas dominé. Caïn n’a pas reçu le pardon, la rémission de ses péchés. Il jalousait son frère. Il n’a pas reçu le pardon, l’élargissement de son cœur et la capacité de pardonner. Il n’a pas reçu la capacité de soumettre le péché et son fruit, à savoir ses péchés : le péché l’a vaincu, Caïn ne l’a pas dominé. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et voici le fruit de l’Esprit saint, dans la promesse de Jésus aux Apôtres : « ceux pour qui vous remettez les péchés, ils leur ont été remis. Ceux pour qui vous les soumettez, ils leur ont été soumis ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La puissance du péché, c’est la mort, affirme la Bible. Jésus a vaincu la mort. « Il leur montra ses mains et son côté. En voyant le Seigneur, les disciples furent tout à la joie. » Le Ressuscité qui a vaincu la mort a pouvoir sur tout. Il a pouvoir même sur le péché. Il ouvre même comme possible, l’impossible commandement donné à Caïn : « domine sur le péché ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est cela, la liberté. Vos fautes vous sont pardonnées, l’Esprit saint vous les soumet. Jésus souffla sur eux. Les Apôtres libérés par l’Esprit deviennent, par leur liberté, libérateurs à leur tour. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est la bonne nouvelle qui nous est à nouveau donnée en ce dimanche de Pentecôte. Jésus souffla sur eux : recevez l’Esprit saint. Percevons-nous son souffle aujourd’hui ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce souffle est la paix que donne Jésus : la paix soit avec vous. La paix de se savoir pardonné. Pleinement pardonné : vos péchés vous sont remis, l’Esprit saint vous les soumet. Allez dans cette liberté. Vous n’avez pas même à vous venger pour quelque obscur désir ou jalousie, comme Caïn qui a été par là dominé. Vous n’avez que la liberté de vous savoir pardonnés, de savoir par là octroyer le pardon à votre tour. Le péché vous est soumis par l’Esprit saint. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est pourquoi l’Esprit saint prie en nous : Abba, Notre Père, pour l’accomplissement de cette demande : « pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. » Non pas que le pardon que nous octroyons soit la condition de notre propre pardon ! Mais la liberté qui est dans le fait d’être pardonnés nous libère du poids d’avoir à ne pas pardonner. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous voilà donc devant le Christ, en ce dimanche de Pentecôte, le Christ ressuscité présent au milieu de nous, soufflant sur nous l’Esprit : recevez l’Esprit saint. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Jésus accomplit alors sa promesse (« il est préférable pour vous que je m’en aille, car alors vous recevrez l’Esprit saint qui m’anime »).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il accomplit sa promesse à travers ce geste : il souffle sur ses disciples en signe de ce qu’il leur donne l’Esprit saint, l’Esprit de Dieu son Père. Son geste est un signe, qui utilise le double sens du mot : souffle et esprit. L’Esprit qui est comme le vent, que l’on ne « voit », que l’on ne « sent » qu’à ses effets — ou plutôt dont ne voit, ne sent, que les effets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme pour une nouvelle création : Genèse 2, 7 : « Le Seigneur Dieu prit de la poussière du sol et en façonna un être humain. Puis il lui insuffla dans les narines le souffle de vie, et l’être humain devint vivant. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Tu envoies ton souffle, ils sont créés, et tu renouvelles la surface du sol, » dit le Psaume de ce jour, Ps 104 (v. 30).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dieu donne la vie à l’être humain en « insufflant dans ses narines le souffle de vie » — c’est-à-dire l’Esprit de vie. Jésus reprend le geste du récit de la Genèse à son compte : il met ainsi en place une nouvelle création : il donne tout à nouveau l’Esprit de Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même qu’il a vécu lui-même dans la vérité de l’Esprit qui l’a animé, la nouvelle création, la création menée à son accomplissement comme monde de la résurrection, est animée de la vie de l’Esprit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela commence par notre envoi, notre mission — Jean 20, 21 : « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » C’est par nous que le projet de la création est appelé à être accompli. Jésus nous passe le relais en nous donnant l’Esprit du Père qui l’a animé : « comme le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie ».&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;RP&lt;br /&gt;Antibes&lt;br /&gt;Pentecôte, 12.06.11&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4539293390001197219-4320067338203785891?l=rolpoup2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rolpoup2.blogspot.com/feeds/4320067338203785891/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/06/pentecote.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/4320067338203785891'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/4320067338203785891'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/06/pentecote.html' title='Pentecôte'/><author><name>rolpoup</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02135611251205466793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_BMVtyheqQgw/S3J9f-BKlrI/AAAAAAAAAUo/YJi3A-cn8jE/S220/est-m%C3%A9diterrann%C3%A9e-or.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-Kzt6F8fPzA4/TfODyHaUoYI/AAAAAAAAA3Q/uO3S2HtZSmU/s72-c/Donatella+Piccone3.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4539293390001197219.post-4059870718104328660</id><published>2011-06-02T23:55:00.003+02:00</published><updated>2011-09-04T08:43:38.257+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jean'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='- Ascension'/><title type='text'>Ascension - "Si je ne 'en vais pas..."</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.donatellapicconefr.blogspot.com/" target="_blank" title="Photo par Donatella Piccone"&gt;&lt;img src="http://2.bp.blogspot.com/-1tNTv_Kk_0s/TegFL8sIMJI/AAAAAAAAA3M/VPs-fFsIM7w/s640/Donatella+Piccone2.JPG" width="580" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size: 10px; line-height: 20px;"&gt;Photo par &lt;a href="http://www.donatellapicconefr.blogspot.com/" target="_blank"&gt;Donatella Piccone&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Psaume 47 ; Actes 1, 1-14 ; 2 Corinthiens 12, 1-10 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Actes 1, 3-11&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;3  Après qu’il eut souffert, [Jésus] apparut vivant [à ses disciples], et leur en donna plusieurs preuves, se montrant à eux pendant quarante jours, et parlant des choses qui concernent le royaume de Dieu.&lt;br /&gt;[…]&lt;br /&gt;9  Après […] cela, il fut élevé pendant qu’ils le regardaient, et une nuée le déroba à leurs yeux.&lt;br /&gt;10  Et comme ils avaient les regards fixés vers le ciel pendant qu’il s’en allait, voici, deux hommes vêtus de blanc leur apparurent,&lt;br /&gt;11  et dirent : Hommes Galiléens, pourquoi vous arrêtez-vous à regarder au ciel ? Ce Jésus, qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, viendra de la même manière que vous l’avez vu allant au ciel.&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;2 Corinthiens 12, 9&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;« Ma grâce te suffit, car ma puissance s'accomplit dans la faiblesse. »&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Jean 16&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;5  Maintenant je vais à celui qui m’a envoyé, et aucun d’entre vous ne me pose la question: Où vas-tu?&lt;br /&gt;6  Mais parce que je vous ai dit cela, l’affliction a rempli votre cœur.&lt;br /&gt;7  Cependant je vous ai dit la vérité: c’est votre avantage que je m’en aille; en effet, si je ne pars pas, le Consolateur ne viendra pas à vous; si, au contraire, je pars, je vous l’enverrai. […]&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;« Si je ne m'en vais pas, le Consolateur, l’Esprit saint ne viendra pas » (Jean 16, 7)… Quelques quarante jours avant l’Ascension, le départ du Christ annoncé en ces termes est sa mort, donnée comme ascension. Le Christ est « élevé », élevé à la Croix, et, par là, « enlevé » à ses disciples. « Vous ne me verrez plus », annonçait Jésus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le départ du Christ, c’est une réalité à la fois étonnante et connue de la vie de Dieu avec le monde qui est exprimée : son retrait, son absence. Car si Dieu est présent partout, et si le Christ ressuscité est lui-même corporellement présent — il est ici —, il est aussi absent, caché, comme l’est aussi le Père — nous ne le voyons pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concernant le Christ, cette absence est en premier lieu le signe de son règne, de ce que l'on n'a point mainmise sur lui, un peu comme ces princes antiques qui exerçaient leur pouvoir en restant toujours cachés de tous derrière une série de voiles — sauf à quelques occasions réservées à leurs proches. Le rituel biblique exprime cela par le voile du Tabernacle et du Temple, derrière lequel ne vient, et qu'une fois l'an, le grand prêtre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce lieu très saint a son équivalent céleste, comme nous l'explique l'Épître aux Hébreux (8, 5) lisant l'Exode (25, 40). Temple céleste dans lequel officie le Christ.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est dans ce lieu très saint céleste qu'il est entré par son départ, départ avéré à sa mort — ce qui est signifié dans sa Résurrection et son Ascension : le Christ entre dans son règne et se retire, voilé dans une nuée. Il nous quitte, donc, mais ne nous laisse pas orphelins : « L’Esprit de vérité vous conduira dans toute la vérité » (Jean 16, 13), promet-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le départ de Jésus est plein de la promesse de la venue de l'Esprit  : « si je ne m'en vais pas, l’Esprit saint ne viendra pas » (Jean 16, 7). Car le don de l'Esprit est le don de la présence de celui qui ne se laisse plus voir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Esprit saint est celui qui nous communique cette impalpable, imperceptible présence au-delà de l'absence, et nous met dans la communion de l'insaisissable. C'est pourquoi sa venue est liée au départ de Jésus. Nous laissant la place, il nous permet alors de devenir ce à quoi Dieu nous destine, ce pourquoi il nous a créés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela nous enseigne en parallèle ce qu'il nous appartient de faire dans les temps d'absence : devenir ce à quoi nous sommes destinés, en marche vers le Royaume ; accomplissement de la Création. Et cela vaut comme consolation quant à nos proches qui nous ont quittés : entrer à notre tour à leur suite, en ce temps, qui s’ouvre pour nous par leur absence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Ascension nous dit, dans cette perspective, que s’ouvre pour nous à présent une nouvelle étape du projet de Dieu… Ouvrant dès à présent sur la vie éternelle : « la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ » (Jn 17, 3). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est à une dépossession de ce quoi nous sommes attachés, jusqu’à nos proches qui nous seront retirés, que nous sommes appelés. Or cette dépossession correspond précisément à l'action mystérieuse de Dieu dans la création, jusqu’à la résurrection. On lit dans la Genèse que Dieu est entré dans son repos. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dieu s'est retiré pour que nous puissions être, comme le Christ s'en va pour que vienne l'Esprit qui nous fasse advenir nous-mêmes en Dieu pour la résurrection.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a là une puissante parole d’encouragement pour nous. L’Esprit saint remplit de sa force de vie quiconque, étant dépossédé, jusqu’à être abattu, en appelle à lui en reconnaissance, au cœur de cet abattement, de tout ce que sa présence, de ce que tous ses dons, de ce que tous les jours de joie et de présence, à présent révolus, nous ont octroyé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est alors, alors que nous sommes sans force, que tout devient possible. « Ma grâce te suffit car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse », est-il dit à Paul (2 Co 12, 9). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi les disciples qui viennent de perdre Jésus, dans une faiblesse immense, sont à la veille de recevoir la puissance qui va les envoyer, pleins de la seule force de Dieu, jusqu’aux extrémités de la terre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En se retirant, ultime humilité, ultime pudeur à l'image de Dieu, le Christ, Dieu créant le monde, nous laisse la place pour que jusqu’au jour où il faut nous retirer à notre tour, nous devenions, par l'Esprit, par son souffle mystérieux, ce que nous sommes de façon cachée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non pas ce que nous projetons de nous-mêmes, non pas ce que nous croyons être en nous situant dans le regard des autres, mais ce que nous sommes vraiment, devant Dieu et qui paraît pleinement au jour de la résurrection.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devenir ce que nous sommes en Dieu qui s'est retiré pour que nous puissions être, par le Christ qui s’est retiré pour nous faire advenir dans la liberté de l’Esprit saint, suppose que nous nous retirions à notre tour de tout ce que nous concevons de nous-mêmes, et suppose que nous laissions aller à notre tour ce qui nous est enlevé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Christ lui-même s'est retiré pour nous laisser notre place, pour que l'Esprit vienne nous animer, cela à l'image de Dieu entrant dans son repos pour laisser le monde être. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est ainsi que se complète notre création à l'image de Dieu, que se constitue notre être de résurrection. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pour le temps en ce monde qui nous est imparti, demeure sa promesse : « Ma grâce te suffit ; ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse » (2 Corinthiens 12, 9).&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;R.P.&lt;br /&gt;Antibes, Ascension 02.06.2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Pour le culte de dimanche 5 juin, fête de printemps à Antibes, voir &lt;a href="http://rolpoup.blogspot.com/2011/05/le-sens-olfactif-et-la-symbolique-du.html" target="_blank"&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4539293390001197219-4059870718104328660?l=rolpoup2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rolpoup2.blogspot.com/feeds/4059870718104328660/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/06/ascension-si-je-ne-en-vais-pas.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/4059870718104328660'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/4059870718104328660'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/06/ascension-si-je-ne-en-vais-pas.html' title='Ascension - &quot;Si je ne &apos;en vais pas...&quot;'/><author><name>rolpoup</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02135611251205466793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_BMVtyheqQgw/S3J9f-BKlrI/AAAAAAAAAUo/YJi3A-cn8jE/S220/est-m%C3%A9diterrann%C3%A9e-or.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-1tNTv_Kk_0s/TegFL8sIMJI/AAAAAAAAA3M/VPs-fFsIM7w/s72-c/Donatella+Piccone2.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4539293390001197219.post-3718523136603698820</id><published>2011-05-29T10:30:00.010+02:00</published><updated>2011-05-31T18:00:40.314+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jean'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='- Dimanches/Fêtes'/><title type='text'>"Il demeure auprès de vous et il est en vous"</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://donatellapicconefr.blogspot.com/" imageanchor="1" target="_blank" title="Photo par Donatella Piccone"&gt;&lt;img src="http://2.bp.blogspot.com/-Jz_ea1XxkUM/TeHhHtb7e7I/AAAAAAAAA3I/NKHPzZTCrmk/s640/Donatella+Piccone.JPG" width="580" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size: 10px; line-height: 20px;"&gt;Photo par &lt;a href="http://www.donatellapicconefr.blogspot.com/" target="_blank"&gt;Donatella Piccone&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Actes 8, 5-17 ; Ps 66 ; 1 P 3, 15-18 ; Jean 14, 15-21&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Jean 14, 15-21&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;15  "Si vous me chérissez, vous vous appliquerez à observer mes commandements ;&lt;br /&gt;16  moi, je prierai le Père : il vous donnera un autre Consolateur qui restera avec vous pour toujours.&lt;br /&gt;17  C’est lui l’Esprit de vérité, celui que le monde est incapable d’accueillir parce qu’il ne le voit pas et qu’il ne le connaît pas. Vous, vous le connaissez, car il demeure auprès de vous et il est en vous.&lt;br /&gt;18  Je ne vous laisserai pas orphelins, je viens à vous.&lt;br /&gt;19  Encore un peu, et le monde ne me verra plus ; vous, vous me verrez vivant et vous vivrez vous aussi.&lt;br /&gt;20  En ce jour-là, vous connaîtrez que je suis en mon Père et que vous êtes en moi et moi en vous.&lt;br /&gt;21 Celui qui a mes commandements et qui les observe, celui-là me chérit : or celui qui me chérit sera chéri de mon Père et, à mon tour, moi je le chérirai et je me manifesterai à lui."&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Relation étrange que celle de l'Esprit et des disciples. Jésus le leur annonce : vous connaîtrez l'Esprit... parce que vous le connaissez déjà. Vous vivrez de l'Esprit parce que vous en vivez déjà ! C'est là rien d'autre que ce que ce que disent les v.16-17 : « le Père vous donnera... l'Esprit de vérité... [cela parce que contrairement au monde,]... vous le connaissez, parce qu'il demeure près de vous et qu'il sera [ou : parce qu'il &lt;i&gt;est&lt;/i&gt; &lt;b&gt;*&lt;/b&gt;] en vous »... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Les disciples et le monde&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Esprit vous est donné, à vous en qui il demeure. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etrange ? Donné à ceux avec qui il demeure déjà, contrairement au « monde », c’est à dire à «&amp;nbsp;l’apparence » — que connote le mot employé, « cosmos », qui a donné « cosmétique » —, le monde apparent donc, qui lui ne peut pas le recevoir, parce qu'il ne le connaît pas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est au bénéfice de l'Esprit — celui, celle, qui chérit Jésus, et qui donc garde sa parole et ainsi, est chéri du Père. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Père et le Fils habitent en lui — c'est cela le don de l'Esprit. Qui ne l'aime pas, c'est là ce qu'il appelle « le monde », ne garde pas ses paroles, étranger donc à l'Esprit. Le rapport donc est étroit entre l'Esprit de Jésus, qui est la communion au Père et au Fils, — et l'obéissance à sa parole, à ses commandements (v. 21).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Le don de l'Esprit&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais en deçà de ce qu'il en est de sa présence, de son œuvre de communion avec le Père et le Fils, de son fruit d'amour par l'observance des commandements de Jésus — qu'en est-il du don de l'Esprit ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On entre là dans la question de l'Alliance entre Dieu et son peuple. L’Alliance traitée entre Dieu et les pères, concernant aussi les enfants. La promesse, dit la Bible, le Traité de l'Alliance, est pour vous et pour vos enfants. Dieu est fidèle à cause de la promesse faite aux pères, déjà Abraham, Isaac, et Jacob, promesse renouvelée, et scellée, en Jésus-Christ ; et élargie par lui à toutes les nations. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut le dire ainsi : l’Esprit, ou la Torah telle qu’elle s'inscrit dans le cœur des croyants par le don de l'Esprit. C’est un des aspects connus des Prophètes et qui est signifié à nouveau dans le dévoilement la Parole de Dieu en Jésus Christ ; la Torah s'inscrit dans le cœur des croyants par le don de l'Esprit — que Jésus aujourd’hui promet de la part du Père. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tout cela l'Esprit de la promesse nous précède. Le don de l'Esprit précède même notre naissance, et de plusieurs générations ; déjà au temps des pères, Abraham, Isaac et Jacob, et cela quelle que soit l'infidélité des enfants. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dieu est fidèle à Israël à cause de sa promesse faite aux pères, dit Paul (Romains 11, 28-29). Et : « Si nous sommes infidèles, lui demeure fidèle car il ne peut se renier lui-même ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais cela va plus loin encore. En Jésus Christ ressuscité, inaugurant le Royaume promis, le Royaume qui commence par la Résurrection, Dieu nous dévoile l'universalité de cette précédence de l'amour de Dieu. Elle ne concerne pas que les seuls descendants d'Abraham. La promesse s'étend à tous ceux et celles qui ont la foi d'Abraham, universellement proclamée par les témoins du Christ. Jésus prie pour tous ceux et celles qui croiront par la Parole des Apôtres, juifs comme Grecs, et autres nations jusqu'aux extrémités de la Terre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est pas à dire que les Pères d'avant la venue de Jésus ignoraient la communion de Dieu qui est dans l'Esprit saint. Le contraire est même certain. Comment en effet auraient-ils pu vivre de la foi qui était la leur, leur faisant préférer, selon l'Épître aux Hébreux, l'exil et la pérégrination, à des gratifications immédiates ? Et ne pensons pas qu'il ne s'agisse là que de simples relectures de la Torah, chargées de présupposés chrétiens. Il est bien question de participation à l'Esprit dans la Torah (Nombres 11, 24-30), dans les Prophètes (Ezéchiel 37, 1), dans les Psaumes (Ps 51, 13)...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Désormais, selon la promesse, l'Alliance s'est élargie à tous les peuples. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui renvoie à l’enseignement biblique selon lequel, par delà même l'Alliance traitée avec son peuple, l'Esprit de Dieu est présent à la Création du monde — « il planait à la face des eaux » dit la Genèse — porteur de la Parole par laquelle tout a été fait — porteur de la lumière qui éclaire tout être humain venant dans le monde (Jean 1). L'Esprit ainsi précède non seulement les descendants historiques d'Abraham, mais tout être humain. Et en Jésus Christ, l'Alliance est ouverte à toutes les nations. Voilà pourquoi l'Apôtre Paul a tant insisté pour que l'Évangile soit annoncé à tous les peuples. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voila pourquoi l'Esprit lui-même signifiait à l'Apôtre Pierre (en Actes 11) que la famille romaine de Corneille, non circoncis, devait aussi être baptisée. L'Esprit de Dieu l'y avait précédé. Le signe de l'Alliance est alors donné par le seul baptême. Il n'est que le signe que donne l'Église, le signe de ce que Dieu lui-même donne au-delà et en deçà de nos signes : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi les Samaritains d’Actes 8, eux, ont reçu le signe du baptême, ce qui ne leur a pas octroyé automatiquement le don de l’Esprit - (v. 14-17) : &lt;i&gt;« Apprenant que la Samarie avait accueilli la parole de Dieu, les apôtres qui étaient à Jérusalem y envoyèrent Pierre et Jean. Une fois arrivés, ces derniers prièrent pour les Samaritains afin qu'ils reçoivent l'Esprit Saint. En effet, l'Esprit n'était encore tombé sur aucun d'eux ; ils avaient seulement reçu le baptême au nom du Seigneur Jésus. Pierre et Jean se mirent donc à leur imposer les mains, et les Samaritains recevaient l'Esprit Saint. »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Apôtres signifient aux Samaritains cette liberté de Dieu par le geste de l’imposition des mains&amp;nbsp;: son Esprit, qui précède nos signes de toute son éternité, est libre par rapport à nos signes, aux signes-même qui sont don de Dieu, comme le baptême. Les gestes, rendant les paroles concrètes nous dévoilent notre humble participation à la vie de Esprit, participation aux «&amp;nbsp;prémisses de l'Esprit », ou comme « ensemencement », selon ces expressions fréquentes dans le Nouveau Testament, faisant que les disciples connaissent déjà l'Esprit qu'ils recevront. Prémisses de l'Esprit, promesse de l'Esprit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’agit de renouvellement intérieur pour un vécu de l'Alliance dans la liberté. Le don de l'Esprit n'est point la rupture de l’Alliance d’Abraham et de Moïse, mais bien son renouvellement. Le vis-à-vis de la Torah, charte de l'Alliance dont le cœur de la promesse se dévoile pour les disciples en Christ ressuscité, ne cesse point d'être d'actualité. C'est par le Christ ressuscité, Parole de Dieu, Esprit vivifiant, ouvrant la promesse de l'Alliance, et pour témoigner de lui, que l'Esprit du Père est répandu sur les disciples.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;La vie de l'Esprit&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est là la racine, en quelque sorte, de la vie de l'Esprit, un souffle humble et discret, un souffle discret demandé à Dieu à travers un baptême signifié par l'Église. Ce souffle de l'Esprit est répandu abondamment, comme la semence de la parabole du semeur, image de l'effusion de la Parole et de l'Esprit. Et comme le large ensemencement du semeur ne préjuge en rien de la récolte, la semence de la Parole et de l'Esprit ne préjuge pas de la germination et de l'éclosion de son fruit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est de celui que nous prions, Dieu, que dépend la suite des choses. Que vienne le jour de la promesse de Jésus : « vous recevrez l'Esprit de vérité parce que vous le connaissez, qu'il demeure en vous ». Et voici comment nous savons que nous l'avons connu, que par cet Esprit nous avons connu le Christ : c'est en gardant ses commandements — certes dans l’humilité de notre cheminement. Car dans l'Esprit qui ouvre aux nations l'accès à l'alliance, la Torah, Parole de Dieu écrite, demeure le vis-à-vis par lequel la responsabilité qui ressort de notre liberté d'enfants de Dieu s'exerce dans l'humilité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le don de l'Esprit n'en est pas moins le scellement de la participation de la vie d'éternité qui est dans la communion du Père et du Fils. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est l'Esprit de vérité ; « celui qui dit : je l'ai connu et qui ne garde pas ses commandements est un menteur », dit la 1ère Épître de Jean (1 Jean 2, 4). Et son commandement est en ce cœur de la Loi : que nous nous chérissions les uns les autres, « pas en parole ni avec la langue, mais en action et en vérité », poursuit la même Épître (1 Jean 3, 18). Une parole qui n'est pas accompagnée d'actes est un mensonge. Voilà qui nous contraint tous à l'humilité : qui de nous prétendra le connaître ? Notre connaissance, à la mesure de notre amour, n'est jamais que partielle, embryonnaire. Notre participation à l'Esprit de Dieu, n'est jamais que prémisse, que participation à une promesse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est ainsi que, comme à des enfants, à chacun de nous s'adresse la promesse du Christ : « vous recevrez l'Esprit ». Comme les enfants, nous ne connaissons que partiellement, et c'est, seule, cette connaissance partielle, qui fonde notre espérance d'une plénitude toujours à venir, notre espérance de voir jaillir de nos cœurs les fleuves d'eau vive du Royaume éternel : « celui qui croit en moi, annonce Jésus, des fleuves d'eau vive jailliront de son sein » (Jean 7, 38). « Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive » (Jean 7, 37).&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;R.P.&lt;br /&gt;Vence, 29.05.11&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;*&lt;/b&gt; Selon la &lt;i&gt;lectio difficilior&lt;/i&gt; : "&lt;a href="http://ba.21.free.fr/ntgf/jean/jean_14_gf.html" target="_blank"&gt;ὅτι παρ’ ὑμῖν μένει καὶ ἐν ὑμῖν ἐστιν.&lt;/a&gt;" ("ἐστιν" / "estin" = "est", plutôt que "ἐσται" / "estaï" = "sera").&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4539293390001197219-3718523136603698820?l=rolpoup2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rolpoup2.blogspot.com/feeds/3718523136603698820/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/05/il-demeure-aupres-de-vous-et-il-est-en.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/3718523136603698820'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/3718523136603698820'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/05/il-demeure-aupres-de-vous-et-il-est-en.html' title='&quot;Il demeure auprès de vous et il est en vous&quot;'/><author><name>rolpoup</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02135611251205466793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_BMVtyheqQgw/S3J9f-BKlrI/AAAAAAAAAUo/YJi3A-cn8jE/S220/est-m%C3%A9diterrann%C3%A9e-or.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-Jz_ea1XxkUM/TeHhHtb7e7I/AAAAAAAAA3I/NKHPzZTCrmk/s72-c/Donatella+Piccone.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4539293390001197219.post-4590738017764137998</id><published>2011-05-17T20:00:00.006+02:00</published><updated>2011-06-05T09:05:18.629+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nombres'/><title type='text'>Les lévites et le tabernacle</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/-_i3_J4nRc9g/TdNybnsnRCI/AAAAAAAAA24/qaZPWf4jO-Q/s640/indiana+jones2.jpg" width="580" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Nombres 3, 17-39&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;17  Voici quels sont les noms des fils de Lévi : Guershôn, Qehath et Merari. &lt;br /&gt;18  Voici les noms des fils de Guershôn, clan par clan : Libni et Shiméi ; &lt;br /&gt;19  les fils de Qehath, clan par clan : Amram, Yitsehar, Hébron et Ouzziel ; &lt;br /&gt;20  les fils de Merari, clan par clan : Mahli et Moushi. Ce sont là les clans des lévites, famille par famille.&lt;br /&gt;21  De Guershôn, le clan de Libni et le clan de Shiméi ; ce sont là les clans des Guershonites. &lt;br /&gt;22  Ceux qui furent recensés parmi eux, en comptant tous les mâles depuis l’âge d’un mois et au-dessus, ceux qui furent recensés parmi eux étaient 7 500. &lt;br /&gt;23  Les clans des Guershonites campaient derrière la Demeure, à l’ouest. &lt;br /&gt;24  Prince de la famille des Guershonites : Eliasaph, fils de Laël. &lt;br /&gt;25  Pour ce qui concerne la tente de la Rencontre, les fils de Guershôn étaient responsables de la Demeure : de la tente, de la couverture, du rideau qui est à l’entrée de la tente de la Rencontre, &lt;br /&gt;26  des tentures de la cour et du rideau de l’entrée de la cour, tout autour de la Demeure et de l’autel, de tous ses cordages et de tout ce qui en dépend.&lt;br /&gt;27  De Qehath, le clan des Amramites, le clan des Yitseharites, le clan des Hébronites et le clan des Ouzziélites ; ce sont là les clans des Qehatites. &lt;br /&gt;28  En comptant tous les mâles depuis l’âge d’un mois et au-dessus, il y en eut 8 600 pour assurer le service du sanctuaire. &lt;br /&gt;29  Les clans des fils de Qehath campaient sur le côté sud de la Demeure. &lt;br /&gt;30  Prince de la famille des clans des Qehatites : Elitsaphân, fils d’Ouzziel. &lt;br /&gt;31  Ils étaient responsables du Coffre, de la table, du porte-lampes, des autels, des ustensiles du sanctuaire dont on se sert pour officier, du rideau et de tout ce qui en dépend. &lt;br /&gt;32  Prince suprême des lévites : Eléazar, fils d’Aaron, le prêtre ; il avait la surveillance de ceux qui assuraient le service du sanctuaire.&lt;br /&gt;33  De Merari, le clan de Mahli et le clan de Moushi ; ce sont là les clans de Merari. &lt;br /&gt;34  Ceux qui furent recensés parmi eux, en comptant tous les mâles depuis l’âge d’un mois et au-dessus, étaient 6 200. &lt;br /&gt;35  Prince de la famille des clans de Merari : Touriel, fils d’Abihaïl. Ils campaient sur le côté nord de la Demeure. &lt;br /&gt;36  Les fils de Merari s’étaient vu confier la responsabilité des planches de la Demeure, de ses barres, de ses colonnes et de ses socles, de tous ses ustensiles et de tout ce qui en dépend, &lt;br /&gt;37  des colonnes de la cour, tout autour, de leurs socles, de leurs piquets et de leurs cordages.&lt;br /&gt;38  Moïse, Aaron et ses fils campaient devant la Demeure, à l’est, devant la tente de la Rencontre, au levant ; ils assuraient le service du sanctuaire pour les Israélites ; le profane qui approcherait devait être mis à mort.&lt;br /&gt;39  Tous les lévites que Moïse et Aaron recensèrent sur l’ordre du SEIGNEUR, clan par clan, tous les mâles depuis l’âge d’un mois et au-dessus, étaient 22 000.&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi tous ces détails, cette organisation stricte de la mise en place du sacerdoce, de ses dignitaires attitrés, de ses rites ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La suite &lt;a href="http://rolpoup.blogspot.com/2011/05/la-force-du-sacre-et-linstitution-du.html" target="_blank"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;R.P., 17.05.11, CP Antibes&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;b&gt;Pour le culte de dimanche 22 mai, fête de printemps à Vence, voir &lt;a href="http://rolpoup.blogspot.com/2011/05/le-sens-olfactif-et-la-symbolique-du.html" target="_blank"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4539293390001197219-4590738017764137998?l=rolpoup2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rolpoup2.blogspot.com/feeds/4590738017764137998/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/05/les-levites-et-le-tabernacle.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/4590738017764137998'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/4590738017764137998'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/05/les-levites-et-le-tabernacle.html' title='Les lévites et le tabernacle'/><author><name>rolpoup</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02135611251205466793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_BMVtyheqQgw/S3J9f-BKlrI/AAAAAAAAAUo/YJi3A-cn8jE/S220/est-m%C3%A9diterrann%C3%A9e-or.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-_i3_J4nRc9g/TdNybnsnRCI/AAAAAAAAA24/qaZPWf4jO-Q/s72-c/indiana+jones2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4539293390001197219.post-375835222063104341</id><published>2011-05-15T10:30:00.000+02:00</published><updated>2011-05-15T10:30:00.429+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jean'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='- Dimanches/Fêtes'/><title type='text'>"Je suis venu pour qu'ils aient la vie en abondance"</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.donatellapicconefr.blogspot.com/" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/-Qe61gD4MSsU/Tc7eFh5l1bI/AAAAAAAAA2w/VIAKLYer2HM/s640/donatella+piccone+1.jpg" title="Photo par Donatella Piccone" width="580" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size: 10px;"&gt;Photo par &lt;a href="http://www.donatellapicconefr.blogspot.com/" target="_blank"&gt;Donatella Piccone&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Actes 2, 29-41&amp;nbsp;; Psaume 23&amp;nbsp;; 1 Pierre 2, 20b-25 ; Jean 10, 1-10&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Jean 10, 1-10&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;1&amp;nbsp; "En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui n’entre pas par la porte dans l’enclos des brebis mais qui escalade par un autre côté, celui-là est un voleur et un brigand.&lt;br /&gt;2&amp;nbsp; Mais celui qui entre par la porte est le berger des brebis.&lt;br /&gt;3&amp;nbsp; Celui qui garde la porte lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix; les brebis qui lui appartiennent, il les appelle, chacune par son nom, et il les emmène dehors.&lt;br /&gt;4&amp;nbsp; Lorsqu’il les a toutes fait sortir, il marche à leur tête, et elles le suivent parce qu’elles connaissent sa voix.&lt;br /&gt;5&amp;nbsp; Jamais elles ne suivront un étranger; bien plus, elles le fuiront parce qu’elles ne connaissent pas la voix des étrangers."&lt;br /&gt;6&amp;nbsp; Jésus leur dit cette parabole, mais ils ne comprirent pas la portée de ce qu’il disait.&lt;br /&gt;7&amp;nbsp; Jésus reprit: "En vérité, en vérité, je vous le dis, je suis la porte des brebis.&lt;br /&gt;8&amp;nbsp; Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands, mais&amp;nbsp;les brebis ne les ont pas écoutés.&lt;br /&gt;9&amp;nbsp; Je suis la porte: si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé, il ira et viendra et trouvera de quoi se nourrir.&lt;br /&gt;10&amp;nbsp; Le voleur ne se présente que pour voler, pour tuer et pour perdre; moi, je suis venu pour que les hommes aient la vie et qu'ils l'aient en abondance.&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;"Jésus leur dit cette parabole mais ils ne comprirent pas ce qu'il leur disait", nous rapporte le verset 6. Si l’on se déprend de l’habitude de croire toujours comprendre sans effort ce que dit Jésus, et si on lit attentivement la parabole (littéralement la comparaison) en question, on comprend que les auditeurs de Jésus n'aient rien compris. Considérons attentivement ce qui nous est dit&amp;nbsp;: il est question pour celui qui nous est présenté comme le berger, d'entrer dans la bergerie, littéralement la cour, la cour où sont les moutons donc, et les appelant par leur nom, de les faire sortir, à l'appui du portier, puis, passant devant elles, de les emmener, au son de la voix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous connaissez l'histoire du joueur de flûte de Hammeln&amp;nbsp;: la ville de Hammeln est infestée de rats. Impossible de s'en débarrasser. Le maire de la ville fait appel à un fifre qui a promis de faire sortir les rats de la ville en les enchantant au son de sa flûte, cela contre un salaire correct, mais pas excessif, compte tenu du fléau. Marché conclu, notre fifre s'exécute. Il joue sa mélodie, et voilà les rats qui sortent de leurs caves, de leurs greniers, de leurs égouts, et qui se mettent à suivre le joueur de flûte qui les conduit au fleuve où ils se noient. Mission accomplie, notre fifre retourne voir le maire pour obtenir son salaire. Mais, étant débarrassé des rats, compte tenu de la situation financière difficile de la municipalité, le maire invite le fifre à patienter. Il le paiera... quant il pourra, s'il peut, un jour. Alors le fifre comprenant qu'on veut le rouler, sent frémir dans ses narines les effluves de la vengeance. Et le voilà qui ne fait pas un pli : il prend son pipeau, lance en l'air une étrange mélodie, et voilà que les enfants de la ville sortent de leurs classes, de leurs salles de jeu, de leurs crèches, et partent après lui, comme si la flûte parlait d'une voix qu'ils connaissaient. Et le fifre se dirige vers le fleuve...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fameuse comparaison proposée par Jésus a pu sonner aux oreilles de ses auditeurs comme quelque chose de semblable à notre légende. Une histoire d'hypnotisation des brebis synagogales, hypnotisation qui emporte jusqu'au portier lui-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car, soyons attentifs, il s'agit bien de faire sortir les brebis de la bergerie. Non seulement il y a de quoi faire écarquiller les yeux aux bergers attitrés de la bergerie en question, qui écoutent ce que dit Jésus, mais il y a de quoi leur faire dire "il est fou" (v.20). Ou sinon, il ne leur reste qu'à ne pas comprendre ce qui leur est dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Imaginons qu'ici-même quelqu'un qui se présente comme un pasteur, un berger, un bon berger même, et se propose de faire sortir les brebis de la bergerie dans laquelle on a pris tant de peine à les faire entrer&amp;nbsp;; tout cela sous prétexte qu'elles connaissent sa voix - c'est-à-dire sans doute à nos yeux, parce qu'elles sont fascinées par ses enchantements de fifre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et n’oublions pas que le titre de pasteur désigne dans la Bible beaucoup plus qu’un ecclésiastique&amp;nbsp;: c’est le titre royal par excellence. Ce qui nous permet d’aller un pas plus loin. Le pasteur est le roi, les pasteurs ecclésiastiques en sont les adjoints, des pasteurs de l’attente du jour de l’intronisation du pasteur-Messie, le roi attendu par les contemporains de Jésus. Jésus, de la sorte se présente donc selon une perspective royale, et remet directement en cause la façon dont s’est exercée jusqu’alors la tâche royale. Bref, si on le prend pour le fifre de Hammeln, il remet en cause, non seulement le maire, mais jusqu’au chef de l’État.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a au moins de quoi ne pas comprendre. Mettons-nous donc à la place de ceux qui alors sont en charge pastorale adjointe, comme tout ecclésiastique, avant d'en venir à comprendre ce que dit Jésus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Qu'est-ce que sortir de la bergerie ?&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors Jésus poursuit&amp;nbsp;: c'est par lui qu'il faut passer, il est la porte (v.7-9). C'est par lui qu'il faut entrer, mais pour sortir. Si on entre pour ne pas sortir, c'est qu'on est mal entré. On a eu affaire aux voleurs. Pas très clair&amp;nbsp;?...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Remarquez, au v.10, que le voleur, lui, ne ferait sortir personne&amp;nbsp;; il se contente de saccager. Le bon berger fait sortir les brebis (v.9)&amp;nbsp;: "si quelqu'un entre par moi, il sera sauvé&amp;nbsp;; il entrera et il sortira et trouvera les pâturages"... "Il aura la vie en abondance" (v.10). Voilà qui pour les auditeurs n'est sans doute guère plus clair. Ou plutôt de plus en plus clair. C'est bien ce qu'on avait voulu ne pas comprendre. En voilà un qui se prétend le maître de nos brebis et qui prétend les faire sortir de l'enclos où l’on s'est donné tant de mal à les faire entrer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On comprend de mieux en mieux pourquoi les responsables religieux d’alors ont de la peine à comprendre. Sans doute se frottent-ils les yeux. Mais, quant à nous que comprenons-nous&amp;nbsp;?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La tentation est forte de s'imaginer que Jésus fait sortir les bons parmi les disciples des pharisiens pour constituer une autre bergerie, d'autant plus qu'il a une autre bergerie à aller visiter (v.16), pour en faire sortir, là aussi, les brebis qui lui appartiennent. Pour schématiser, Jésus viderait les mauvaises Églises pour en constituer une qui serait bonne&amp;nbsp;; façon de séparation anticipée du bon grain et de l'ivraie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais voilà que ce n'est pas du tout ce que dit le texte. Ce n'est pas une opération de transvasement d'une cour dans une autre que Jésus se propose, ce n'est pas un vol ou un brigandage. C'est tout autre chose. Il ne fait pas sortir d'une cour pour aller dans une autre. Il fait sortir tout court, pour aller vers le grand air, les pâturages, la vie en abondance. On n'entre que pour sortir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui rappelle par exemple Abraham dans la terre de ses pères, ou Lazare dans son tombeau. Ils n'entrent que pour sortir. On n'entre avec le Christ, dans son tombeau, dans le sein d'Abraham, que pour sortir vers la vie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jésus ne fait pas entrer les brebis, il les fait sortir, cela parce qu'il offre sa vie. Entrer dans sa mort pour sortir dans la vie. Sortir de notre provisoire pour entrer dans le Royaume qui dure toujours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Exilés en terre étrangère&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est aussi question dans la parabole, d'étrangers que les brebis ne connaissent pas. Voilà un autre parallèle avec Abraham qui va nous conduire au cœur de la situation des brebis face au bon berger. Si les brebis qui entendent la voix du Christ fuient la voix des étrangers, qui ne veulent pas les faire sortir, c'est qu'elles savent n'être pas de ce monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car l'allusion ne fait plus de doute. Les voleurs en question, les étrangers, sont précisément ceux qui se croient de ce monde. Il s'agit des mauvais pasteurs qui veulent maintenir les brebis captives dans la bergerie, qui en d'autres termes veulent voler et détruire. Et ici, la bergerie prend figure de Babylone. Israël est en exil à Babylone. L'étranger est le lieu où l’on croit qu'on est de ce monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais lorsque Abraham a reçu l'appel à en sortir, la terre de ses pères est devenue étrangère pour lui, et il ne reconnaîtra plus la voix des Chaldéens, d'Ur et de Babylone. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or ne l'oublions pas, l’Église est une institution qui concerne ce temps de l'exil. Est-ce à dire qu'il faille déserter les Églises&amp;nbsp;? Si l'on répond oui à cette question, une autre se pose immédiatement&amp;nbsp;: pour aller où&amp;nbsp;? À Babylone de bon cœur, chanter gaiement au bord de ses fleuves amers&amp;nbsp;? Ou dans une autre Église ? Dans les deux cas, ce serait exactement faire ce que Jésus appelle "suivre les voleurs et les brigands".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait lorsque le peuple est en exil à Babylone, sur la terre étrangère - il y est pour de bon. La création d'une Synagogue, ou d'une Église, en est le signe même. Jérémie invite même à s'installer à Babylone, à s'y marier et à faire fructifier la ville. Nous sommes en ce monde. Mais qui entend la voix du bon berger, écho de sa vraie patrie, sait qu'il est à l'étranger. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est pourquoi, si on limite l'Église à un statut de bergerie définitive, sa fonction est complètement faussée&amp;nbsp;: le Christ n'est pas de ce monde. C'est pourtant là, par l’Église que retentit la voix du bon berger - c'est la fonction essentielle de l'Église&amp;nbsp;: faire retentir la Parole de Dieu -&amp;nbsp;; et c'est pourquoi le Christ est la porte par laquelle entrent ses brebis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais sitôt dedans, ses brebis découvrent - à cause même de cette Parole qui y retentit - que ce qui leur est proposé est provisoire, on est encore, même dans l’Église, à Babylone... ce qui n'est pas une raison de d'anticiper le jour de l'Exode. Dieu a fixé une période de 70 ans pour l'exil à Babylone, 70 fois 7 ans pour l'exil spirituel dans la Babylone spirituelle selon le prophète Daniel, indiquent le temps des années spirituelles qui nous séparent de la venue de la grande foule dans la pleine liberté des enfants de Dieu (Ap 7).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Le temps de Babylone&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà un bon berger qui a de quoi faire éclater toutes les Babylone de tous nos exils, par l'écho de sa voix qui crée la nostalgie de Jérusalem. En attendant il faut bien pleurer au bord des fleuves de Babylone. Pleurer mais aussi y vivre. C'est Dieu qui nous y a placés, qui y a fixé nos limites. Nous sommes dans la chair pour vivre un Exode en forme de traversée du désert, guidés par le Christ, le bon berger qui nous précède, pour que nous vivions à son exemple le temps de nos Égypte et de nos Babylone.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est lui qui nous protège, qui donne sa vie pour nous. Ce n'est pas un mercenaire qui veille sur nous, mais un berger venu de la patrie où l'on n'est jamais étranger -, mieux, le Prince même de la Nouvelle Jérusalem. Point de crainte à avoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est alors que l'Église trouve cette autre fonction, qui n'est point celle de bergerie avec clôture, mais de chemin d'Exode, vers Dieu et avec les autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Repentez-vous (Ac 2:36-38), tournez-vous vers Dieu, entendez la voix du bon berger. C’est déjà l’Exode promis, l’Exode vers le Royaume dont le Christ est le berger.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;R.P.&lt;br /&gt;Antibes, 15.05.11&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4539293390001197219-375835222063104341?l=rolpoup2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rolpoup2.blogspot.com/feeds/375835222063104341/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/05/je-suis-venu-pour-quils-aient-la-vie-en.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/375835222063104341'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/375835222063104341'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/05/je-suis-venu-pour-quils-aient-la-vie-en.html' title='&quot;Je suis venu pour qu&apos;ils aient la vie en abondance&quot;'/><author><name>rolpoup</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02135611251205466793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_BMVtyheqQgw/S3J9f-BKlrI/AAAAAAAAAUo/YJi3A-cn8jE/S220/est-m%C3%A9diterrann%C3%A9e-or.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-Qe61gD4MSsU/Tc7eFh5l1bI/AAAAAAAAA2w/VIAKLYer2HM/s72-c/donatella+piccone+1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4539293390001197219.post-2059815556227298016</id><published>2011-05-08T10:00:00.000+02:00</published><updated>2011-05-08T10:00:07.576+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Luc'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='- Dimanches/Fêtes'/><title type='text'>"Leur yeux furent ouverts et ils le reconnurent"</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/-9igcBVFp3nA/TcY2RVgk_II/AAAAAAAAA2o/Fl6v7Y2wcB8/s640/muguet.jpg" width="580" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Actes 2, 14-43 ; Psaume 16 ; 1 Pierre 1, 17-21 ; Luc 24, 13-35&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Luc 24, 13-35&lt;/b&gt; &lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;13&amp;nbsp;&amp;nbsp;Et voici que, ce même jour, deux d’entre [les disciples] se rendaient à un village du nom d’Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem.&lt;br /&gt;14&amp;nbsp;&amp;nbsp;Ils parlaient entre eux de tous ces événements.&lt;br /&gt;15&amp;nbsp;&amp;nbsp;Or, comme ils parlaient et discutaient ensemble, Jésus lui-même les rejoignit et fit route avec eux;&lt;br /&gt;16&amp;nbsp;&amp;nbsp;mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.&lt;br /&gt;17&amp;nbsp;&amp;nbsp;Il leur dit: "Quels sont ces propos que vous échangez en marchant?" Alors ils s’arrêtèrent, l’air sombre.&lt;br /&gt;18&amp;nbsp;&amp;nbsp;L’un d’eux, nommé Cléopas, lui répondit: "Tu es bien le seul à séjourner à Jérusalem qui n’ait pas appris ce qui s’y est passé ces jours-ci!" -&lt;br /&gt;19&amp;nbsp;&amp;nbsp;"Quoi donc?" leur dit-il. Ils lui répondirent: "Ce qui concerne Jésus de Nazareth, qui fut un prophète puissant en action et en parole devant Dieu et devant tout le peuple:&lt;br /&gt;20&amp;nbsp;&amp;nbsp;comment nos grands prêtres et nos chefs l’ont livré pour être condamné à mort et l’ont crucifié;&lt;br /&gt;21&amp;nbsp;&amp;nbsp;et nous, nous espérions qu’il était celui qui allait délivrer Israël. Mais, en plus de tout cela, voici le troisième jour que ces faits se sont passés.&lt;br /&gt;22&amp;nbsp;&amp;nbsp;Toutefois, quelques femmes qui sont des nôtres nous ont bouleversés: s’étant rendues de grand matin au tombeau&lt;br /&gt;23&amp;nbsp;&amp;nbsp;et n’ayant pas trouvé son corps, elles sont venues dire qu’elles ont même eu la vision d’anges qui le déclarent vivant.&lt;br /&gt;24&amp;nbsp;&amp;nbsp;Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ce qu’ils ont trouvé était conforme à ce que les femmes avaient dit; mais lui, ils ne l’ont pas vu."&lt;br /&gt;25&amp;nbsp;&amp;nbsp;Et lui leur dit: "esprits sans intelligence, cœurs lents à croire tout ce qu’ont déclaré les prophètes!&lt;br /&gt;26&amp;nbsp;&amp;nbsp;Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela et qu’il entrât dans sa gloire?"&lt;br /&gt;27&amp;nbsp;&amp;nbsp;Et, commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliqua dans toutes les Ecritures ce qui le concernait.&lt;br /&gt;28&amp;nbsp;&amp;nbsp;Ils approchèrent du village où ils se rendaient, et lui fit mine d’aller plus loin.&lt;br /&gt;29&amp;nbsp;&amp;nbsp;Ils le pressèrent en disant: "Reste avec nous car le soir vient et la journée déjà est avancée." Et il entra pour rester avec eux.&lt;br /&gt;30&amp;nbsp;&amp;nbsp;Or, quand il se fut mis à table avec eux, il prit le pain, prononça la bénédiction, le rompit et le leur donna.&lt;br /&gt;31&amp;nbsp;&amp;nbsp;Alors leurs yeux furent ouverts et ils le reconnurent, puis il leur devint invisible.&lt;br /&gt;32&amp;nbsp;&amp;nbsp;Et ils se dirent l’un à l’autre: "Notre cœur ne brûlait-il pas en nous tandis qu’il nous parlait en chemin et nous ouvrait les Écritures?"&lt;br /&gt;33&amp;nbsp;&amp;nbsp;A l’instant même, ils partirent et retournèrent à Jérusalem; ils trouvèrent réunis les Onze et leurs compagnons,&lt;br /&gt;34&amp;nbsp;&amp;nbsp;qui leur dirent: "C’est bien vrai! Le Seigneur est ressuscité, et il est apparu à Simon."&lt;br /&gt;35&amp;nbsp; Et eux racontèrent ce qui s'était passé et comment ils l'avaient reconnu à la fraction du pain.&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Qu’il est difficile de reconnaître le Christ&amp;nbsp;! De rencontrer le Christ en vérité, c’est-à-dire ne pas le confondre avec les images que nous nous en faisons, avec les a priori que nous avons sur lui. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Par la brèche du tombeau vide, l'éternité a déferlé dans le temps. « Pourquoi cherchez-vous le vivant parmi les morts ? Il n'est pas ici, mais il est ressuscité.&amp;nbsp;» Alors les femmes venus embaumer le corps qui n’est pas là se souviennent qu'il disait : «&amp;nbsp;Il faut que le Fils de l'homme soit livré aux pécheurs, qu'il soit crucifié et qu'il se relève le troisième jour&amp;nbsp;». Et «&amp;nbsp;elles s'en retournèrent du tombeau pour raconter tout cela aux Onze et à tous les autres&amp;nbsp;».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les disciples d’Emmaüs ne se sont dans un premier temps que peu arrêtés à ce qu’ont dit les femmes revenant du tombeau. Ils ne mentionnent cela, dans leur dialogue avec le Christ qui marche à leur côté et qu’ils ne reconnaissent pas, qu’en termes de «&amp;nbsp;toutefois&amp;nbsp;» (v. 22)…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Qu’est-ce qui empêche les disciples d’Emmaüs de reconnaître le Ressuscité, leur maître, qu’ils ont côtoyé trois jours avant&amp;nbsp;?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être le texte nous donne-il lui même une indication pour que nous comprenions cette difficulté qui est aussi la nôtre&amp;nbsp;: ils ne comprennent pas les Écritures, qu’ils connaissent pourtant, et que l’inconnu avec eux, Jésus, leur explique — dit le texte. Ni l’un, ni l’autre ne le comprend, ni ne reconnaît Jésus… Ni Cléopas, ni... Mais au fait, l’autre, qui est-il&amp;nbsp;? Mais ma question est-elle la bonne&amp;nbsp;? Peut-être, mais pas sûr… Et s’il fallait demander&amp;nbsp;: qui est-elle&amp;nbsp;? Ainsi posée la question dévoile un a priori tel qu’il ne nous trouble même pas&amp;nbsp;: nous sommes convaincus que le second disciple est un homme, ce que le texte ne dit pas&amp;nbsp;! Comme les disciples ne reçoivent pas ce que dit l’Écriture que l’inconnu leur explique. Quelque chose leur a échappé, et des Écritures, et de l’inconnu, le Ressuscité&amp;nbsp;!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme il nous échappe que le texte de Luc ne dit pas que le second disciple n’est pas forcément un homme&amp;nbsp;! Mieux, à bien y regarder, il suggère, en ne nommant pas le second disciple, que c’est n’est pas le cas&amp;nbsp;! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce de la sorte que nous imposons au texte quelque chose qu’il ne dit pas, et qui nous empêche peut-être de voir de qui il s’agit&amp;nbsp;! L’autre disciple, pas nommé, pourrait avoir tout lieu d’être tout simplement Mme Cléopas, qui invite Jésus à sa table… Un couple de disciples. Étrange&amp;nbsp;? On n’y avait pas pensé&amp;nbsp;? Et pourtant, M. et Mme invitant Jésus chez eux... Quoi de bizarre&amp;nbsp;? Mais on n’y a pas pensé…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh bien c’est un phénomène de ce genre, compréhension a priori, qui empêche les deux disciples de reconnaître Jésus&amp;nbsp;! Ils savent à quoi on doit s’attendre&amp;nbsp;: à rien, concernant celui qui vient de mourir&amp;nbsp;! Il est mort&amp;nbsp;! Du coup, ils ne le voient pas, ils ne le reconnaissent pas… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et nous&amp;nbsp;? Comment imaginons-nous Jésus&amp;nbsp;? Rien qu’au plan physique. En général de la façon qu’a induite en nous toute une tradition iconographique… Pour un occidental de nos jours, disons assez grand, teint clair, cheveux châtains, yeux clairs. Cela pour rester au plan physique et seulement pour illustrer la difficulté des disciples. Éventuellement son physique était tout autre. Peut-être était-il noir. Ils ne sont pas rares parmi les juifs de l’époque biblique&amp;nbsp;: la femme de Moïse, une Éthiopienne, celle de Salamon selon le Cantique, etc. Simple illustration, du même ordre que celle concernant M. et Mme Cléopas…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car la vraie difficulté n’est pas tant de l’ordre de l’apparence physique... Les disciples d'Emmaüs ont côtoyé Jésus&amp;nbsp;: ils connaissaient son physique. Mais lorsque, ressuscité, il leur apparaît… ils ne le reconnaissent pas&amp;nbsp;! Le problème, qui vaut pour nous aussi bien que pour les deux disciples d’Emmaüs, est lié à l'abîme qui sépare le temps de l'éternité et qui rend le Ressuscité inaccessible à l'imagination des disciples comme à la nôtre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là, c’est le contact de l'éternité qui est incompréhensible, c’est ce contact qui nous trouble dans tout ce qui rompt l'ordre habituel des choses, et cela au plus haut point dans la résurrection — mais aussi, et ce n’est pas sans rapport, dans l’intimité avec Dieu qui nous conduit à changer nos regards sur autrui. Troublant contact avec la vérité de Dieu. Troublante résurrection. Trop troublante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi évacuerions-nous volontiers ce genre de faits déraisonnables… interdisant en quelque sorte à la vérité éternelle de trop nous déranger, la cantonnant à son domaine attitré. L’éternité d’un côté, notre temps de l’autre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car le choc de l’éternité a des conséquences bouleversantes. Des conséquences jusque sur notre quotidien et nos relations avec autrui... Et cela nous le pressentons. Et nous en avons peur&amp;nbsp;!… Mais voilà que l'éternité nous envahit, déferle dans notre temps, depuis un dimanche de Pâques, dont on choisit aisément de ne pas en voir les conséquences. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi, le Ressuscité viendrait-il lui-même à nos côtés nous dévoiler son visage dans les Écritures, notre certitude confortable que tout est bien à sa place — l'éternité d'un côté, notre quotidien moyen de l'autre, — hurlerait dans son pesant silence à nos cœurs se consumant, qu'il s'agit surtout de ne pas voir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or ce qui éclate dans tout son sens par la résurrection du Christ, c’est que tout est grâce, que la Création elle-même est une anomalie, un miracle de gratuité&amp;nbsp;; là, irrémédiablement, se bouleverse notre quotidien, nos normes, notre raisonnable protection de nous-mêmes, nos façons d'avoir toujours tout à acheter, à prouver, à mériter, à dissimuler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La terreur d'avoir à reconnaître le Ressuscité rejoint finalement notre terreur de la grâce. La grâce est, dans sa gratuité, don d'intimité, et d'intimité avec Dieu, nécessairement terrorisante, mais ce faisant, elle est par là même libération.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chose toujours surprenante&amp;nbsp;; qui ouvre sur ce qu’on ne soupçonnait pas. Lorsqu’on rencontre vraiment autrui, gratuitement, on est contraint de réviser ses propres jugements. Ainsi du Christ pour les disciples d’Emmaüs. On avait un point de vue sur lui. Limitatif. À la mesure de notre imagination, de ce que l’on considérait comme devant être un Messie. Lorsqu’il apparaît tel qu’il est, on ne le reconnaît donc pas&amp;nbsp;: ah, s’il pouvait se montrer d'une façon qui ne nous surprenne pas&amp;nbsp;! Sous une forme connue, repérable, habituelle&amp;nbsp;! Mais apparemment ce n'est pas ce qu'il fait. Et lorsqu'il nous explique les Écritures sans avoir au préalable conforté nos repères, on ne l'écoute pas, on ne l'entend pas. Ce faisant, notre cœur ne brûle-t-il pas au dedans de nous, comme engourdi&amp;nbsp;?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Et ce qui est vrai du Christ à une échelle insoupçonnée, devient, en lui, vrai aussi de chacun de ceux qu’il nous donne de côtoyer et que l’on a pris l’habitude de regarder toujours comme d’habitude. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces frères et sœurs du Ressuscité, frères et sœurs dans l’espérance de leur résurrection, résurrection que nous affirmons, mais d’une façon qui risque toujours de ne rester qu’un simple mot. Tout comme les disciples d’Emmaüs regardaient l’inconnu comme on regarde habituellement les inconnus&amp;nbsp;; puisqu’ils avaient pris l’habitude de regarder le Christ comme d’habitude, lorsqu’il se montre tel qu’il est au-delà de leurs regards appesantis par le sommeil de l’habitude, ils ne le reconnaissent pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“Notre cœur ne brûlait-il pas au-dedans de nous&amp;nbsp;?” — ou&amp;nbsp;: “n’était-il pas engourdi”&amp;nbsp;? Mais n’est-ce pas là déjà notre expérience à chacun au quotidien&amp;nbsp;? Notre cœur ne brûle-t-il pas au-dedans de nous, comme engourdi, quand nous côtoyons jour après jours des frères et sœurs du ressuscité, quand nous mangeons avec eux — partageant le pain —, quand ils nous parlent, et que nous n’entendons que ce que nous avons pris l’habitude de filtrer, que nous n’en voyons qu’un quotidien toujours le même, alors que nous avons devant nous, à côté de nous, un frère, une sœur du Ressuscité, promis à la même gloire, déjà présente, de façon cachée, en lui, en elle&amp;nbsp;?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre cœur ne brûle-t-il pas au-dedans de nous quand nous ne reconnaissons pas l’image de Dieu dans celui ou celle, à côté de nous, que nous cantonnons dans les vieux jugements définitifs que nous avons pris l’habitude de porter sur lui, sur elle&amp;nbsp;? Au point que lorsque nous ne reconnaissons pas un prochain qui n’est encore que dans l’espérance de la résurrection que la parole de Dieu est en passe de faire germer en lui, nous le cantonnons dans ce chemin de dégradation et dans cette mort que Jésus a vaincu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Jésus, lui, est le ressuscité, il est la résurrection. Il a la puissance de transformer nos regards comme ceux des disciples d’Emmaüs. C'est au moment de la fraction du pain, moment de partage, d'intimité, que les disciples reconnaissent Jésus. Mais là la grâce est précédence silencieuse qui brise les terreurs, les craintes, les habitudes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'établissement de cette intimité, terrorisante pour qui l'anticipe avant de la connaître, ou pour qui regarderait après coup la rupture qu'elle a provoquée, contemplation inévitablement vertigineuse face à un tel abîme&amp;nbsp;; — l'établissement de l'intimité se fait, contre toute attente, en douceur, contre toute attente et à la surprise du regard rétrospectif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est là l'étonnement de la grâce, qui brise, dans l'intimité qu’elle établit, toutes nos fausses certitudes. Pour les disciples d'Emmaüs, ils ont basculé, au cœur de leur temps envahi par le Ressuscité, dans l'éternité qui advient en lui. Pour eux, plus rien à prouver. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour nous qui n'avons pas vu, heureux pourtant si nous croyons que l'éternité brise notre temps clos sur lui-même&amp;nbsp;! Car c'est là que nous attend l'indicible de la résurrection. Au dimanche de Pâques l'éternité du Christ a brisé nos clôtures, nos enfermements, il a fait accéder le temps et le monde à l'éternité dans laquelle il les fonde. En laissant vide son tombeau, il fait entrer le temps et le monde, notre temps, notre monde, dans leur fondement éternel, où il n'est plus pour nous ni à craindre, ni à nous croire investis du poids de l'inquiétude d'avoir à exhiber devant Dieu et devant autrui les masques de notre illusoire vérité sur nous et sur eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La résurrection du Christ est la défaite de nos inévitables défaites. La mort meurt. Le diable se piège à ses filets. Vaincu par le Christ, qui l'a vu “tomber du ciel comme un éclair”, dépouillé déjà par l'Incarnation de ses prétentions accusatoires (Apocalypse 12), il est ici abattu. Le Christ a expulsé tous nos démons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Partout où est comprise la proclamation de la résurrection, la victoire est totale et définitive. Il n'est point d'autre combat des Apôtres et de ceux qui adhèrent à leurs paroles — contre les puissances d’asservissement — que par la seule proclamation de la résurrection du Christ. Vivre de la résurrection du Christ et donner encore quelque poids à quelque pouvoir d’asservissement, d’accusation, de jugement, etc., est contradictoire&amp;nbsp;; c'est même réintroduire par la petite porte ce que le Christ a définitivement abattu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et la victoire sur la mort, ses asservissements, l’accusation et les jugements négatifs, est dans ce seul établissement de l'intimité avec Dieu, qui brise le confort de nos craintes. Cette victoire ne nous est donnée, contre nos craintes, que dans la grâce donnée à notre seule foi dans le Christ ressuscité, qui vient partager le pain de notre quotidien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureux ceux qui sans l'avoir vu, ont perçu le mystère de la présence discrète, qui demeure jusqu'à la fin du monde, de celui dont l'éclatante victoire brise tous nos enfermements.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;R.P.&lt;br /&gt;Grasse, 8.05.11&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4539293390001197219-2059815556227298016?l=rolpoup2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rolpoup2.blogspot.com/feeds/2059815556227298016/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/05/leur-yeux-furent-ouverts-et-ils-le.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/2059815556227298016'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/2059815556227298016'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/05/leur-yeux-furent-ouverts-et-ils-le.html' title='&quot;Leur yeux furent ouverts et ils le reconnurent&quot;'/><author><name>rolpoup</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02135611251205466793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_BMVtyheqQgw/S3J9f-BKlrI/AAAAAAAAAUo/YJi3A-cn8jE/S220/est-m%C3%A9diterrann%C3%A9e-or.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-9igcBVFp3nA/TcY2RVgk_II/AAAAAAAAA2o/Fl6v7Y2wcB8/s72-c/muguet.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4539293390001197219.post-4145361883234384129</id><published>2011-05-01T10:30:00.004+02:00</published><updated>2011-05-01T10:30:00.650+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jean'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='- Dimanches/Fêtes'/><title type='text'>La marque des clous</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/-zKUBAeoyXkI/TbyJNwyYyQI/AAAAAAAAA2k/s2kdfjzv4y0/s640/printemps.jpg" width="580" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Actes 2, 42-47 ; Psaume 118, 21-29 ; 1 Pierre 1, 3-9 ; Jean 20, 19-31&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Jean 20, 19-31&lt;/b&gt; &lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;19  Le soir de ce même jour qui était le premier de la semaine, alors que, par crainte des Judéens, les portes de la maison où se trouvaient les disciples étaient verrouillées, Jésus vint, il se tint au milieu d'eux et il leur dit: "La paix soit avec vous."&lt;br /&gt;20  Tout en parlant, il leur montra ses mains et son côté. En voyant le Seigneur, les disciples furent tout à la joie.&lt;br /&gt;21  Alors, à nouveau, Jésus leur dit: "La paix soit avec vous. Comme le Père m'a envoyé, à mon tour je vous envoie."&lt;br /&gt;22  Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et leur dit: "Recevez l'Esprit Saint;&lt;br /&gt;23  ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis. Ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus."&lt;br /&gt;24  Cependant Thomas, l'un des Douze, celui qu'on appelle Didyme, n'était pas avec eux lorsque Jésus vint.&lt;br /&gt;25  Les autres disciples lui dirent donc: "Nous avons vu le Seigneur!" Mais il leur répondit : "Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je n'enfonce pas mon doigt à la place des clous et si je n'enfonce pas ma main dans son côté, je ne croirai pas !"&lt;br /&gt;26  Or huit jours plus tard, les disciples étaient à nouveau réunis dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vint, toutes portes verrouillées, il se tint au milieu d'eux et leur dit: "La paix soit avec vous."&lt;br /&gt;27  Ensuite il dit à Thomas: "Avance ton doigt ici et regarde mes mains; avance ta main et enfonce-la dans mon côté, cesse d'être incrédule et deviens un homme de foi."&lt;br /&gt;28  Thomas lui répondit : "Mon Seigneur et mon Dieu."&lt;br /&gt;29  Jésus lui dit: "Parce que tu m'as vu, tu as cru; bienheureux ceux qui, sans avoir vu, ont cru."&lt;br /&gt;30  Jésus a opéré sous les yeux de ses disciples bien d'autres signes qui ne sont pas rapportés dans ce livre.&lt;br /&gt;31  Ceux-ci l'ont été pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour que, en croyant, vous ayez la vie en son nom.&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;On ne s’arrêtera pas sur la question de la foi de Thomas… Juste quelque mots cependant pour dire que… Je suis comme saint Thomas : ce que je crois ne se confond pas avec ce que je vois !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Je suis comme saint Thomas, je crois ce que je vois", répond l'homme de bon sens, ou qui se veut tel. "Comme saint Thomas". À ceci près que Thomas ne croit pas ce qu'il voit, mais parce qu'il voit. Nuance. Et on va voir que la nuance est importante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme Thomas, personnellement, ce que je vois, je ne le crois pas. Inutile, puisque je le vois. Qu'ai-je besoin encore de le croire ? Et l'homme de bon sens de préciser sa pensée : je n'ai jamais vu Dieu, je ne peux pas y croire. En ce qui me concerne, là aussi, si j'avais vu Dieu, je n'aurais pas besoin de croire qu'il existe. Évidemment. Le voir serait suffisant. Mais avant notre homme de bon sens, c'est ce même Évangile de Jean, qui dit, dès son premier chapitre :"Personne n'a jamais vu Dieu", et qui termine donc, par cet épisode de Thomas en réponse à "personne n'a jamais vu Dieu", qui se poursuivait au 1er chapitre par "le Fils unique, qui demeure dans le sein du Père, lui seul l'a fait connaître". Voilà qui est moins simple que les certitudes de l'homme de bon sens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est ainsi que nombre de nos contemporains croient — croient-ils — ce qu'il voient. Thomas, lui, ne croyait pas ce qu'il voyait, selon notre texte, mais croyait parce qu'il avait vu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Thomas, donc, croit : le Fils de Dieu, le ressuscité, est venu à lui : Thomas a donc droit en quelque sorte à faire abstraction de son intelligence, de la réflexion, à laquelle, il faut faire appel habituellement : "heureux ceux qui ont cru sans avoir vu". Car là, il faut user de son intelligence pour accéder à la compréhension du fait qu'il y a une réalité derrière ce que l’on voit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dieu, je ne l'ai pas vu. Thomas n'a pas vu Dieu non plus, mais il a cru : le Fils unique, le ressuscité, le lui a fait connaître.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Monde nouveau, inaccessible, inconnu, dont est porteur le Christ, venu à notre rencontre, est à même donc, de tout bouleverser. Et ça, on l'a su par les femmes venues au tombeau, c'est effrayant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Thomas, voilà qui déjà fait basculer sa vie ! Mais quoique cela suppose pour la suite, ce que Thomas pressent — la tradition veut que cela l'ait mené jusqu'en Inde où il aurait fondé l'Église — quoique cela suppose pour la suite, Thomas sait : il y a quelque chose derrière ces plaies. Thomas n'a pas cru ce qu'il a vu, il a cru parce qu'il a vu, et quoique cela coûte. Avant même d’avoir à toucher : "Mon Seigneur et mon Dieu", a-t-il dit, dans l'adoration. Alors quand l'homme de bon sens me dit : je suis comme saint Thomas, je ne peux m'empêcher de penser : s'il sait ce qu'il dit, quelle foi ! Que la foi de saint Thomas soit la nôtre, celle que Dieu lui-même écrit sur nos cœurs au-delà même des plaies qui marquent encore le monde de la résurrection… plaies signes des souffrances traversées, réelles jusqu’à ce jour… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;… Et qui feront dire à Paul (Romains 8) :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;« 18  J'estime en effet que les souffrances du temps présent sont sans proportion avec la gloire qui doit être révélée en nous. &lt;br /&gt;19  Car la création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu : &lt;br /&gt;20  livrée au pouvoir du néant — non de son propre gré, mais par l'autorité de celui qui l'a livrée —, elle garde l'espérance, &lt;br /&gt;21  car elle aussi sera libérée de l'esclavage de la corruption, pour avoir part à la liberté et à la gloire des enfants de Dieu.&lt;br /&gt;22  Nous le savons en effet : la création tout entière gémit maintenant encore dans les douleurs de l'enfantement. &lt;br /&gt;23  Elle n'est pas la seule : nous aussi, qui possédons les prémices de l'Esprit, nous gémissons intérieurement, attendant l'adoption, la délivrance pour notre corps. &lt;br /&gt;24  Car nous avons été sauvés, mais c'est en espérance. […] » (Romains 8, 18-24)&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;Car cela vaut pour chacun : &lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;« 16  Cet Esprit lui-même atteste à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. &lt;br /&gt;17  Enfants, et donc héritiers : héritiers de Dieu, cohéritiers de Christ, puisque, ayant part à ses souffrances, nous aurons part aussi à sa gloire. » (Romains 8, 16-17)&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;Voilà une leçon qui rejoint le constat de Thomas : les plaies du Ressuscité. La gloire de la résurrection porte le traces du passage dans le temps, de ce que l’être de résurrection est celui qui a traversé le temps de douleur par lequel a été constitué ce qu’il est dans l’éternité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il porte les plaies de sa souffrance. Mais, parole de foi de Paul — de l’ordre de la foi de Thomas, mais pour celui qui n’a pas vu —, « j'estime en effet que les souffrances du temps présent sont sans proportion avec la gloire qui doit être révélée en nous ». Estimation de foi. Si Thomas a vu, Paul, non plus que nous, n’en voit rien ; et il « estime ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Signée au corps du Ressuscité, la souffrance du temps n’est pas niée, mais elle est engloutie dans la gloire proche d’être révélée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela vaut, depuis la révélation des plaies du Ressuscité, pour chacun de nous, et pour toute la création — dont la parole de la foi promet la délivrance par la révélation des enfants de Dieu, à la suite du premier engendré d’entre les morts, le Christ ressuscité !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1 Pierre 1, 3-8 :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;3  Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus–Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a régénérés, pour une espérance vivante, par la résurrection de Jésus–Christ d’entre les morts,&lt;br /&gt;4  pour un héritage qui ne se peut ni corrompre, ni souiller, ni flétrir, lequel vous est réservé dans les cieux,&lt;br /&gt;5  à vous qui, par la puissance de Dieu, êtes gardés par la foi pour le salut prêt à être révélé dans les derniers temps !&lt;br /&gt;6  C’est là ce qui fait votre joie, quoique maintenant, puisqu’il le faut, vous soyez attristés pour un peu de temps par diverses épreuves,&lt;br /&gt;7  afin que l’épreuve de votre foi, plus précieuse que l’or périssable qui cependant est éprouvé par le feu, ait pour résultat la louange, la gloire et l’honneur, lorsque Jésus–Christ apparaîtra,&lt;br /&gt;8  lui que vous aimez sans l’avoir vu, en qui vous croyez sans le voir encore, vous réjouissant d’une joie ineffable et glorieuse.&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;R.P.&lt;br /&gt;Antibes, 01.05.11&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4539293390001197219-4145361883234384129?l=rolpoup2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rolpoup2.blogspot.com/feeds/4145361883234384129/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/05/la-marque-des-clous.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/4145361883234384129'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/4145361883234384129'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/05/la-marque-des-clous.html' title='La marque des clous'/><author><name>rolpoup</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02135611251205466793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_BMVtyheqQgw/S3J9f-BKlrI/AAAAAAAAAUo/YJi3A-cn8jE/S220/est-m%C3%A9diterrann%C3%A9e-or.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-zKUBAeoyXkI/TbyJNwyYyQI/AAAAAAAAA2k/s2kdfjzv4y0/s72-c/printemps.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4539293390001197219.post-8073249258610722211</id><published>2011-04-24T10:30:00.002+02:00</published><updated>2011-04-24T10:30:01.781+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Paul'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Matthieu'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='- Dimanches/Fêtes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='- Pâques'/><title type='text'>Du moment que vous êtes ressuscités avec le Christ...</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/-JQA_NKuqZpQ/TbKYI5ltiII/AAAAAAAAA2c/3RMm09xCVzU/s640/soleil.jpg" width="580" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Actes 10, 34-43 ; Psaume 118, 1-20 ; Colossiens 3, 1-4 ; Matthieu 28, 1-10&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Matthieu 28, 1-10&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;1  Après le sabbat, au commencement du premier jour de la semaine, Marie de Magdala et l’autre Marie vinrent voir le sépulcre.&lt;br /&gt;2  Et voilà qu’il se fit un grand tremblement de terre : l’ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre et s’assit dessus.&lt;br /&gt;3  Il avait l’aspect de l’éclair et son vêtement était blanc comme neige.&lt;br /&gt;4  Dans la crainte qu’ils en eurent, les gardes furent bouleversés et devinrent comme morts.&lt;br /&gt;5  Mais l’ange prit la parole et dit aux femmes : "Soyez sans crainte, vous. Je sais que vous cherchez Jésus, le crucifié.&lt;br /&gt;6  Il n’est pas ici, car il est ressuscité comme il l’avait dit; venez voir l’endroit où il gisait.&lt;br /&gt;7  Puis, vite, allez dire à ses disciples : Il est ressuscité des morts, et voici qu’il vous précède en Galilée ; c’est là que vous le verrez. Voilà, je vous l’ai dit."&lt;br /&gt;8  Quittant vite le tombeau, avec crainte et grande joie, elles coururent porter la nouvelle à ses disciples.&lt;br /&gt;9  Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : "Je vous salue." Elles s’approchèrent de lui et lui saisirent les pieds en se prosternant devant lui.&lt;br /&gt;10  Alors Jésus leur dit : "Soyez sans crainte. Allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront."&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Colossiens 3, 1-4&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;1  Du moment que vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez ce qui est en haut, là où se trouve le Christ, assis à la droite de Dieu ;&lt;br /&gt;2  fondez vos pensées en haut, non sur la terre.&lt;br /&gt;3  Vous êtes morts, en effet, et votre vie est cachée avec le Christ, en Dieu.&lt;br /&gt;4  Quand le Christ, votre vie, paraîtra, alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui en pleine gloire.&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;« Votre vie est cachée avec le Christ, en Dieu », écrit l’Apôtre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’est-ce qui nous constitue, que sommes-nous en réalité ? En réponse à cette question, nous confondons aisément notre être avec notre enveloppe temporelle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une enveloppe temporelle dont nous nous dépouillons déjà, au jour le jour de son vieillissement ; une enveloppe, qui s’use de toute façon, qui se dégrade de jour en jour ; jusqu’au moment où il faudra la quitter comme un vêtement qui a fait son temps (selon une image de Paul).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que dit l’Ange aux femmes dans la clarté du dimanche de Pâques ? « Il n’est pas ici ». Et pour qu’on ne s’y trompe pas, le corps, de toute façon, n’est pas là. Ce corps, cette enveloppe, qu’il a dépouillée à la croix. « Recherchez ce qui est en haut, là où se trouve le Christ », confirmera l’Apôtre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a dépouillé le corps temporel, provisoire, douloureux, et il s’est relevé d’entre les morts. Et pour que cela soit bien clair, le tombeau est vide : l’Ange en roule la pierre pour que nous n’y restions pas. Il vous précède en Galilée. La mission commence où demeurent les vôtres, les êtres humains, elle est où vous êtes envoyés, pas autour d’un tombeau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;« Il n’est pas ici » : c’est ce qu’a dit l’Ange aux embaumeuses. Allez chez vous, allez au bout du monde, dans la Cité terrestre, il vous y précède. Parce que ce qui vaut pour lui, et c’est là que son relèvement d’entre les morts est aussi un dévoilement, une révélation ; ce qui vaut pour lui, vaut, en lui, aussi pour nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Votre vie est cachée avec Christ en Dieu ». « Vous êtes ressuscités avec le Christ. » Notre vrai être n’est pas dans nos lambeaux de corps, mais en haut, avec lui, à la droite de Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui ne rend pas nos corps temporels insignifiants. Ils sont la manifestation visible de ce que nous sommes de façon cachée, en haut. Et le lieu de la solidarité. Le corps que le Christ s’est vu tisser dans le sein de la Vierge Marie manifeste dans notre temps ce qu’il est définitivement devant Dieu, et qui nous apparaît dans sa résurrection.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est un autre niveau de réalité, celui qui apparaît dans la résurrection. Or nous en sommes aussi, à notre tour de façon cachée. C’est cet autre niveau qu’il nous faut rechercher, pour y fonder notre vie et notre comportement dans le provisoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Quand le Christ, votre vie, paraîtra, alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui en pleine gloire », promet l’Apôtre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Vous connaissez la tradition de la souris : la souris qui vient emporter la dent de lait qu’a perdue l’enfant. Nos dents de lait (et nos dents d’adultes) sont-elles une partie de nous-même ? Réponse spontanée et irréfutable : oui, bien sûr ! Ah ! bon ? Quand on perd une dent, une partie de notre être part-elle avec la dent ? Réponse tout aussi irréfutable : non évidemment ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au matin, la dent emportée par la souris n’est plus là, remplacée par la promesse d’un lendemain de grand. Avec un cadeau, déposé à la place de la dent par la souris ; la souris qui par là, tel l’Ange du dimanche de Pâques, dit ainsi silencieusement à l’enfant : ne cherche plus ta dent, ton passé d’enfant est un peu mort cette nuit avec elle ; mais console-t-en par ce cadeau, et pars pour demain : ta vraie vie est cachée dans ton demain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La caravelle de Peter Pan, l’enfant qui ne voulait pas quitter l’enfance, s’envole irrémédiablement. Et les combats à la recherche d’un tombeau vide ne sont qu’autant de duels contre le capitaine Crochet du monde imaginaire ; autant de poursuites d’une dent que la souris a définitivement emportée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais que dégâts ont fait de tels combats, que de sang et de larmes à la recherche d’un hier révolu. Que de combats semblables ne menons-nous pas jusqu’à aujourd’hui !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant, elle nous est donnée, cette parole : « recherchez ce qui est en haut, là où se trouve le Christ, assis à la droite de Dieu ; fondez vos pensées en haut, non sur la terre. Vous êtes morts, en effet, et votre vie est cachée avec le Christ, en Dieu. Quand le Christ, votre vie, paraîtra, alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui en pleine gloire. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu’au matin de Pâques, les femmes ont reçu ce signe : « le corps n’était pas là » ; le signe est accompagné de cette parole, il prend sens de cette parole, comme le pain et le vin prennent sens des paroles qui les accompagnent – il vous précède en Galilée, sur vos routes humaines. Ici ce n’est pas la souris, mais Dieu lui-même qui donne ce signe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors désormais, « recherchez ce qui est en haut, là où se trouve le Christ, assis à la droite de Dieu ; fondez vos pensées en haut ». C’est-à-dire, contrairement à ce que laissent à penser certaines traductions : non pas : vivez en haut, comme dans les nuages de lendemains qui chantent, mais poursuivez votre route terrestre forts de ce que vous pouvez désormais fonder vos pensées en haut, dans la foi à la résurrection de Jésus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ni cadavre au tombeau ni caravelle de Peter Pan. Vous êtes morts avec Jésus et ressuscités avec lui. Ni cadavre au tombeau ni nostalgie dans l’imaginaire d’un passé qui ne reviendra pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Votre vie est cachée avec le Christ, en Dieu. Quand le Christ, votre vie, paraîtra, alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui en pleine gloire. » C’est à ce niveau de réalité-là qu’est notre vrai être. Vivre du mont de la transfiguration, où déjà avant Pâques, s’était manifesté le Christ de la résurrection, pour marcher sur les routes du provisoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que Dieu nous donne aujourd’hui de percevoir la présence du Ressuscité, et d’en concevoir le bonheur qu’ont connu les Apôtres au mont de la transfiguration. Et puisqu’on ne plante pas de tente au mont de la transfiguration, d’aller vers nos Galilée où nous précède le Ressuscité.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;R.P.&lt;br /&gt;Vence, Pâques, 24.04.11&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4539293390001197219-8073249258610722211?l=rolpoup2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rolpoup2.blogspot.com/feeds/8073249258610722211/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/04/du-moment-que-vous-etes-ressuscites.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/8073249258610722211'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/8073249258610722211'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/04/du-moment-que-vous-etes-ressuscites.html' title='Du moment que vous êtes ressuscités avec le Christ...'/><author><name>rolpoup</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02135611251205466793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_BMVtyheqQgw/S3J9f-BKlrI/AAAAAAAAAUo/YJi3A-cn8jE/S220/est-m%C3%A9diterrann%C3%A9e-or.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-JQA_NKuqZpQ/TbKYI5ltiII/AAAAAAAAA2c/3RMm09xCVzU/s72-c/soleil.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4539293390001197219.post-1224835265095630080</id><published>2011-04-22T20:00:00.006+02:00</published><updated>2011-04-22T20:00:01.341+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='- Vendredi saint'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Matthieu'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='- Dimanches/Fêtes'/><title type='text'>Vendredi saint - "des ténèbres sur toute la Terre"</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/-HWq7MfS8OSg/TbGYSf1PZDI/AAAAAAAAA2Y/xnjhZiMK-e0/s640/sth2.jpg" width="580" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lamentations 3.34-40 ; Psaume 150 ; Matthieu 27, 1-61&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Matthieu 27, 1-61&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;1  Le matin venu, tous les grands prêtres et les anciens du peuple tinrent conseil contre Jésus pour le faire condamner à mort.&lt;br /&gt;2  Puis ils le lièrent, ils l’emmenèrent et le livrèrent au gouverneur Pilate.&lt;br /&gt;[…]&lt;br /&gt;11  Jésus comparut devant le gouverneur. Le gouverneur l’interrogea: "Es-tu le roi des Judéens?" Jésus déclara: "C’est toi qui le dis";&lt;br /&gt;12  mais aux accusations que les grands prêtres et les anciens portaient contre lui, il ne répondit rien.&lt;br /&gt;13  Alors Pilate lui dit: "Tu n’entends pas tous ces témoignages contre toi?"&lt;br /&gt;14  Il ne lui répondit sur aucun point, de sorte que le gouverneur était fort étonné.&lt;br /&gt;15  A chaque fête, le gouverneur avait coutume de relâcher à la foule un prisonnier, celui qu’elle voulait.&lt;br /&gt;16  On avait alors un prisonnier fameux, qui s’appelait Jésus Barabbas.&lt;br /&gt;17  Pilate demanda donc à la foule rassemblée: "Qui voulez-vous que je vous relâche, Jésus Barabbas ou Jésus qu’on appelle Messie?"&lt;br /&gt;18  Car il savait qu’ils l’avaient livré par jalousie.&lt;br /&gt;19  Pendant qu’il siégeait sur l’estrade, sa femme lui fit dire: "Ne te mêle pas de l’affaire de ce juste! Car aujourd’hui j’ai été tourmentée en rêve à cause de lui."&lt;br /&gt;20  Les grands prêtres et les anciens persuadèrent les foules de demander Barabbas et de faire périr Jésus.&lt;br /&gt;21  Reprenant la parole, le gouverneur leur demanda: "Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche?" Ils répondirent: "Barabbas."&lt;br /&gt;22  Pilate leur demande: "Que ferai-je donc de Jésus, qu’on appelle Messie?" Ils répondirent tous: "Qu’il soit crucifié!"&lt;br /&gt;23  Il reprit: "Quel mal a-t-il donc fait?" Mais eux criaient de plus en plus fort: "Qu’il soit crucifié!"&lt;br /&gt;24  Voyant que cela ne servait à rien, mais que la situation tournait à la révolte, Pilate prit de l’eau et se lava les mains en présence de la foule, en disant: "Je suis innocent de ce sang. C’est votre affaire!"&lt;br /&gt;25  Tout le peuple répondit: "Nous prenons son sang sur nous et sur nos enfants!"&lt;br /&gt;26  Alors il leur relâcha Barabbas. Quant à Jésus, après l’avoir fait flageller, il le livra pour qu’il soit crucifié.&lt;br /&gt;27  Alors les soldats du gouverneur, emmenant Jésus dans le prétoire, rassemblèrent autour de lui toute la cohorte.&lt;br /&gt;28  Ils le dévêtirent et lui mirent un manteau écarlate;&lt;br /&gt;29  avec des épines, ils tressèrent une couronne qu’ils lui mirent sur la tête, ainsi qu’un roseau dans la main droite; s’agenouillant devant lui, ils se moquèrent de lui en disant: "Salut, roi des Judéens!"&lt;br /&gt;30  Ils crachèrent sur lui, et, prenant le roseau, ils le frappaient à la tête.&lt;br /&gt;31  Après s’être moqués de lui ils lui enlevèrent le manteau et lui remirent ses vêtements. Puis ils l’emmenèrent pour le crucifier.&lt;br /&gt;32  Comme ils sortaient, ils trouvèrent un homme de Cyrène, nommé Simon; ils le requirent pour porter la croix de Jésus.&lt;br /&gt;33  Arrivés au lieu-dit Golgotha, ce qui veut dire lieu du Crâne,&lt;br /&gt;34  ils lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel. L’ayant goûté, il ne voulut pas boire.&lt;br /&gt;35  Quand ils l’eurent crucifié, ils partagèrent ses vêtements en tirant au sort.&lt;br /&gt;36  Et ils étaient là, assis, à le garder.&lt;br /&gt;37  Au-dessus de sa tête, ils avaient placé le motif de sa condamnation, ainsi libellé: "Celui-ci est Jésus, le roi des Judéens."&lt;br /&gt;38  Deux bandits sont alors crucifiés avec lui, l’un à droite, l’autre à gauche.&lt;br /&gt;39  Les passants l’insultaient, hochant la tête&lt;br /&gt;40  et disant: "Toi qui détruis le sanctuaire et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même, si tu es le Fils de Dieu, et descends de la croix!"&lt;br /&gt;41  De même, avec les scribes et les anciens, les grands prêtres se moquaient:&lt;br /&gt;42  "Il en a sauvé d’autres et il ne peut pas se sauver lui-même! Il est Roi d’Israël, qu’il descende maintenant de la croix, et nous croirons en lui!&lt;br /&gt;43  Il a mis en Dieu sa confiance, que Dieu le délivre maintenant, s’il l’aime, car il a dit: Je suis Fils de Dieu!&lt;br /&gt;44  Même les bandits crucifiés avec lui l’injuriaient de la même manière.&lt;br /&gt;45  A partir de midi, il y eut des ténèbres sur toute la terre jusqu’à trois heures.&lt;br /&gt;46  Vers trois heures, Jésus s’écria d’une voix forte: "Eli, Eli, lema sabaqthani," c’est-à-dire Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné?"&lt;br /&gt;47  Certains de ceux qui étaient là disaient, en l’entendant: "Le voilà qui appelle Elie!"&lt;br /&gt;48  Aussitôt l’un d’eux courut prendre une éponge qu’il imbiba de vinaigre; et, la fixant au bout d’un roseau, il lui présenta à boire.&lt;br /&gt;49  Les autres dirent: "Attends! Voyons si Elie va venir le sauver."&lt;br /&gt;50  Mais Jésus, criant de nouveau d’une voix forte, rendit l’esprit.&lt;br /&gt;51  Et voici que le voile du sanctuaire se déchira en deux du haut en bas; la terre trembla, les rochers se fendirent;&lt;br /&gt;52  les tombeaux s’ouvrirent, les corps de nombreux saints défunts ressuscitèrent:&lt;br /&gt;53  sortis des tombeaux, après sa résurrection, ils entrèrent dans la ville sainte et apparurent à un grand nombre de gens.&lt;br /&gt;54  A la vue du tremblement de terre et de ce qui arrivait, le centurion et ceux qui avec lui gardaient Jésus furent saisis d’une grande crainte et dirent: "Vraiment, celui-ci était Fils de Dieu."&lt;br /&gt;55  Il y avait là plusieurs femmes qui regardaient à distance; elles avaient suivi Jésus depuis les jours de Galilée en le servant;&lt;br /&gt;56  parmi elles se trouvaient Marie de Magdala, Marie la mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée.&lt;br /&gt;57  Le soir venu, arriva un homme riche d’Arimathée, nommé Joseph, qui lui aussi était devenu disciple de Jésus.&lt;br /&gt;58  Cet homme alla trouver Pilate et demanda le corps de Jésus. Alors Pilate ordonna de le lui remettre.&lt;br /&gt;59  Prenant le corps, Joseph l’enveloppa dans une pièce de lin pur&lt;br /&gt;60  et le déposa dans le tombeau tout neuf qu’il s’était fait creuser dans le rocher; puis il roula une grosse pierre à l’entrée du tombeau et s’en alla.&lt;br /&gt;61  Cependant Marie de Magdala et l’autre Marie étaient là, assises en face du sépulcre.&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;La mort de Jésus est l'aboutissement d'un procès qui a largement révélé la disproportion entre la promesse accomplie et une attente qui n'était pas à la mesure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela atteint son comble dans le contraste entre des ignorants en train de se moquer et les premiers signes du monde éternel en train d'entrer dans l'histoire. Signes à la fois terrifiants et merveilleux : le voile du Temple se déchire, la terre tremble, des tombeaux s'ouvrent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et en premier lieu, « des ténèbres sur toute la terre » (27:45). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Décidément quelque chose n’est pas à la mesure ordinaire. Déjà lors du procès qui a conduit ici, éclatait le quiproquo. Comme le disait le Psaume 2, tous se sont ligués contre le Messie ; et, au jour de la crucifixion, c'est là le comble, sans vraiment s'en rendre compte. Les responsables d'Israël, censés être les représentants d'une nation farouchement opposée au paganisme romain, se montrent comme étant en fait fort proches des Romains ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le conflit semble être ainsi dans une large mesure celui qui oppose ceux qui ont des positions élevées et bien assises, au peuple dont l'espérance qu'il porte en Jésus commence à être jugée par trop dangereuse. Et finalement, devant le décalage qui va s'avérer exister entre le Royaume du Christ et les espérances populaires, les chefs religieux parviendront à retourner le peuple sans trop de difficultés contre celui qui est porteur de quelque chose de bien plus grand que ses faibles espérances, nos faibles espérances, contre lesquelles nous savons si peu espérer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On connaît le prétexte religieux qu'ont invoqué les prêtres pour livrer Jésus : le blasphème : il s'est identifié au Fils de l'Homme de Daniel (Matt. 26:64-65 - cf. Marc 14:62-63, Luc 22:69-71). Le Fils de l'Homme est alors un personnage céleste, image éternelle de Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est fort probable qu'en fait, les Sadducéens, dont sont les prêtres en général, ne croient pas à ces traditions populaires sur le "Fils de l'Homme" des apocalypses. Et pourtant lorsque Jésus s'applique à lui-même une citation de Daniel sur le Fils de l'Homme, le grand prêtre crie au blasphème.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a là vraisemblablement une bonne part d'intention démagogique, comme dans son geste spectaculaire — déchirer son vêtement. Par "réalisme", les prêtres et les Hérodiens, plus ou moins à la botte des Romains, et adversaires privilégiés de Jésus, peuvent fort bien s'accommoder de la croyance populaire au personnage céleste du Fils de l'Homme. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais voilà que cet être céleste devient concret, en Jésus Christ (Apocalypse 1:8) ; la chose peut devenir dangereuse, subversive, surtout si ce Jésus rassemble les espérances messianiques du peuple ; et d'autant plus que les Romains s'en inquiètent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, le sous-entendu de Caïphe peut porter : le Fils de l'Homme auquel croit le petit peuple est un personnage céleste. On s'attend à le voir descendre du ciel dans le Temple ; Jésus, déjà au désert, a refusé la tentation de se présenter ainsi, en héros triomphant (Matt. 4:5-7).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce Jésus en train de comparaître n'a vraiment pas l'apparence du héros céleste, image éternelle de Dieu : il est au contraire humilié, méprisé, apparemment impuissant. Sa prétention à la filiation divine, sa référence au titre divin de Fils de l'Homme peut sembler on ne peut plus blasphématoire : ce prétendu Fils de l'Homme n'a pas fière allure !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et le comportement du grand prêtre porte sans doute son effet. Car au fond, Jésus affole, et plus que les seuls prêtres et autres Hérodiens, assimilés, eux, aux Romains (Matthieu ne mentionne même pas Hérode au procès). Jésus n'admet aucune concession : surtout, certes, pas aux Romains et à leurs partisans au pouvoir, mais pas non plus aux zélotes, dont il semble pourtant plus proche, dont il ne se sépare, apparemment, que sur les moyens : ce n'est pas par la force, mais par l'Esprit de Dieu et par la douceur que le Royaume espéré sera instauré. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La crainte la plus nette n'en est pas moins le fait des prêtres : "s'il continue les Romains vont nous détruire". On le livrera donc aux Romains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Et de cette façon s'explique l'attitude de Pilate. Pilate ne comprend pas : "qu'as tu fait, que les tiens te livrent à moi ?" Ou : "qu'en saurais-je de ta messianité, de ta royauté ? moi je ne suis pas juif... vous avez votre Loi, etc." Sous-entendu : "réglez donc cela entre vous !"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et Pilate s'affolera de plus en plus. Les grands prêtres d'une nation censée être fort anti-romaine iront jusqu'à confesser n'avoir de roi que César (Jean 19:15) ! Pilate ne peut qu'y trouver confirmation dans son sentiment qu'il y a mystère derrière le procès de cet homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Dans cette fuite en avant, dans ce dévoilement des cœurs, le nœud du problème est manifesté : Jésus porte l'épée qui tranche, là où s'effectue le partage entre le confort de ce monde et le mystère déroutant de la Vérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c'est là le problème que pose Jésus par son silence devant ce Pilate perplexe : son Royaume n'est pas de ce monde. En d'autres termes : les grands prêtres, quoique Judéens, qui me livrent à toi, et les Romains, même combat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Vérité est d'au-delà des attentes mesquines et des pouvoirs passagers de ce monde qui passe. La Vérité ne peut qu'être exclue, condamnée, mais pour une condamnation qui est son triomphe, triomphe par rapport au monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car dans cette condamnation éclate le fait que la Vérité exclue est la condamnation du monde. Lorsque le Christ est exclu, c'est le monde et celui qui le séduit qui est jeté hors de sa lumière : «&amp;nbsp;il y eut des ténèbres sur toute la terre ». Lorsque le monde de la vanité, de l'apparence, et des pouvoirs transitoires, s'imagine réduire à l'impuissance celui dont il cloue les mains, il ignore tout de ce qui est en train de se passer : Dieu est en train d'élever Jésus dans sa gloire, par le mystère de cette crucifixion (cf. Jean 12:32-33).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque la lumière du monde est élevée de la terre, la terre entre dans les ténèbres (27:45).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors Dieu fait éclater la Vérité, qui dépasse infiniment les préoccupations de nos fausses vérités. Mieux peut-être que Pilate au procès, le centurion entrevoit cela et en conçoit de la crainte : "Il était vraiment le Fils de Dieu" (27:54).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au milieu du chaos, des cris et des moqueries, s'esquisse un autre ordre, irréfutable : c'est là que Dieu se révèle. C'est là, là seulement qu'il ne peut qu'être. Là est son parti : la justice, la pureté, fût-elle voilée dans les sarcasmes : là est la puissance de Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;C'est ainsi qu'apparaît dans l'Histoire cette Vérité qu'a perçue Daniel dans la vision céleste. L'Apocalypse nous le dévoile comme l'être mystérieux dont Jésus ne cessait de parler à ses disciples : le Fils de l'Homme. Il est dans les cieux, selon la Révélation prophétique, un être céleste, comme un Fils d'Homme, qui reçoit la domination sur toutes choses, une domination éternelle, une domination qui est celle de Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et Jésus ne cessait de parler de ce Fils de l'Homme, mais d'une façon dont certains hésitent à penser qu'il s'agisse de lui : il en parle à la troisième personne. Avec des allusions pourtant de plus en plus claires : "il faut que le Fils de l'Homme soit élevé" (Jean 12:34). On commence à comprendre alors qu'il parle peut-être de lui-même. L'élévation en question ici s'avèrera alors être sa crucifixion : les disciples le relèveront après : "il disait cela pour indiquer de quelle mort il devait mourir" (dira Jean 13:33).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Caïphe ne s'y est pas trompé : "vous verrez le Fils de l'Homme venir sur les nuées" lui a dit Jésus. Il blasphème a répondu Caïphe (Matthieu 26:64-65).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Apocalypse a compris la même chose que Caïphe, mais y croit. Il est l'Alpha et l'Omega, celui qui est qui était et qui vient, celui-là même qui a versé son sang, voici qu'il vient sur les nuées" (Apocalypse 1:5-8). Il est le rédempteur qu'a vu le Livre de Job, celui qui se lève au dernier jour, présent avant même la fondation du monde. C'est pourquoi il est l’exaucement de toutes nos prières, le dévoilement de sa propre prière au Gethsémani.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est ainsi son sang est notre salut, selon le vrai sens de ce qu’a dit le peuple : "Nous prenons son sang sur nous et sur nos enfants!" (27:25). Malgré l’affreux contresens de la lecture historique de cette prière du peuple, il n’y a en effet rien d’autre que salut et bénédiction de Dieu sous le sang versé pour que nous ayons la vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Se dessine le fond du dévoilement, "de l'Apocalypse" du Fils de l'Homme : l'élévation dans l'abaissement — la croix (Jean 12:32-33). Le Fils de l'Homme qui est dans les cieux est cet humble témoin de la Vérité dans le concret. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Loin de nos vanités, inaccessible, il nous est, étrangement, infiniment proche, lui qui est cette Parole éternelle demeurant avec Dieu avant la fondation du monde. Or c'est cette Parole dont Paul écrit à l'Église de Rome (Romains 10) qu'elle est toute proche, celle de la foi : "Quiconque croit en lui ne sera pas confus... quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé" (Ésaïe 28:16, Joël 3:5, Romains 10:11,13).&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;RP&lt;br /&gt;Vence, Vendredi saint, 22.04.11&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4539293390001197219-1224835265095630080?l=rolpoup2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rolpoup2.blogspot.com/feeds/1224835265095630080/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/04/vendredi-saint-des-tenebres-sur-toute.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/1224835265095630080'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/1224835265095630080'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/04/vendredi-saint-des-tenebres-sur-toute.html' title='Vendredi saint - &quot;des ténèbres sur toute la Terre&quot;'/><author><name>rolpoup</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02135611251205466793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_BMVtyheqQgw/S3J9f-BKlrI/AAAAAAAAAUo/YJi3A-cn8jE/S220/est-m%C3%A9diterrann%C3%A9e-or.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-HWq7MfS8OSg/TbGYSf1PZDI/AAAAAAAAA2Y/xnjhZiMK-e0/s72-c/sth2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4539293390001197219.post-3118805186445499741</id><published>2011-04-21T20:00:00.001+02:00</published><updated>2011-04-21T21:55:09.085+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Matthieu'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='- Jeudi saint'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='- Dimanches/Fêtes'/><title type='text'>La prière de Jésus au jeudi saint. Quel exaucement ?</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/-Pm8b-dvERJk/Ta_bHViSjiI/AAAAAAAAA2U/Q3pqgNfN0Nc/s640/sth4.jpg" width="580" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lamentations 3, 22-33 ; Psaume 149 ; Matthieu 26, 36-75&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Matthieu 26, 36-75&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;36  Là-dessus, Jésus arrive avec eux au lieu dit Gethsémani et il dit aux disciples : Asseyez-vous ici, pendant que je m’éloignerai pour prier. &lt;br /&gt;37  Il prit avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée. Il commença alors à éprouver la tristesse et l’angoisse, &lt;br /&gt;38  et il leur dit : Je suis triste à mourir ; demeurez ici et veillez avec moi. &lt;br /&gt;39  Puis il s’avança un peu, tomba face contre terre et pria ainsi : Mon Père, si c’est possible, que cette coupe s’éloigne de moi ! Toutefois, non pas comme moi, je veux, mais comme toi, tu veux. &lt;br /&gt;40  Il vient vers les disciples, qu’il trouve endormis ; il dit alors à Pierre : Vous n’avez donc pas été capables de veiller une heure avec moi ! &lt;br /&gt;41  Veillez et priez, afin de ne pas entrer dans l’épreuve ; l’esprit est ardent, mais la chair est faible. &lt;br /&gt;42  Il s’éloigna une deuxième fois et pria ainsi : Mon Père, s’il n’est pas possible que cette coupe s’éloigne sans que je la boive, que ta volonté soit faite ! &lt;br /&gt;43  Il revint et les trouva encore endormis ; car ils avaient les yeux lourds. &lt;br /&gt;44  Il les quitta, s’éloigna de nouveau et pria pour la troisième fois en répétant les mêmes paroles. &lt;br /&gt;45  Puis il vient vers les disciples et leur dit : Vous dormez encore, vous vous reposez ! L’heure s’est approchée ; le Fils de l’homme est livré aux pécheurs. &lt;br /&gt;46  Levez-vous, allons ; celui qui me livre s’est approché.&lt;br /&gt;47  Il parlait encore quand Judas, l’un des Douze, arriva, et avec lui une grande foule armée d’épées et de bâtons, envoyée par les grands prêtres et par les anciens du peuple. &lt;br /&gt;48  Celui qui le livrait leur avait donné ce signe : Celui que j’embrasserai, c’est lui ; arrêtez-le. &lt;br /&gt;49  Aussitôt il s’approcha de Jésus et lui dit : Bonjour, Rabbi ! Et il l’embrassa. &lt;br /&gt;50  Jésus lui dit : Mon ami, ce que tu es venu faire, fais-le. Alors ces gens s’avancèrent, mirent la main sur Jésus et l’arrêtèrent.&lt;br /&gt;51  Un de ceux qui étaient avec Jésus étendit la main, tira son épée, frappa l’esclave du grand prêtre et lui emporta l’oreille. &lt;br /&gt;52  Alors Jésus lui dit : Remets ton épée à sa place ; car tous ceux qui prennent l’épée disparaîtront par l’épée. &lt;br /&gt;53  Penses-tu que je ne puisse pas supplier mon Père, qui me fournirait à l’instant plus de douze légions d’anges ? &lt;br /&gt;54  Comment donc s’accompliraient les Ecritures, d’après lesquelles il doit en être ainsi ?&lt;br /&gt;55  A ce moment, Jésus dit aux foules : Vous êtes sortis pour vous emparer de moi avec des épées et des bâtons, comme si j’étais un bandit. Tous les jours j’étais assis dans le temple pour enseigner, et vous n’êtes pas venus m’arrêter. &lt;br /&gt;56  Mais tout cela est arrivé pour que soient accomplies les Ecritures des prophètes.&lt;br /&gt;Alors tous les disciples l’abandonnèrent et prirent la fuite.&lt;br /&gt;57  Ceux qui avaient arrêté Jésus l’emmenèrent chez le grand prêtre Caïphe ; là, les scribes et les anciens se rassemblèrent. &lt;br /&gt;58  Pierre le suivait de loin, jusqu’au palais du grand prêtre ; il entra dans la cour et s’assit avec les gardes, pour voir comment cela finirait.&lt;br /&gt;59  Les grands prêtres et tout le sanhédrin cherchaient un faux témoignage contre Jésus, pour le faire mettre à mort. &lt;br /&gt;60  Mais ils n’en trouvèrent pas, quoique beaucoup de faux témoins se soient présentés. Enfin il en vint deux &lt;br /&gt;61  qui dirent : Il a dit : « Je peux détruire le sanctuaire de Dieu et reconstruire en trois jours. » &lt;br /&gt;62  Le grand prêtre se leva et lui dit : Tu ne réponds rien ? Que dis-tu des témoignages que ces gens portent contre toi ? &lt;br /&gt;63  Jésus gardait le silence. Le grand prêtre lui dit : Je t’adjure par le Dieu vivant de nous dire si c’est toi qui es le Christ, le Fils de Dieu. &lt;br /&gt;64  Jésus lui répondit : C’est toi qui l’as dit. Mais, je vous le dis, désormais vous verrez le Fils de l’homme assis à la droite de la Puissance et venant sur les nuées du ciel. &lt;br /&gt;65  Alors le grand prêtre déchira ses vêtements en disant : Il a blasphémé. Qu’avons-nous encore besoin de témoins ? Vous venez d’entendre son blasphème. Qu’en pensez-vous ?&lt;br /&gt;66  Ils répondirent : Il est passible de mort.&lt;br /&gt;67  Là-dessus, ils lui crachèrent au visage et lui donnèrent des coups de poing ; d’autres le giflèrent, en disant : &lt;br /&gt;68  Fais le prophète pour nous, Christ ! Dis-nous qui t’a frappé !&lt;br /&gt;69  Pierre, lui, était assis dehors, dans la cour. Une servante s’approcha de lui et dit : Toi aussi, tu étais avec Jésus le Galiléen. &lt;br /&gt;70  Mais il le nia devant tous, en disant : Je ne sais pas ce que tu veux dire. &lt;br /&gt;71  Comme il se dirigeait vers le porche, une autre le vit et dit à ceux qui se trouvaient là : Il était avec Jésus le Nazoréen. &lt;br /&gt;72  Il le nia encore en jurant : Je ne connais pas cet homme ! &lt;br /&gt;73  Peu après, ceux qui étaient là s’approchèrent et dirent à Pierre : Vraiment, toi aussi tu es de ces gens-là, ta façon de parler le montre bien. &lt;br /&gt;74  Alors il se mit à jurer, sous peine de malédiction : Je ne connais pas cet homme ! Aussitôt un coq chanta.&lt;br /&gt;75  Pierre se souvint de la parole que Jésus avait dite : Avant qu’un coq ait chanté, tu m’auras renié par trois fois. Il sortit, et dehors il pleura amèrement.&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Jésus s’éloigna de nouveau et pria pour la troisième fois en répétant les mêmes paroles : « Mon Père, si c’est possible, que cette coupe s’éloigne de moi ! Toutefois, non pas comme moi, je veux, mais comme toi, tu veux… Mon Père, s’il n’est pas possible que cette coupe s’éloigne sans que je la boive, que ta volonté soit faite ! » (v. 39, 42, 44)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par trois fois. Une parole qui rappelle Paul (2 Co 12) : par trois fois je l’ai prié d’éloigner mon écharde. Réponse : ma grâce te suffit. Une prière de Paul réitérée trois fois, et non-exaucée, apparemment. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même que pour Jésus au Jeudi saint ! La coupe sera amère. Jusqu’à la mort, avec le sentiment d’abandon le plus terrible, marqué déjà dans la trahison de Juda, puis dans le reniement de Pierre… abandon criant dans la calomnie et les fausses accusations qui nous contraignent à ne jamais croire ce qu’on nous dit sur quiconque, surtout si cela est unanime. Cela est déjà une vérité du talmud, que le sanhédrin lui-même a ignoré au jour du procès de Jésus : « si tout le monde est trop vite d'accord pour condamner un prévenu, alors mieux vaut le libérer, car tout jugement unanime est suspect. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est tout cela que Jésus va affronter jusqu’à la mort ! Alors il prie. Mais a-t-il été exaucé ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Prier », le mot français vient du latin « precarius », qui désigne non seulement la prière, mais aussi, et avant tout, ce qui est précaire, passager, étranger. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La situation de précarité est celle de la prière : c’est celle de Jésus au Gethsémani.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La précarité instaure dans notre quotidien cette réalité : nous sommes en ce monde en situation d'exilés, en situation d’emprunt, étrangers, « passagers et errants sur la Terre ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une réalité qui nous concerne tous, quelle que soit notre origine, notre religion, ou la nature de notre foi. C'est ainsi que « nous ne sommes pas de ce monde », qui que nous soyons : notre précarité, fût-on riche à foison, croirait-on — par peur peut-être de cette précarité, se mettre à l’abri par l’illusion de thésaurisation, quitte à priver autrui du minimum — ; notre précarité n’en est pas moins un fait, qui nous est rappelé à l’angle de chaque souffrance, autant de signaux clignotants qui nous alertent : nous allons tous mourir, peut-être dans la douleur. Jésus nous y a rejoints. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui peut se traduire par la précarité au sens propre, donc, voire par la douleur, voire encore par la persécution : le disciple n’est pas plus grand que son maître. Comme chrétiens, ayant entendu de Jésus cet enseignement, nous sommes censés le savoir, dit-il : « vous n'êtes pas de ce monde » ; et plus précisément concernant donc la persécution : « si le monde vous hait, c'est que vous n'êtes pas du monde »… comme je n’en suis pas et en serais donc expulsé ! avait-il précisé en substance. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme la souffrance subie est signe d’étrangeté au monde, ceux qui font souffrir, qui n'aiment pas, qui haïssent, qui relèguent autrui dans la précarité, le font parce qu'ils se croient du monde, qu’ils se croient non-précaires ! Quel est en effet le motif commun pour persécuter, ou mépriser quelqu'un ? Tout simplement penser qu'il n'est pas à sa place avec nous, pas à sa place chez nous — chez nous, c'est-à-dire, finalement, où, sinon en ce monde ? Expulsé jusqu’à la croix…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là c'est Jésus qui console tout rejeté en lui rappelant : « tu n'est pas de ce monde, comme moi je ne suis pas du monde. Si tu étais du monde, le monde aimerait ce qui est à lui ». Mais voilà, en attendant l'entrée concrète, vécue, dans cette consolation que procure Jésus, subsiste la douleur. Car avant d'en arriver là, à cette consolation, il est tout un cheminement, — c'est le cheminement de la prière… Le chemin du précaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Face au silence céleste — celui que confrontera Jésus —, on sera alors peut-être tenté de dire : ces maux qui nous tombent dessus, incompréhensibles, l'auteur n'en est-il pas le diable ? Car derrière la trahison, les calomnies, le procès joué d’avance, il y a le diable, sous le pouvoir duquel gît le monde entier (1 Jean 5, 19).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’auteur ultime du mal qui assaille Jésus serait donc le diable ? Croire cela serait aller un peu vite en besogne : Dieu serait-il impuissant face au diable ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déjà le livre de Job nous a interdit un tel raccourci : le diable, dès le départ de l'épreuve (Job 1), a obtenu l'autorisation, on pourrait dire l'investiture divine pour accomplir sa tâche de subalterne. Job ne s'y trompe d'ailleurs pas, qui affirme : « la main de Dieu m'a frappé » (Job 19, 21). C’est de la même façon que Jésus, au cœur la menace et de la pesanteur diaboliques, s’adresse à son Père seul… Déjà celui que le monde, dominé par le diable, croit expulser, a pris la voie de la victoire. Déjà c’est en fait le Prince de ce monde qui est en passe d’être expulsé là où il croyait expulser Jésus. Et nous y avons tous pris part. Il est seul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la suite de Jésus, il ne nous reste qu'à nous rendre au constat qui est déjà celui du livre de Job, constat douloureux, incompréhensible, révoltant, face auquel Job n’a perçu qu'un recours, apparemment aussi étrange : « C'est Dieu que j'implore avec larmes » (16, 20) ; recours scellé dans une certitude : « je sais que mon rédempteur est vivant, et qu'il se lèvera au dernier jour » (19, 25). C’est là l’exaucement de Job.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh bien, c’est là de même, mais avec une portée insoupçonnée, l’exaucement de la prière de Jésus — qui ne lui épargne pas la coupe qu’il doit boire, pas plus qu’il n’avait épargné Job — : l’exaucement est celui du rédempteur que prophétise le Livre de Job, celui qui se lève au dernier jour, vivant et triomphant de la mort, laissant son tombeau vide. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jésus apparemment non exaucé ? Mais il est en fait lui-même l’exaucement de toute prière, de sa propre prière : cet exaucement est la Croix, il est caché dans la Croix — avant d’être dévoilé dans sa résurrection.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;RP,&lt;br /&gt;Antibes, Jeudi saint, 21.04.11&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4539293390001197219-3118805186445499741?l=rolpoup2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rolpoup2.blogspot.com/feeds/3118805186445499741/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/04/la-priere-de-jesus-au-jeudi-saint-quel.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/3118805186445499741'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/3118805186445499741'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/04/la-priere-de-jesus-au-jeudi-saint-quel.html' title='La prière de Jésus au jeudi saint. Quel exaucement ?'/><author><name>rolpoup</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02135611251205466793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_BMVtyheqQgw/S3J9f-BKlrI/AAAAAAAAAUo/YJi3A-cn8jE/S220/est-m%C3%A9diterrann%C3%A9e-or.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-Pm8b-dvERJk/Ta_bHViSjiI/AAAAAAAAA2U/Q3pqgNfN0Nc/s72-c/sth4.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4539293390001197219.post-3817068119222477483</id><published>2011-04-19T23:00:00.001+02:00</published><updated>2011-04-19T23:00:26.139+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Matthieu'/><title type='text'>Inopportun appel de Dieu !…</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/-cz8P0ZYGP2U/Ta33mvWRMmI/AAAAAAAAA2Q/UfaSEsdS_vA/s640/sth5.jpg" width="580" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Matthieu 21, 28 – 22, 14&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;28  Qu’en pensez-vous ? Un homme avait deux fils ; il s’adressa au premier et dit : Mon enfant, va travailler dans la vigne aujourd’hui.&lt;br /&gt;29  Celui-ci répondit : « Je ne veux pas. » Plus tard, il fut pris de remords, et il y alla. &lt;br /&gt;30  L’homme s’adressa alors au second et lui dit la même chose. Celui-ci répondit : « Bien sûr, maître. » Mais il n’y alla pas. &lt;br /&gt;31  Lequel des deux a fait la volonté du père ? Ils répondirent : Le premier. Jésus leur dit : Amen, je vous le dis, les collecteurs des taxes et les prostituées vous devancent dans le royaume de Dieu.&lt;br /&gt;32  Car Jean est venu à vous par la voie de la justice, et vous ne l’avez pas cru. Ce sont les collecteurs des taxes et les prostituées qui l’ont cru, et vous qui avez vu cela, vous n’avez pas eu de remords par la suite : vous ne l’avez pas cru davantage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;33  "Écoutez une autre parabole. Il y avait un propriétaire qui planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et bâtit une tour ; puis il la donna en fermage à des vignerons et partit en voyage.&lt;br /&gt;34  Quand le temps des fruits approcha, il envoya ses serviteurs aux vignerons pour recevoir les fruits qui lui revenaient.&lt;br /&gt;35  Mais les vignerons saisirent ces serviteurs ; l’un, ils le rouèrent de coups ; un autre, ils le tuèrent ; un autre, ils le lapidèrent.&lt;br /&gt;36  Il envoya encore d’autres serviteurs, plus nombreux que les premiers ; ils les traitèrent de même.&lt;br /&gt;37  Finalement, il leur envoya son fils, en se disant: Ils respecteront mon fils.&lt;br /&gt;38  Mais les vignerons, voyant le fils, se dirent entre eux : C’est l’héritier. Venez ! Tuons-le et emparons-nous de l’héritage.&lt;br /&gt;39  Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent.&lt;br /&gt;40  Eh bien ! lorsque viendra le maître de la vigne, que fera-t-il à ces vignerons-là ?"&lt;br /&gt;41  Ils lui répondirent : "Il fera périr misérablement ces misérables, et il donnera la vigne en fermage à d’autres vignerons, qui lui remettront les fruits en temps voulu."&lt;br /&gt;42  Jésus leur dit : "N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs, c’est elle qui est devenue la pierre angulaire ; c’est là l’œuvre du Seigneur: Quelle merveille à nos yeux. (Ps 118, 22-23 ; És 28, 16)&lt;br /&gt;43  Aussi je vous le déclare : le Royaume de Dieu vous sera enlevé, et il sera donné à un peuple qui en produira les fruits. &lt;br /&gt;44Quiconque tombera sur cette pierre s’y brisera, et celui sur qui elle tombera, elle l’écrasera.&lt;br /&gt;45Après avoir entendu ses paraboles, les grands prêtres et les pharisiens comprirent que c’était d’eux qu’il parlait ; 46ils cherchaient à le faire arrêter, mais ils eurent peur des foules, parce qu’elles le tenaient pour un prophète.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1  Et Jésus se remit à leur parler en paraboles:&lt;br /&gt;2  "Il en va du Royaume des cieux comme d’un roi qui fit un festin de noces pour son fils.&lt;br /&gt;3  Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités. Mais eux ne voulaient pas venir.&lt;br /&gt;4  Il envoya encore d’autres serviteurs chargés de dire aux invités: Voici, j’ai apprêté mon banquet; mes taureaux et mes bêtes grasses sont égorgés, tout est prêt, venez aux noces.&lt;br /&gt;5  Mais eux, sans en tenir compte, s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce;&lt;br /&gt;6  les autres, saisissant les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent.&lt;br /&gt;7  Le roi se mit en colère; il envoya ses troupes, fit périr ces assassins et incendia leur ville.&lt;br /&gt;8  Alors il dit à ses serviteurs: La noce est prête, mais les invités n’en étaient pas dignes.&lt;br /&gt;9  Allez donc aux places d’où partent les chemins et convoquez à la noce tous ceux que vous trouverez.&lt;br /&gt;10  Ces serviteurs s’en allèrent par les chemins et rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, mauvais et bons. Et la salle de noce fut remplie de convives.&lt;br /&gt;11  Entré pour regarder les convives, le roi aperçut là un homme qui ne portait pas de vêtement de noce.&lt;br /&gt;12  Mon ami, lui dit-il, comment es-tu entré ici sans avoir de vêtement de noce? Celui-ci resta muet.&lt;br /&gt;13  Alors le roi dit aux servants: Jetez-le, pieds et poings liés, dans les ténèbres du dehors: là seront les pleurs et les grincements de dents.&lt;br /&gt;14  Certes, la multitude est appelée, mais peu sont élus."&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Qui sont les deux fils de la première parabole, les vignerons indignes de la seconde, ou les invités rétifs de la troisième ? Serait-on dans la tristement célèbre théologie de la substitution de l’Église à Israël — comme on l’a pensé si souvent à travers l’histoire —, avec un fils désobéissant qui figurerait un Israël rétif, et un fils comme Église qui obéit !? Théologie débouchant à terme sur des violences antisémites. N’est-ce pas en effet l’impression que peuvent donner ces textes de Mathieu ? Et notamment la parabole de la vigne donnée à d’autres vignerons !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Théologie aux fruits redoutables, sans compter que croire que ces paraboles sont contre les juifs n’est rien d’autre qu’une façon commode de se débarrasser de ces paraboles… pour finir par se comporter exactement selon la façon que Jésus dénonce, des façons d’assassins ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceux qui cherchent à arrêter Jésus, à la veille de son procès, sont les divers responsables, de toutes les nations, dont la puissance de communication — la puissance médiatique — finissent par convaincre le peuple. Ils font cela conformément à une habitude qui n’est pas nouvelle contre les porte-parole que Dieu envoie — pas plus en Israël qu’ailleurs. Et qui correspond à une manie universelle de rejeter et de tenter de faire taire ceux dont le message dérange. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Les satisfaits de ce monde n’ont rien à faire du don de Dieu — qui toujours dérange —, quelle que soit leur pratique ou non-pratique religieuse, de quelque tradition que ce soit en ce monde, qui succombe sous la violence. Guerre civile, catastrophe humanitaire, violence terroriste ? En tout cas, dans nos paraboles, cela finit très mal, jusqu’à des assassinats dans deux de nos paraboles. Mais, oh ! nous autres n’avons pas assassiné de messagers de Dieu ! Certes… Cela dit, ne sommes nous pas un peu trop occupés, « l’un à son champ, l’autre à son commerce » comme dit Jésus, ou encore à son affaire, — affaire qui vaut quoi finalement… ? Cela jusqu’à trouver inopportun l’appel de Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors son invitation pourrait très bien s’adresser à d’autres, épinglés sur les barrières de notre abondance de biens très palpables, de nourriture, de consommation, mais aussi de biens spirituels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Car, que ce soit ceux qui refusent l’invitation au Royaume, voire qui persécutent, jusqu’à tuer, ceux qui la leur apportent ! — ou que ce soit ceux qui prétendent y entrer par leurs propres moyens, — on n’entre pas aisément dans le Royaume de Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que confirme la deuxième partie de la parabole des invités au repas de noces !… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’invitation vaut pour les méchants comme pour les bons… Des méchants et des bons, à savoir par la grâce seule : la grâce seule qui ouvre la conversion (le fils obéissant n’est il pas celui qui a commencé par dire : non !) — conversion signifiée par le revêtement de l’habit de noces. Il ne s’agit de n’être pas revêtu de ses propres prétentions…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Car c’est de cela qu’il s’agit au fond. C’est le deuxième aspect de la parabole des invités aux noces : parmi ceux qui viennent finalement au banquet — ceux auxquels s’est finalement adressé l’appel dédaigné par les repus de biens en tout genre —, voilà un de ces pauvres, apparemment, qui ne porte pas de vêtements de noce. Qu’est-ce à dire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela rappelle nos anciens qui parlaient d’habits du dimanche. Oh, je sais bien que Dieu regarde le cœur — mais comme dit Saint-Exupéry par la bouche du renard attendant le petit Prince : avoir des rites, des heures de rendez-vous pour pouvoir savoir à quel moment s’habiller le cœur, n’est pas si insensé. Et c’est probablement ce que voulait signifier le symbole du costume du dimanche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’habiller le cœur ! Et bien, ce que reproche le maître du festin de la parabole à l’homme trouvé sans habit de noces, c’est probablement d’avoir négligé, précisément, de s’habiller le cœur. Ce qui revient alors à dire que s’il n’a pas refusé de venir à cette invitation de dernière minute que les privilégiés ont négligée auparavant, il n’en a, pas plus qu’eux, mesuré la portée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa tenue montre qu’il n’a pas perçu tout l’honneur que valait la fête du Royaume. Il ne s’est pas habillé le cœur ! C’est ce que trahit la parole finale sur les appelés et les élus. L’appel extérieur du messager n’a pas résonné en son cœur…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque l’appel de Dieu produit son effet, et à terme l’obéissance, c’est qu’il a résonné en moi au point finalement de produire une obéissance sincère. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce que l’invitation de Dieu à la fête de son Royaume résonne suffisamment en moi, me séduit suffisamment, pour qu’elle vaille que je quitte tout pour cela, que j’habille mon cœur de joie ; ou ai-je mieux à faire, est-ce que les messagers que dérangent à ce point, est-ce que je ne viens qu’à contrecœur, sans m’habiller le cœur ? Suis-je élu, choisi pour la fête, pour avoir entendu cet appel ? Ou est-ce pour moi chose indifférente ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si nous avons dédaigné l’appel qui ne cesse de retentir, aujourd’hui encore, il est toujours temps, maintenant, de faire retour, et de s’habiller le cœur pour la fête du Royaume.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;R.P.&lt;br /&gt;CP Antibes, 19.04.11&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4539293390001197219-3817068119222477483?l=rolpoup2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rolpoup2.blogspot.com/feeds/3817068119222477483/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/04/inopportun-appel-de-dieu.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/3817068119222477483'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4539293390001197219/posts/default/3817068119222477483'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rolpoup2.blogspot.com/2011/04/inopportun-appel-de-dieu.html' title='Inopportun appel de Dieu !…'/><author><name>rolpoup</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02135611251205466793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_BMVtyheqQgw/S3J9f-BKlrI/AAAAAAAAAUo/YJi3A-cn8jE/S220/est-m%C3%A9diterrann%C3%A9e-or.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-cz8P0ZYGP2U/Ta33mvWRMmI/AAAAAAAAA2Q/UfaSEsdS_vA/s72-c/sth5.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4539293390001197219.post-1586673332465685358</id><published>2011-04-17T10:30:00.008+02:00</published><updated>2011-04-17T20:12:18.605+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='- Rameaux'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Matthieu'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='- Dimanches/Fêtes'/><title type='text'>Hoshanna, le rachat d’un temps mauvais</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="https://lh6.googleusercontent.com/_BMVtyheqQgw/TamuPLxMB3I/AAAAAAAAA18/SBeoyWTPuZA/s640/sth.jpg" width="580" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ésaïe 50, 4-7 ; Psaume 24 ; Philippiens 2, 6-11 ; Matthieu 20, 29–21.11&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Ésaïe 50, 4-7&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;4  Le Seigneur DIEU m’a donné une langue de disciple : pour que je sache soulager l’affaibli, il fait surgir une parole. Matin après matin, il me fait dresser l’oreille, pour que j’écoute, comme les disciples.&lt;br /&gt;5  Le Seigneur DIEU m’a ouvert l’oreille. Et moi, je ne me suis pas cabré, je ne me suis pas rejeté en arrière.&lt;br /&gt;6  J’ai livré mon dos à ceux qui me frappaient, mes joues, à ceux qui m’arrachaient la barbe ; je n’ai pas caché mon visage face aux outrages et aux crachats.&lt;br /&gt;7  C’est que le Seigneur DIEU me vient en aide : dès lors je ne cède pas aux outrages, dès lors j’ai rendu mon visage dur comme un silex, j’ai su que je n’éprouverais pas de honte.&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Matthieu 20, 29 – 21, 11&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;29  Lorsqu’ils sortirent de Jéricho, une grande foule le suivit. &lt;br /&gt;30  Deux aveugles assis au bord du chemin entendirent que Jésus passait et crièrent : Aie compassion de nous, Seigneur, Fils de David ! &lt;br /&gt;31  La foule les rabrouait pour les faire taire, mais ils n’en crièrent que plus fort : Aie compassion de nous, Seigneur, Fils de David ! &lt;br /&gt;32  Jésus s’arrêta, les appela et dit : Que voulez-vous que je fasse pour vous ? &lt;br /&gt;33  Ils lui dirent : Seigneur, que nos yeux s’ouvrent ! &lt;br /&gt;34  Emu, Jésus leur toucha les yeux ; aussitôt ils retrouvèrent la vue et le suivirent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1  Lorsqu’ils approchèrent de Jérusalem et arrivèrent près de Bethphagé, au mont des Oliviers, alors Jésus envoya deux disciples&lt;br /&gt;2  en leur disant : "Allez au village qui est devant vous ; vous trouverez aussitôt une ânesse attachée et un ânon avec elle ; détachez-la et amenez-les-moi.&lt;br /&gt;3  Et si quelqu’un vous dit quelque chose, vous répondrez : Le Seigneur en a besoin, et il les laissera aller tout de suite."&lt;br /&gt;4  Cela est arrivé pour que s’accomplisse ce qu’a dit le prophète :&lt;br /&gt;5  Dites à la fille de Sion : Voici que ton roi vient à toi, humble et monté sur une ânesse et sur un ânon, le petit d’une bête de somme.&lt;br /&gt;6  Les disciples s’en allèrent et, comme Jésus le leur avait prescrit,&lt;br /&gt;7  ils amenèrent l’ânesse et l’ânon ; puis ils disposèrent sur eux leurs vêtements, et Jésus s’assit dessus.&lt;br /&gt;8  Le peuple, en foule, étendit ses vêtements sur la route ; certains coupaient des branches aux arbres et en jonchaient la route.&lt;br /&gt;9  Les foules qui marchaient devant lui et celles qui le suivaient, criaient : "Hosanna au Fils de David ! Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient ! Hosanna au plus haut des cieux !"&lt;br /&gt;10  Quand Jésus entra dans Jérusalem, toute la ville fut en émoi : "Qui est-ce ?" disait-on ;&lt;br /&gt;11  et les foules répondaient : "C’est le prophète Jésus, de Nazareth en Galilée."&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt
